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#31
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#32
RE: La contre-réaction a contrario
(23/04/2024-10:49:47)œdicnème a écrit : la tension (mesurée en volts) à la sortie de l’amplificateur
opérationnel sera égale au courant
(mesuré en ampères)

Une tension égale à un courant ?

Bonjour,
https://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_d%27Ohm
U=R*I,
pour R=1, U=I

C'est le principe de la résistance shunt de 1 ohm montée en série dans un circuit qui permet de lire directement I en mesurant U a ses bornes.
"Un groupe de loups, c'est une horde. Un groupe de vaches, c'est un troupeau. Un groupe d'hommes, c'est souvent une bande de ..."

"Celui qui ne porte sa moralité que comme son meilleur vêtement ferait mieux d'être nu."
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#33
RE: La contre-réaction a contrario
(24/04/2024-09:03:24)Greg Lagarrigue a écrit : https://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_d%27Ohm
U=R*I,
pour R=1, U=I
C'est le principe de la résistance shunt de 1 ohm montée en série
dans un circuit qui permet de lire directement I en mesurant U a ses bornes.

Ce calcul est exact mais il ne représente pas
le véritable phénomène physique.

Quel que soit un courant, il est issu d'une tension.
C'est la loi qu'a énoncée Ohm.

Considérons un amplificateur "idéal" à impédance de sortie nulle
délivrant une tension U et sa charge RL.

Le courant dans la charge I1 est
I1 = U /RL

Ajoutons une résistance RS en série avec RL
La résistance de charge de l'amplificateur devient RS+RL

Le courant délivré par l'amplificateur est
I2 = U / (RS+RL)

La tension aux bornes de RS se calcule par cette opération
Urs = I2 * RS

Mais le véritable phénomène physique est la tension
aux bornes de RS qui détermine le courant dans RS.
On a affaire à un diviseur de tension

                  RS
Urs = U * -----------   
                RS + RL

On parle de champ électrique.

La tension en sortie de l'amplificateur existe même
en l'absence de charge. La tension ne dépend pas
du courant débité. [*]

En réalité, l'amplificateur montre le plus souvent
une légère chute de tension si on lui présente une charge.
La simple raison en est qu'il présente une légère résistance
et impédance en sortie.

Plus étonnant. En se servant de la tension aux bornes
de la résistance Rs ci-dessus et en l'appliquant en contre-réaction
positive, on obtient une élévation de tension aux bornes
de la charge !

[*] A ce jour, je n'ai trouvé aucun exemple qui pouvait contredire
de tels propos sur les relations  entre tensions et courants. 
Même avec les supra-conducteurs : qu'est-ce qui commence 
à y faire circuler du courant ?  
J'ai posé la question à mes contestataires.
Pour l'instant, silence

Mes convictions se sont élaborées entre autres, ici

http://amasci.com/miscon/maxwell.html

J'y ajouterai qu'elles se réfléchissent sur le fonctionnement
des transistors bipolaires qui se commandent en tension et
non en courant. Là, il y a quantité de preuves solides...
un courant ne commande pas un autre courant.
Répondre
#34
RE: La contre-réaction a contrario
Bonjour,

Il y a aux États Unis des professeurs qui se donnent vraiment du mal pour publier des livres en « Open Text » et les rendre ainsi accessibles à tous.

Ce sont des ouvrages à destination des étudiants et relus par des pairs et qui sont donc destinés à être le socle d’un savoir scientifique.

Voilà ce qui est disponible en « Electrical Engineering »
https://open.umn.edu/opentextbooks/subjects/electrical

Dont deux tomes « Electromagnetics »
https://open.umn.edu/opentextbooks/textb...tics-vol-1
https://open.umn.edu/opentextbooks/textb...tics-vol-2

.pdf   Electromagnetics_Vol1_screen-reader-friendly.pdf (Taille : 9,87 Mo / Téléchargements : 109)

.pdf   Electromagnetics_Vol2.pdf (Taille : 5,35 Mo / Téléchargements : 126)

Amitiés
Alain
Répondre
#35
RE: La contre-réaction a contrario
(24/04/2024-13:24:03)Audaxix a écrit : Bonjour,

Il y a aux États Unis des professeurs qui se donnent vraiment du mal pour publier des livres en « Open Text » et les rendre ainsi accessibles à tous.

Ce sont des ouvrages à destination des étudiants et relus par des pairs et qui sont donc destinés à être le socle d’un savoir scientifique.

Voilà ce qui est disponible en « Electrical Engineering »
https://open.umn.edu/opentextbooks/subjects/electrical

Dont deux tomes « Electromagnetics »
https://open.umn.edu/opentextbooks/textb...tics-vol-1
https://open.umn.edu/opentextbooks/textb...tics-vol-2



Amitiés
Alain

Merci Alain

Comme on le voit dans ce livre et ici https://www.studocu.com/row/document/uni...e/48689665 , il y a bien deux domaines associés, l’électrostatique, avec des charges fixes mesurées en Volts portées à un potentiel, et l’electrocinétique,  oû ces charges se déplacent au sein d’un champ électrique, créant ainsi un courant pour lequel la loi d’ohm associe tension et intensité. La charge fixe précède bien son déplacement...
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#36
RE: La contre-réaction a contrario
Oecdinème a écrit :On parle de champ électrique.
Tel que tu en parles, il y a confusion. Wikipédia pourra sans doute te renseigner.

Oecdinème a écrit :A ce jour, je n'ai trouvé aucun exemple qui pouvait contredire
de tels propos sur les relations entre tensions et courants.
Même avec les supra-conducteurs : qu'est-ce qui commence
à y faire circuler du courant ?
Tu n'as toujours pas compris qu'en l'absence de charges électrique, il n'y a aucune possibilité de mesurer une tension. C'est la présence de ces charges, dont la plus élémentaire est celle de l'électron, qui permettent l'apparition d'une différence de potentiel et donc la circulation d'un courant. L'élément majeur est donc la présence de charges électriques.
"Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile est un régal de fin gourmet"
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#37
RE: La contre-réaction a contrario
Bonjour

Citation :On parle de champ électrique.
Je ne comprends pas ce que le champ électrique vient faire dans l’histoire du diviseur de tension…
Tout comme la classe B et C, nous n’avons pas les mêmes définitions…
Un champ électrique est la zone d’influence où une charge électrique peut en influencer une autre, qui nous amène directement vers la loi de Coulomb et la charge des particules.

Citation :La tension en sortie de l'amplificateur existe même
en l'absence de charge. La tension ne dépend pas
du courant débité.
La tension aux bornes d’une pile électrique existe, celles aux bornes d’un générateur ou une prise secteur existent.
Le problème est que pour prouver qu’elle existe, il faut pouvoir mesurer la différence de potentiel entre les deux bornes. Pour cela, il faut un déplacement des charges électriques (qui n’a rien à voir avec le champ électrique). Et on a rien trouvé de mieux qu’une résistance, d’aussi grande valeur soit-elle, pour mesurer ledit déplacement.
Lorsque tu écris "la tension ne dépend pas du courant débité", la chose prête largement en confusion, surtout lorsque l’on parle d’amplificateur. Si tu branches un petit amplificateur sur des panneaux ruban dont l’impédance tombe sous 1 Ω, tu t’apercevras que la tension en sortie d’alimentation « s’écroule » et par conséquent celle en sortie de l’ampli, car incapable de fournir le courant nécessaire.

Mais surtout, où veux-tu en venir ?
Les mathématiques sont l'art de donner le même nom à des choses différentes. (Henri Poincaré)
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#38
RE: La contre-réaction a contrario
(24/04/2024-10:27:27)œdicnème a écrit : J'y ajouterai qu'elles se réfléchissent sur le fonctionnement
[*]des transistors bipolaires qui se commandent en tension et
non en courant. Là, il y a quantité de preuves solides...
un courant ne commande pas un autre courant.

Bonjour,

On peut toujours voir une tension là où le design joue sur les courants. Au delà de l'aspect philosophique, en pratique, on peut bel et bien piloter un transistor en courant par sa base avec des résultats objectifs tout à fait satisfaisant. L'élément amplificateur en boucle ouverte étant son Béta que certains juge à tort comme incontrôlable.
Exemple sur ce petit schéma pondu ce matin suite à la lecture de ce fil et qui représente un amplificateur de courant à contre réaction de courant. ici tout le design se base sur des courants :
 - Q1 est attaqué à sa base par le générateur I2, I1 est juste un courant DC de polarisation
 - la sortie est un courant amplifié sur le collecteur de Q1 (R7 sert juste à transformer le courant en tension pour un niveau ligne en sortie et n'entre pas dans le propos)
 - La CR, en courant est fixée par le rapport R1/R6. Ce réseau est piloté par le courant appliqué au collecteur de Q3 (courant de sortie à un IbQ1 près)
 - La CR est appliquée directement à l'entrée sous la forme d'un courant issu collecteur de Q2
 - Le gain en courant est parfaitement défini et contrôlé sur une large bande passante, indépendamment du beta pour peu qu'il soit bien supérieur au gain en boucle fermée :  coupure ici de -3dB à 50MHz

   

Bonne journée à tous.
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#39
RE: La contre-réaction a contrario
6336A,

Pour mesurer la tension d'une source de tension sans lui faire débiter de courant,
je pense à un système d'équilibre (inspiré de celui des balances à plateaux),
quelque chose comme ceci :
la source dont on veut connaître la tension est jointe par un ampèremètre
ultra-sensible à une tension de référence réglable .Quand il ne passe aucun 
courant dans l'ampèremètre, les deux tensions sont égales.

Les physiciens-chimistes sont probablement capables de calculer la tension
de sources de tension avant même de les avoir fabriquées.

S'il n'y a pas de tension sans courant, il est difficile de comprendre 
le fonctionnement d'une pile. 

Enfin, à ceux qui pensent que ce n'est pas possible, j'ai proposé 
qu'ils donnent des exemples de sources de courant sans tension. 

JYS a proposé les surpraconducteurs. J'y ai opposé le fait qu'il fallait
une force magnétique pour les activer et que cette force magnétique 
elle-même devait être activée par ???

Jacquese,

Quelques réflexions qui valent ce qu'elles valent...

Les transistors ne conduisent pas tant que leur tension base émetteur 
est inférieure à une limite  (près de 0.4 V pour les siliciums).
De la même façon, les diodes présentent un seuil de conduction.
Une source de courant pur (qui n'existe pas dans la réalité)
ne peut les polariser.

Pour élevées que soient la résistance de la source I1de ton schéma, 
elle ne saurait être pas infinie, et il faut une tension pour faire 
fonctionner et polariser Q1, lequel contrôle Q2 et Q3. 

I2 est une source de courant alternatif (découplée par un 
condensateur) d'impédance très élevée mais non infinie.

La question est : qu'est-ce qui contrôle réellement le comportement 
de Q1 ? 

La commande des courants par les tensions n'est pas pour moi
une conviction mais émane d'articles issus d'un peu partout
sur lesquels je suis tombé dessus au début par hasard.
La loi d'Ohm stipule que le courant circulant dans un circuit est
directement proportionnel à la différence de potentiel qui lui est appliquée
et inversement proportionnel à la résistance du circuit.
Qui ne peut attaquer le raisonnement attaque le raisonneur. Paul Valéry  
Le meilleur résultat des mathématiques est de pouvoir s'en passer. Oliver Heaviside
Les mathématiques consistent à prouver une chose évidente par des moyens complexes. George Polya
Les β ne font pas la loi. 
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#40
RE: La contre-réaction a contrario
Pour te répondre...

Quand tu attaques un composant en courant, tu n'a pas à gérer les tensions : le composant s'autopolarise comme il se doit. C'est bien sûr le cas ici : lQ1 fixe sa tension Vbe en fonction du courant qui le traverse. Tu peux toujours voir le générateur de courant comme un générateur de tension à résistance interne très élevée, mais cette vision n'expliquera nullement le design de ce petit circuit ni son fonctionnement. Personne ne présente un miroir de courant comme un composant pour lequel tu appliques une tension en entrée et d’où il sort une tension de sortie.
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