Le facteur d'amortissement idéal pour les nuls
RE: Le facteur d'amortissement idéal pour les nuls
Je partage le point de vue de PFB.

Il suffit de simuler, le HP servi par un ampli ayant une impédance de sortie négative. Cette dernière ayant pour valeur -Ze, Ze étant l'impédance purement électrique du HP.  Les deux impédances s'annulant,  la Fem de l'ampli est directement reportée aux bornes de l'impédance motionnelle du HP. Or, la tension a ses bornes est égale au produit Bl.v dans lequel Bl(supposé constant) est le facteur de force du HP et v la vitesse de déplacement de son équipage mobile. Dans ces conditions idéales, on peut écrire que la Fem Vs=BL.v. L'impédance motionnelle est totalement amortie, le HP est asservi en vitesse.

Malheureusement cele ne suffit pas pour que la pression restituée par le HP soit à l'image du signal électrique appliqué à l'entrée de l'ampli. Pour y parvenir, il suffit de tenir compte du fait que la pression acoustique reproduite est le produit du débit d'air généré par le HP et l'impédance acoustique (Zar) de rayonnement du dit HP. Le débit est également appelé flux de vitesse. Il est le produit de la vitesse de déplacement de la membrane par sa surface Sd. Autrement dit la pression acoustique reproduite est égale à Par=Vs.Sd.Zar/Bl. Si l'on impose à l'ampli à un transfert Tar= Vs/Ve=Rar/Zar, Ve értant la tension appliquée à son entrée, et Rar =Ro.c/Sd , la partie réelle de Zar, alors Par=Ve.Sd.Rar/Bl= Ve.Ro.c/Bl. Expression Dans laquelle Ro est la masse volumique de l'air et c la célérité du son dans ce même milieu.
Rar , Bl , Sd, Ro, c sont supposés constants. Ils correspondent (dans cette approche idéale) à un gain A=Sd.Rar/Bl =Ro.c/Bl. Ce qui implique Par=A.Ve. La réponse théorique est apériodique.
 
Dans la pratique, la réalisation de la valeur asolue de l'impédance négative est approchée au plus près de Ze, la somme restant positive, afin d'éviter toute instabilité. Il faut également veiller à ce que le déplacement de l'équipage mobile ne soit pas en dehors des limites mécaniques du HP et qu'il se situe dans une zone de mouvements ou le facteur de force est quasi constant. Il en va de même pour l'amplificateur qui doit assurer le contrôle dans une large bande de fréquence sans risquer d'endommager le HP. 
Il va de soi que ce type de dispositif est irréalisable en passif et que la notion figée du facteur d'amortissement parait désuète.
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RE: Le facteur d'amortissement idéal pour les nuls
Tu parles de risque d'instabilité et de risque de déplacement en dehors des limites. Personnellement, je préfère justement éviter cela. Je pense au contraire que l'on doit filtrer acoustiquement la réponse de la membrane. C'est ce que fesait par exemple Epsilon en ajoutant des resonnateurs dans un faible volume de charge pour limiter le débattement de membrane et filtrer de façon acoustique. C'est ce que fait naturellement aussi un basse reflexe par exemple. La distorsion est beaucoup plus faible dans tous les cas.

Dans nos acoustiques courantes l'amortissement de l'enceinte est secondaire à basse fréquence. C'est plus la distorsion d'intermodulation qu'il faut combattre car elle est très audible sur tout le reste du spectre. Les trops grands débattement sont une des raisons des intermodulations.

En plus cette technique protège l'équipage mobile en le gardant dans les limites du possible.

C'est en critiquant l'approche de Dominique sur le triple resonnateur qui n'est pas correctement calculé et employé que j'ai découvert cette technique de filtrage acoustique.

Les brevets d'elipson et Pierre-Etienne Leon l'expliquent très bien
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RE: Le facteur d'amortissement idéal pour les nuls
(30/07/2021-08:06:15)Etmo a écrit : Tu parles de risque d'instabilité et de risque de déplacement en dehors des limites.
L'instabilité des haut-parleurs, c'est la tendance de la bobine mobile à sortir de l'entrefer quand elle s'éloigne de son centre. C'est contre-intuitif : la raison en est que le (Bl) y est plus faible.
Tout est difficile avant d'être simple. Thomas Fuller
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RE: Le facteur d'amortissement idéal pour les nuls
Le remède pour l'amortissement pourrait être fatal au patient en l'immobilisant définitivement après quelques allés et retours :0)
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RE: Le facteur d'amortissement idéal pour les nuls
<<Tu parles de risque d'instabilité et de risque de déplacement en dehors des limites. Personnellement, je préfère justement éviter cela.>>

Mais je l'évite aussi. J'attire seulement l'attention sur les éléments à prendre en compte lors de l'étude d'un tel système. Au même titre que lors de tes études tu définis les paramètres qui te permettent de t'isoler de tous risques dévastateurs.
En ce qui concerne les résonateurs utilisés par la famille Léon, dont PEL que je connais très bien, il s'agit de solutions passives qui n'atteindront jamais l'efficacité d'un système actif et qui sont difficiles à mettre au point.
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RE: Le facteur d'amortissement idéal pour les nuls
(28/07/2021-08:26:15)michelf a écrit : et si on revenait au titre de la rubrique ?
me considérant parmi les nuls en électronique, je suis complètement largué...
 qui veut nous faire un bon tuto  sur CE SUJET, en commençant par le début ?
Bonjour Michel,

Le sujet est l'influence de l'impédance de sortie d'une électronique de puissance sur l'amortissement du système électroacoustique qu'elle intègre. Par exemple, quand ce système est du second ordre (enceinte close), l'amortissement est quantifié par ζ (système amorti quand ζ>1 ; système sous-amorti quand ζ<1). On peut écrire Q=1/(2·ζ), dans ce cas, l'amortissement critique est à Q=0,5 (on choisit souvent 0,7 pour la meilleure extension de bande passante).

    fréquence normalisée à 1Hz

L'impédance de sortie en question peut être configurée à bon escient lors du design du schéma et de la contre-réaction, dans une approche systémique en concordance avec Rb, Mms, Cms, Cmb, Rms et Bl. Très habituellement, Zs est établi proche de zéro Ohm pour un amortissement décidé à l'enceinte. Quant au fameux FA=Zhp/Zs, il n'a aucune pertinence, ce n'est qu'un chiffre pour plaquette publicitaire. Je ne sais pas si cela a valeur de tuto, mais voici en pièce jointe un article de lecture abordable.

Jean-Marc.


Pièces jointes
.pdf   DampingFactor_article.pdf (Taille : 141,86 Ko / Téléchargements : 227)
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RE: Le facteur d'amortissement idéal pour les nuls
(30/07/2021-09:07:19)JCB a écrit : En ce qui concerne les résonateurs utilisés par la famille Léon, dont PEL que je connais très bien, il s'agit de solutions passives qui n'atteindront jamais l'efficacité d'un système actif et qui sont difficiles à mettre au point.

Oui complètement d'accord. Personnellement, j'utilise les deux pour maitriser la membrane avec des HP passifs.
Mon projet 
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RE: Le facteur d'amortissement idéal pour les nuls
Bonjour

Citation :En ce qui concerne les résonateurs utilisés par la famille Léon, dont PEL que je connais très bien, il s'agit de solutions passives qui n'atteindront jamais l'efficacité d'un système actif et qui sont difficiles à mettre au point.

J'ai essayé les choses, j'ai un modèle de calcul pour le rapport entre le volume principal et celui du résonateur, pour la fréquence d'accord du résonateur, et sur la façon de faire la résistance acoustique qui arrange bien les choses à l'écoute.
Le modèle de calcul utilise une analogie avec le 4th order bandpass, et le modèle de calcul de l'AFDERS.
Une vérification sur un logiciel de simulation, que vous êtes plusieurs à maîtriser, serait une bonne chose...

Cordialement, Dominique
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RE: Le facteur d'amortissement idéal pour les nuls
Hello,

C'est surtout que le terme "facteur d'amortissement (damping factor)" est abusif,

Puisque les producteurs/vendeurs d'amplis ne connaissent absolument pas la charge qui sera connectée.
Autant parler d'impédance/résistance de source (ou de sortie d'ampli pour le marketing ).

Complétement dépendante du taux de contre-réaction (si elle existe Rolleyes ).
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RE: Le facteur d'amortissement idéal pour les nuls
(30/07/2021-09:52:13)JM Plantefeve a écrit : Quant au fameux FA=Zhp/Zs, il n'a aucune pertinence, ce n'est qu'un chiffre pour plaquette publicitaire.
(31/07/2021-08:46:15)thierry38D a écrit : C'est surtout que le terme "facteur d'amortissement (damping factor)" est abusif,
Puisque les producteurs/vendeurs d'amplis ne connaissent absolument pas la charge qui sera connectée.
Autant parler d'impédance/résistance de source (ou de sortie d'ampli pour le marketing ).
Je suis constater avc plaisir que je ne suis pas seul à le dire.
J'ai néanmoins vu des électroniciens assurément compétents employer le terme aussi détestable que celui des W RMS. 
Citation :Complétement dépendante du taux de contre-réaction .
Des amplificateurs sans contre-réaction peuvent présenter une basse impédance de sortie.
On peut aussi, avec un petit coup de contre-réaction positive, donner une sévère correction au facteur en lui faisant dépasser l'infini.
Tout est difficile avant d'être simple. Thomas Fuller
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