(16/06/2021-20:13:54)nicolasd a écrit : (16/06/2021-17:24:12)Jean-Louis P a écrit : Pour clore le point sur la production industrielle, on n'est pas dans des pièces automobile ou même pour l'aérospatial. Je ne pense pas que le talent le plus unique de Mr Klein soit dans le tournage, dans le fraisage, le traitement de surface ou le choix des matériaux mais plutôt dans la conception, la réalisation d'ensemble et la mise au point du Tweeter, on est bien loin du bureau d'étude mécanique. La production des membranes, elle, reste tout de même assez spécifique si j'ai bien compris
.
Tout à fait exact, un tweeter, même à excitation c'est des pièces de tour très simples, n'importe quel sous traitant usineur sait faire, concernant l'étape de la fabrication. Le savoir faire d'André se situe ailleurs, dans le dimensionnement du moteur, la membrane, le dimensionnement des jeux et les calages au niveau membrane ... tout ce qui fait que cela marche ...
Il y a une différence que je trouve assez importante.
Dans un BE on définit l'objet en fonction des objectifs (idéaux) préétablis.
Puis vient la phase des compromis qui viennent fausser l'objectif initial car on commence à définir l'acceptable.
Bien souvent, le prototype est assez bien finalisé, même dans les voitures.
A l'acceptable, se greffe le rentable. Alors là ça commence à grincer.
Puis après le rentable se définit, le commercialisable. ça coince à nouveau vers le bas.
Pour finir en production, à un acceptable (assez lamentable) par rapport au prototypage initial car on a rogné sur tous les critères de production dont les rivets pour une voiture.
Pour les tweeters Klein il a fait la même chose en sens inverse.
Il a fait plusieurs prototypes pour un fonctionnement déjà très, mais très, satisfaisant.
Au dernier prototype validé, il a effectué un benchmark sur chacune des pièces utilisée.
Et pour chaque pièce il a choisi une qualité et un usinage encore plus performant.
Pour la qualité des métaux, il a pris (choisi après plusieurs essais) la meilleure qualité que ses machines numériques pouvaient travailler sans casser ses fraises.
En effet, la qualité d'usinage du pot est beaucoup plus importante que ce que l'on nous fait croire.
Pour les tolérances, il les a défini au plus serré par rapport à ce qu'il pouvait obtenir par rapport (entre autre) à ses membranes en aluminium.
Surtout pas de titane car c'est dégueulasse comme restitution sonore (désolé pour ceux qui ont ce type de membranes)
Pour la qualité du champ magnétique et sa concentration, il a choisi le meilleur compromis par le haut afin d'avoir une réelle concentration et non pas quelque chose d'approximatif.
D'ailleurs les moteurs électrique de nos futures voitures utilisent le même principe que nos vieux WE555.
Au lieu de chercher la rentabilité par le bas en cherchant l'acceptable rentable, c'est la qualité par le haut (et avant tout qualité minimum à obtenir pour la restitution des sons) qui a primée.
On voit bien d'entre les deux processus d'analyse des compromis, la différence est assez évidente.
Demander à un BE qui n'a aucune expérience des notes musicales de faire ces choix. Même avec équipe dédiée vous m'en direz des nouvelles quant au résultat obtenu .........
L'Art et le savoir faire de cet Art ne se délégue pas.
Je pense que les heureux possesseur de ces "Formule 1" que sont ces tweeters, auront pas mal de travail d'intégration, car dans certains cas, ils seront assez difficile à apprivoiser et à comprendre, telle une véritable voiture de compétition par rapport à un véhicule lambda.
Sinon, pour les adeptes du large bande, les miens sont aussi assez déroutant ..... n'oubliez pas que vous pouvez venir les écouter (même les grincheux) après avoir visité le superbe Musée des Métiers d'Autrefois de Donzac.
Dominique