Jean-ClaudeRL a écrit :Vous allez m'excuser mais il semble que dans la correction d'erreur de Hawsford (cf J. Didden) il y a bien deux boucles une négative et une positive.
A l'époque de la publication du circuit Pax, pour expliquer son fonctionnement, j'avais proposé ce schéma très simplifié qui a été chaudement approuvé par le concepteur de cet ampli, Jan Didden :
Supposons T1 et T2 débranchés.
La tension en X se retrouve en Y, sortie de l'ampli-op monté en suiveur de tension, c'est à dire avec un gain unitaire.
Si l'étage de sortie était parfait, il aurait un gain strictement unitaire, il en serait de même pour Vt qui répliquerait la tension en X et en Y.
Dans la réalité, un étage de sortie d'un circuit amplificateur a gain légèrement inférieur à 1 et variable selon la tension qu'il délivre, introduisant par la même une distorsion non-linéaire.
Dans ce cas, en valeurs abolues, la tension en Y est supérieure à la tension en Vt. Leur différence est l'erreur de tension introduite par l'étage de sortie.
Il circule donc un courant dans la résistance R2 qui relie ces deux points.
Ce courant est délivré par l'ampli-op et se retrouve dans T3 et T4.
Rebranchant T1 et T2, on a, avec T3 et T4, un miroir de courant push-pull qui reflète dans R1 le courant qui traverse R2.
La différence de tension entre Y et Vt se retrouve ajoutée en Z.
C'est une réaction positive qui vient corriger l'erreur due à l'étage de sortie.
On peut se faciliter la compréhension du mécanisme en supposant la tension d'entrée nulle et l'apparition d'une tension non souhaitée en Vt. Cette dernière existe dans la réalité, son origine peut être la tension générée par la bobine mobile d'un haut-parleur excité par une pression acoustique (effet microphonique).
Dans le PAX, l'ampli-op et les deux miroirs de courant sont remplacés par un seul circuit appelé
convoyeur de courant , l'ampli-op cédant sa place à un
buffer "diamant". Ce convoyeur est très performant en terme de rapidité mais moins stable en courant continu.
La boucle de correction fonctionne en réaction positive qui agit par addotion tant que la tension Y est supérieure à Vt (valeurs absolues).
Avec une tension nulle en entrée et l'effet microphonique ci-dessus, c'est une réaction négative qui agit par soustraction pour annuler la tension indésirable en sortie.
Bob Cordell a employé à ce propos l'expression de "contre-réaction sur demande".
Citation :on ce n'est pas très important pour la mémoire de Peter Walker qui reste un grand ingénieur.
Peter Walker n'était pas tout seul pour élaborer ce circuit qui est le plus fascinant tour de force que j'ai vu en matière d'amplification.
On trouve son nom accolé à celui d'Albinson et il n'est pas impossible que Peter Baxandall, non cité, ait été consulté à son propos.
Le schéma recèle quelques détails assez "gonflés", l'absence totale de courant de repos de l'étage de sortie; le "bootstrap" de l'étage de gain en tension principal; lequel, en émetteur commun, alimente directement la sortie sur les petits signaux; un simple transistor pour l'étage d'entrée gérant la contre-réaction...