Tout est dit...
RE: Tout est dit...
D'accord , sans aller plus loin j'ai déjà vu ça , en considérant que le trait vert converge vers la source lumineuse:
-flèche rouge , l'ombre du levier montre une tige sans épaulement alors qu'il y en a un. L'ombre de ce bras me parait mal placée, elle devrait être plus en profondeur si on compare à celle du levier.
-flèche bleue , il manque l'ombre portée de ce bras
-flèche grise , l'ombre montre une courbe alors qu'il s'agit d'un angle cassé.
-flèche violette, l'ombre de ce levier ne peut pas être ici , elle ne converge même pas au bon endroit sur le bras.
Il y a d'autres erreurs et souvent dans la dimension des ombres ,une ombre portée est toujours plus grosse que l'objet qui fait l'ombre et là c'est le contraire , le diamètre de l'ombre du bras à droite par exemple.
Il y a des erreurs dans la densité des ombres aussi , parfois une ombre dense et parfois légère, sans raison valable.
[Image: m91f.png]
Répondre
RE: Tout est dit...
(Hier-17:21:22)lamouette a écrit : 1 vinyle 25 francs  en 70 , 35€ aujourd'hui ok = x9.2 après conversion euro.
1 litre d'essence en 1970 c'est 1,10 francs  aujourd'hui 2€ = x11.9. Il y a plus d'augmentation sur l'essence que sur un vinyle alors que la production du vinyle ne se fait pas en énorme quantité.
1 baguette en 1970 en boulangerie c'était 60 centimes de francs , aujourd'hui 1€07 =x11.8 , le pain a plus augmenté que le vinyle.

Pour moi le plus choquant c'est le prix des CD à leur sortie , alors qu'un vinyle coutait 50 francs environ , de mémoire un CD coutait dans les 120 francs alors que techniquement ça ne coute pas plus cher à fabriquer.

Bonjour, attention aux comparaisons de prix, il faut ramener cela à la valeur du smic horaire:

- En 1970 smic horaire était à 3.42F, donc 1 vinyle à 25F valait 7.3 smic horaire, en 2026 le smic est à environ 12€ soit pour 1 vinyle à 35€, 2.9 smic horaire.
- Idem pour l'essence en 1970 à 1.15F/L soit 0.336 smic, en 2026 à 2€/L on est à 0.16 smic...!!
- Pour le pain à 0.55F en 1970 on est à 0.16 smic, en 2026 à 1.1€ on est à 0.09 smic...

Donc le vinyle à vu son prix baissé de plus de la moitié, l'essence de 2, et le pain de 1.8... Angel

J'avais déjà fait ce calcul pour le prix des HP GPA comparés aux ALTEC d'époque...la vérité est que les prix ont plutôt baissés, donc le pouvoir d'achat a augmenté, ce sont les dépenses qui ont changées...

Pour comparaison, en 1980 le litre de super valait 0.2 smic, en 1990: 0.16, en 2000: 0.18 smic et pour la baguette en 1960 elle valait 1.03F, pour un smic horaire à 1.64F soit 0.628 smic! Etonnant, non! Cool

Fin de l'apparté...

Stéphane M.
A5X passif: ALTEC 515 (1948) membrane GPA+ GPA 288-16H/H511-E, Fostex T925A, renfort ALTEC 211 mono (2x515-16C GPA)
Répondre
RE: Tout est dit...
(Hier-16:34:13)xtof a écrit : Bonjour à tous,

Le grand paradoxe du vinyle : entre surcote marketing et sabotage du CD

Pour conclure ma discussion, voici un point de vue qui ne va sans doute pas faire plaisir à tout le monde...

À propos du vinyle comparé au CD ou, encore mieux, à la musique dématérialisée, il y a une énorme hypocrisie ambiante. Les majors et le marketing veulent nous faire croire, à grands coups de démonstrations biaisées, que le vinyle est le sommet de la haute fidélité. Pourtant, la comparaison est totalement truquée à la source !

Si on pose les faits scientifiquement, le vinyle est techniquement très inférieur au numérique :
  • Des limites physiques évidentes : Un vinyle peine à dépasser 60 à 70 dB de dynamique, souffre de distorsion en fin de face (l'erreur de piste interne) et d'une séparation des canaux (diaphonie) très limitée. À côté, un simple CD offre 96 dB de dynamique parfaite, et la dématérialisation va encore plus loin, le tout sans pleurage ni distorsion mécanique.
  • La fragilité et l'usure mécanique : Contrairement au numérique qui reste inaltérable dans le temps, le vinyle est un support périssable. À chaque lecture, la friction physique du diamant dans la gravure engendre une usure excessive et irréversible du sillon.
  • Le problème des matières plastiques : Aujourd'hui, la qualité de fabrication est devenue une loterie. Les pressages actuels utilisent des qualités de plastique très disparates et souvent médiocres (vinyles mal sourcés ou mal recyclés). Résultat : on se retrouve avec des bruits de surface permanents et des craquements excessifs qu'il est absolument impossible de supprimer, même avec un nettoyage de course. Sans compter la sensibilité maladive du support à la moindre poussière ou rayure.

Le nœud de l'arnaque réside dans deux tricheries majeures lors du mastering en studio :
  1. Le sabotage délibéré du CD (La Loudness War) : Pour les versions CD et streaming, on compresse la dynamique jusqu'à la moelle (le fameux "briquage" ou brickwalling) pour que le son paraisse le plus fort possible sur un smartphone ou dans une voiture. Résultat : on obtient une soupe sonore agressive, plate et fatigante.
  2. Le traitement de faveur obligatoire du vinyle : Comme le burin de gravure sauterait physiquement si on lui injectait cette même soupe ultra-compressée (les basses fréquences trop fortes feraient sortir le diamant du sillon), les ingénieurs sont obligés de réaliser un mastering spécifique pour le vinyle, plus aéré et respectueux de la dynamique d'origine.
En clair, ce n'est pas le support vinyle qui est magique ou supérieur, c'est le mastering du CD qui est délibérément massacré lors de la production. On compare un master numérique saboté à un master vinyle soigné par obligation technique.

À cela s'ajoute une absurdité économique totale :
  • Le prix des disques et l'illusion du "tout analogique" : Dans les années 70, un album vinyle coûtait l'équivalent de 25 ou 30 francs (soit quelques euros à peine) pour une production 100 % analogique, de la prise de son à la gravure. Aujourd'hui, on nous vend des pressages standards à 35€ et des rééditions prétendument "audiophiles" à 60€, voire 80€ (un rapport de prix multiplié par près de 10 !). Le comble de l'histoire, c'est que la quasi-totalité des nouveaux vinyles sont issus d'un enregistrement fait en numérique, puis simplement gravés sur de l'analogique. On paie donc une fortune pour écouter un fichier numérique... mais avec tous les défauts physiques et mécaniques du vinyle rajoutés par-dessus !
  • Le coût du matériel de lecture : Pour extraire un signal correct d'un sillon sans trop de distorsion et essayer de rivaliser avec un bon DAC moderne, la facture est astronomique. Entre la platine lourde, le bras de compétition, la cellule de course (souvent une MC mobile) et le préampli phono à très faible bruit, le budget de la seule source analogique équivaut facilement au prix d'une chaîne haute fidélité complète et performante en numérique.
Vouloir retrouver le plaisir nostalgique de l'objet, de la pochette et du rituel est une chose tout à fait respectable. Mais nous faire croire à la supériorité technique du vinyle en truquant les masters pour justifier des tarifs prohibitifs tout en nous vendant un support fragile qui craque et qui n'est bien souvent qu'un simple fichier numérique pressé sur de la cire, c'est une sacrée supercherie.

Un conseil pour finir : si l’on souhaite vraiment écouter et apprécier le vinyle pour ce qu’il est, mieux vaut fuir les bacs des magasins modernes. Il vaut bien mieux faire les brocantes et acheter des vinyles d’époque. Là au moins, on paie le juste prix pour du 100 % analogique d'origine, pressé à une époque où le support avait un véritable sens technique et artistique.

Bonne journée,
Christophe.

Bonsoir Christophe,

Merci de partager tes réflexions. Ça devrait faire réfléchir...

crdt
.
" Liberty is an effort of the mind, rather than the arms."

Édouard René Lefèbvre de Laboulaye, 1876
Répondre
RE: Tout est dit...
(Hier-21:10:58)ALTECMANIAC a écrit :
(Hier-17:21:22)lamouette a écrit : 1 vinyle 25 francs  en 70 , 35€ aujourd'hui ok = x9.2 après conversion euro.
1 litre d'essence en 1970 c'est 1,10 francs  aujourd'hui 2€ = x11.9. Il y a plus d'augmentation sur l'essence que sur un vinyle alors que la production du vinyle ne se fait pas en énorme quantité.
1 baguette en 1970 en boulangerie c'était 60 centimes de francs , aujourd'hui 1€07 =x11.8 , le pain a plus augmenté que le vinyle.

Pour moi le plus choquant c'est le prix des CD à leur sortie , alors qu'un vinyle coutait 50 francs environ , de mémoire un CD coutait dans les 120 francs alors que techniquement ça ne coute pas plus cher à fabriquer.

Bonjour, attention aux comparaisons de prix, il faut ramener cela à la valeur du smic horaire:

- En 1970 smic horaire était à 3.42F, donc 1 vinyle à 25F valait 7.3 smic horaire, en 2026 le smic est à environ 12€ soit pour 1 vinyle à 35€, 2.9 smic horaire.
- Idem pour l'essence en 1970 à 1.15F/L soit 0.336 smic, en 2026 à 2€/L on est à 0.16 smic...!!
- Pour le pain à 0.55F en 1970 on est à 0.16 smic, en 2026 à 1.1€ on est à 0.09 smic...

Donc le vinyle à vu son prix baissé de plus de la moitié, l'essence de 2, et le pain de 1.8... Angel

J'avais déjà fait ce calcul pour le prix des HP GPA comparés aux ALTEC d'époque...la vérité est que les prix ont plutôt baissés, donc le pouvoir d'achat a augmenté, ce sont les dépenses qui ont changées...

Pour comparaison, en 1980 le litre de super valait 0.2 smic, en 1990: 0.16, en 2000: 0.18 smic et pour la baguette en 1960 elle valait 1.03F, pour un smic horaire à 1.64F soit 0.628 smic! Etonnant, non! Cool

Fin de l'apparté...

Stéphane M.
Oui si on compare en pouvoir d'achat.
Mais là on comparait des évolutions de produits entre elles et donc le  SMIC ne compte pas pour le coup si on compare les évolutions de  prix de différents produits entre eux  à deux époques différentes . D'ailleurs ton calcul montre bien des écarts qui sont les mêmes en pourcentage, c'est à dire essence et pain ont évolué à peu près pareil et le vinyle aurait vu son prix baisser comparativement.
D'ailleurs il faut faire gaffe à ces comparaisons et prendre en compte toutes les dépenses courantes  , si on prenait en compte le café on aurait peut être perdu en pouvoir d'achat. Smile
Honnêtement dans l'alimentation il y a des prix qui ont énormément grimpé et bien plus que l'évolution du SMIC , tout ça pour une qualité bien diminuée avec des valeurs nutritives bien en baisse.
Il ne faudrait pas nous raconter d'histoires, entre 2005 (smic à 8€) et aujourd'hui à 12€ , il y a des prix qui ont plus que doublé.
Répondre
RE: Tout est dit...
@LAMOUETTE, juste une précision, sans vouloir polémiquer...mais ramener un prix le F de 1970 en € n'a pas de sens, vue que l'€ n'existait pas...la valeur de 6.55 prise pour tes calculs n'est valable que pour l'année de la mise en place de la nouvelle monnaie en 1999/2002.
En faisant le comparatif en quantité de SMIC, tu as un point de repère, relativement fiable, et là on voit bien que les prix ont, dans l'ensemble, baissé, contrairement à une croyance populaire.
J'avais fait le calcul pour mes premiers 416-8B achetés (d'occase) en 1990 à 5500F la paire, soit 172 smic de l'époque, cela reviendrait à 2000€ aujourd'hui...!!! Les 515-B étaient vendus 8000F la paire, soit 250 smic, ramené à aujourd'hui on arrive à 3000€ la paire! Vaut mieux les acheter aujourd'hui... Rolleyes Pour info, mes 515-16C GPA m'ont couté 1100€ en 2016!
Stéphane M.
A5X passif: ALTEC 515 (1948) membrane GPA+ GPA 288-16H/H511-E, Fostex T925A, renfort ALTEC 211 mono (2x515-16C GPA)
Répondre
RE: Tout est dit...
(Hier-20:53:25)lamouette a écrit : D'accord , sans aller plus loin j'ai déjà vu ça , en considérant que le trait vert converge vers la source lumineuse:
-flèche rouge , l'ombre du levier montre  une tige sans épaulement alors qu'il y en a un. L'ombre de ce bras me parait mal placée, elle devrait  être plus en profondeur si on compare à celle du levier.
-flèche bleue , il manque l'ombre portée de ce bras
-flèche grise , l'ombre montre une courbe alors qu'il s'agit d'un angle cassé.
-flèche violette, l'ombre de ce levier ne peut pas être ici , elle ne converge même pas au bon endroit sur le bras.
Il y a d'autres erreurs et souvent dans la dimension des ombres ,une ombre portée est toujours plus grosse que l'objet qui fait l'ombre et là c'est le contraire , le diamètre de l'ombre du  bras à droite par exemple.
Il y a des erreurs dans la densité des ombres aussi , parfois une ombre dense et parfois légère, sans raison valable.
[Image: m91f.png]

Bravo, il manque aussi l'ombre de la courroie / ombre qui serait au dessus de la flèche grise.
Mais c'est à 99% bluffant !
Amitiés, Denis  Smile
système à 6 voies : filtre actif analogique RANE AC23 24db/oct modifié (2x 3 voies + 2 sorties large bande / sorties boosté amplis op 3 alims de course) > sub/ 20 à 40Hz > caisson JBL avec 2x 46cm en sommation mono, grave/ 40 à 125Hz > caissons clos avec 38cm Eminence PF-400, bas-médium/ 125 à 400Hz > pavillons Sato sur moteur BMS 4599ND,  médium/ 400 à 900Hz + filtre passif 6db/oct à partir de 900Hz > pavillons mini WE66 DIY sur moteur BMS 4599HE, haut médium/ 0.9 à 10kHz > pavillons BMS 2250 sur moteur Radian 950PB, extrême aigu/ 10 à 20kHz > JBL 2405. Avec divers amplis tubes DIY "triodes SE sans contre réaction" (sauf ampli sub à transistors). + d'autres systèmes moyens et petits...
Répondre
RE: Tout est dit...
(Hier-16:34:13)xtof a écrit : Bonjour à tous,

Le grand paradoxe du vinyle : entre surcote marketing et sabotage du CD

Pour conclure ma discussion, voici un point de vue qui ne va sans doute pas faire plaisir à tout le monde...

À propos du vinyle comparé au CD ou, encore mieux, à la musique dématérialisée, il y a une énorme hypocrisie ambiante. Les majors et le marketing veulent nous faire croire, à grands coups de démonstrations biaisées, que le vinyle est le sommet de la haute fidélité. Pourtant, la comparaison est totalement truquée à la source !

Si on pose les faits scientifiquement, le vinyle est techniquement très inférieur au numérique :
  • Des limites physiques évidentes : Un vinyle peine à dépasser 60 à 70 dB de dynamique, souffre de distorsion en fin de face (l'erreur de piste interne) et d'une séparation des canaux (diaphonie) très limitée. À côté, un simple CD offre 96 dB de dynamique parfaite, et la dématérialisation va encore plus loin, le tout sans pleurage ni distorsion mécanique.
  • La fragilité et l'usure mécanique : Contrairement au numérique qui reste inaltérable dans le temps, le vinyle est un support périssable. À chaque lecture, la friction physique du diamant dans la gravure engendre une usure excessive et irréversible du sillon.
  • Le problème des matières plastiques : Aujourd'hui, la qualité de fabrication est devenue une loterie. Les pressages actuels utilisent des qualités de plastique très disparates et souvent médiocres (vinyles mal sourcés ou mal recyclés). Résultat : on se retrouve avec des bruits de surface permanents et des craquements excessifs qu'il est absolument impossible de supprimer, même avec un nettoyage de course. Sans compter la sensibilité maladive du support à la moindre poussière ou rayure.

Le nœud de l'arnaque réside dans deux tricheries majeures lors du mastering en studio :
  1. Le sabotage délibéré du CD (La Loudness War) : Pour les versions CD et streaming, on compresse la dynamique jusqu'à la moelle (le fameux "briquage" ou brickwalling) pour que le son paraisse le plus fort possible sur un smartphone ou dans une voiture. Résultat : on obtient une soupe sonore agressive, plate et fatigante.
  2. Le traitement de faveur obligatoire du vinyle : Comme le burin de gravure sauterait physiquement si on lui injectait cette même soupe ultra-compressée (les basses fréquences trop fortes feraient sortir le diamant du sillon), les ingénieurs sont obligés de réaliser un mastering spécifique pour le vinyle, plus aéré et respectueux de la dynamique d'origine.
En clair, ce n'est pas le support vinyle qui est magique ou supérieur, c'est le mastering du CD qui est délibérément massacré lors de la production. On compare un master numérique saboté à un master vinyle soigné par obligation technique.

À cela s'ajoute une absurdité économique totale :
  • Le prix des disques et l'illusion du "tout analogique" : Dans les années 70, un album vinyle coûtait l'équivalent de 25 ou 30 francs (soit quelques euros à peine) pour une production 100 % analogique, de la prise de son à la gravure. Aujourd'hui, on nous vend des pressages standards à 35€ et des rééditions prétendument "audiophiles" à 60€, voire 80€ (un rapport de prix multiplié par près de 10 !). Le comble de l'histoire, c'est que la quasi-totalité des nouveaux vinyles sont issus d'un enregistrement fait en numérique, puis simplement gravés sur de l'analogique. On paie donc une fortune pour écouter un fichier numérique... mais avec tous les défauts physiques et mécaniques du vinyle rajoutés par-dessus !
  • Le coût du matériel de lecture : Pour extraire un signal correct d'un sillon sans trop de distorsion et essayer de rivaliser avec un bon DAC moderne, la facture est astronomique. Entre la platine lourde, le bras de compétition, la cellule de course (souvent une MC mobile) et le préampli phono à très faible bruit, le budget de la seule source analogique équivaut facilement au prix d'une chaîne haute fidélité complète et performante en numérique.
Vouloir retrouver le plaisir nostalgique de l'objet, de la pochette et du rituel est une chose tout à fait respectable. Mais nous faire croire à la supériorité technique du vinyle en truquant les masters pour justifier des tarifs prohibitifs tout en nous vendant un support fragile qui craque et qui n'est bien souvent qu'un simple fichier numérique pressé sur de la cire, c'est une sacrée supercherie.

Un conseil pour finir : si l’on souhaite vraiment écouter et apprécier le vinyle pour ce qu’il est, mieux vaut fuir les bacs des magasins modernes. Il vaut bien mieux faire les brocantes et acheter des vinyles d’époque. Là au moins, on paie le juste prix pour du 100 % analogique d'origine, pressé à une époque où le support avait un véritable sens technique et artistique.

Bonne journée,
Christophe.



l'on peut se plaindre des prix mais c'est l'offre et la demande ,le type qui s'est mis au vinyle ,il y a seulement quelques années ,il a tout faux 
un peu comme les bagnoles de sport et autres ,c'est trop tard .

P.s il y a encore vingt ans ,les gens les mettaient à la déchetterie ,des coffrets neufs ,maintenant il veulent refourguer la moindre bouse à pas de prix 
aux vendeurs de disques 

claude
Répondre
RE: Tout est dit...
(Hier-16:34:13)xtof a écrit : Bonjour à tous,

Le grand paradoxe du vinyle : entre surcote marketing et sabotage du CD

Pour conclure ma discussion, voici un point de vue qui ne va sans doute pas faire plaisir à tout le monde...

À propos du vinyle comparé au CD ou, encore mieux, à la musique dématérialisée, il y a une énorme hypocrisie ambiante. Les majors et le marketing veulent nous faire croire, à grands coups de démonstrations biaisées, que le vinyle est le sommet de la haute fidélité. Pourtant, la comparaison est totalement truquée à la source !

Si on pose les faits scientifiquement, le vinyle est techniquement très inférieur au numérique :
  • Des limites physiques évidentes : Un vinyle peine à dépasser 60 à 70 dB de dynamique, souffre de distorsion en fin de face (l'erreur de piste interne) et d'une séparation des canaux (diaphonie) très limitée. À côté, un simple CD offre 96 dB de dynamique parfaite, et la dématérialisation va encore plus loin, le tout sans pleurage ni distorsion mécanique.
  • La fragilité et l'usure mécanique : Contrairement au numérique qui reste inaltérable dans le temps, le vinyle est un support périssable. À chaque lecture, la friction physique du diamant dans la gravure engendre une usure excessive et irréversible du sillon.
  • Le problème des matières plastiques : Aujourd'hui, la qualité de fabrication est devenue une loterie. Les pressages actuels utilisent des qualités de plastique très disparates et souvent médiocres (vinyles mal sourcés ou mal recyclés). Résultat : on se retrouve avec des bruits de surface permanents et des craquements excessifs qu'il est absolument impossible de supprimer, même avec un nettoyage de course. Sans compter la sensibilité maladive du support à la moindre poussière ou rayure.

Le nœud de l'arnaque réside dans deux tricheries majeures lors du mastering en studio :
  1. Le sabotage délibéré du CD (La Loudness War) : Pour les versions CD et streaming, on compresse la dynamique jusqu'à la moelle (le fameux "briquage" ou brickwalling) pour que le son paraisse le plus fort possible sur un smartphone ou dans une voiture. Résultat : on obtient une soupe sonore agressive, plate et fatigante.
  2. Le traitement de faveur obligatoire du vinyle : Comme le burin de gravure sauterait physiquement si on lui injectait cette même soupe ultra-compressée (les basses fréquences trop fortes feraient sortir le diamant du sillon), les ingénieurs sont obligés de réaliser un mastering spécifique pour le vinyle, plus aéré et respectueux de la dynamique d'origine.
En clair, ce n'est pas le support vinyle qui est magique ou supérieur, c'est le mastering du CD qui est délibérément massacré lors de la production. On compare un master numérique saboté à un master vinyle soigné par obligation technique.

À cela s'ajoute une absurdité économique totale :
  • Le prix des disques et l'illusion du "tout analogique" : Dans les années 70, un album vinyle coûtait l'équivalent de 25 ou 30 francs (soit quelques euros à peine) pour une production 100 % analogique, de la prise de son à la gravure. Aujourd'hui, on nous vend des pressages standards à 35€ et des rééditions prétendument "audiophiles" à 60€, voire 80€ (un rapport de prix multiplié par près de 10 !). Le comble de l'histoire, c'est que la quasi-totalité des nouveaux vinyles sont issus d'un enregistrement fait en numérique, puis simplement gravés sur de l'analogique. On paie donc une fortune pour écouter un fichier numérique... mais avec tous les défauts physiques et mécaniques du vinyle rajoutés par-dessus !
  • Le coût du matériel de lecture : Pour extraire un signal correct d'un sillon sans trop de distorsion et essayer de rivaliser avec un bon DAC moderne, la facture est astronomique. Entre la platine lourde, le bras de compétition, la cellule de course (souvent une MC mobile) et le préampli phono à très faible bruit, le budget de la seule source analogique équivaut facilement au prix d'une chaîne haute fidélité complète et performante en numérique.
Vouloir retrouver le plaisir nostalgique de l'objet, de la pochette et du rituel est une chose tout à fait respectable. Mais nous faire croire à la supériorité technique du vinyle en truquant les masters pour justifier des tarifs prohibitifs tout en nous vendant un support fragile qui craque et qui n'est bien souvent qu'un simple fichier numérique pressé sur de la cire, c'est une sacrée supercherie.

Un conseil pour finir : si l’on souhaite vraiment écouter et apprécier le vinyle pour ce qu’il est, mieux vaut fuir les bacs des magasins modernes. Il vaut bien mieux faire les brocantes et acheter des vinyles d’époque. Là au moins, on paie le juste prix pour du 100 % analogique d'origine, pressé à une époque où le support avait un véritable sens technique et artistique.

Bonne journée,
Christophe.
Bonsoir Christophe et à tous ,


"Un conseil pour finir : si l’on souhaite vraiment écouter et apprécier le vinyle pour ce qu’il est, mieux vaut fuir les bacs des magasins modernes. Il vaut bien mieux faire les brocantes et acheter des vinyles d’époque"

chez émaüs on travail des vinyles  (mais fallait vraiment fouiner )c'est Gilbert qui m'en avait parlé ,mais maintenant et depuis un bon moment cela a changé ...

Quand aux brocantes ,il y a longtemps que j'ai arrêté ,si tu veux du classique ,c'est ok plus personne n'en veux ! et il ont été lus sur du matos correct par des gens soigneux .
Le jazz en bon état ,c'est rare ...
quand au disques de pop rock ils ont été lus souvent pas des charrues et les gens (jeunes ) pas très soigneux .

il y a discogs  ou l'on peut faire une vrai étude sociologique suivant les pays  ,le japon top ,l'Allemagne aussi ,l'Angleterre très variable ,la France c'est moyen et l'espagne à éviter   ,je parle de l'état des disques  le mint des uns n'étant pas le mint des autres .

claude
Répondre
RE: Tout est dit...
(Il y a 11 heures)dechab58 a écrit : Bravo, il manque aussi l'ombre de la courroie / ombre qui serait au dessus de la flèche grise.
Mais c'est à 99% bluffant !

Il manque plein d'ombres; celle des platines couleur or et tout la partie arrière de l'ensemble au fond à gauche.
Tout le contour ainsi que la densité de l'ombre sous la platine de gauche est à la rue. 
Les ombres portées du bras de cette platine ne sont pas parallèles avec lui , ni sur la platine dorée ni sur le plateau blanc.
Répondre
RE: Tout est dit...
(Il y a 11 heures)ALTECMANIAC a écrit : @LAMOUETTE, juste une précision, sans vouloir polémiquer...mais ramener un prix le F de 1970 en € n'a pas de sens, vue que l'€ n'existait pas...la valeur de 6.55 prise pour tes calculs n'est valable que pour l'année de la mise en place de la nouvelle monnaie en 1999/2002.
En faisant le comparatif en quantité de SMIC, tu as un point de repère, relativement fiable, et là on voit bien que les prix ont, dans l'ensemble, baissé, contrairement à une croyance populaire.
J'avais fait le calcul pour mes premiers 416-8B achetés (d'occase) en 1990 à 5500F la paire, soit 172 smic de l'époque, cela reviendrait à 2000€ aujourd'hui...!!! Les 515-B étaient vendus 8000F la paire, soit 250 smic, ramené à aujourd'hui on arrive à 3000€ la paire! Vaut mieux les acheter aujourd'hui... Rolleyes Pour info, mes 515-16C GPA m'ont couté 1100€ en 2016!
Stéphane M.

J'insiste pardon Wink
Il ne s'agissait pas d'évaluer si le vinyle était cher ou pas cher , mais de comparer l'évolution des prix de différents produits et donc on voyait que le vinyle n'a pas augmenté en comparaison du pain par exemple., au contraire.
Par contre , je suis d'accord que le pouvoir d'achat a monté sur différents produits par rapport à ces années 70-80 sur base de SMIC mais de là en déduire que le pouvoir d'achat a augmenté sur tout, je dis non. Surtout depuis 2005 où le SMIC a bien peu monté alors que beaucoup de prix ont doublé voire plus.
Répondre


Atteindre :


Utilisateur(s) parcourant ce sujet : claude m4, gillesni, mastro, patriceb, 25 visiteur(s)