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(Modification du message : 20/08/2025-12:00:16 par melbamel.)
Le troisième son (ou comment les CCE augmentent notre acuité des sons complexes)
Pour ne pas polluer le fil sur le cube (et permettre son nettoyage éventuel), j'ouvre celui-ci en copiant/collant les derniers échanges
Pour introduction
Le phénomène du troisième son de Tartini a permis de mieux comprendre le mécanisme auditif, la physiologie cochléaire.
Lorsque l'énergie de l'onde sonore est trop faible pour ne pas être réduite à presque rien lors des changements de milieu, les cellules ciliées externes produisent une vibration à une fréquence voisine, une petite distorsion dont l'énergie renforce celle de l'onde sonore globale, augmente l'intensité des sons les plus faibles jusqu'à atteindre le niveau nécessaire à l'activation des nerfs auditifs. Ce qui a aussi pour effet d'activer des fréquences résultantes plus basses (les troisièmes sons) qui aident le cerveau à la séparation bien distincte des fréquences.
La Résultante très faible en intensité d'un sinus est parfaitement mesurable avec un mini micro dans le conduit auditif et calculable via cette formule 2.F1-F2
Lorsque l'énergie de l'onde sonore est suffisamment intense pour traverser les différents milieux avec une absorption d'énergie négligeable, le mécanisme d'assistance ne s'active pas ou s'active peu, inversement proportionnellement à l'intensité du signal sonore.
Ce qui offre une faculté assez extraordinaire pour entendre de très faibles signaux non linéaires même dans un milieu bruyant.
Ce phénomène, associé à la temporalité et aux fréquences, permet par exemple de comprendre un peu mieux la capacité de nos cerveaux à focaliser l'attention sur une conversation dans un milieu bruyant, l'effet cocktail party.
Mais peut-être aussi que certaines distorsions pourtant mesurées en régime établi à des taux considérés comme inaudibles deviennent peut-être audible en régime musical. Ou encore que nos seuils de sensibilités aux distorsions varient avec la fréquence différemment de notre sensibilité aux dB
(29/07/2025-09:02:22)RM8Kinoshita a écrit : Salut Melba,
(28/07/2025-11:39:43)melbamel a écrit : Je trouve quand même que cette piste où nos oreilles n'auraient pas la même sensibilité aux distorsions suivant la fréquence, permettrait peut-être d'expliquer certaines non corrélation entre les mesures et la perception auditive.
Toi qui es musicien, tu dois bien connaitre le phénomène du troisième son de Tartini qui a permis de mieux comprendre la physiologie cochléaire et d'en donner le nom de canal de transduction
Réponse très rapide car c'est hors-sujet Cube : oui, ce phénomène est bien connu, sous le nom de Résultantes
A noter que curieusement il n'y a pas que l'oreille qui capte ces résultantes, mon accordeur AiryWare Tuner les visualise aussi
(ex, résultante de Do 32 Hz, obtenue en jouant simultanément en double-corde un Do 65 Hz et Sol 98 Hz sur la corde adjacente).
Il existe plein d'autres exemples, par exemple avec des tierces, mais il faut que ces dernières soient justes (non-tempérées donc)
Pour que l'effet de battement qui crée la résultante soit nettement audible.
crdt.
Effectivement suivant la formule 2.F1-F2 : 2x65Hz (F1 source) -32Hz (F2 résultante) = 98Hz (auto émission)
Ce mécanisme d'auto émission est plus utile pour les fréquences supérieures de notre audition ; les fréquences supérieures s'atténuent plus vite en migrant dans "l'espace-temps". En fait Kemp indique bien que c'est ce qui nous permet d'entendre à plus de 2Khz !
Et en plus pour écouter de la musique dans nos trop petits salons, nos oreilles/cerveaux doivent dissociés facilement l'onde directe du champs diffus de l'acoustique.
Cdlt,
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(Modification du message : 30/07/2025-12:13:24 par RM8Kinoshita.)
RE: Le troisième son
Bonsoir Melbamel,
Citation :Ce mécanisme d'auto émission est plus utile pour les fréquences supérieures de notre audition ; les fréquences supérieures s'atténuent plus vite en migrant dans "l'espace-temps". En fait Kemp indique bien que c'est ce qui nous permet d'entendre à plus de 2Khz !
Je me garderais bien de contredire Kemp, mais il me semble néanmoins que les fréquences pures supérieures à 2 kHz sont perceptibles directement par notre organe, sans intervention d'un mécanisme supplémentaire tel celui que j'avais évoqué.
Citation :melbamelEffectivement suivant la formule 2.F1-F2 : 2x65Hz (F1 source) -32Hz (F2 résultante) = 98Hz (auto émission)
Dans le cas que je décrivais, jouer un Do 65 Hz et un sol 98 Hz en même temps (une quinte) provoque le battement, et la fréquence entendue pour celui-ci est 32 Hz.
Même principe avec des quartes justes ou des tierces justes
Donc je pense que c'est diffférent de ce que tu as décrit ; )
Citation :Et en plus pour écouter de la musique dans nos trop petits salons, nos oreilles/cerveaux doivent dissociés facilement l'onde directe du champs diffus de l'acoustique.
Facilement, non, pas toujours : le cas n'est pas identique pour toutes les réflexions, nos oreilles/cerveaux sont capables de le faire uniquement pour celles se situant temporellement suffisamment éloignées du signal direct.
Ce n'est pas le cas des premières réflexions, les early, celles prenant naissance au plus proche des sources émissives, qui sont intégrées/directement assimilées au signal direct par notre organe et provoquent un effet de coloration irréversible, le son de salle
![[Image: 40652-7593cbc8a668af827da1ec06dc8fd344.j...ErtEZEp64j]](https://data2.vi-control.net/attachments/40/40652-7593cbc8a668af827da1ec06dc8fd344.jpg?hash=ErtEZEp64j)
Idéalement, toutes les réflexions sont inférieures à –15 dB en 15 à 20 ms
https://pmamagazine.org/early-reflection...o-imaging/
crdt.
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RE: Le troisième son
Résultantes, certes, mais de quoi ?
Je commencerais par bosser l'intermodulation, sa formule, et ses multiples produits.
Ce n'est qu'ensuite qu'on peut écrire...
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RE: Le troisième son
(29/07/2025-21:44:40)RM8Kinoshita a écrit : Je me garderais bien de contredire Kemp, mais il me semble néanmoins que les fréquences pures supérieures à 2 kHz sont perceptibles directement par notre organe, sans intervention d'un mécanisme supplémentaire tel celui que j'avais évoqué J'ai mal choisi le titre de ce fils avec la précipitation de son ouverture.
« Le troisième son » est aguicheur mais nous focalisons trop notre attention sur la résultante alors que ce n'est qu'une conséquence. L’intérêt se porte plutôt, au moins, dans un premier temps, au fonctionnement du mécanisme des canaux de transduction de la cochlée, une "assistance active" dont l’amplification biologique et mécanique n’est pas du tout linéaire comparée à l’amplification d'un préampli micro.
La fréquence résultante n'a pas ou très peu d'importance pour le fonctionnement de la cochlée, sa présence indique que l'oreille est relativement saine. Au mieux elle permet de mieux distinguer les fréquences à décomposer des ondes sonores complexe mais c'est peut-être une mauvaise interprétation de ma part du papier sur la découverte de Kemp.
Pour résumer ce qui intéresse dans ce papier et démontrer que ta remarque ne contredit pas KEMP :
Lorsque les Cellules Ciliées Internes (CCI) détectent des vibrations d’une intensité insuffisante pour commander l’ouverture de son canal de transduction aux nerfs auditifs, les Cellules Ciliées Externes (CCE) amplifient biologiquement et mécaniquement l'énergie par un Apport d'Oscillations Supplémentaires d'une Fréquence Voisine (que je diminue en AOSFV, c'est encore trop long  ).
Les CCI sont réceptives à une plage de fréquences d'une demi octave*, l’AOSFV permet d’apporter aux CCI, l’énergie nécessaire pour l’ouverture du canal de transduction aux nerfs auditifs.
La fonction d’amplification s’active pour les fréquences < à 50dB environ qui composent une onde sonore complexe.
Celles > à 50dB environ, n'activent donc pas l'amplification.
De même pour les stimuli auditifs répétés régulièrement même s’ils sont bien en deçà des 50dB, l’amplification s’estompe et ne s’opère que périodiquement. En effet les AOSFV s’arrêtent et s’activent périodiquement pour auto entretenir l’état « conditionnées » des CCI à être réceptifs à certaines fréquences jusqu’au prochains stimuli auditifs externe (ça tient sans problème 24h sans nouveau stimulus !).
Donc avec un sinus pur en régime établi, pas besoin "d'assistance active" ou le temps que le régime s'établisse si le sinus est de très faible intensité.
Le mécanisme actif d'assistance n’a pas que cette fonction d’amplification.
Une seconde fonction des CCE est de « trier » en amont les fréquences pour les distribuer aux CCI qui se sont « conditionnées » à la réception d'une certaine plage de fréquences sur une étendue d'une demi octave.
S'il n'y avait pas de mécanisme "d'assistance" sur une oreille saine, seules les fréquences qui ont une intensité suffisante pour ouvrir les canaux de transduction seraient transmises aux nerfs auditifs.
Les fréquences, composantes de l’onde sonore complexe qui ont peu d’énergie n’auraient pas de CCI conditionnée à leur réception, elles seraient totalement masquées au cerveau.
Et le plus souvent ce sont les fréquences supérieures, composantes d’un son complexe qui par leur longueur d’onde ont déjà été fortement réduites en intensité avec le nombre de périodes qu'elles ont réalisé le temps d'atteindre un conduit auditif.
Sans ce mécanisme d’assistances, les fréquences supérieures à 2Khz seraient ainsi très vite masquées au cerveau
Ce mécanisme a aussi ses limites au BF : L’AOSFV est limité en puissance, surtout très basses, il est insuffisant pour que la sélection et l'amplification fonctionnent correctement à ces fréquences qui atteignent l’oreille à pleine puissance d'émission dans nos salons : toutes les CCI s'ouvrent ainsi aux fréquences dominantes, les signaux plus faibles n'ont plus de canaux d'ouvert pour transmettre les stimuli auditifs aux nerfs, ça explique en partie l’effet des masques.
* Les CCI sont composées d’une centaine de stéréocils organisés en trois rangées de tailles croissantes. Les trois tailles permettent aux CCI de se conditionnées à être réceptives à une plage de fréquences qui s’étends sur une demi octave.
(29/07/2025-21:44:40)RM8Kinoshita a écrit : Facilement, non, pas toujours : le cas n'est pas identique pour toutes les réflexions, nos oreilles/cerveaux sont capables de le faire uniquement pour celles se situant temporellement suffisamment éloignées du signal direct.
Ce n'est pas le cas des premières réflexions, les early, celles prenant naissance au plus proche des sources émissives, qui sont assimilées par notre organe au signal direct et provoquent un effet de coloration irréversible, le son de salle
![[Image: 40652-7593cbc8a668af827da1ec06dc8fd344.j...ErtEZEp64j]](https://data2.vi-control.net/attachments/40/40652-7593cbc8a668af827da1ec06dc8fd344.jpg?hash=ErtEZEp64j)
Idéalement, toutes les réflexions inférieures à –15 dB pendant 15 à 20 ms
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crdt. Oui mais où veut tu en venir ?
Je cherche un rapport avec ce sujet, peut-être celui-ci : est-ce que la mesure de ces réflexions précoces, montre un taux de distorsion en corrélation aux ressentis d’écoutes ? Pour moi non et pourtant corriger les premières réflexions apportent une intelligibilité très audible.
Ou alors cette réponse était destinée aux discutions en // du fils de calculette ?
Crdlt,
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RE: Le troisième son
(30/07/2025-10:59:13)ketalar a écrit : Résultantes, certes, mais de quoi ?
2.F1-F2 : 2x65Hz (F1 source, onde sonore stimulant le conduit auditif) - 32Hz (F2 résultante mesurable dans le conduit auditif, résultante du différentiel de l'onde sonore et de l'auto émission par les CCE "AOSFV") = 98Hz ("AOSFV" auto émission par les CCE, une distorsion de l'appareil auditif utile)
Depuis les appareils de dépistage de surdité des nouveau-nés ont évolués, il y a d'autre phénomène du genre à controller
A voir c'est peut-être juste une coincidence mais la H2 de 32Hz c'est 64Hz et la H3 96Hz, c'est quand même très proche
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RE: Le troisième son
J'ai bossé la physiologie, mais j'avoue que la connaissance de celle de l'oreille interne a dû faire des progrès depuis, LOL
Mais je vais faire mon Ockham :
L'intermodulation, si on l'a bien comprise, peut expliquer simplement bien des choses. sans avoir besoin de parler d'auto-émission à une fréquence qui coïncide curieusement avec des produits d'intermodulation.
En plus, la méthodologie en audiologie est loin d'être simple...
On retrouve l'intermodulation partout en audio (et pas que... par exemple je tâte de la HF et là c'est pas triste) et je trouve qu'on n'y fait pas grande attention en hifi.
Sans parler du crosstalk entre canaux, qui est lui aussi une intermodulation.
Laquelle joue beaucoup dans l'image stéréo.
Rien que dans ce domaine on peut entendre des différences d'un ampli à l'autre.
Les constructeurs d'amplis ne sont pas toujours très diserts sur ce genre de mesures...
Dans l'église au centre du village il y a un clocher. (version moderne du rasoir d'Ockham ?)
En passant, ce serait amusant qu'un campanaire nous parle de ce qui se passe quand 2 cloches sonnent ensemble.
Idem pour les facteurs d'orgue.
Pardon pour la digression.
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RE: Le troisième son
Bonsoir Melbamel,
(30/07/2025-19:14:10)melbamel a écrit : (29/07/2025-21:44:40)RM8Kinoshita a écrit : Je me garderais bien de contredire Kemp, mais il me semble néanmoins que les fréquences pures supérieures à 2 kHz sont perceptibles directement par notre organe, sans intervention d'un mécanisme supplémentaire tel celui que j'avais évoqué J'ai mal choisi le titre de ce fils avec la précipitation de son ouverture.
« Le troisième son » est aguicheur mais nous focalisons trop notre attention sur la résultante alors que ce n'est qu'une conséquence. L’intérêt se porte plutôt, au moins, dans un premier temps, au fonctionnement du mécanisme des canaux de transduction de la cochlée, une "assistance active" dont l’amplification biologique et mécanique n’est pas du tout linéaire comparée à l’amplification d'un préampli micro.
La fréquence résultante n'a pas ou très peu d'importance pour le fonctionnement de la cochlée, sa présence indique que l'oreille est relativement saine. Au mieux elle permet de mieux distinguer les fréquences à décomposer des ondes sonores complexe mais c'est peut-être une mauvaise interprétation de ma part du papier sur la découverte de Kemp.
Pour résumer ce qui intéresse dans ce papier et démontrer que ta remarque ne contredit pas KEMP :
Lorsque les Cellules Ciliées Internes (CCI) détectent des vibrations d’une intensité insuffisante pour commander l’ouverture de son canal de transduction aux nerfs auditifs, les Cellules Ciliées Externes (CCE) amplifient biologiquement et mécaniquement l'énergie par un Apport d'Oscillations Supplémentaires d'une Fréquence Voisine (que je diminue en AOSFV, c'est encore trop long ).
Les CCI sont réceptives à une plage de fréquences d'une demi octave*, l’AOSFV permet d’apporter aux CCI, l’énergie nécessaire pour l’ouverture du canal de transduction aux nerfs auditifs.
La fonction d’amplification s’active pour les fréquences < à 50dB environ qui composent une onde sonore complexe.
Celles > à 50dB environ, n'activent donc pas l'amplification.
De même pour les stimuli auditifs répétés régulièrement même s’ils sont bien en deçà des 50dB, l’amplification s’estompe et ne s’opère que périodiquement. En effet les AOSFV s’arrêtent et s’activent périodiquement pour auto entretenir l’état « conditionnées » des CCI à être réceptifs à certaines fréquences jusqu’au prochains stimuli auditifs externe (ça tient sans problème 24h sans nouveau stimulus !).
Donc avec un sinus pur en régime établi, pas besoin "d'assistance active" ou le temps que le régime s'établisse si le sinus est de très faible intensité.
Le mécanisme actif d'assistance n’a pas que cette fonction d’amplification.
Une seconde fonction des CCE est de « trier » en amont les fréquences pour les distribuer aux CCI qui se sont « conditionnées » à la réception d'une certaine plage de fréquences sur une étendue d'une demi octave.
S'il n'y avait pas de mécanisme "d'assistance" sur une oreille saine, seules les fréquences qui ont une intensité suffisante pour ouvrir les canaux de transduction seraient transmises aux nerfs auditifs.
Les fréquences, composantes de l’onde sonore complexe qui ont peu d’énergie n’auraient pas de CCI conditionnée à leur réception, elles seraient totalement masquées au cerveau.
Et le plus souvent ce sont les fréquences supérieures, composantes d’un son complexe qui par leur longueur d’onde ont déjà été fortement réduites en intensité avec le nombre de périodes qu'elles ont réalisé le temps d'atteindre un conduit auditif.
Sans ce mécanisme d’assistances, les fréquences supérieures à 2Khz seraient ainsi très vite masquées au cerveau
Ce mécanisme a aussi ses limites au BF : L’AOSFV est limité en puissance, surtout très basses, il est insuffisant pour que la sélection et l'amplification fonctionnent correctement à ces fréquences qui atteignent l’oreille à pleine puissance d'émission dans nos salons : toutes les CCI s'ouvrent ainsi aux fréquences dominantes, les signaux plus faibles n'ont plus de canaux d'ouvert pour transmettre les stimuli auditifs aux nerfs, ça explique en partie l’effet des masques.
* Les CCI sont composées d’une centaine de stéréocils organisés en trois rangées de tailles croissantes. Les trois tailles permettent aux CCI de se conditionnées à être réceptives à une plage de fréquences qui s’étends sur une demi octave.
(29/07/2025-21:44:40)RM8Kinoshita a écrit : Facilement, non, pas toujours : le cas n'est pas identique pour toutes les réflexions, nos oreilles/cerveaux sont capables de le faire uniquement pour celles se situant temporellement suffisamment éloignées du signal direct.
Ce n'est pas le cas des premières réflexions, les early, celles prenant naissance au plus proche des sources émissives, qui sont assimilées par notre organe au signal direct et provoquent un effet de coloration irréversible, le son de salle
![[Image: 40652-7593cbc8a668af827da1ec06dc8fd344.j...ErtEZEp64j]](https://data2.vi-control.net/attachments/40/40652-7593cbc8a668af827da1ec06dc8fd344.jpg?hash=ErtEZEp64j)
Idéalement, toutes les réflexions inférieures à –15 dB pendant 15 à 20 ms
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crdt. Oui mais où veut tu en venir ?
Je cherche un rapport avec ce sujet, peut-être celui-ci : est-ce que la mesure de ces réflexions précoces, montre un taux de distorsion en corrélation aux ressentis d’écoutes ? Pour moi non et pourtant corriger les premières réflexions apportent une intelligibilité très audible.
Ou alors cette réponse était destinée aux discutions en // du fils de calculette ?
Crdlt,
C'est que tu avais inclus cela dans le 1er message :
Citation :Et en plus pour écouter de la musique dans nos trop petits salons, nos oreilles/cerveaux doivent dissociés facilement l'onde directe du champs diffus de l'acoustique.
Sans doute entièrement ma faute, mais j'ai eu l'impression que tu partais sur un terrain acoustique et non plus uniquement physiologique : onde directe, champ diffus ...
crdt.
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RE: Le troisième son
Cela fait un moment que je n'ai pas relu le Toole, mais il me semblait qu'il ne fallait pas trop s'acharner à réduire les réflections primaires.
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(Modification du message : 03/09/2025-17:32:56 par melbamel.)
RE: Le troisième son (ou comment les CCE augmentent notre acuité des sons complexes)
Comme c'est à la mode en ce moment, j'ai questionné Chat-GPT5 :
Citation :L'oreille interne est-elle plus sensible aux distorsions d'intermodulations à certaines fréquences audibles ?
Citation :Oui — et c’est même un phénomène bien documenté en psychoacoustique et en physiologie auditive. L’oreille interne, en particulier la cochlée, ne réagit pas de manière uniforme à toutes les fréquences, et cette sélectivité influence aussi la perception des distorsions d’intermodulation (IMD).
Pourquoi certaines fréquences sont plus sensibles
Organisation tonotopique de la cochlée : La membrane basilaire est « accordée » mécaniquement : sa base est plus sensible aux hautes fréquences, son apex aux basses. Cela signifie que la génération et la détection de produits de distorsion (comme les fréquences de type f₂–f₁ ou 2f₁–f₂) dépendent de la zone stimulée.
Réponse non linéaire des cellules ciliées externes : Ces cellules amplifient mécaniquement les vibrations et introduisent des non-linéarités, à l’origine des distorsions. Leur efficacité varie selon la fréquence et l’intensité du son.
Sensibilité maximale dans la zone de meilleure acuité auditive : Chez l’humain, la plage 1–4 kHz est celle où la sensibilité auditive est la plus fine. Les distorsions y sont souvent plus perceptibles, car le système auditif y a un rapport signal/bruit interne plus favorable.
Ce que montrent les mesures objectives
Les otoémissions acoustiques par produits de distorsion (DPOAE) — un test clinique — révèlent que l’oreille interne produit ces distorsions plus efficacement dans certaines bandes fréquentielles, souvent autour de 1 à 6 kHz, avec un pic de robustesse vers 2–4 kHz.
Au-delà de ~8–10 kHz, la sensibilité chute, car la mécanique cochléaire et la transduction deviennent moins efficaces.
En résumé
L’oreille interne n’est pas également sensible aux distorsions d’intermodulation sur tout le spectre audible. Elle est généralement plus sensible dans la zone médiane (1–4 kHz), là où notre audition est la plus fine, et moins sensible dans les extrêmes graves et aigus.
Elle a même généré un graphique pour illustrer la sensibilité relative de l’oreille interne aux distorsions d’intermodulation selon la fréquence audible :
Citation :
Lecture rapide du graphique
Axe horizontal : fréquence (en kHz), de 20 Hz à 20 kHz.
Axe vertical : sensibilité relative (en dB).
Courbe rouge : montre que la sensibilité est faible dans les graves (< 500 Hz), augmente fortement pour atteindre un maximum entre 1 et 4 kHz, puis redescend progressivement dans les aigus.
Interprétation
Le pic dans la zone 1–4 kHz correspond à la plage où notre oreille est la plus fine et où les cellules ciliées externes amplifient le plus efficacement les vibrations.
Dans les basses fréquences, la membrane basilaire est moins efficace pour générer et transmettre les produits de distorsion.
Dans les hautes fréquences (> 8–10 kHz), la mécanique cochléaire et la transduction perdent en efficacité, ce qui réduit la perception des distorsions.
Nota il n'y a pas d'évocation de l'amplification passive de l'oreille externe qui peut offrir une amplification d'un bon 10dB voir 20dB entre 2 et 3Khz (sommet vers 2,5Khz) suivant la direction de l'onde
https://electroacoustique.univ-lemans.fr...rain7.html
https://leovarnet.github.io/psychoac-man...terne.html
Elle a générer aussi des exemples chiffrés d'intermodulation :
Citation :Imaginons que deux sons purs soient joués en même temps :
f₁ = 900 Hz
f₂ = 1100 Hz
Ces deux fréquences sont proches et situées dans le haut‑médium. Un système (ou l’oreille elle‑même) présentant une légère non‑linéarité va générer des produits d’intermodulation :
Formule du produit, Fréquence obtenue, Commentaire
f₂ – f₁, 200 Hz, Basse fréquence, peu gênante sauf à fort niveau
f₁ + f₂, 2000 Hz, Dans la zone sensible
2f₁ – f₂, 700 Hz, Dans la zone de bonne sensibilité
2f₂ – f₁, 1300 Hz, Plein dans la zone 1–4 kHz, très audible
3f₁ – 2f₂, 500 Hz, Encore dans une zone où l’oreille est attentive
Pourquoi c’est audible
Les produits 700 Hz et 1300 Hz tombent dans la zone où notre seuil d’audition est bas et où la perception des détails est maximale.
Même s’ils sont 30 à 40 dB plus faibles que les sons originaux, ils peuvent émerger clairement, surtout dans un signal simple (notes tenues, voix isolée).
Dans un contexte musical, ces artefacts peuvent donner une sensation de « rugosité » ou de « grain » indésirable.
On peut faire le même raisonnement avec deux notes de musique : Par exemple, un La₄ (440 Hz) et un Do♯₅ (554 Hz) produiront un battement à 114 Hz et des harmoniques parasites autour de 330 Hz, 668 Hz, 994 Hz… Si l’un de ces produits tombe entre 1 et 4 kHz, il sera particulièrement repérable.
Quels autres exemples de produits d'intermodulation existent?
Il existe toute une « famille » de produits d’intermodulation, et ils ne se limitent pas aux simples f₂ – f₁ ou f₁ + f₂. Dès qu’un système est non‑linéaire, il peut générer des combinaisons plus complexes des fréquences d’entrée.
Catégories courantes de produits d’IMD
Remarque pas très explicite ce visuel
Cette carte visuelle montre, pour deux fréquences fondamentales f₁ = 1 kHz et f₂ = 1,2 kHz, tous les produits d’intermodulation jusqu’à l’ordre 5, placés à leur position exacte dans le spectre audible.
Comment la lire :
Les deux cercles bleus au centre représentent les fréquences originales.
Les cercles noirs autour sont les produits d’intermodulation calculés selon la formule générale m·f₁ ± n·f₂ (avec m et n entiers, m + n ≤ 5).
À gauche, on trouve les produits en dessous des fondamentales (différences et combinaisons qui donnent des fréquences plus basses).
À droite, les produits au-dessus des fondamentales (sommes et combinaisons qui donnent des fréquences plus hautes).
Plus on monte dans l’ordre (3ᵉ, 4ᵉ, 5ᵉ…), plus l’amplitude réelle de ces produits est faible, mais ils peuvent rester audibles s’ils tombent dans la zone de sensibilité maximale de l’oreille (1–4 kHz).
Ce genre de carte est très utile pour :
Diagnostiquer la distorsion dans un système audio ou un instrument. Prédire quelles fréquences parasites risquent d’être gênantes.
Comprendre pourquoi certaines distorsions sont plus audibles que d’autres.
tableau récapitulatif des produits d’intermodulation jusqu’au 5ᵉ ordre pour f₁ = 1 kHz et f₂ = 1,2 kHz.
Clés de lecture :
Ordre = m + n dans la combinaison m·f₁ ± n·f₂.
Les produits de différence (à gauche du spectre) sont souvent plus gênants dans les graves car ils peuvent tomber dans une zone où l’oreille est moins sensible, mais ils peuvent créer un battement perceptible.
Les produits de somme (à droite) peuvent se superposer à d’autres harmoniques et colorer le son.
Plus l’ordre est élevé, plus l’amplitude est faible… mais pas toujours négligeable dans un système audio de précision.
Points à retenir
Ordre : plus la somme m + n est élevée, plus le produit est d’ordre élevé et généralement faible en amplitude.
Audibilité : un produit faible peut devenir gênant s’il tombe dans la plage 1–4 kHz ou s’il interfère avec des harmoniques musicales.
Symétrie : les produits apparaissent de part et d’autre des fréquences originales, un peu comme des « miroirs » autour d’elles.
Enfin pour pousser un peu sur le fonctionnement des cellules ciliés externes :
Citation :Peux tu me détailler les fonctions des cellules ciliés externes de l'oreille interne ?
Citation :Absolument — les cellules ciliées externes (CCE) de l’oreille interne sont de véritables “micro-amplificateurs biologiques” logés dans la cochlée, et leur rôle est aussi fascinant que crucial pour notre audition.
Localisation et structure
Elles se trouvent dans l’organe de Corti, alignées en trois rangées le long de la membrane basilaire.
Chaque CCE possède 60 à 100 stéréocils (petits cils rigides) à son sommet.
Elles contiennent une protéine clé : la prestine, qui leur permet de changer rapidement de longueur.
Fonctions principales
1. Amplification cochléaire
Les CCE peuvent se contracter et s’allonger à grande vitesse en réponse aux vibrations sonores.
Cette contraction mécanique renforce le mouvement de la membrane basilaire, ce qui augmente l’amplitude des vibrations transmises aux cellules ciliées internes (CCI).
Résultat : notre oreille devient beaucoup plus sensible, capable de détecter des sons très faibles.
2. Affinage de la sélectivité fréquentielle
Les CCE agissent comme un filtre actif : elles amplifient sélectivement les vibrations correspondant à une fréquence précise et atténuent les autres.
Cela permet de distinguer clairement deux sons proches en fréquence (par exemple deux notes voisines jouées en même temps).
3. Rôle dans la dynamique auditive
Elles adaptent leur réponse selon l’intensité du son : amplification maximale pour les sons faibles, mais moins d’amplification pour les sons forts.
Ce mécanisme contribue à préserver l’oreille des surcharges sonores.
Fragilité et importance clinique
Les CCE sont très sensibles aux traumatismes sonores, aux médicaments ototoxiques et au vieillissement.
Leur destruction entraîne une perte de sensibilité et une diminution de la discrimination fréquentielle, même si les CCI sont intactes.
Les tests d’émissions otoacoustiques (sons faibles produits par les CCE elles-mêmes) permettent de vérifier leur bon fonctionnement.
En résumé : Les cellules ciliées externes ne “perçoivent” pas directement le son — elles préparent le terrain pour que les cellules ciliées internes puissent le transmettre au cerveau avec précision et sensibilité. Sans elles, notre audition serait beaucoup moins fine et plus sourde aux sons faibles.
C'est assez complet même si j'ai trouvé quelques informations plus poussées sur le net comme celle-ci qui n'est pas des moindres : "Les cellules ciliées externes sont des cellules contractiles activées par le système efférent (i.e. dont la "contraction" est commandée par le système nerveux)."
Ou simplement que les oscillation de la membrane basilaire décompose en gamme de fréquences grossières (environ une demi octaves) et plus les fréquences sont élevées, plus c'est grossier (étendu en gamme). Et donc que l'oreille active (les oto-émissions d'IMD des CCE) acquière de la dextérité avec les entrainements à l'écoute.
Citation :
Visuel qui illustre pas à pas le trajet du son depuis l’extérieur de l’oreille jusqu’au cerveau :
Oreille externe
Le pavillon capte les ondes sonores et les dirige dans le conduit auditif.
Les vibrations atteignent le tympan.
Oreille moyenne
Le tympan vibre et met en mouvement la chaîne des trois osselets (marteau, enclume, étrier).
L’étrier transmet ces vibrations à la fenêtre ovale de la cochlée.
Oreille interne – Cochlée
Les vibrations se propagent dans le liquide cochléaire, faisant onduler la membrane basilaire.
Les cellules ciliées externes amplifient mécaniquement le mouvement.
Les cellules ciliées internes transforment ce mouvement en signaux électriques.
Nerf auditif
Les signaux électriques voyagent le long des fibres nerveuses jusqu’au tronc cérébral.
Cerveau
Les signaux sont traités dans le cortex auditif, où ils sont interprétés comme des sons, des paroles ou de la musique.
allons plus loin et voyons comment ton oreille agit comme une véritable chaîne de traitement audio naturelle
1. Capture et focalisation du signal
Pavillon : comme un entonnoir acoustique, il capte les ondes sonores et accentue certaines fréquences (notamment autour de 2–5 kHz, utiles pour la parole).
Conduit auditif : agit comme un petit résonateur qui amplifie légèrement ces fréquences.
2. Conversion en vibrations mécaniques
Tympan : transforme l’énergie acoustique en vibrations mécaniques.
Osselets : amplifient la pression sonore (environ ×20) pour compenser la perte d’énergie lors du passage de l’air au liquide de la cochlée.
3. Transmission dans un milieu liquide
Étrier : pousse sur la fenêtre ovale, créant des ondes dans le liquide cochléaire.
Membrane basilaire : vibre différemment selon la fréquence (les sons aigus stimulent la base, les graves l’extrémité).
4. Transduction en signal électrique
Cellules ciliées externes : amplifient et affinent la réponse mécanique (comme un égaliseur dynamique).
Cellules ciliées internes : convertissent les vibrations en influx nerveux via la libération de neurotransmetteurs.
5. Décodage et interprétation
Nerf auditif : transmet un signal codé en impulsions électriques.
Tronc cérébral : analyse la localisation et la synchronisation.
Cortex auditif : recompose le spectre sonore, reconnaît les voix, la musique, les bruits familiers.
En résumé : L'oreille ne se contente pas de “recevoir” le son, elle le filtre, l’amplifie, le décompose par fréquence, puis le convertit en un langage électrique que le cerveau sait lire.
D'autres questions pour essayer d'en soutirer les suppositions du fonctionnement des CCE que j'ai pu glanées sur le net et qui reste encore un peu obscure, mais elle brode en tournant autour du pot :
Citation :pourquoi les produits de distorsion comme f₂–f₁ ou 2f₁–f₂ sont plus audibles dans cette zone médiane
Citation :Les produits de distorsion comme f₂ – f₁ ou 2f₁ – f₂ sont plus audibles dans la zone médiane (environ 1–4 kHz) pour des raisons à la fois physiologiques et psychoacoustiques, et cette propriété est exploitée en audiologie clinique, notamment dans les tests d’otoémissions acoustiques par produits de distorsion (DPOAE).
Pourquoi ils sont plus audibles dans la zone médiane :
Sensibilité maximale de l’oreille humaine
Les courbes isosoniques montrent que notre seuil auditif est le plus bas entre 1 et 4 kHz.
Dans cette plage, même un produit de distorsion de faible amplitude peut dépasser le bruit interne de l’oreille.
Amplification active des cellules ciliées externes :
Les CCE amplifient mécaniquement les vibrations de la membrane basilaire, surtout dans cette zone médiane.
Cette amplification augmente aussi la génération de produits de distorsion, en particulier le 2f₁ – f₂, qui est le plus fort chez les mammifères.
Correspondance avec la zone critique de la parole :
Les fréquences clés pour la compréhension de la parole se trouvent dans cette bande.
Le cerveau y consacre plus de ressources, ce qui rend les artefacts plus perceptibles.
Position cochléaire optimale
La mécanique de la membrane basilaire et la résonance locale favorisent la détection des produits qui tombent dans cette zone.
Utilisation en audiologie clinique
Les audiologistes exploitent cette sensibilité dans les tests de DPOAE :
Principe : On envoie simultanément deux sons purs (f₁ et f₂) dans l’oreille via une sonde. L’oreille interne, si ses CCE fonctionnent bien, génère des produits de distorsion mesurables, notamment 2f₁ – f₂.
En résumé : Les produits de distorsion sont plus audibles dans la zone médiane car c’est là que l’oreille est la plus sensible, que les CCE amplifient le plus, et que le cerveau est le plus attentif. En clinique, cette propriété est utilisée pour tester la santé cochléaire de manière non invasive et très fiable.
Citation :Les cellules ciliées externes sont-elles des cellules contractiles activées par le système efférent ?
Citation :Oui. Les cellules ciliées externes (CCE) de la cochlée sont bien des cellules électromotiles — c’est-à-dire contractiles — et leur activité est modulée par le système efférent médian issu du tronc cérébral2.
Mécanisme
Électromotilité : Les CCE possèdent une protéine membranaire spécifique, la prestine, qui change de conformation en fonction du potentiel électrique de la cellule. Cela provoque un raccourcissement ou un allongement de la cellule à chaque cycle sonore.
Rôle : Cette contraction rapide amplifie mécaniquement les vibrations de la membrane basilaire, augmentant la sensibilité et la sélectivité fréquentielle de l’oreille interne.
Commande efférente : Les fibres efférentes médianes (principalement cholinergiques) se terminent directement sur les CCE. Leur activation modifie la motilité des CCE, agissant comme un contrôle de gain :
Diminution de l’amplification cochléaire en environnement bruyant (protection)
Ajustement fin de la dynamique auditive
Intérêt fonctionnel
Protection contre les sons intenses (réflexe olivo-cochléaire médian)
Amélioration du rapport signal/bruit en modulant la réponse aux sons faibles
Contribution à la sélectivité fréquentielle et à la perception dans le bruit
En résumé : Les CCE sont bien des cellules contractiles, mais leur contraction n’est pas déclenchée directement par le son via le système efférent. Le son provoque leur électromotilité, et le système efférent agit comme un régulateur qui module cette réponse pour optimiser ou protéger l’audition.
On pousse encore un peu :
Citation :Peux-tu expliquer davantage le rôle des CCE ?
Citation :Oui — approfondissons vraiment le rôle des cellules ciliées externes (CCE) dans l’audition, car elles sont bien plus que de simples “capteurs” : ce sont de véritables acteurs actifs de la mécanique cochléaire.
1. Amplificateurs mécaniques intégrés
Les CCE possèdent la prestine, une protéine qui leur permet de se contracter et de s’allonger à très haute vitesse en réponse à des variations de potentiel électrique.
Cette électromotilité amplifie localement les vibrations de la membrane basilaire.
Résultat : les sons faibles deviennent détectables et les sons proches en fréquence sont mieux séparés.
2. Affinage de la sélectivité fréquentielle
Chaque CCE est “accordée” à une fréquence précise selon sa position dans la cochlée (tonotopie).
En amplifiant sélectivement les vibrations correspondant à leur fréquence de résonance, elles agissent comme un égaliseur biologique ultra-précis.
Cela permet de distinguer deux notes très proches ou de comprendre une voix dans un environnement bruyant.
3. Contrôle dynamique via le système efférent
Les CCE reçoivent des fibres nerveuses efférentes issues du tronc cérébral (système olivo-cochléaire médian).
Ce “retour” nerveux ajuste leur gain :
Réduction de l’amplification en environnement bruyant (protection)
Optimisation de la perception des signaux utiles dans le bruit
C’est un peu comme un compresseur/limiteur intégré à l’oreille.
4. Contribution à la perception fine et au confort auditif
Sans CCE, l’audition perd environ 40 à 60 dB de sensibilité.
La discrimination fréquentielle se dégrade fortement, rendant la parole difficile à comprendre, surtout dans le bruit.
Elles participent aussi à la génération des otoémissions acoustiques (sons faibles mesurables dans le conduit auditif), utilisées en clinique pour tester leur bon fonctionnement.
? En résumé : Les CCE sont à la fois des amplificateurs, des filtres, et des régulateurs. Elles transforment la cochlée d’un simple récepteur passif en un système actif, finement réglé, capable de détecter des sons extrêmement faibles et de séparer des fréquences très proches.
La génération des otoémissions acoustiques (que j'avais dénommer AOSFV précédemment) est relativement constante avec un signal musicale complexe très variant, les appareils de DPOAE ne font que provoquer le "reflexe". Il y a bien plus qu'un reflexe conditionné car sur un signal établi ou répétitif, les otoémissions acoustiques deviennent ponctuelles (Voir msg précédent) :
Citation :La fonction d’amplification s’active pour les fréquences < à 50dB environ qui composent une onde sonore complexe.
Celles > à 50dB environ, n'activent donc pas l'amplification.
De même pour les stimuli auditifs répétés régulièrement même s’ils sont bien en deçà des 50dB, l’amplification s’estompe et ne s’opère que périodiquement. En effet les AOSFV s’arrêtent et s’activent périodiquement pour auto entretenir l’état « conditionnées » des CCI à être réceptifs à certaines fréquences jusqu’au prochains stimuli auditifs externe (ça tient sans problème 24h sans nouveau stimulus !).
Enfin bon ça apporte quelques précisions quand même mais si je ne m'étais pas documenter au préalable ces dernières semaines, pas sûr que j'en aurais appris autant en utilisant uniquement ChatGPT.
Cdlt,
Salon: Triangles Signature Delta, préampli Topping A70 Pro, 2 Amplis Toppings LA90D en mode bridgés, miniPC Daphile fanless optimisé audio, Dac Topping D90SE, Project X1/AT-OC9XSH, Rega P6/DV 10MKII LOW, préampli Musical Fidelity M6x Vinyl. commutation vers HC ampli Marantz, suround triangle Genèse trio, centrale Focal Chora provisoire
Terrasse couverte: Focal CUSTOM OD 108, sub Cambridge Minx 201, préampli Topping PRE90, 2 amplis Topping LA90 en mode bridgés, MiniPC Daphile fanless, DAC R2R DIY
chambre: Nvidia TVshield 2017, Airpulse A80 active, Sub Canton
Et en cour d'élaboration : enceintes 3 voies, 4hps, Beyma TPL200/10MCF400nd, 2xDavis 31TCA12. Filtrage numérique DIY Dac R2R
Messages : 697
Sujets : 4
Inscription : 21/01/2026
enregistré
25/01/2026-17:59:21
(Modification du message : 25/01/2026-19:44:17 par lamouette.)
RE: Le troisième son (ou comment les CCE augmentent notre acuité des sons complexes)
Bonsoir à tous
Melbamel, que penses tu de cette interprétation de l'oreille numérique? Au sens de l'oreille physiologiquement numérique au niveau cochléaire?
Elle me parait cohérente , elle remet un peu aussi en question certaines théories qui pourraient être insuffisantes.
12 pages
https://www.futura-sciences.com/sante/do...31/page/2/
et par analogie pourquoi au travers d'un échantillonage cochléaire le système d'interpétation auditif ne pourrait pas reconnaitre des schémas à l'image de ceux ci reproduits sur la surface tectoriale?
vibrations d'une table d'harmonie de guitare:
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