30/06/2023-17:05:33
RE: liste de courses
(22/06/2023-09:48:13)Raoul a écrit : Bonjour,
Je fais appel aux connaisseurs pour me constituer une liste de morceaux, dans le but de mettre à l'épreuve un système hybride, de type électrostatique complété en électrodynamique pour le grave.
Il me faut une première liste de morceaux qui vont mettre en valeur les qualités du système, et une deuxième avec des titres aptes à faire souffrir ce même système.
En d'autres termes, une listes pour avantager le système, une autre pour le prendre en défaut.
Je pense déjà à deux types de répertoire : l'orgue d'église et le chant choral.
a+mitiés raoul
Bonjour Raoul,
Je viens juste de rentrer de mon séjour en Ecosse dont le but principal était d'assister au Concert (extraordinaire) de MUSE au Bellahouston Park à Glasgow
Mais revenons au sujet de ce fil.
Pour en avoir "pratiqué" quelques uns ,il eût été intéressant d'avoir plus de précisions sur cet hybride ESL/Electrodynamique , à savoir :
--> surfaces émissives ?
--> FC des PB et PH ?
--> Cellules ESL segmentées ?
--> Ratio des transfos?
--> Etc, etc...
Quelques suggestions de ma Playlist
Tout d'abord le CD MANGER qui se suffit à lui-même , mais deux "morceaux" sortent du lot:
--> BEETHOVEN: Sonate N°8 pour piano
Bruno Leornardo GELBER (Denon enregistrement gravure directe)
Dès le départ, le piano donne clairement la perception de la dimension et de la puissance du Steinway de concert marquée par la fermeté sereine et profonde qu’il offre dès les premières notes jouées .
L’attaque est franche, le grave descend profondément et longuement jusqu’à l’extinction de la note à laquelle s’est superposée une nouvelle note.
Le tout dans une clarté qui met en lumière la subtilité du jeu de l’artiste, en nous permettant d’entendre clairement la fusion entre la note mourante et la note naissante et cela d’une façon évidente et naturelle… On est là dans une sensation rare qui frise l’exceptionnel dans une transcription parfaite.
Les bruits de salle (c’est un enregistrement public), les pages de la partition qui se tournent, sont parfaitement rendus et vivants sans qu’ils donnent l’impression d’être plaqués dans l’enregistrement.
S’il est indispensable dans un enregistrement public de les entendre à la place qui est la leur, il est tout aussi indispensable de ne pas avoir la sensation que ces bruits sont plaqués dans l’enregistrement mais qu’ils viennent bien de la salle. On ressent ici pleinement cette sensation d’une façon naturelle .
La vie de cette transcription que GELBER ( j'ai eu la chance d'assister à son concert Salle Pleyel en Mars 1993) ,conduit d’une façon passionnée, fait ressortir que l’artiste s’en délecte ici d’une façon évidente, tel un enfant avec un jouet qui lui est cher, il est par ailleurs encouragé et porté par son public, ce que mes ESL me font bien ressentir.
Elle est là encore naturelle et sensuellement transcrite au fil de son jeu avec des variations sensibles selon les injonctions du musicien.
Les nuances, la charnalité, la vivacité du jeu, les temps de silences, la résonance des notes jouées, sont pleinement palpables et traduisent parfaitement l’enthousiasme de l’artiste mettant en relief un jeu qu’il pousse parfois dans les extrêmes allant jusqu’à la limite de fausses notes.
Les subtilités du jeu, les notes qui coulent naturellement, d’une façon évidente, sereines, filent le son aigu et métallique du Steinway (harmonisé Gelber), la délicatesse ou la violence du jeu, les couleurs que le piano donne, mettent pleinement en relief les contrastes de l’interprétation et en donnent une transcription superbe dans le jeu et les timbres rendus. --> Walking on the moon
The Yuri Honing Trio (Direct from the master)
Cet enregistrement cumule des difficultés importantes en ce qui concerne sa lecture qui va du pianissimo à une masse sonore intense lorsque les instruments de la formation jouent ensemble et peuvent "ébranler les murs" .
Cela se traduit sur certains systèmes par "une sonorisation bruyante et peu distinguée" due à la difficulté de contrôler pour les électroniques, la masse orchestrale, pourtant réduite mais qui explose à plein poumons.
A ce jeu il n’est pas toujours facile de traduire les nuances et la subtilité des instruments qui jouent tour à tour, puis en masse globale pour donner sens à l’œuvre.
L’ écoute sur mes ESL, ici, ne tombe dans ce travers et respecte parfaitement les impératifs "d’une transcription réelle et parfaitement timbrée".
Le timbre de chaque instrument, aussi varié soit-il, est toujours juste avec une aération entre chacun d’entre eux, ce qui rend l’écoute de la pression de la masse sonore, même dans ses moments les plus violents, toujours intelligible agréable et pénétrante.
Cela donne une scène sonore ouverte ou l’espace entre les instruments est bien marqué et ou chaque instrument lorsqu’il joue seul ou en commun est parfaitement à sa place...MES ESL sont espacées de 2,90 m.
Le saxo est d’un naturel confondant, la batterie est devant nous et percute très fort tandis que la délicatesse aigue du triangle caresse l’air…
Tout cela donne à l’interprétation un naturel rare qui laisse parfaitement apparaître détails et les subtilités. Cela donne aussi envie de repasser le morceau pour une nouvelle écoute tant on a découvert des choses jusqu’alors mal perçues.
Enfin c’est un point important, le niveau sonore ne pèse pas même à fort volume ( sur mes ESL104 dB à 4,50m) et n’engendre aucune fatigue auditive malgré le spectre sonore très étendu et varié mais parfaitement rendu. De ce fait les messages complexes gardent une sensation de plénitude ample mais légère et d’une grande distinction.
Un autre CD qui devrait mettre en valeur des ESL:
--> WAGNER :
Götterdämmerung: Siegfried’s Funeral Music – ( Sheffield lab )
Il s’agit d’une gravure directe de 1978 particulièrement soignée destinée à mettre en valeur la masse orchestrale d’un morceau de bravoure qui sollicite au fil de la partition tous les pupitres de l’orchestre durant plus de sept minutes !
je dois reconnaître que pour tester la clarté d’une scène ou quelques cent musiciens déferlent ensemble dans la partition, Bruckner, Malher ou Wagner sont tous indiqués sans que cela ne retire rien au fait que l’on puisse les aimer et les apprécier en tant que grand musicien.
Il faut avouer que bien que connaissant parfaitement ce disque pour y rechercher souvent des points de comparaisons entre différentes écoutes liées au matériel utilisé, je l’ai redécouvert sur mes ESL et, il m’a particulièrement marqué sur trois points:
La scène sonore et son image holographique parfaitement organisée donne la pleine mesure de l’orchestre et la perception déjà ressentie dans l’enregistrement de la 5ème de Malher s’affirme non seulement ici mais va plus loin encore.
En effet elle dessine une nouvelle perception des choses en proportionnant et équilibrant parfaitement les paramètres largeur, hauteur, profondeur entre eux. Ce qui est rare et remarquable... que du bonheur pour des ESL...
... Si tout système d’une façon générale transcrit sans trop de difficultés la largeur, qui est un des principes qui fonde la stéréo, peu traduisent une image holographique réelle ou les trois paramètres sont pris en compte et moins encore avec une telle finitude pour ce qui concerne la hauteur et la profondeur.
La magnificence de cette scène sur le plan du son ou se développe les différents pupitres de l’orchestre parfaitement positionnés dans l’ensemble du plan sonore est remarquable. Tout y est retranscrit par les instruments engagés dans ce «fracas sonore» ou néanmoins chacun affirme son identité.
On prend alors pleinement la mesure du grandiose recherché par Wagner et du rôle de la configuration mise en place. Jusqu’à présent je n’avais pas ressenti à un tel niveau physique avant cette lecture.
Enfin le troisième point a été un élément particulièrement marquant: La présence de micros détails, qui n’apparaissaient pas jusqu’alors, donnant une dimension nouvelle à une écoute qui interpelle.
Ces détails mis en lumière ne perturbent nullement le déroulement musical mais le souligne en accentuant la vie d’une façon d’autant plus naturelle.
Ainsi je n’avais pas jusqu’alors dans mes systèmes précédents perçu entre autres, ce détail à la fin du discours majestueux des cuivres ponctué par une cymbale avant que s’engage la mise en œuvre d’une nouvelle masse musicale.
Le son produit par la cymbale s’arrêtait jusqu’alors au moment où les deux masses de cuivre cessaient de se choquer entre elles pour être mises au repos.
Or ici un bon système permet d’aller beaucoup plus loin dans l’analyse . On entend nettement, alors que la cymbale au repos, l’extinction de la vibration engendrée dont le son mourant se repend dans l’espace.
Époustouflant sans compter que cela donne une vie autre et particulière à l’enregistrement.
--> Daniel HARDING :
Malher Chamber Orchestra – Dorothea Roschmann Soprano.
Il s'agit de la symphonie N°4 ,les plans sonores et les masses instrumentales sont particulièrement bien mises en valeurs dans l’espace et parfaitement retranscrites.
Les pupitres sont très clairement positionnés et la masse globale de l’orchestre n’a pas à souffrir de cette analyse précise comme dans certaines retranscriptions ou le détail prime sur la masse orchestrale.
Ici elle trouve une complémentarité qui lui donne corps et relief à l’ensemble de la masse orchestrale.
Cette impression de précision se traduit aussi par une grande douceur.
La transcription des sons aigus est remarquablement transcrite et file d’une façon naturelle sans brillance superficielle ou agressive.
Ainsi la transcription du Ruhevoll, par les nuances de ses timbres et de ses tempi,
traduit parfaitement le mouvement de l’adggio Malherien .
Cette transcription est baignée par la douceur mais aussi par les nécessaires dynamiques que le mouvement orchestral doit mettre en relief pour traduire la progression musicale.
Dans le Sehr behaglich, la position de la Soprano, Dorothea Roschmann, au tout début du morceau.
Son image apparaît, positionnée au centre légèrement décalée sur la gauche, suggérant la place occupée par le chef d’orchestre au centre.
On peut par ailleurs suivre le mouvement de la tête au fil de la position de la voix qui va de l’avant à l’arrière, et occille légèrement de droite à gauche.
Tout au long du temps d’analyse de ces deux morceaux, le soyeux et l’acidité des cordes sont nettement perceptibles. Ce contraste qui marque le Ruhevoll n’est pas toujours perceptible sur les différents enregistrement de l’œuvre et lorsqu’il l’est, il n’apparaît pas toujours avec le naturel évident qui se déploie ici.
Pour mettre en difficulté un système qui, excelle dans le Médium/aigu:
--> KATIA MELUA :
Piece by Piece – (Dramatico).
Dans le registre tout autre de la variété, avec sa petite voix suave Katie MELUA nous offre un aigu qui file naturellement permettant de ne pas placer le médium trop en avant, les registres sont alors parfaitement équilibrés et nuancés.
Cela se traduit par une écoute posée où l’on a l’impression que la musique et la voix s’écoulent plus lentement que sur un autre système mais s’affirment d’une façon plus souveraine et particulièrement chaleureuse et vivante.
Aération naturelle du discours, la transcription et la chaleur de la voix sont parfaitement rendues.
Une grande "découverte" qui peut mettre/mettra à mal la transition Grave/Mid :
--> WENDE :
Album « Chante » Une découverte…
C’est un disque que j'ai découvert,lors de mes séances de travail autour de mes ESL,avec un contrebassiste du Philharmique de Vienne.
Il voulait me faire écouter une chanteuse néerlandaise…
Dès l’ écoute des premières notes, c’est vraiment un coup de cœur tant par l’originalité des titres choisis que par l’orchestration et l’interprétation.
WENDE est une chanteuse néerlandaise qui chante bien sûr en néerlandais mais également en français. Elle choisit son répertoire autour de chansons à textes d’auteurs inconnus ou à l’inverse très populaires.
Ainsi elle prend à bras le corps, en français avec sa voix rocailleuse, expressive et suave à la fois , les textes de Brel, Barbara, Ferré et s’en empare avec une dimension particulièrement marquante leur donnant un éclairage nouveau.
A tel point que contrairement à d’autres reprises de ces classiques on n’est pas déçu et l’on ne regrette pas l’original qui pourtant s’imposait jusqu’alors.
Car à l’inverse de tant d’autres interprètes qui s’emparent de textes d’auteurs pour… ne rien leur apporter, voire les massacrer, WENDE sait, tout en restant dans l’esprit du texte de l’auteur; lui donner corps et nouvelle vie dans l’ interprétation qu'est la sienne, au point d’en faire un nouveau petit chef d’œuvre ou texte et musique se combinent parfaitement pour faire une version originale et nouvelle à la fois.
Ainsi on découvre autrement ces textes d’auteurs avec un éclairage nouveau qui les met pleinement en exergue et en relief.
Cette interprétation vous amène à vous dire qu’ à côté de l’interprétation de l’auteur, la version WENDE bien que différente apporte quelque chose de nouveau, qu’elle est « fabuleuse » et vous donne l’envie de l’écouter sans faire de comparaisons tant son interprétation est évidente.
Et cela se vérifie pour toutes les chansons françaises interprétées quelle soient de Brel, Barbara, Ferré, etc,etc...
Les chansons en néerlandais même si l’approche est différentes de par la langue ne déméritent pas et ne posent aucun problème d’écoute.
Bien au contraire, même dans cette langue, on sent une interprétation vivante et parfaitement ressentie que les intonations linguistiques viennent renforcer.
Une dernière remarque importante: l’enregistrement public est remarquable et l’orchestration non seulement originale mais aussi fabuleuse. C’est là encore une autre réussite de cet enregistrement.
Bon, je vais en rester là pour cette playlist, la place étant comptée dans ce fil , Mais… A vous de compléter la liste…Elle ne va pas manquer alors de s’allonger rapidement au point de devenir très importante.
Belle soirée
JR
Götterdämmerung: Siegfried’s Funeral Music – ( Sheffield lab )
Il s’agit d’une gravure directe de 1978 particulièrement soignée destinée à mettre en valeur la masse orchestrale d’un morceau de bravoure qui sollicite au fil de la partition tous les pupitres de l’orchestre durant plus de sept minutes !
je dois reconnaître que pour tester la clarté d’une scène ou quelques cent musiciens déferlent ensemble dans la partition, Bruckner, Malher ou Wagner sont tous indiqués sans que cela ne retire rien au fait que l’on puisse les aimer et les apprécier en tant que grand musicien.
Il faut avouer que bien que connaissant parfaitement ce disque pour y rechercher souvent des points de comparaisons entre différentes écoutes liées au matériel utilisé, je l’ai redécouvert sur mes ESL et, il m’a particulièrement marqué sur trois points:
La scène sonore et son image holographique parfaitement organisée donne la pleine mesure de l’orchestre et la perception déjà ressentie dans l’enregistrement de la 5ème de Malher s’affirme non seulement ici mais va plus loin encore.
En effet elle dessine une nouvelle perception des choses en proportionnant et équilibrant parfaitement les paramètres largeur, hauteur, profondeur entre eux. Ce qui est rare et remarquable... que du bonheur pour des ESL...
... Si tout système d’une façon générale transcrit sans trop de difficultés la largeur, qui est un des principes qui fonde la stéréo, peu traduisent une image holographique réelle ou les trois paramètres sont pris en compte et moins encore avec une telle finitude pour ce qui concerne la hauteur et la profondeur.
La magnificence de cette scène sur le plan du son ou se développe les différents pupitres de l’orchestre parfaitement positionnés dans l’ensemble du plan sonore est remarquable. Tout y est retranscrit par les instruments engagés dans ce «fracas sonore» ou néanmoins chacun affirme son identité.
On prend alors pleinement la mesure du grandiose recherché par Wagner et du rôle de la configuration mise en place. Jusqu’à présent je n’avais pas ressenti à un tel niveau physique avant cette lecture.
Enfin le troisième point a été un élément particulièrement marquant: La présence de micros détails, qui n’apparaissaient pas jusqu’alors, donnant une dimension nouvelle à une écoute qui interpelle.
Ces détails mis en lumière ne perturbent nullement le déroulement musical mais le souligne en accentuant la vie d’une façon d’autant plus naturelle.
Ainsi je n’avais pas jusqu’alors dans mes systèmes précédents perçu entre autres, ce détail à la fin du discours majestueux des cuivres ponctué par une cymbale avant que s’engage la mise en œuvre d’une nouvelle masse musicale.
Le son produit par la cymbale s’arrêtait jusqu’alors au moment où les deux masses de cuivre cessaient de se choquer entre elles pour être mises au repos.
Or ici un bon système permet d’aller beaucoup plus loin dans l’analyse . On entend nettement, alors que la cymbale au repos, l’extinction de la vibration engendrée dont le son mourant se repend dans l’espace.
Époustouflant sans compter que cela donne une vie autre et particulière à l’enregistrement.
--> Daniel HARDING :
Malher Chamber Orchestra – Dorothea Roschmann Soprano.
Il s'agit de la symphonie N°4 ,les plans sonores et les masses instrumentales sont particulièrement bien mises en valeurs dans l’espace et parfaitement retranscrites.
Les pupitres sont très clairement positionnés et la masse globale de l’orchestre n’a pas à souffrir de cette analyse précise comme dans certaines retranscriptions ou le détail prime sur la masse orchestrale.
Ici elle trouve une complémentarité qui lui donne corps et relief à l’ensemble de la masse orchestrale.
Cette impression de précision se traduit aussi par une grande douceur.
La transcription des sons aigus est remarquablement transcrite et file d’une façon naturelle sans brillance superficielle ou agressive.
Ainsi la transcription du Ruhevoll, par les nuances de ses timbres et de ses tempi,
traduit parfaitement le mouvement de l’adggio Malherien .
Cette transcription est baignée par la douceur mais aussi par les nécessaires dynamiques que le mouvement orchestral doit mettre en relief pour traduire la progression musicale.
Dans le Sehr behaglich, la position de la Soprano, Dorothea Roschmann, au tout début du morceau.
Son image apparaît, positionnée au centre légèrement décalée sur la gauche, suggérant la place occupée par le chef d’orchestre au centre.
On peut par ailleurs suivre le mouvement de la tête au fil de la position de la voix qui va de l’avant à l’arrière, et occille légèrement de droite à gauche.
Tout au long du temps d’analyse de ces deux morceaux, le soyeux et l’acidité des cordes sont nettement perceptibles. Ce contraste qui marque le Ruhevoll n’est pas toujours perceptible sur les différents enregistrement de l’œuvre et lorsqu’il l’est, il n’apparaît pas toujours avec le naturel évident qui se déploie ici.
Pour mettre en difficulté un système qui, excelle dans le Médium/aigu:
--> KATIA MELUA :
Piece by Piece – (Dramatico).
Dans le registre tout autre de la variété, avec sa petite voix suave Katie MELUA nous offre un aigu qui file naturellement permettant de ne pas placer le médium trop en avant, les registres sont alors parfaitement équilibrés et nuancés.
Cela se traduit par une écoute posée où l’on a l’impression que la musique et la voix s’écoulent plus lentement que sur un autre système mais s’affirment d’une façon plus souveraine et particulièrement chaleureuse et vivante.
Aération naturelle du discours, la transcription et la chaleur de la voix sont parfaitement rendues.
Une grande "découverte" qui peut mettre/mettra à mal la transition Grave/Mid :
--> WENDE :
Album « Chante » Une découverte…
C’est un disque que j'ai découvert,lors de mes séances de travail autour de mes ESL,avec un contrebassiste du Philharmique de Vienne.
Il voulait me faire écouter une chanteuse néerlandaise…
Dès l’ écoute des premières notes, c’est vraiment un coup de cœur tant par l’originalité des titres choisis que par l’orchestration et l’interprétation.
WENDE est une chanteuse néerlandaise qui chante bien sûr en néerlandais mais également en français. Elle choisit son répertoire autour de chansons à textes d’auteurs inconnus ou à l’inverse très populaires.
Ainsi elle prend à bras le corps, en français avec sa voix rocailleuse, expressive et suave à la fois , les textes de Brel, Barbara, Ferré et s’en empare avec une dimension particulièrement marquante leur donnant un éclairage nouveau.
A tel point que contrairement à d’autres reprises de ces classiques on n’est pas déçu et l’on ne regrette pas l’original qui pourtant s’imposait jusqu’alors.
Car à l’inverse de tant d’autres interprètes qui s’emparent de textes d’auteurs pour… ne rien leur apporter, voire les massacrer, WENDE sait, tout en restant dans l’esprit du texte de l’auteur; lui donner corps et nouvelle vie dans l’ interprétation qu'est la sienne, au point d’en faire un nouveau petit chef d’œuvre ou texte et musique se combinent parfaitement pour faire une version originale et nouvelle à la fois.
Ainsi on découvre autrement ces textes d’auteurs avec un éclairage nouveau qui les met pleinement en exergue et en relief.
Cette interprétation vous amène à vous dire qu’ à côté de l’interprétation de l’auteur, la version WENDE bien que différente apporte quelque chose de nouveau, qu’elle est « fabuleuse » et vous donne l’envie de l’écouter sans faire de comparaisons tant son interprétation est évidente.
Et cela se vérifie pour toutes les chansons françaises interprétées quelle soient de Brel, Barbara, Ferré, etc,etc...
Les chansons en néerlandais même si l’approche est différentes de par la langue ne déméritent pas et ne posent aucun problème d’écoute.
Bien au contraire, même dans cette langue, on sent une interprétation vivante et parfaitement ressentie que les intonations linguistiques viennent renforcer.
Une dernière remarque importante: l’enregistrement public est remarquable et l’orchestration non seulement originale mais aussi fabuleuse. C’est là encore une autre réussite de cet enregistrement.
Bon, je vais en rester là pour cette playlist, la place étant comptée dans ce fil , Mais… A vous de compléter la liste…Elle ne va pas manquer alors de s’allonger rapidement au point de devenir très importante.
Belle soirée
JR
Je ne suis spécialiste de rien mais, je fais tout un peu très bien...
Parler est une nécessité, écouter est un art.
Le son étant la matière même de la Musique, il est de notre devoir de le perfectionner et de l'ennoblir.
Parler est une nécessité, écouter est un art.
Le son étant la matière même de la Musique, il est de notre devoir de le perfectionner et de l'ennoblir.
