Tout est dit...
RE: Tout est dit...
(Hier-12:19:11)dechab58 a écrit : Bah oui, comme ça on peut écouter des 78 tours en stéréo, suffit de synchroniser tout ça...  
(horloge analogique s'entend)  Big Grin
(photo IA ? à priori je ne le pense pas, mais désolé, à notre époque on ne sait plus que croire...)

Oui Denis bonne idée. Dommage qu'il faille deux 78 tr pour une écoute  Big Grin

Tu as raison la photo a été retouché par Nano Banana

Bonne journée

Christophe.
.
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RE: Tout est dit...
Bonjour à tous,

Le grand paradoxe du vinyle : entre surcote marketing et sabotage du CD

Pour conclure ma discussion, voici un point de vue qui ne va sans doute pas faire plaisir à tout le monde...

À propos du vinyle comparé au CD ou, encore mieux, à la musique dématérialisée, il y a une énorme hypocrisie ambiante. Les majors et le marketing veulent nous faire croire, à grands coups de démonstrations biaisées, que le vinyle est le sommet de la haute fidélité. Pourtant, la comparaison est totalement truquée à la source !

Si on pose les faits scientifiquement, le vinyle est techniquement très inférieur au numérique :
  • Des limites physiques évidentes : Un vinyle peine à dépasser 60 à 70 dB de dynamique, souffre de distorsion en fin de face (l'erreur de piste interne) et d'une séparation des canaux (diaphonie) très limitée. À côté, un simple CD offre 96 dB de dynamique parfaite, et la dématérialisation va encore plus loin, le tout sans pleurage ni distorsion mécanique.
  • La fragilité et l'usure mécanique : Contrairement au numérique qui reste inaltérable dans le temps, le vinyle est un support périssable. À chaque lecture, la friction physique du diamant dans la gravure engendre une usure excessive et irréversible du sillon.
  • Le problème des matières plastiques : Aujourd'hui, la qualité de fabrication est devenue une loterie. Les pressages actuels utilisent des qualités de plastique très disparates et souvent médiocres (vinyles mal sourcés ou mal recyclés). Résultat : on se retrouve avec des bruits de surface permanents et des craquements excessifs qu'il est absolument impossible de supprimer, même avec un nettoyage de course. Sans compter la sensibilité maladive du support à la moindre poussière ou rayure.

Le nœud de l'arnaque réside dans deux tricheries majeures lors du mastering en studio :
  1. Le sabotage délibéré du CD (La Loudness War) : Pour les versions CD et streaming, on compresse la dynamique jusqu'à la moelle (le fameux "briquage" ou brickwalling) pour que le son paraisse le plus fort possible sur un smartphone ou dans une voiture. Résultat : on obtient une soupe sonore agressive, plate et fatigante.
  2. Le traitement de faveur obligatoire du vinyle : Comme le burin de gravure sauterait physiquement si on lui injectait cette même soupe ultra-compressée (les basses fréquences trop fortes feraient sortir le diamant du sillon), les ingénieurs sont obligés de réaliser un mastering spécifique pour le vinyle, plus aéré et respectueux de la dynamique d'origine.
En clair, ce n'est pas le support vinyle qui est magique ou supérieur, c'est le mastering du CD qui est délibérément massacré lors de la production. On compare un master numérique saboté à un master vinyle soigné par obligation technique.

À cela s'ajoute une absurdité économique totale :
  • Le prix des disques et l'illusion du "tout analogique" : Dans les années 70, un album vinyle coûtait l'équivalent de 25 ou 30 francs (soit quelques euros à peine) pour une production 100 % analogique, de la prise de son à la gravure. Aujourd'hui, on nous vend des pressages standards à 35€ et des rééditions prétendument "audiophiles" à 60€, voire 80€ (un rapport de prix multiplié par près de 10 !). Le comble de l'histoire, c'est que la quasi-totalité des nouveaux vinyles sont issus d'un enregistrement fait en numérique, puis simplement gravés sur de l'analogique. On paie donc une fortune pour écouter un fichier numérique... mais avec tous les défauts physiques et mécaniques du vinyle rajoutés par-dessus !
  • Le coût du matériel de lecture : Pour extraire un signal correct d'un sillon sans trop de distorsion et essayer de rivaliser avec un bon DAC moderne, la facture est astronomique. Entre la platine lourde, le bras de compétition, la cellule de course (souvent une MC mobile) et le préampli phono à très faible bruit, le budget de la seule source analogique équivaut facilement au prix d'une chaîne haute fidélité complète et performante en numérique.
Vouloir retrouver le plaisir nostalgique de l'objet, de la pochette et du rituel est une chose tout à fait respectable. Mais nous faire croire à la supériorité technique du vinyle en truquant les masters pour justifier des tarifs prohibitifs tout en nous vendant un support fragile qui craque et qui n'est bien souvent qu'un simple fichier numérique pressé sur de la cire, c'est une sacrée supercherie.

Un conseil pour finir : si l’on souhaite vraiment écouter et apprécier le vinyle pour ce qu’il est, mieux vaut fuir les bacs des magasins modernes. Il vaut bien mieux faire les brocantes et acheter des vinyles d’époque. Là au moins, on paie le juste prix pour du 100 % analogique d'origine, pressé à une époque où le support avait un véritable sens technique et artistique.

Bonne journée,
Christophe.
"Le danger ne vient pas de ce que nous ignorons mais de ce que nous tenons pour vrai et qui ne l'est pas". Mark Twain.
Préampli X-préamp + T-Racks 408 + trois K209+ Grand Floyd + Ampli Nad 208 THX 
Voice Of the Theatre  (Altec 515 8G + JBL 2482 membrane radian Pav JMLC Hypex 250 + TAD ET703) + Baffle infini avec deux 3184 Altec
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RE: Tout est dit...
(Hier-16:34:13)xtof a écrit : Bonjour à tous,


Le nœud de l'arnaque réside dans deux tricheries majeures lors du mastering en studio :
  1. Le sabotage délibéré du CD (La Loudness War) : Pour les versions CD et streaming, on compresse la dynamique jusqu'à la moelle (le fameux "briquage" ou brickwalling) pour que le son paraisse le plus fort possible sur un smartphone ou dans une voiture. Résultat : on obtient une soupe sonore agressive, plate et fatigante.
  2. Le traitement de faveur obligatoire du vinyle : Comme le burin de gravure sauterait physiquement si on lui injectait cette même soupe ultra-compressée (les basses fréquences trop fortes feraient sortir le diamant du sillon), les ingénieurs sont obligés de réaliser un mastering spécifique pour le vinyle, plus aéré et respectueux de la dynamique d'origine.
En clair, ce n'est pas le support vinyle qui est magique ou supérieur, c'est le mastering du CD qui est délibérément massacré lors de la production. On compare un master numérique saboté à un master vinyle soigné par obligation technique.
Rechute Smile 
Ca généralise encore , ce n'est pas le cas pour tout CD , ce n'est pas non plus le cas pour tout vinyle.

À cela s'ajoute une absurdité économique totale :
  • Le prix des disques et l'illusion du "tout analogique" : Dans les années 70, un album vinyle coûtait l'équivalent de 25 ou 30 francs (soit quelques euros à peine) pour une production 100 % analogique, de la prise de son à la gravure. Aujourd'hui, on nous vend des pressages standards à 35€ et des rééditions prétendument "audiophiles" à 60€, voire 80€ (un rapport de prix multiplié par près de 10 !). Le comble de l'histoire, c'est que la quasi-totalité des nouveaux vinyles sont issus d'un enregistrement fait en numérique, puis simplement gravés sur de l'analogique. On paie donc une fortune pour écouter un fichier numérique... mais avec tous les défauts physiques et mécaniques du vinyle rajoutés par-dessus !

1 vinyle 25 francs  en 70 , 35€ aujourd'hui ok = x9.2 après conversion euro.
1 litre d'essence en 1970 c'est 1,10 francs  aujourd'hui 2€ = x11.9. Il y a plus d'augmentation sur l'essence que sur un vinyle alors que la production du vinyle ne se fait pas en énorme quantité.
1 baguette en 1970 en boulangerie c'était 60 centimes de francs , aujourd'hui 1€07 =x11.8 , le pain a plus augmenté que le vinyle.

Pour moi le plus choquant c'est le prix des CD à leur sortie , alors qu'un vinyle coutait 50 francs environ , de mémoire un CD coutait dans les 120 francs alors que techniquement ça ne coute pas plus cher à fabriquer.
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RE: Tout est dit...
(Hier-17:21:22)lamouette a écrit :
(Hier-16:34:13)xtof a écrit : Bonjour à tous,


Le nœud de l'arnaque réside dans deux tricheries majeures lors du mastering en studio :
  1. Le sabotage délibéré du CD (La Loudness War) : Pour les versions CD et streaming, on compresse la dynamique jusqu'à la moelle (le fameux "briquage" ou brickwalling) pour que le son paraisse le plus fort possible sur un smartphone ou dans une voiture. Résultat : on obtient une soupe sonore agressive, plate et fatigante.
  2. Le traitement de faveur obligatoire du vinyle : Comme le burin de gravure sauterait physiquement si on lui injectait cette même soupe ultra-compressée (les basses fréquences trop fortes feraient sortir le diamant du sillon), les ingénieurs sont obligés de réaliser un mastering spécifique pour le vinyle, plus aéré et respectueux de la dynamique d'origine.
En clair, ce n'est pas le support vinyle qui est magique ou supérieur, c'est le mastering du CD qui est délibérément massacré lors de la production. On compare un master numérique saboté à un master vinyle soigné par obligation technique.
Rechute Smile 
Ca généralise encore , ce n'est pas le cas pour tout CD , ce n'est pas non plus le cas pour tout vinyle.

À cela s'ajoute une absurdité économique totale :
  • Le prix des disques et l'illusion du "tout analogique" : Dans les années 70, un album vinyle coûtait l'équivalent de 25 ou 30 francs (soit quelques euros à peine) pour une production 100 % analogique, de la prise de son à la gravure. Aujourd'hui, on nous vend des pressages standards à 35€ et des rééditions prétendument "audiophiles" à 60€, voire 80€ (un rapport de prix multiplié par près de 10 !). Le comble de l'histoire, c'est que la quasi-totalité des nouveaux vinyles sont issus d'un enregistrement fait en numérique, puis simplement gravés sur de l'analogique. On paie donc une fortune pour écouter un fichier numérique... mais avec tous les défauts physiques et mécaniques du vinyle rajoutés par-dessus !

1 vinyle 25 francs  en 70 , 35€ aujourd'hui ok = x9.2 après conversion euro.
1 litre d'essence en 1970 c'est 1,10 francs  aujourd'hui 2€ = x11.9. Il y a plus d'augmentation sur l'essence que sur un vinyle alors que la production du vinyle ne se fait pas en énorme quantité.
1 baguette en 1970 en boulangerie c'était 60 centimes de francs , aujourd'hui 1€07 =x11.8 , le pain a plus augmenté que le vinyle.

Pour moi le plus choquant c'est le prix des CD à leur sortie , alors qu'un vinyle coutait 50 francs environ , de mémoire un CD coutait dans les 120 francs alors que techniquement ça ne coute pas plus cher à fabriquer.

Pas faux sauf que pour le pétrole c'est l'état qui a rajouté des taxes.

Intéressant pour comprendre pourquoi le son compressé détruit nos oreilles et comment choisir ses  vinyles...
https://www.youtube.com/watch?v=RXvo0wBeWlQ&t=634s
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RE: Tout est dit...
Tout ça c'est le coût de la vie , c'est l'augmentation relativement courante.
"sauf que pour le pétrole c'est l'état qui a rajouté des taxes. " dans les années 70 les taxes TIP+TVA sur les produits pétroliers se chiffraient à 80% du prix du carburant!
C'est moins aujourd'hui en proportion car les taxes n'ont pas tellement augmenté en valeur alors que le pétrole a beaucoup augmenté.
Par exemple en 2018 les taxes par litre de gazole étaient de 60 centimes alors qu'un litre coutait 1€40.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Taxe_int%C...3%A9tiques
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RE: Tout est dit...
Bonjour Christophe,
j'en suis désolé mais tu reprends les banalités du discours anti-vinyle, lues et relues... alors que ce support et sa technique sont tout à fait viable et satisfaisant. Cela n'interroge pas le passionné que tu es sur ces généralités très basiques, voire fausses pour certaines.

Quelques exemples :
T'es-tu interrogé sur ce que représente 60 dB de dynamique chez toi (30dB de "bruit du silence" + 60 dB de dynamique du vinyle). Écoutes-tu souvent un vinyle à 90 dB pour entendre toute l'information qu'il peut contenir ?
"Des limites physiques évidentes" pour sûr... pour te rendre un peu sourd (et avec disto enceinte et salle)
Ou met un son seul à -50 dB déjà sur ta chaine à niveau normale à différentes fréquences et écoute ce "rien".

Idem pour la diaphonie, as-tu une idée de ce que représente 30 dB de différence de niveau entre 2 signaux (encore plus quand identiques), et cela encore plus encore dans un morceau de musique mixé en stéréo et écouté dans les réflexions d'une salle ? et sans même parler de masques... expérimente.
Encore une fois, est-ce une limite physique évidente ? est-ce un besoin de la musique et de l'auditeur ?

Le discours "pseudo-science" a-t-il des oreilles ? ce discours n'est-il pas exagéré surtout quand il se revendique impartial en tout point, alors qu'il bafoue d'énormes aspects de l'audition, de l'acoustique, de la psycho-acoustique et même les techniques en général ou le simple réel.
Tiens va faire les tests sur le site Klippel ou autres de niveaux entre signaux, de disto... à volume normal et sur tes enceintes (pas casque)... cela devrait relativiser bien des affirmations dites "scientifiques".

Pour la fragilité, va voir les archivistes de bibliothèques qui mettent à disposition d'écoute leurs archives vinyles sur place sans avoir de besoin, ni grosse crainte de dégradation.
N'as-tu pas hérité de disques de tes parents... écoutables ? Connais-tu bcp de non pointilleux ou non bourrins qui jettent des disques car ils les ont trop usés ?

Une petite Project + une MM peu chère bien choisie, c'est inaccessible et inécoutable sur un intégré commun... et l'occase ? Combien te coûte ta/tes sources numériques, continuellement obsolètes presque ?

Je te l'accorde tout n'est pas rose, le domaine comme la chaîne de prod vinyle a perdu de sa splendeur et masse, mais reste un support viable, qualitatif, avec ses particularités et spécificités... dont le résultat est très apprécié par certains et dont une partie trouve de nombreux manques et défauts au numérique (et pas que la loudness war).

Le support vinyle ou numérique n'est qu'une partie (presque marginale) dans le résultat, sur ce point c'est plutôt le savoir-faire de l'exploitation du support (de la chaîne) qui prime. On peut regretter une dissolution des savoir-faire (analogique et numérique) dans la masse des productions (et quelque part tant mieux pour l'ouverture à la diffusion facilitée), dans la multiplicité des supports, dans les pressions économiques d'une manière générale... et peut-être que des supports plus marginaux, plus chers, peuvent encore en bénéficier (prod vinyle) ou que des supports plus nouveaux, plus "attendus", Atmos peuvent aussi être plus choyés.

À l'illusion du tout analogique, je répondrai par l'illusion du numérique parfait (ou du "tout" numérique, quand il n'est pas réchauffé par des machines analogiques ou des distorsions et modulations volontaires).

À une époque on informait bien plus sur les processus de réalisation/production, aujourd'hui l'industrie n'en a pas l'intérêt (profite du flou et ne développe rien dans ce sens alors que très facile ex inscrire le DR), elle préfère marketer sur des noms et entités (label, studio, ingé... qui eux peuvent revendiquer des processus/qualités mais bien moins accessibles et ciblés).

Pour s'interroger, qualifier, "qualiter", il est amusant de reconnaître le son vinyle dans un fichier numérique, il est amusant de reconnaitre le son numérique dans un vinyle.
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RE: Tout est dit...
(Hier-16:20:25)xtof a écrit :
(Hier-12:19:11)dechab58 a écrit : Bah oui, comme ça on peut écouter des 78 tours en stéréo, suffit de synchroniser tout ça...  
(horloge analogique s'entend)  Big Grin
(photo IA ? à priori je ne le pense pas, mais désolé, à notre époque on ne sait plus que croire...)

Oui Denis bonne idée. Dommage qu'il faille deux 78 tr pour une écoute  Big Grin

Tu as raison la photo a été retouché par Nano Banana

Bonne journée

Christophe.
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Bravo pour le trucage, les ombres, les reflets, l'orientation des sources lumineuses, les perspectives, les modifs dans les vues angulaires des bras, bref... l'illusion frise la perfection / et j'ai cherché la petite bête... je suis un obstiné furieux du détail... Angry et j'ai failli me faire avoir/ s'en est fallut de peu......... Big Grin autant pour moi !
Amitiés, Denis  Smile
système à 6 voies : filtre actif analogique RANE AC23 24db/oct modifié (2x 3 voies + 2 sorties large bande / sorties boosté amplis op 3 alims de course) > sub/ 20 à 40Hz > caisson JBL avec 2x 46cm en sommation mono, grave/ 40 à 125Hz > caissons clos avec 38cm Eminence PF-400, bas-médium/ 125 à 400Hz > pavillons Sato sur moteur BMS 4599ND,  médium/ 400 à 900Hz + filtre passif 6db/oct à partir de 900Hz > pavillons mini WE66 DIY sur moteur BMS 4599HE, haut médium/ 0.9 à 10kHz > pavillons BMS 2250 sur moteur Radian 950PB, extrême aigu/ 10 à 20kHz > JBL 2405. Avec divers amplis tubes DIY "triodes SE sans contre réaction" (sauf ampli sub à transistors). + d'autres systèmes moyens et petits...
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RE: Tout est dit...
C'est vrai que c'est bien fait mais j'ai quand même vu 4 erreurs d'ombres en regardant une minute.
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RE: Tout est dit...
(Hier-20:09:04)Ha-Re a écrit : Bonjour Christophe,
j'en suis désolé mais tu reprends les banalités du discours anti-vinyle, lues et relues... alors que ce support et sa technique sont tout à fait viable et satisfaisant. Cela n'interroge pas le passionné que tu es sur ces généralités très basiques, voire fausses pour certaines.

Quelques exemples :
T'es-tu interrogé sur ce que représente 60 dB de dynamique chez toi (30dB de "bruit du silence" + 60 dB de dynamique du vinyle). Écoutes-tu souvent un vinyle à 90 dB pour entendre toute l'information qu'il peut contenir ?
"Des limites physiques évidentes" pour sûr... pour te rendre sourd.
Ou met un son seul à -50 dB déjà sur ta chaine à niveau normale à différentes fréquences et écoute ce "rien".

Idem pour la diaphonie, as-tu une idée de ce que représente 30 dB de différence de niveau entre 2 signaux, et cela encore plus dans un morceau de musique mixé en stéréo et écouté dans les réflexions d'une salle ? et sans même parler de masques... expérimente.
Encore une fois, est-ce une limite physique évidente ? est-ce un besoin de la musique et de l'auditeur ?

Le discours "pseudo-science" a-t-il des oreilles ? ce discours n'est-il pas exagéré surtout quand il se revendique impartial en tout point, alors qu'il bafoue d'énormes aspects de l'audition, de l'acoustique, de la psycho-acoustique et même les techniques en général.
Tiens va faire les tests sur le site Klippel ou autres de niveaux entre signaux, de disto... à volume normal et sur tes enceintes (pas casque)... cela devrait relativiser bien des affirmations dites "scientifiques".

Pour la fragilité, va voir les archivistes de bibliothèques qui mettent à disposition d'écoute leurs archives vinyles sur place sans avoir de besoin, ni grosse crainte de dégradation.
N'as-tu pas hérité de disques de tes parents... écoutables ? Connais-tu bcp de non pointilleux ou non bourrins qui jettent des disques car ils les ont trop usés ?

Une petite Project + une MM peu chère bien choisie, c'est inaccessible et inécoutable sur un intégré commun... et l'occase ? Combien te coûte ta/tes sources numériques, continuellement obsolètes presque ?

Je te l'accorde tout n'est pas rose, le domaine comme la chaîne de prod vinyle a perdu de sa splendeur et masse, mais reste un support viable, qualitatif, avec ses particularités et spécificités... dont le résultat est très apprécié par certains et dont une partie trouve de nombreux manques et défauts au numérique (et pas que la loudness war).

Le support vinyle ou numérique n'est qu'une partie (presque marginale) dans le résultat, sur ce point c'est plutôt le savoir-faire de l'exploitation du support (de la chaîne) qui prime. On peut regretter une dissolution des savoir-faire (analogique et numérique) dans la masse des productions (et quelque part tant mieux pour l'ouverture à la diffusion facilitée), dans la multiplicité des supports, dans les pressions économiques d'une manière générale... et peut-être que des supports plus marginaux, plus chers, peuvent encore en bénéficier (prod vinyle) ou que des supports plus nouveaux, plus "attendus", peuvent aussi être plus choyés.

À l'illusion du tout analogique, je répondrai par l'illusion du numérique parfait (ou du "tout" numérique, quand il n'est pas réchauffé par des machines analogiques ou des distorsions et modulations volontaires).

À une époque on informait bien plus sur les processus de réalisation/production, aujourd'hui l'industrie n'en a pas l'intérêt (profite du flou et ne développe rien dans ce sens alors que très facile ex inscrire le DR), elle préfère marketer sur des noms et entités (label, studio, ingé... qui eux peuvent revendiquer des processus/qualités mais bien moins accessibles et ciblés).

Pour s'interroger, qualifier, "qualiter", il est amusant de reconnaître le son vinyle dans un fichier numérique, il est amusant de reconnaitre le son numérique dans un vinyle.

Bonsoir Greg,

Merci pour cette réponse argumentée qui élève franchement le débat. Tu as tout à fait raison de remettre les choses dans le contexte de la pièce d'écoute et de la psychoacoustique.

Sur le plan purement physique, tu marques un point : avec un bruit de fond résiduel de 30 dB à la maison, exploiter 60 dB de dynamique réelle nous amène déjà à 90 dB de niveau crête, ce qui est largement suffisant pour se fâcher avec les voisins ! Idem pour la diaphonie, les réflexions de la pièce limitent la séparation bien avant le support. Je te rejoins aussi sur le fait que le savoir-faire à chaque étape de la chaîne (du studio au pressage ou au mastering numérique) prime sur le support lui-même.

Là où je persiste et signe, c'est sur ce que l'industrie actuelle fait de ce support. Quand je parle de "supercherie", je vise surtout le business du vinyle moderne et le marketing des majors. Payer 40€ ou 60€ pour une réédition actuelle, souvent pressée à la va-vite sur un plastique de qualité douteuse qui craque dès la première écoute, et qui — comble de l'histoire — a été gravée à partir d'un fichier numérique... pour moi, l'intérêt s'effondre. Quitte à écouter un master numérique, autant le faire directement via un bon DAC bien optimisé, sans rajouter l'usure mécanique et les bruits de surface.

Par contre, je te rejoins à 100 % sur l'idée de l'occasion. Écouter un vinyle d'époque, entièrement produit en analogique à l'âge d'or du support et déniché en brocante, là on est dans une démarche cohérente, chaleureuse et économiquement juste.

C'est là tout le plaisir de ces discussions : confronter la théorie, la psychoacoustique et la réalité du marché !

Bonnes écoutes à toi,
Christophe.
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RE: Tout est dit...
(Hier-20:36:35)lamouette a écrit : C'est vrai que c'est bien fait mais j'ai quand même vu 4 erreurs d'ombres en regardant une minute.

il peut y avoir plusieurs sources lumineuses... c'est pas évident...
On peut jouer au jeu des 7 erreurs ?  Shy
Amitiés, Denis  Smile
système à 6 voies : filtre actif analogique RANE AC23 24db/oct modifié (2x 3 voies + 2 sorties large bande / sorties boosté amplis op 3 alims de course) > sub/ 20 à 40Hz > caisson JBL avec 2x 46cm en sommation mono, grave/ 40 à 125Hz > caissons clos avec 38cm Eminence PF-400, bas-médium/ 125 à 400Hz > pavillons Sato sur moteur BMS 4599ND,  médium/ 400 à 900Hz + filtre passif 6db/oct à partir de 900Hz > pavillons mini WE66 DIY sur moteur BMS 4599HE, haut médium/ 0.9 à 10kHz > pavillons BMS 2250 sur moteur Radian 950PB, extrême aigu/ 10 à 20kHz > JBL 2405. Avec divers amplis tubes DIY "triodes SE sans contre réaction" (sauf ampli sub à transistors). + d'autres systèmes moyens et petits...
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