(28/07/2021-08:26:15)michelf a écrit : et si on revenait au titre de la rubrique ?
me considérant parmi les nuls en électronique, je suis complètement largué...
qui veut nous faire un bon tuto sur CE SUJET, en commençant par le début ?
Michel
Entièrement d'accord, l'étude sur la sortie d'un ampli uniquement est complètement hors sujet. L'amortissement d'un système s'approche dans sa globalité.
Comme je l'ai déjà précisé, pour qu'un système soit correctement amorti, il faut sur des signaux continues une réponse en fréquence plate la plus étendu possible et un groupe délai constant rien d'autre.
Par exemple, une enceinte en sur tension (QTC élevé) c'est une bosse dans la réponse. A la fréquence de cette bosse, cela provoque une résonnance si on envoie une impulsion.
Plus la bosse sera marquée (haute et étroite) plus la résonnance sera forte et longue. C'est le facteur de qualité de cette résonnance.
Maintenant, il faut traquer tout ce qui peut provoquer des accidents (bosses) dans une réponse.
Une caisse d'enceinte sans abordant est bourrée de d'ondes réfléchies qui peuvent revenir vers le haut-parleur et vers l'évent. Cela provoque des interactions avec ces éléments et inévitablement des accidents dans la réponse. C'est parfaitement mesurable sur une courbe d'impédance et sur la courbe réponse. La phase et le délai groupe sont également impactés.
Sur les baffles, une diffraction importante se traduit par la superposition de signaux en retard avec le haut-parleur pour l'auditeur. Par interférence, ces retards introduisent des accidents dans la réponse en phase et en amplitude. Les conséquences seront identiques à un manque d'amortissement. L'emploi de pavillon et de guide d'onde sont des solutions qui permettent de réduire les effets néfastes de la diffraction. Maintenant les réflexions dans un pavillon provoquent les mêmes interférences.
Dans la pièce les multiples réflexions et les modes ont les mêmes effets avec des amplitudes encore plus grandes, c'est le maillon le plus faible.
Enfin le filtrage passif introduit généralement une variation du délai de groupe en retardant les basses fréquences. Cela introduit aussi des oscillations en étalent l'énergie d'une impulsion.
Les multivoies ne sont pas à leur avantage sans une correction de phase active.
Pour bien amortir, montez haut descendez bas en fréquence avec une bonne cohérence de phase et un délai de groupe le plus faible possible. Une vision d'ensemble du système est nécessaire. Ce n'est pas une question de masse de membrane ou de facteur d'amortissement d'un ampli cela serait trop simple. Evitez les fortes variations de délais de groupe dans les fréquences audibles. Si possible reportez les dans les très basses fréquences en étendant la réponse vers le bas ou en utilisant une pente de coupure la plus faible possible. C’est le cas d’une enceinte close avec un faible QTC.
Par correction active vous pouvez modifier le QTC de la réponse d’une enceinte cela se fait au détriment du niveau SPL admissible avant distorsion.
J'espère que cela vous aidera à y voir plus claire dans la réalisation de futur système audio.
Mon projet
.
"Ne soutiens jamais par colère quelque fait que ce soit, surtout s'il est douteux : La raison vainement t'offrira sa lumière, lorsque la passion te fermera les yeux." Denys Caton
.
"Ne soutiens jamais par colère quelque fait que ce soit, surtout s'il est douteux : La raison vainement t'offrira sa lumière, lorsque la passion te fermera les yeux." Denys Caton
