Qualité des graves sur un ampli
RE: Qualité des graves sur un ampli
(18/03/2025-18:27:26)jacquese a écrit : Hello calculette,
Mais la différence est majeure pour beaucoup d'entre nous.

Inexplicable ! 
Sur mélaudia rubrique/ musique / vinyle vs digital nous avons pu faire des écoutes comparatives de beaucoup d’œuvres  et dans certains cas le vinyle et le digital sont quasi indiscernables .
Pourtant le signal d'origine mécanique est traité par beaucoup de transistors (ou d'amplis OP) différemment du signal numérique qui est traité par une lecture optique et un DAC avec là encore plein de transistors et amplis OP.
Le vinyle ramollit avec la température donc une différence majeure pourrait apparaître et......... même pas !
Vous constatez que le seul maillon qui aurait une différence majeure serait l'ampli.
Lui aussi est composé de transistors qui jusqu'à l'étage de sortie et ils ne chauffent pas plus que ceux du RIAA ou du DAC donc finalement il n'y aurait que le push pull de sortie qui serait concerné mais là encore un Classe AB à un niveau domestique ça ne chauffe pas beaucoup.

Il va falloir se contenter de l'irrationnel, vouloir trouver à tout prix une explication technologique à ce phénomène c'est encore plus hasardeux que d'avoir trouvé la mémoire de l'eau pour expliquer scientifiquement les pouvoirs de l’homéopathie.


Denis,
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RE: Qualité des graves sur un ampli
(18/03/2025-18:27:26)jacquese a écrit : Hello calculette,
Mais la différence est majeure pour beaucoup d'entre nous.
Petit aparté sur l'aspect technique : Je ne pense pas que ce soit vraiment la température  des semiconducteurs au début ou 30 minutes après qui dira si c'est musical ou pas mais le gradient de cette température. La température d'un transistor impacte principalement son Vbe. Si le gradient de température est non nul, celui de Vbe est non nul, ce qui correspond à un transcient TBF. Or le Vbe se superpose toujours au signal traité au cœur des circuits. Ce gradient est donc un signal superposé TBF. Amusez-vous, au simulateur électronique, à superposer un sinus pur et un signal TBF. Vous allez voir que le signal résultant embarque une distorsion harmonique dont le spectre couvre au moins les 10 premières harmoniques. Au final, le gradient de température crée de la distorsion thermique. Ce qui est importe ce n'est pas la température mais le fait qu'elle soit stabilisée.
Bonjour Jacques
Remember Gérard Perrot (Héphaïstos) ? Ça fait plaisir !  Smile
Les mathématiques sont l'art de donner le même nom à des choses différentes. (Henri Poincaré)
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RE: Qualité des graves sur un ampli
(20/03/2025-15:02:03)6336A a écrit :
(18/03/2025-18:27:26)jacquese a écrit : Hello calculette,
Mais la différence est majeure pour beaucoup d'entre nous.
Petit aparté sur l'aspect technique : Je ne pense pas que ce soit vraiment la température  des semiconducteurs au début ou 30 minutes après qui dira si c'est musical ou pas mais le gradient de cette température. La température d'un transistor impacte principalement son Vbe. Si le gradient de température est non nul, celui de Vbe est non nul, ce qui correspond à un transcient TBF. Or le Vbe se superpose toujours au signal traité au cœur des circuits. Ce gradient est donc un signal superposé TBF. Amusez-vous, au simulateur électronique, à superposer un sinus pur et un signal TBF. Vous allez voir que le signal résultant embarque une distorsion harmonique dont le spectre couvre au moins les 10 premières harmoniques. Au final, le gradient de température crée de la distorsion thermique. Ce qui est importe ce n'est pas la température mais le fait qu'elle soit stabilisée.
Bonjour Jacques
Remember Gérard Perrot (Héphaïstos) ? Ça fait plaisir !  Smile

Bonjour, 
Bonne explication physique à laquelle je souscris pleinement. 
Il faut selon moi ajouter en second le temps de pleine stabilisation en température des diodes, et peut-être aussi des capas principales de l'alimentation, peut-être pas pour leur comportement au premier ordre (la valeur de C) mais pour la stabilisation toutes les composantes parasites qui les différencient d'un composant parfait, une capa idéalisée, et contribuent aux aspects indésirables des alimentations influençant le son d'un amplificateur audio.

A ce sujet, cela fait longtemps que je n'ai pas fait fonctionner mon Monstre 8W sur deux batteries de voiture, mais il me semble qu'il atteignait plus vite son optimal sonore que lorsqu'il était alimenté classiquement. Quelqu'un a t'il fait le même constat ?

Cordialement,
Christian
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RE: Qualité des graves sur un ampli
Bonjour

Je ne vais pas répéter ce qu'a dit Jacquèse un peu plus haut, c'est à dire que la température des composants d'un ampli n'a pas beaucoup d'importance, à partir du moment où elle est stable.
Le plus critique c'est le courant de repos, notamment en classe AB (ou B selon la définition). Ce courant doit avoir une valeur optimale (Cf. Critères d'Oliver), et qui lui dépend de la température des transistors de puissance (IE = ICBO e^q Vbe/k T) (c'est moins sensible dans le cas de Mosfet). C'est pourquoi tous les concepteurs d'ampli définissent ce courant optimal lorsque la température est stable. Le temps nécessaire à cette stabilisation dépend de l'inertie thermique des ces transistors, montés sur leurs radiateurs, il n'y a donc pas de règle généralisable.
Laisser un ampli en température tout le temps réduirait la durée de vie des condensateurs électrolytiques.
En revanche, personne n'a abordé les conséquences de la montée en température du haut parleur (?). En effet, les paramètres T&S varient en fonction de la température (par exemple la fréquence de résonance d'un HP baisse avec une montée de la température de sa bobine mobile). A mon avis cet effet sur le HP (de grave notamment), est bien plus significatif que la température intrinsèque des composants de l'ampli.

Cdlt

Edit: les transistors d'un étage différentiel, tout comme ceux d'un miroir de courant doivent être couplés thermiquement. Si un écart de température intervenait entre eux, cela générerait un déséquilibre des courants dans chaque branche, faisant apparaitre une tension d'offset en sortie (sans servoDC)
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RE: Qualité des graves sur un ampli
(17/03/2025-10:33:15)calculette a écrit : Bonjour,
Pour établir qu'il y a une différence audible chaud/froid il faut 2 amplis exactement identiques qu'on a comparé préalablement à froid et à chaud puis ensuite les comparer l'un froid avec l'autre chaud...... mais qui va faire cela ????
Il est impossible de comparer un seul ampli avec lui même 30 minutes plus tard quand il sera chaud puis de revenir en arrière quand il est redevenu froid  !
Pour qu'une telle comparaison  fonctionne il faudrait une différence majeure et non une différence subtile si elle existe.
Denis

Bonjour,

je l'ai fait plus d'une fois et pas uniquement avec des amplis. Le son peut évoluer sur une période de 3 jours, nettement sur les 1ères 24H et plus subtilement après.

joël
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RE: Qualité des graves sur un ampli
(18/03/2025-18:27:26)jacquese a écrit : Hello calculette,
Mais la différence est majeure pour beaucoup d'entre nous.
Petit aparté sur l'aspect technique : Je ne pense pas que ce soit vraiment la température  des semiconducteurs au début ou 30 minutes après qui dira si c'est musical ou pas mais le gradient de cette température. La température d'un transistor impacte principalement son Vbe. Si le gradient de température est non nul, celui de Vbe est non nul, ce qui correspond à un transcient TBF. Or le Vbe se superpose toujours au signal traité au cœur des circuits. Ce gradient est donc un signal superposé TBF. Amusez-vous, au simulateur électronique, à superposer un sinus pur et un signal TBF. Vous allez voir que le signal résultant embarque une distorsion harmonique dont le spectre couvre au moins les 10 premières harmoniques. Au final, le gradient de température crée de la distorsion thermique. Ce qui est importe ce n'est pas la température mais le fait qu'elle soit stabilisée.

Bonjour Jacques,

complet d'accord avec le gradient de température et l'autoéchauffement ! Mais les constantes de temps thermiques ne sont pas compatibles avec les heures nécessaires à la stabilisation de la qualité du son. A mon avis l'effet en jeu n'est pas thermique, peut être des polarisations dans les diélectriques...

joël
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RE: Qualité des graves sur un ampli
(20/03/2025-18:59:45)jsilvestre a écrit :
(18/03/2025-18:27:26)jacquese a écrit : Hello calculette,
Mais la différence est majeure pour beaucoup d'entre nous.
Petit aparté sur l'aspect technique : Je ne pense pas que ce soit vraiment la température  des semiconducteurs au début ou 30 minutes après qui dira si c'est musical ou pas mais le gradient de cette température. La température d'un transistor impacte principalement son Vbe. Si le gradient de température est non nul, celui de Vbe est non nul, ce qui correspond à un transcient TBF. Or le Vbe se superpose toujours au signal traité au cœur des circuits. Ce gradient est donc un signal superposé TBF. Amusez-vous, au simulateur électronique, à superposer un sinus pur et un signal TBF. Vous allez voir que le signal résultant embarque une distorsion harmonique dont le spectre couvre au moins les 10 premières harmoniques. Au final, le gradient de température crée de la distorsion thermique. Ce qui est importe ce n'est pas la température mais le fait qu'elle soit stabilisée.

Bonjour Jacques,

complet d'accord avec le gradient de température et l'autoéchauffement ! Mais les constantes de temps thermiques ne sont pas compatibles avec les heures nécessaires à la stabilisation de la qualité du son. A mon avis l'effet en jeu n'est pas thermique, peut être des polarisations dans les diélectriques...

joël

Bonjour Joel,
Si tu prends la constante thermique du transistor seul oui. Mais il faut prendre celle du transistor couplé à son radiateur, le radiateur modifiant la température de la puce (heureusement, vu qu'il est fait pour cela). Donc c'est la constante thermique transistor + puce qui va jouer. C'est la même que celle qui fait passer l'ensemble de "froid" à "chaud" au démarrage en de longues minutes.
Jacques
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RE: Qualité des graves sur un ampli
(20/03/2025-20:26:16)jacquese a écrit : Si tu prends la constante thermique du transistor seul oui. Mais il faut prendre celle du transistor couplé à son radiateur, le radiateur modifiant la température de la puce (heureusement, vu qu'il est fait pour cela). Donc c'est la constante thermique transistor + puce qui va jouer. C'est la même que celle qui fait passer l'ensemble de "froid" à "chaud" au démarrage en de longues minutes.
Jacques

De longues minutes mais pas de longues heures ni des jours . Pour l'autoéchauffement c'est un peu plus compliqué, il faudrait considérer les différentes capacités thermiques couplées par des résistances thermiques, la capacité thermique de la puce, la Rth jonction-boitier, la Cth boitier la Rth boitier radiateur, la Cth radiateur et la Rth radiateur-ambiant. Avec des constantes de temps et gradients très différents. 

joël
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RE: Qualité des graves sur un ampli
(20/03/2025-08:13:31)calculette a écrit :
(18/03/2025-18:27:26)jacquese a écrit : Hello calculette,
Mais la différence est majeure pour beaucoup d'entre nous.

Inexplicable ! 
Sur mélaudia rubrique/ musique / vinyle vs digital nous avons pu faire des écoutes comparatives de beaucoup d’œuvres  et dans certains cas le vinyle et le digital sont quasi indiscernables .
Pourtant le signal d'origine mécanique est traité par beaucoup de transistors (ou d'amplis OP) différemment du signal numérique qui est traité par une lecture optique et un DAC avec là encore plein de transistors et amplis OP.
Le vinyle ramollit avec la température donc une différence majeure pourrait apparaître et......... même pas !
Vous constatez que le seul maillon qui aurait une différence majeure serait l'ampli.
Lui aussi est composé de transistors qui jusqu'à l'étage de sortie et ils ne chauffent pas plus que ceux du RIAA ou du DAC donc finalement il n'y aurait que le push pull de sortie qui serait concerné mais là encore un Classe AB à un niveau domestique ça ne chauffe pas beaucoup.

Il va falloir se contenter de l'irrationnel, vouloir trouver à tout prix une explication technologique à ce phénomène c'est encore plus hasardeux que d'avoir trouvé la mémoire de l'eau pour expliquer scientifiquement les pouvoirs de l’homéopathie.


Denis,

Ah ! bon ?  je soupçonne un problème d'ouïe ou enceintes ?  Huh

je reconnais une charrue et son vinyle sur les plus mauvais amplis et enceintes du monde, même avec un HP à grenaille !! 

cdt.
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RE: Qualité des graves sur un ampli
Bonjour à tous,

Pour amener un peu d'eau à votre moulin, j'ai souvenir , lorsque je collaborais avec "Ecrin de France" à Lille, d'un ampli Edge 
(dont Eric Paillot en était l'importateur exclusif), dont la particularité était d'utiliser des transistors de puissance avec réglage de bias assuré en temps réel, ou plutôt à la vitesse de la lumière, par un laser dont l'intensité varait en fonction de l'amplitude du signal audio à transcrire

Voici ce qui avait été écrit en substance à propos de cette inovation:
Cet amplificateur a les aptitudes d'un caméléon, avec une esthétique qui évolue en fonction de son environnement et donc ici de la source musicale.

Belle journée

JR
Je ne suis spécialiste de rien mais, je fais tout un peu très bien...


Parler est une nécessité, écouter est un art.

Le son étant la matière même de la Musique, il est de notre devoir de le perfectionner et de l'ennoblir.

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