(22/11/2023-13:32:59)jeanlef a écrit : Bonjour à tousBonjour Jean,
Depuis la description de mon système en 2020, beaucoup de choses ont changé, surtout depuis un an, notamment:
l’alimentation électrique
l’ampli des sub
l’ampli et les HP du grave
l’ampli et les HP du medium-aigu
la lecture des CD
Je reprends la totalité de cette description en apportant les mises à jour.
Salle d'écoute
La salle d'écoute est située dans le grenier, sous trois pans inclinés du toit.
De ce fait, elle ne comporte qu'un seul mur vertical, derrière le point d’écoute, avec des décrochements, et il n'existe pas, ou très peu, de surfaces parallèles.
Les parois sont constituées de panneaux de plâtre vissés sur la charpente, avec isolation par laine de verre.
Acoustique assez neutre.
Il sera sans doute nécessaire d’apporter un traitement acoustique, notamment pour le grave
Au sol: Largeur: 8,2m Profondeur: 7,4m
Hauteur maxi: 3,5m
Electricité
Alimentation par deux câbles directs depuis un départ dédié du tableau EDF vers l'armoire des équipements HIFI :
-un câble pour les appareils bas niveau
-un pour les trois amplis de puissance.
Je me suis inspiré pour l’armoire des préconisations de Francis Ibre qui les détaille dans son livre "Bien Entendu" dans les pages 97 à 102
Cette armoire comporte 8 prises 230V précédées chacune par un filtre Schaffner de 3A ou 6A.
Les filtres des amplis sont complétés chacun par des condensateurs au papier huilé en amont et en aval de 0,5uF ou 1 uF.
Le câblage des prises ne se fait plus en échelle comme pour une multiprise, mais en étoile depuis l’entrée dans l’armoire, ce qui donne une meilleure dynamique.
Les interrupteurs des amplis de puissance sont des modèles à levier à faible résistance de contact situés sur l’armoire.
Les appareils bas niveau sont alimentés par un transformateur symétriseur de 1500VA donnant 2x115V situé dans un coffret séparé.
Dans tout le système les interrupteurs à bascule de type multiprises ont été supprimés pour une meilleure dynamique.
Les divers, comme l'éclairage, sont alimentés par les prises 230V de la salle.
Schéma général
Sources
1°/ Platine vinyle maison type Verdier + bras SME 3012R long+cellule DL103 avec capot en plomb.
2°/ Lecteur CD et SACD Marantz SA11-S1
3°/ Lecteur CD Studer A727. C’est celui qui est utilisé actuellement.
4°/ Lecteur CD Studer A730, qui a été révisé par Grand Floyd (dont le remplacement de 30 condensateurs). Cela a entrainé une importante augmentation de la dynamique, notamment dans le grave.(actuellement en panne )
5°/ DAC Philips is 5021, avec une alimentation maison
Depuis octobre 2023, je n’utilise plus ce DAC, mais la sortie analogique du Studer 727, ce qui a nettement augmenté la dynamique.
6°/ Tuner Philips AH 6731, fabriqué aux USA. Merci à Grand Floyd d'avoir modifié la désaccentuation et l'alimentation 110V.
Pré-amplis
1°/Sélecteur de source à 6 positions et réglage de niveau Music First Audio.
Cet appareil n’est pas un préampli à proprement parler.
Le réglage de niveau se fait par un transformateur avec secondaire à plusieurs enroulements: réglage par un sélecteur à 24 positions, ce qui est un peu juste; 30 ou 36 auraient été plus confortables.
Merci à Julien d’avoir signalé au moment de la vente que ce principe d’appareil est très bon.
2°/ Disques vinyle
-Pré-pré: transfos Partridge Maison de l'Audiophile
-Pré-ampli MDA (2 transistors et 2 condensateurs).
La présentation visible sur les photos n'est pas terrible: c'est du provisoire qui a duré et qui dure toujours. Amélioration avec le futur préampli prévu par Grand Floyd ?
Amplis
1°/ Sub
Les amplis d’origine des caissons Magnat, qui produisent les sub entre 30 et 75Hz, ont été débranchés.
Les HP de sub sont maintenant alimentés par un ampli de sonorisation Yamaha PX10 de 1000W sous 8 ohms.
Cet appareil possède un réglage de delay, ce qui rend très facile la mise en phase avec le grave. Il possède aussi des possibilités de filtrage et un petit égaliseur.
Le réglage de delay est utilisé pour la mise en phase avec le grave.
Filtrage : passe-bas LR24 à 100Hz réalisé par l’ampli.
2°/ Grave
Le grave, entre 75 et 330Hz, est alimenté par un deuxième ampli de sonorisation Yamaha PX10 de 1000W.
Le réglage de delay est utilisé pour la mise en phase avec le medium-aigu.
Filtrage : passe-bas LR24 à 400Hz réalisé par l’ampli
Le croisement des courbes de réponse du grave et des bass intervient à 75Hz
3°/ Medium aigu
Le médium-aigu, entre 330 et 5500 Hz, est alimenté par un ampli K209+GF 30W 2018 avec résistances au tantale et connections en argent. Les BD139 ont été changés, ainsi que les condensateurs jaunes situés sous le circuit imprimé.
Les 8 condensateurs de 15 000uF de l’alimentation ont été remplacés en 2023 par des Mundorf de type MLYTIC AG 40V de 10 000uF.
Ces condensateurs ont été conçus pour délivrer de fortes intensités dans les amplis de faible puissance et les préamplis.
A cette occasion, les pistes du circuit imprimé reliant les condensateurs ont été doublées par du fil en argent de 1,5mm. Merci à Grand Floyd pour son aide.
12 autres condensateurs de même type, de 22 000uF, ont été ajoutés et câblés en argent, ce qui amène à une capacité totale de 344 000uF au lieu des 120 000uF d’origine.
Pour avoir la place suffisante, il a fallu ajouter un deuxième coffret sous le coffret initial.
Cela a amené une intéressante augmentation de la dynamique et une meilleure douceur.
Filtrage : par un filtre passe-haut LR 24 à 335 Hz passif situé avant l’ampli K209.
Ce filtre maison est constitué de deux cellules LC en cascade.
Les selfs ont des valeurs de 0,23 et 1 henry. Elles sont réalisées par des bobinages de fil émaillé sur ferrite.
La vue ci-dessous en montre quelques exemples, utilisés dans des montages antérieurs.
La self de 1H est bobinée sur une ferrite torique et provient de La Maison de l’Audiophile.
Le croisement des courbes de réponse du médium-aigu et du grave intervient à 330Hz.
4°/ Aigu
L’aigu, à partir de 5 500Hz, est alimenté par l’ampli K209.
Hauts parleurs
1°/Sub
2 caissons Magnat Omega 380 avec leur HP d’origine, mais sans leur amplificateur.
Ils sont positionnés près du point d’écoute à environ 1m à gauche et à droite.
On voit, sur le première photo, celui de droite de couleur noir.
2°/Grave
1 HP de 38cm Audiom 15A de marque Focal par voie dans un caisson Onken 360
Les 6 évents des caissons Onken sont bouchés, ce qui donne un grave plus clair.
Naturellement, la réponse chute en dessous de 120Hz au lieu de 50/60Hz.
Les caissons Magnat de sub corrigent cette baisse.
Les Audiom 15A dans un caisson Focal qui accompagnaient les caissons Onken ont été supprimés quand j’ai remarqué il y a peu que le résultat était meilleur ainsi (?). On en voit un sur la droite de la première photo, près du mur.
3°/Medium-aigu
Les compressions Western Electric 555W avaient été montées début 2022 sur les pavillons en tôle 1003.
Elles avaient apporté beaucoup en termes de définition.
On voit sur le caisson Focal un tweeter A. Klein
Ces compressions 555 ont été remplacées en 2023 par des Lamar M1, ce qui a encore amené une meilleure définition et une meilleure dynamique.
Puis, ces pavillons 1003 en tôle ont été remplacés en octobre 2023 par des 1503 de fabrication M. KLUG en bois, achetés en 2022 à PierreRa, ce qui a bien amélioré le résultat sonore, en particulier dans le bas médium.
4°/ Aigus
L’aigu est fourni par des tweeters Fostex T945N, alimentés par l’ampli K209 à travers des condensateurs de 1,1uF au polypropylène et étain.
Réglage du volume par pont de résistances.
Je n’ai pas encore pris le temps de remettre en place les tweeters André Klein, qu'on a vu sur la photo précédente, que je lui avais envoyés pour révision.
Pardon André pour ce retard de …presque un an, mais j’aimerais tellement que le temps puisse être dilaté.
Câbes de liaison
Les liaisons sont réalisées à l'aide de fils de cuivre de 0,5mm désoxydés 5N et cryogenés isolés au coton.
Seule, la liaison entre le lecteur de CD et le sélecteur de sources-atténuateur est en câble Isoda HA08.
Câbles des HP
sub: Câbles DeleyCON de 4,5mm2, doublés (leur longueur est de 12m).
Grave : Câbles DeleyCON de 4,5mm2.
Médium-aigu : câbles DeleyCON de 4,5mm2
Aigu : fils de cuivre 0,5mm désoxydés 5N et cryogenés isolés au coton
Bruit de fond de l’ampli Yamaha des bass
Le ventilateur de l’ampli de bass se met en route, surtout en été et se fait entendre.
Je l’ai remplacé par un modèle silencieux qu’on n’entend pas au-delà de 1 mètre.
Bien à vous
Jean
Avec un peu de retard, mais on ne maîtrise pas toujours son emploi du temps.
Hé oui! Le «Gang de l’Oise» (les Isariens) a de nouveau frappé et, de fort belle manière au demeurant , tant visuel que musical …
Dernièrement, nous sommes allés Christian (Grand_Floyd) et moi «ouïr» le système de Jeanlef nouvellement «remanié» , en ce sens qu’un 15 cellules, suspendu à l’aide de chaînettes, trône maintenant en lieu et place du 10 cellules Altec et, pour parfaire le tout , c’est un Lamar qui vient s’accoupler , via un adaptateur façon Jeanlef (assemblage de contreplaqué usiné au tour), à cette beauté sculpturale qui ne peut passer inaperçue: on ne "voit" que lui excusez du peu.
Jeanlef nous fait une description assez complète de ce nouveau venu (qu’il avait en réserve depuis quelque temps), en nous montrant les courbes relevées et tracées par ses soins , afin de définir les fréquences de coupure en l’occurrence dans ce cas précis 320 Hz (PH) et idem (PB) (je crois) pour le caisson Onken, dont tous les évents ont été bouchés (charge close) équipé de Focal , ressemblant à s’y méprendre, à l’Altec 416 8 A .
Jeanlef utilise toujours deux caissons Oméga filtré (PB) vers les 70 Hz /24 dB , débarrassés de toute son électronique pas très performante, ainsi c’est un Yamaha Studio qui drive ces caissons et un autre Yamaha qui s’occupe des caissons Onken…
Jeanlef fera un descriptif beaucoup plus complet et détaillé que moi sur l’ensemble de son système(synoptique).
Maintenant que les présentations sont faites , le décor planté, nous pouvons commencé les écoutes…………………………………………………………………………………………………..
Nous jetons, avec précaution , la 1è galette dorée (une chanteuse Coréenne) lue par le Studer A 727 , la musique se fait entendre avec beaucoup de douceur, d’informations de spatialisation, mais il semble manquer quelque chose de palpable et de vie , confirmé par Christian….et de Go, Jeanlef , voyant nos mines interrogatives, nous interpelle en proposant de supprimer les deux fusibles protégeant les Lamar et là, tout reprend forme , avec de la matière et plein d’autres «choses» encore… c’est dingue ce qu’un élément , plutôt banal, peut «salir» par son effet négatif sur un système hautement résolvant, ce qui pourrait s’expliquer par la suppression de trois contacts, voire cinq en comptant l’enveloppe du fusible.
Nous poursuivons notre écoute après cette expérience, au demeurant très révélatrice , avec d’autres Cds musicaux et non de démonstration , ainsi la combinaison du haut rendement à dispersion contrôlée (15 cellules) génère un cocktail aussi surprenant que savoureux... je vais me réconcilier avec les pavillons.
L’énergie est partout bien présente ,ce qui me surprend agréablement, avec une articulation prononcée dans le médium qui fait merveille aussi bien sur des enregistrements de petites formations que sur des ensembles symphoniques de plus de quatre-vingts musiciens avec cette magnificence de la scène sur le plan du son où se développent remarquablement les différents pupitres de l’orchestre parfaitement positionnés dans l’ensemble du plan sonore . Tout y est retranscrit par les instruments engagés dans ce «fracas sonore» ou néanmoins chacun affirme son identité… (Excuses !!! Jean , je n’ai pas noté la référence de cet étonnant CD).
Tout cela donne à l’interprétation un naturel rare qui laisse parfaitement apparaître les détails et les subtilités. Ce qui donne aussi envie de repasser le morceau pour une nouvelle écoute tant on a découvert des choses jusqu’alors mal perçues.
Enfin c’est un point important, le niveau sonore ne pèse pas même à fort volume et n’engendre aucune fatigue auditive malgré le spectre sonore très étendu et varié mais parfaitement rendu. De ce fait les messages complexes gardent une sensation de plénitude ample mais légère et d’une grande distinction.
Nous enchaînons avec quelques enregistrements de piano dont celui de Lucas Debargue sur Ravel (Gaspard de la nuit M 55) où les nuances, la charnalité, la vivacité du jeu, les temps de silence, la résonance des notes jouées, sont pleinement palpables et traduisent parfaitement l’enthousiasme de l’artiste mettant en relief un jeu qu’il pousse parfois dans les extrêmes allant jusqu’à la limite de fausses notes.
Nous terminons avec Fazil Say sur la sonate Appassionnata de Beethoven.
Après les trente premières secondes , le piano donne clairement la perception de la dimension et de la puissance du Steinway de Concert marquée par la fermeté sereine et profonde qu’il offre dès les premières notes jouées .
L’attaque est franche, le grave descend correctement (même s’il en manque un peu) et longuement jusqu’à l’extinction de la note à laquelle s’est superposée une nouvelle note.
Le tout dans une clarté qui met en lumière la subtilité du jeu de l’artiste en nous permettant d’entendre clairement la fusion entre la note mourante et la note naissante et cela d’une façon évidente et naturelle.
Les subtilités du jeu, les notes qui coulent d’une façon évidente, sereine , le son aigu et métallique du Steinway, la délicatesse ou la violence du jeu, les couleurs que le piano donne, mettent pleinement en relief les contrastes de l’interprétation et en donnent une transcription superbe dans le jeu et les timbres rendus.
Oui des améliorations, il y a , nous en avons discuté avec Jean à la fin de la session d’écoute , en lui faisant quelques propositions/suggestions: maintenant libre à lui de les mettre en œuvre.
En conclusion: ce système a les aptitudes d’un caméléon, avec une esthétique qui évolue en fonction de son environnement et donc ici de la source musicale , en bref un bien beau système de Référence? je ne sais , en Devenir? Certainement…
Belle journée
JR
Je ne suis spécialiste de rien mais, je fais tout un peu très bien...
Parler est une nécessité, écouter est un art.
Le son étant la matière même de la Musique, il est de notre devoir de le perfectionner et de l'ennoblir.
Parler est une nécessité, écouter est un art.
Le son étant la matière même de la Musique, il est de notre devoir de le perfectionner et de l'ennoblir.
