15/10/2026-08:46:28 (Modification du message : 15/10/2026-08:49:45 par lamouette.)
RE: oreilles audiophiles
(15/10/2026-00:27:55)6336A a écrit :
(14/10/2026-22:03:07)raoul a écrit : Pas d'amalgame, il est impératif de distinguer d'une part le travail de prise de son suivi du mixage qui donne le mix studio, de l'autre part, la suite du processus, mastering etc où vont intervenir les besoins/contraintes du marché.
Dans toutes les étapes que tu cites, prise de son, mixage, mastering, c’est un ingé son qui fait le boulot ou qui est supposé le faire. Donc si le résultat est mauvais comme actuellement trop souvent, c’est qu’un ingé son (ou supposé) a mal fait son boulot. Je ne vois pas où est l'amalgame.
Lorsqu’un audiophile achète et écoute une production, la première réflexion qui lui viendra après s’être bouché les oreilles est « C’est mal produit ». Que ça vienne de la prise de son, du mixage, du mastering ou des impératifs commerciaux n’est pas son problème. Il a payé pour dorloter ses oreilles, pas les assassiner.
C’est certain, les audiophiles dans l’écoute de la musique ne constituent pas la majorité du genre, hélas : mais est ce une raison pour bâcler le travail ? Parce que franchement quand on écoute bon nombre de productions actuelles, c'est à se demander si quelqu'un de la chaine a écouté sur un système correct avant de le commercialiser.
Oui , très juste mais tu dis ça parce que c'est le terme d'ingé son trop souvent utilisé qui est en lui même un amalgame . Les tâches diffèrent totalement et il y a des intervenants qui n'ont aucune idée du travail de l'autre. C'est comme si tous les ouvriers du bâtiment étaient juste nommés "ouvriers du bâtiment" alors qu'un électricien ne sait pas faire le boulot d'un staffeur, d'un menuisier , d'un plombier , d'un poseur.....
Les personnes du "milieu" , "ingé son" ont tendance à cet amalgame eux même, c'est un terme qui en impose, même pour des subalternes ou personnes sans talent particulier, ni connaissances poussées. Même les musiciens s'amalgament dans ce milieu, on le voit ici même , on ferait penser que le musicien serait censé connaitre le travail de la personne qui mixe alors que généralement il n'en est rien.
Alors quand le terme d'ingé son est employé à tort et à travers comme très souvent , je pense qu'il faut rappeler que c'est un terme fourre tout.
15/10/2026-08:52:23 (Modification du message : 15/10/2026-09:14:24 par lamouette.)
RE: oreilles audiophiles
(15/10/2026-06:53:17)RM8Kinoshita a écrit :
(15/10/2026-06:37:14)banzai a écrit :
(14/10/2026-22:03:07)raoul a écrit : Pas d'amalgame, il est impératif de distinguer d'une part le travail de prise de son suivi du mixage qui donne le mix studio, de l'autre part, la suite du processus, mastering etc où vont intervenir les besoins/contraintes du marché.
Parfait résumé de la situation.
J'ajouterai pour ma part qu'effectivement ces "besoins/contraintes du marché" poussant les constructeurs à proposer des produits loin de satisfaire nos exigences "d'audiophiles" me consternent au plus haut point; mais ceci est une autre histoire...
Bien cordialement
J'ajouterai que la plupart du temps, l'utilisateur lambda même à oreilles audiophiles est incapable de savoir quelle a été la qualité de restitution entendue lors de la validation du mix "studio" avant le reste de la chaîne de production. La prise de conscience de cet élément devrait suffire pour relativiser certains discours intégristes, hostiles (et même farfelus du point de vue technique, par ex. rejetant toute la partie acoustique pratique... ) voire dégradants concernant les oreilles ou le matériel des ingés-son proposant un travail de haute qualité sonore.
Bien sûr, dans ce métier, les compétences et propositions sont très variables. Mais les personnes réellement talentueuses sont généralement les premières à avoir conscience des limitations perceptuelles et de celles afférentes au matériel et à l'acoustique, cette dernière restant un pilier fondamental. Pas sûr que de l'autre côté du miroir, les consciences soient toujours aussi "affûtées" à ces égards.
crdt.
pas plus que toi , tu n'es pas un intervenant du mixage ni de mastering, tu es juste musicien et utilisateur lambda
Il y a des interventions hostiles quand elles sont justifiées , quand c'est mauvais c'est mauvais, le client est en droit de se plaindre , personne ne dit que toutes les musiques sont mal produites.
Commencez par arrêter de vous identifier au "milieu" , c'est bien vous qui faites les amalgames.
"dégradants concernant les oreilles ou le matériel des ingés-son proposant un travail de haute qualité sonore." amalgame encore
"J'ajouterai que la plupart du temps, l'utilisateur lambda même à oreilles audiophiles est incapable de savoir quelle a été la qualité de restitution entendue lors de la validation du mix "studio" avant le reste de la chaîne de production." amalgame encore.
Ca devient de la paranoïa , si tu ne t'identifiait pas à tort avec le "milieu fantasmé" tu ne te sentirais pas obligé de le défendre coûte que coûte même quand ce n'est pas justifié.
(14/10/2026-22:03:07)raoul a écrit : Pas d'amalgame, il est impératif de distinguer d'une part le travail de prise de son suivi du mixage qui donne le mix studio, de l'autre part, la suite du processus, mastering etc où vont intervenir les besoins/contraintes du marché.
Dans toutes les étapes que tu cites, prise de son, mixage, mastering, c’est un ingé son qui fait le boulot ou qui est supposé le faire. Donc si le résultat est mauvais comme actuellement trop souvent, c’est qu’un ingé son (ou supposé) a mal fait son boulot. Je ne vois pas où est l'amalgame. justement, c'est rarement le même ingé, la même équipe qui prend la main à la suite du mix studio
Lorsqu’un audiophile achète et écoute une production, la première réflexion qui lui viendra après s’être bouché les oreilles est « C’est mal produit ». Que ça vienne de la prise de son, du mixage, du mastering ou des impératifs commerciaux n’est pas son problème. Il a payé pour dorloter ses oreilles, pas les assassiner. j'ai l'occasion d'être de temps en temps de l'autre côté du miroir, ça me donne un peu le droit d'énoncer et de dénoncer, dans la limite de mes capacités de compréhension
C’est certain, les audiophiles dans l’écoute de la musique ne constituent pas la majorité du genre, hélas : mais est ce une raison pour bâcler le travail ? Parce que franchement quand on écoute bon nombre de productions actuelles, c'est à se demander si quelqu'un de la chaine a écouté sur un système correct avant de le commercialiser. c'est pour cela que je connais :
- des ingé-son déçus de la suite donnée à leur mix
- des musiciens qui peuvent préférer à l'écoute du mastering final, l'écoute du "jeté" (le résultat du multipiste, pas encore mixé, juste égalisé pour une première écoute)
15/10/2026-09:51:45 (Modification du message : 15/10/2026-10:06:06 par lamouette.)
RE: oreilles audiophiles
Tu ne connais pas de musiciens ou d'ingés son déçus par la prise de son faite par les ingés sons? D'ingés sons traitant le mastering déçus par le mix ou la prise de son des ingés sons?
Voilà ce qui se passe quand tout le monde s'appelle ingé son.
15/10/2026-10:30:14 (Modification du message : 15/10/2026-10:31:12 par 6336A.)
RE: oreilles audiophiles
(15/10/2026-09:43:25)raoul a écrit :
(15/10/2026-00:27:55)6336A a écrit :
(14/10/2026-22:03:07)raoul a écrit : Pas d'amalgame, il est impératif de distinguer d'une part le travail de prise de son suivi du mixage qui donne le mix studio, de l'autre part, la suite du processus, mastering etc où vont intervenir les besoins/contraintes du marché.
Dans toutes les étapes que tu cites, prise de son, mixage, mastering, c’est un ingé son qui fait le boulot ou qui est supposé le faire. Donc si le résultat est mauvais comme actuellement trop souvent, c’est qu’un ingé son (ou supposé) a mal fait son boulot. Je ne vois pas où est l'amalgame. justement, c'est rarement le même ingé, la même équipe qui prend la main à la suite du mix studio J’en suis bien conscient. C’est pour ça que j’ai écrit « dans toutes les étapes » Ce qui ne constitue nullement une raison pour bâcler la chose.
Lorsqu’un audiophile achète et écoute une production, la première réflexion qui lui viendra après s’être bouché les oreilles est « C’est mal produit ». Que ça vienne de la prise de son, du mixage, du mastering ou des impératifs commerciaux n’est pas son problème. Il a payé pour dorloter ses oreilles, pas les assassiner. j'ai l'occasion d'être de temps en temps de l'autre côté du miroir, ça me donne un peu le droit d'énoncer et de dénoncer, dans la limite de mes capacités de compréhension J’ai l’occasion de posséder 4000 albums, environ la moitié en Lp et l’autre en cd, je n’écoute pas de dématérialisé. Cette musique que j’ai dans la peau et qui m’a coûtée celle de mes fesses. Donc je pense également avoir le droit d’énoncer et de dénoncer, comme tout le monde, d’ailleurs.
C’est certain, les audiophiles dans l’écoute de la musique ne constituent pas la majorité du genre, hélas : mais est ce une raison pour bâcler le travail ? Parce que franchement quand on écoute bon nombre de productions actuelles, c'est à se demander si quelqu'un de la chaine a écouté sur un système correct avant de le commercialiser. c'est pour cela que je connais :
- des ingé-son déçus de la suite donnée à leur mix
- des musiciens qui peuvent préférer à l'écoute du mastering final, l'écoute du "jeté" (le résultat du multipiste, pas encore mixé, juste égalisé pour une première écoute) Cela ne m’étonne guère. Mais si le but initial n’est pas de respecter l’oeuvre du musicien, où allons-nous ?
Augmentation du volume sonore des disques de musique :
"La tension entre esthétique et volume est aujourd’hui telle qu’elle provoque des conflits professionnels ouverts entre les différents maillons de la chaîne de production qui favorisent l’une ou l’autre de ces deux conventions. Les ingénieurs du son ont par exemple créé des associations de lutte contre la loudness war pour sauvegarder les conventions esthétiques qui sont au fondement de leur activité professionnelle. Si cette guerre a aujourd’hui pris une telle ampleur, c’est en raison de l’existence des technologies numériques et du perfectionnement des instruments techniques qui permettent depuis l’apparition du CD de pousser le volume a un niveau beaucoup plus élevé qu’à l’époque du vinyle. Ce sont bien souvent ces technologies que les ingénieurs du son incriminent dans leur critique de la loudness war, combinées à l’irresponsabilité des artistes ou maisons de disques qui s’en servent à mauvais escient".
(15/10/2026-06:53:17)RM8Kinoshita a écrit : J'ajouterai que la plupart du temps, l'utilisateur lambda même à oreilles audiophiles est incapable de savoir quelle a été la qualité de restitution entendue lors de la validation du mix "studio" avant le reste de la chaîne de production. La prise de conscience de cet élément devrait suffire pour relativiser certains discours intégristes, hostiles (et même farfelus du point de vue technique, par ex. rejetant toute la partie acoustique pratique... ) voire dégradants concernant les oreilles ou le matériel des ingés-son proposant un travail de haute qualité sonore.
crdt.
Ce qui bien entendu, constitue une excuse fondamentale ! A partir des années 2000 seule la musique classique a été quasi épargnée par la loudness war.
En rock, et bruit rap 90% de contamination. En blues, 50%. En jazz, 15 à 20%. Ce graphique se passe de tout commentaire ...
Alors, ce violoncelle enregistré ?
Les mathématiques sont l'art de donner le même nom à des choses différentes. (Henri Poincaré)
15/10/2026-10:58:18 (Modification du message : 15/10/2026-11:12:03 par lamouette.)
RE: oreilles audiophiles
citation :""La tension entre esthétique et volume est aujourd’hui telle qu’elle provoque des conflits professionnels ouverts entre les différents maillons de la chaîne de production qui favorisent l’une ou l’autre de ces deux conventions. Les ingénieurs du son ont par exemple créé des associations de lutte contre la loudness war pour sauvegarder les conventions esthétiques qui sont au fondement de leur activité professionnelle."
Il y a dans ces deux phrases une énorme contradiction qui fait preuve de méconaissance des différentes branches des métiers qui traitent du son. C'est toujours le même cliché à propos de loudness war , ce sont les journalistes et le net qui les répandent.
Des conflits professionnels entre les différents maillons de la chaîne? Vraiment?
Les ingénieurs du son? Mais qui ? Ils font partie des différents maillons de la chaîne , ils sont en conflit contre eux-même?
Amalgame. Ils ne savent pas ce que signifie ingénieur du son.
Rien qu'en lisant wikipédia ils auraient une petite idée de ce que ce terme très générique peut représenter et qu'il comporte des métiers totalement différents avec des tâches non interchangeables. https://fr.wikipedia.org/wiki/Ing%C3%A9nieur_du_son
Le problème de manque de qualité qu'on peut rencontrer dans les oeuvres n'est pas qu'une histoire de dynamique, de DR etc , arrêtons avec ces clichés indécrottables. Ca peut venir de quantités d'erreurs techniques, de placement de micros, de choix de micro , de distances, d'acoustique, de conditions de prise, de mixage, de mastering , de goûts très particuliers imposés , d'incompétence, de j'menfoutisme....
15/10/2026-11:30:02 (Modification du message : 15/10/2026-11:34:49 par lamouette.)
RE: oreilles audiophiles
Je pense que c'est à la marge et que d'une manière générale on ne se casse pas la nénette , pas de vagues tant que ça se vend , tant qu'on vend les prestations.
Ces histoires de loudness war commencent à dater et pas grand chose n'a changé , même les raisons de la diminution de dynamique ne sont plus justifiées techniquement , on reste dans le statu quo pourtant, c'est la preuve d'une tendance à l'immobilisme d'encroutés.
15/10/2026-11:31:09 (Modification du message : 15/10/2026-12:36:49 par Wagtbtoobz.)
RE: oreilles audiophiles
(15/10/2026-10:56:33)6336A a écrit : A partir des années 2000 seule la musique classique a été quasi épargnée par la loudness war.
Les grandes formations enregistrent là où elles travaillent , dans leurs salles originelles, équipées Studer et autres R-R sérieuses. Avec le home studio, n'importe quel bricolo clique sur le mulot de Protools entre la salle de bains et la cuisine et 4 micros à 2 balles suspendus avec des ficelles et pond son "Label autoproduit" sur youtube.