Bonjour,
Concernant la mesure de phase, il faut la faire en champ proche. Dans ces conditions, la mesure est aisée et fiable. Pourquoi en champ proche ? Parce que ce qui compte en terme de phase, c'est ce qui est émis par l'enceinte. Au point d'écoute, on n'a pas une phase, mais autant de phases qu'il y a de trajets réfléchis. Dans une pièce très fortement traitée acoustiquement, la phase au point d'écoute est égale à la phase en champ proche. Dans la vraie vie, il y a autant de phase que de trajets.
Il ne faut pas oublier que la notion de phase n'a d'existence que pour un signal sinusoïdal. Dès lors qu'on a une somme de signaux (les réflexions), quand bien même sont ils sinusoïdaux, on n'a autant de phases qu'il y a de signaux, mais jamais une phase résultante (ou une phase moyenne). On peut parler de déphasages entre ces signaux, mais jamais d'une phase globale résultante.
La phase est attachée à un unique signal sinusoïdal. Donc la phase se mesure avec un signal sinusoïdal et en champ direct (ou une impulsion, mais en pratique ce n'est pas réalisable), et elle n'a de sens que dans ces conditions.
Concernant la phase plate dans les aigus, et l'effet provoqué, c'est bien connu et documenté. L'effet désagréable provient de l'effet de peigne lié à la légère différence de distances entre l'enceinte droite et une oreille et l'enceinte gauche et cette même oreille. Si les phases sont strictement identiques, il y aura des effets d’annulations et d'amplification en fonction de la fréquence (filtrage en peigne). La solution est appelée "pano phase Shuffle" et consiste à déphaser légèrement et en opposition les canaux droite et gauche que quelques dizaines de degrés. Rephase propose cette option dans les settings de l'égaliseur de phase.
un petit lien utile :
http://www.diyaudio.com/forums/multi-way...er-10.html
Concernant la littérature sur l'effet de la phase plate sur les basses, voici un lien dans le chapitre "Bass Response" mais vous le trouverez aisément un peu partout sur Internet :
[email]http://www.audiosignal.co.uk/Resources/Digital_room_equalisation_USL.pdf[/email]
Le tester c'est l'adopter, d'autant que la correction de phase est aisée pour les basses.
Pour finir, cette fois-ci sur l'égalisation d'amplitude, il faut noter que dans une pièce peu amortie, il faut préalablement filtrer temporellement la réponse impulsionnelle de sorte à intégrer les réflexions proches dans la mesure (ces réflexions sont intégrées par l'oreille qui ne discerne pas qu'il s'agit de réflexions) et rejeter les réflexions lointaines que l'oreille sait très bien reconnaitre et différencier du son direct (le consensus est autour de 30 à 40ms). Vous ne corrigez ainsi que ce qui est perçu comme faisant partie du signal initial.
Lorsqu'on ne sait pas si la pièce est correctement ou non amortie, il suffit de comparer la mesure sans filtrage temporel et avec, s'il y a de grandes différences, il faut utiliser la mesure filtrée.
Je m'étais d'ailleurs pris la tête avec la moyenne vectorielle proposée par REW qui me donnait des résultats sensiblement différents de la moyenne des amplitudes des mesures. Au final, j'ai fini par comprendre que cette moyenne vectorielle fourni en réalité une estimation de l'amplitude du trajet direct en rejetant tant que faire se peut les trajets réfléchis, donc s'approchant d'une mesure en chambre anechoïque ou champ libre, donc mesure de l'enceinte seule. Elle ne peut servir de référence à la correction d'amplitude puisque qu'elle réduit les effets de toutes réflexions, proches et lointaines, et ne correspond donc pas à ce que l'oreille perçoit au point d'écoute (trajet direct et réflexions proches).
Un papier intéressant :
[email]www.mdpi.com/2076-3417/8/1/16/pdf[/email]
Concernant la mesure de phase, il faut la faire en champ proche. Dans ces conditions, la mesure est aisée et fiable. Pourquoi en champ proche ? Parce que ce qui compte en terme de phase, c'est ce qui est émis par l'enceinte. Au point d'écoute, on n'a pas une phase, mais autant de phases qu'il y a de trajets réfléchis. Dans une pièce très fortement traitée acoustiquement, la phase au point d'écoute est égale à la phase en champ proche. Dans la vraie vie, il y a autant de phase que de trajets.
Il ne faut pas oublier que la notion de phase n'a d'existence que pour un signal sinusoïdal. Dès lors qu'on a une somme de signaux (les réflexions), quand bien même sont ils sinusoïdaux, on n'a autant de phases qu'il y a de signaux, mais jamais une phase résultante (ou une phase moyenne). On peut parler de déphasages entre ces signaux, mais jamais d'une phase globale résultante.
La phase est attachée à un unique signal sinusoïdal. Donc la phase se mesure avec un signal sinusoïdal et en champ direct (ou une impulsion, mais en pratique ce n'est pas réalisable), et elle n'a de sens que dans ces conditions.
Concernant la phase plate dans les aigus, et l'effet provoqué, c'est bien connu et documenté. L'effet désagréable provient de l'effet de peigne lié à la légère différence de distances entre l'enceinte droite et une oreille et l'enceinte gauche et cette même oreille. Si les phases sont strictement identiques, il y aura des effets d’annulations et d'amplification en fonction de la fréquence (filtrage en peigne). La solution est appelée "pano phase Shuffle" et consiste à déphaser légèrement et en opposition les canaux droite et gauche que quelques dizaines de degrés. Rephase propose cette option dans les settings de l'égaliseur de phase.
un petit lien utile :
http://www.diyaudio.com/forums/multi-way...er-10.html
Concernant la littérature sur l'effet de la phase plate sur les basses, voici un lien dans le chapitre "Bass Response" mais vous le trouverez aisément un peu partout sur Internet :
[email]http://www.audiosignal.co.uk/Resources/Digital_room_equalisation_USL.pdf[/email]
Le tester c'est l'adopter, d'autant que la correction de phase est aisée pour les basses.
Pour finir, cette fois-ci sur l'égalisation d'amplitude, il faut noter que dans une pièce peu amortie, il faut préalablement filtrer temporellement la réponse impulsionnelle de sorte à intégrer les réflexions proches dans la mesure (ces réflexions sont intégrées par l'oreille qui ne discerne pas qu'il s'agit de réflexions) et rejeter les réflexions lointaines que l'oreille sait très bien reconnaitre et différencier du son direct (le consensus est autour de 30 à 40ms). Vous ne corrigez ainsi que ce qui est perçu comme faisant partie du signal initial.
Lorsqu'on ne sait pas si la pièce est correctement ou non amortie, il suffit de comparer la mesure sans filtrage temporel et avec, s'il y a de grandes différences, il faut utiliser la mesure filtrée.
Je m'étais d'ailleurs pris la tête avec la moyenne vectorielle proposée par REW qui me donnait des résultats sensiblement différents de la moyenne des amplitudes des mesures. Au final, j'ai fini par comprendre que cette moyenne vectorielle fourni en réalité une estimation de l'amplitude du trajet direct en rejetant tant que faire se peut les trajets réfléchis, donc s'approchant d'une mesure en chambre anechoïque ou champ libre, donc mesure de l'enceinte seule. Elle ne peut servir de référence à la correction d'amplitude puisque qu'elle réduit les effets de toutes réflexions, proches et lointaines, et ne correspond donc pas à ce que l'oreille perçoit au point d'écoute (trajet direct et réflexions proches).
Un papier intéressant :
[email]www.mdpi.com/2076-3417/8/1/16/pdf[/email]
