Héphaïstos, 30 ans après
#1
Héphaïstos, 30 ans après
Particulièrement intéressé par les recherches de Gérard Perrot (Héphaïstos dans l’Audiophile), j’ai été fort surpris de ne rien trouver sur le net à propos de son circuit paru dans la revue Led n° 136 « comprendre le son des tubes » Peut-être ai-je mal cherché ? Quelques audiophiles en parlent, mais rien de concret à son propos. Pas de valeur au niveau des composants, ni de nomination pour les transistors.
L’article complet a déjà été posté sur ce forum, mais là aussi, bien peu de commentaires. Le re-voici :


.pdf   Led n°136_Janvier_Fevrier_1996.pdf (Taille : 3,28 Mo / Téléchargements : 253)

Il s’agit d’un circuit qui permettrait, en actionnant un interrupteur, de passer d’une écoute acceptable à une écoute inacceptable, ou tout du moins mauvaise, que même une oreille non avertie peut identifier.
Le seul problème est que la mesure sur signaux sinusoïdaux ne détecte pas cette différence… d’après l’auteur.
Voici donc le circuit et sa synoptique : 

   
   

J’ai donc décidé de monter ce circuit sur une plaquette d’essai, et de l’écouter en le plaçant après le lecteur cd , comme le préconise l’auteur, en utilisant un atténuateur (le volume réglable du lecteur dans mon cas) afin de ne pas saturer l’étage d’entrée.

Je dois avouer avoir eu pas mal de difficultés pour la mise au point de ce circuit, et c’est je suppose pour cette raison qu’Héphaïstos n’a donné aucune valeur. Il dépend beaucoup de l’idss du jfet d’entrée. J’ai dû utiliser une alimentation de labo réglable, stable et précise, afin d’obtenir dans les 2 cas le même gain, c’est-à-dire proche de l’unité.
Pour le générateur de courant 3mA, j’ai utilisé le J111 comme sur le schéma, en l’intercalant entre le 25V et les émetteurs des KSA992. Vous pouvez bien sûr utiliser un autre circuit.

   

Place à l'écoute : 
Effectivement, une position de l’interrupteur donne de bons résultats, très proche de ceux sans le circuit, et l’autre position une écoute vraiment mauvaise. N’importe qui peut l’entendre, sur n’importe qu’elle musique. Il ne s’agit donc pas de détails subtils, c’est franchement distordu. Distordu ? Mais quelle distorsion ?
Les 2 spectres de DHT+N sont quasiment identiques, et ne permettent en aucun cas d’expliquer la différence entendue entre les deux circuits. Les voici, pour 200mV en sortie : 


.pdf   Hephaïstos.avec attenuateur.pdf (Taille : 76,14 Ko / Téléchargements : 243)

.pdf   Hephaïstos avec filtre.pdf (Taille : 90,96 Ko / Téléchargements : 183)

Comme j’ai pu le lire ici, de la part de Jacques (jacquese) à propos d'un autre circuit :
Citation :Une confirmation de plus des fines analyses de Gerard Perrot qui mettait en avant l'influence négative des modulations de point de polarisation à fréquence sub-audio.
C’est exactement ce qu’il se passe. Les non-linéarités du 1er étage du circuit contiennent des signaux correspondant à la modulation du signal, à très basse fréquence. Ces signaux basses fréquences sont atténués lorsque l’interrupteur est fermé, et non atténués lorsqu’il est ouvert (position filtre) ce qui provoque une mauvaise sonorité immédiatement reconnaissable, et non mesurable avec les mesures de distorsion classiques.
Ce circuit qui exagère volontairement pour bien mettre en évidence ce phénomène, le démontre parfaitement, il suffit de le monter et d’écouter.

Il démontre également pourquoi beaucoup de circuits conçus uniquement pour satisfaire les appareils de mesures actuels, peuvent sonner comme des casseroles, malgré une DHT+N située à la limite des appareils de mesures…  et fout complètement en l’air les explications oiseuses des lampoules qui auraient une prédominance d’harmonique 2, « rendant la musique agréable à l’écoute, mais loin de la réalité. »
Les mathématiques sont l'art de donner le même nom à des choses différentes. (Henri Poincaré)
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#2
RE: Héphaïstos, 30 ans après
Bonjour,

Des mesures comparatives d'IMD donnent quoi ?

Cdlt,
Salon: Triangles Signature Delta, préampli Topping A70 Pro, 2 Amplis Toppings LA90D en mode bridgés, miniPC Daphile fanless optimisé audio, Dac Topping D90SE, Project X1/AT-OC9XSH, Rega P6/DV 10MKII LOW, préampli Musical Fidelity M6x Vinyl. commutation vers HC ampli Marantz, suround triangle Genèse trio, centrale Focal Chora provisoire
Terrasse couverte: Focal CUSTOM OD 108, sub Cambridge Minx 201, préampli Topping PRE90, 2 amplis Topping LA90 en mode bridgés, MiniPC Daphile fanless, DAC R2R DIY
chambre: Nvidia TVshield 2017, Airpulse A80 active, Sub Canton
Et en cour d'élaboration : enceintes 3 voies, 4hps, Beyma TPL200/10MCF400nd, 2xDavis 31TCA12. Filtrage numérique DIY Dac R2R
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#3
RE: Héphaïstos, 30 ans après
Gérard Perrot n'a pas laissé grand chose après la création de Lavardin Technologies.
Il faut également savoir qu'il avait travaillé dans le secteur de la défense (Thomson - CSF si je me gourre pas) et ne pouvait donc écrire ou publier quoi que ce soit qui risque de "poser problème" pour parler bidochon..
Son invention géniale commercialement de la disto de mémoire permet de faire rêver et ... noyer le poisson ;-)
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#4
RE: Héphaïstos, 30 ans après
Idem pour l'IMD. Rien entre les deux circuits qui permettant d'expliquer l'énorme différence perçue. 

Dans les deux cas, l'IMD n'est pas extraordinaire. 
Pour 150Hz à 200mV et 6Khz à 50mV (rapport de 4 à 1) on est pour la position filtre (celle qui est mauvaise à l'écoute) à -50dB, soit 0,3% et pour la position atténuateur à -45dB soit 0,6%
Ce qui ne confirme rien du tout.



Il faut trouver autre chose.
Les mathématiques sont l'art de donner le même nom à des choses différentes. (Henri Poincaré)
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#5
RE: Héphaïstos, 30 ans après
.
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#6
RE: Héphaïstos, 30 ans après
Citation :Gérard Perrot n'a pas laissé grand chose après la création de Lavardin Technologies.
C'est normal, puisqu'il est mort. Il a déposé ceci sur la distorsion de mémoire :


.pdf   G_Perrot_JAES.pdf (Taille : 228,18 Ko / Téléchargements : 201)

Et il a eu le mérite de montrer que les mesures traditionnelles-que nous utilisons toujours plus de 30 piges après-sont insuffisantes pour caractériser un circuit audio. 
Il est certain qu'à l'époque, c'était un pu.ain de pavé dans la mare... venant d'un électronicien, qui se trouvait être également un audiophile.
Les mathématiques sont l'art de donner le même nom à des choses différentes. (Henri Poincaré)
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#7
RE: Héphaïstos, 30 ans après
(17/06/2025-14:58:35)6336A a écrit : Particulièrement intéressé par les recherches de Gérard Perrot (Héphaïstos dans l’Audiophile), j’ai été fort surpris de ne rien trouver sur le net à propos de son circuit paru dans la revue Led n° 136 « comprendre le son des tubes » Peut-être ai-je mal cherché ? Quelques audiophiles en parlent, mais rien de concret à son propos. Pas de valeur au niveau des composants, ni de nomination pour les transistors.
L’article complet a déjà été posté sur ce forum, mais là aussi, bien peu de commentaires. Le re-voici :



Il s’agit d’un circuit qui permettrait, en actionnant un interrupteur, de passer d’une écoute acceptable à une écoute inacceptable, ou tout du moins mauvaise, que même une oreille non avertie peut identifier.
Le seul problème est que la mesure sur signaux sinusoïdaux ne détecte pas cette différence… d’après l’auteur.
Voici donc le circuit et sa synoptique : 




J’ai donc décidé de monter ce circuit sur une plaquette d’essai, et de l’écouter en le plaçant après le lecteur cd , comme le préconise l’auteur, en utilisant un atténuateur (le volume réglable du lecteur dans mon cas) afin de ne pas saturer l’étage d’entrée.

Je dois avouer avoir eu pas mal de difficultés pour la mise au point de ce circuit, et c’est je suppose pour cette raison qu’Héphaïstos n’a donné aucune valeur. Il dépend beaucoup de l’idss du jfet d’entrée. J’ai dû utiliser une alimentation de labo réglable, stable et précise, afin d’obtenir dans les 2 cas le même gain, c’est-à-dire proche de l’unité.
Pour le générateur de courant 3mA, j’ai utilisé le J111 comme sur le schéma, en l’intercalant entre le 25V et les émetteurs des KSA992. Vous pouvez bien sûr utiliser un autre circuit.



Place à l'écoute : 
Effectivement, une position de l’interrupteur donne de bons résultats, très proche de ceux sans le circuit, et l’autre position une écoute vraiment mauvaise. N’importe qui peut l’entendre, sur n’importe qu’elle musique. Il ne s’agit donc pas de détails subtils, c’est franchement distordu. Distordu ? Mais quelle distorsion ?
Les 2 spectres de DHT+N sont quasiment identiques, et ne permettent en aucun cas d’expliquer la différence entendue entre les deux circuits. Les voici, pour 200mV en sortie : 




Comme j’ai pu le lire ici, de la part de Jacques (jacquese) à propos d'un autre circuit :
Citation :Une confirmation de plus des fines analyses de Gerard Perrot qui mettait en avant l'influence négative des modulations de point de polarisation à fréquence sub-audio.
C’est exactement ce qu’il se passe. Les non-linéarités du 1er étage du circuit contiennent des signaux correspondant à la modulation du signal, à très basse fréquence. Ces signaux basses fréquences sont atténués lorsque l’interrupteur est fermé, et non atténués lorsqu’il est ouvert (position filtre) ce qui provoque une mauvaise sonorité immédiatement reconnaissable, et non mesurable avec les mesures de distorsion classiques.
Ce circuit qui exagère volontairement pour bien mettre en évidence ce phénomène, le démontre parfaitement, il suffit de le monter et d’écouter.

Il démontre également pourquoi beaucoup de circuits conçus uniquement pour satisfaire les appareils de mesures actuels, peuvent sonner comme des casseroles, malgré une DHT+N située à la limite des appareils de mesures…  et fout complètement en l’air les explications oiseuses des lampoules qui auraient une prédominance d’harmonique 2, « rendant la musique agréable à l’écoute, mais loin de la réalité. »

Belle illustration des méfaits de la distorsion thermique et des bruits TBF, bravo avoir réalisé l'essai!

joël
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#8
RE: Héphaïstos, 30 ans après
Hello 6336A,
Je t'invite à lire mon dernier post sur le sujet des liaison capacitive. 
c'est tout à fait en lien avec ce que ce schéma de Gerard Perrot veut démontrer en exagérant le le phénomène.
J'y décrit comment la distorsion est générée et pourquoi on ne la voit pas sur régime stabilisé.

https://forums.melaudia.net/showthread.p...#pid228849

Pour moi, le filtre à 0.16Hz déplace constamment l'enveloppe du signal sur signal musical ce qui induit de la distorsion. Comme la mesure en régime stabilisé annule cette variation d'enveloppe, le distorsiomètre ne voit rien ! Pendant ce temps, les gentils objectivistes et leurs mesure de distorsion sur signal sinus stabilisé continuent d'hurler au vol !
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#9
RE: Héphaïstos, 30 ans après
(17/06/2025-20:36:23)Wagtbtoobz a écrit : Gérard Perrot n'a pas laissé grand chose après la création de Lavardin Technologies.
Il faut également savoir qu'il avait travaillé dans le secteur de la défense (Thomson - CSF si je me gourre pas) et ne pouvait donc écrire ou publier quoi que ce soit qui risque de "poser problème" pour parler bidochon..
Son invention géniale commercialement de la disto de mémoire permet de faire rêver et ... noyer le poisson ;-)

LAVARDIN existe bel et bien http://www.lavardin.com/
et je l'ai rencontré en 2023 https://publications.melaudia.net/reunio...#un-invite
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#10
RE: Héphaïstos, 30 ans après
(17/06/2025-22:22:37)jacquese a écrit : Pour moi, le filtre à 0.16Hz déplace constamment l'enveloppe du signal sur signal musical ce qui induit de la distorsion. Comme la mesure en régime stabilisé annule cette variation d'enveloppe, le distorsiomètre ne voit rien ! Pendant ce temps, les gentils objectivistes et leurs mesure de distorsion sur signal sinus stabilisé continuent d'hurler au vol !
Bo.del, que ça fait du bien de lire ça !  Smile
Les mathématiques sont l'art de donner le même nom à des choses différentes. (Henri Poincaré)
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