(12/08/2021-08:25:56)JM Plantefeve a écrit : Peut-être un rappel pour le lecteur : en 2005, Jean-Michel plaçait plusieurs diapositives à propos de cette courbe dans sa conférence sur la distorsion de phase (particulièrement aux diapos 71 à 74). https://www.melaudia.net/zdoc/distorsion_de_phase.pdf . On peut noter qu’en 2011, Douglas Self n’en fait aucune mention dans son monumental The Design of Active Crossovers, et trace simplement les phases en question, superposées ou pas.Le livre de Douglas Self est celui d'un électronicien. Ce livre très riche en circuits, notamment sur les passe-tout, est arrivé un peu tard. En effet, on ne peut guère résister aujourd'hui à l'arrivée des "envahisseurs" numériques, sauf peut-être quand il faut éviter des problèmes de latence.
Curieusement Douglas Self ne site aucunement les filtres quasi-optimaux qui semblent n'avoir pas captivé une grande audience en dehors de la France. Sur DiyAudio, il n'en est que modérément question, c'est le filtrage Harsh qui semble avoir attiré le plus l'attention à cause de son rendu des signaux carrés. Pourtant il ne brille pas par sa réponse en coïncidence a été très critiqué pour cela par Francis Brooke. Lequel Francis Brooke a présenté le filtre quasi-optimal le plus simple à mettre en œuvre et des plus performants (pentes à 18 dB/o).
Citation :JMLC a montré tout l'intérêt d'une courbe de réponse en coïncidence plate* (début du XXième siècle)(10/08/2021-15:03:27)forr a écrit : La courbe de réponse en coïncidence reflète de façon succincte les différences de phase en sortie des filtres. Cette définition est-elle acceptable et suffisante ?Acceptable, oui. Suffisante, j’en doute. Jean-Michel mettait en avant l’importance de la signature sonore de la pièce d’écoute lors de pics à cette courbe. Je comprends lors de pics à des lobes de directivité hors axe d’écoute.
comme un préalable à une bonne "réaction" de l'acoustique de la pièce.
Mais si cette courbe de réponse en coïncidence plate n'est qu'un élément bénéfique, elle est évaluée en sortie de filtrage et non devant les enceintes ou dans la pièce d'écoute pour lesquelles on dispose d'outils et de mesures autrement plus sophistiqués qu'une formule mathématique.
Le seul élément assimilable à de la géométrie (décalage en profondeur des haut-parleurs) qui peut être reflété par la réponse en coïncidence c'est l'inclusion d'un retard temporel dans la section filtrage.
EDIT Pas très bien formulée, la phrase précédente. J'y oublie que la réponse en fréquence des haut-parleurs et l'effet de baffle peuvent être ajoutés en simulation et avoir un effet sur la courbe de coïncidence.
La réponse en coïncidence est une information à caractère précisément délimité et souvent pris pour ce qu'elle n'est pas. Voir les 16 pages du lien donné vers AudioForum ou le post #22 :
https://forums.melaudia.net/showthread.p...#pid171994
Pour les Avantgarde par exemple, il est impossible d'avoir une réponse en coïncidence. L'écartement trop important entre les pavillons ne le permet pas, c'est physiquement impossible dans une zone d'écoute raisonnable.
La formule de la réponse en coïncidence est applicable, elle peut prendre en compte l'écartement en profondeur, mais non celui en hauteur. Il y a une erreur de terme.
* C'est Linkwitz qui, sans la nommer ainsi, a montré l'intérêt des déphasages nuls entre haut-parleurs.
(1976)
Jean-Marc Plantefève a écrit :Ayant utilisé des haut-parleurs allant, pour les mediums, de 21 è 8 cm et pour les aigus, de 38 mm à 19 mm, et des largeurs d'enceinte de 70 à 15 cm, j'ai toujours cherché un rendu bien particulier, sans me préoccuper des diagrammes polaires autrement qu'auditivement. Je ne crois pas qu'un simulateur électro-acoustique m'aurait beaucoup aidé... bon, peut-être qu'un jour, je m'y mettrais.(10/08/2021-15:03:27)forr a écrit : Le concept est-il utile ?L’étude de la directivité ? Assurément. Pour cela, je préfère aujourd'hui les diagrammes polaires qui n’oublient pas la distance d’entraxe entre haut-parleurs. Certes, non disponibles sur un simulateur de circuits électroniques. C’est pour cela que je trouve pertinent d’utiliser un simulateur électroacoustique quand il s’agit d’étudier le crossover à un réseau de transducteurs électroacoustiques. Jean-Marc.
Pour le peu que j'en sais, ces simulateurs riches en fonctions semblent prévus pour établir assez facilement des projets complets.
A+
Tout est difficile avant d'être simple. Thomas Fuller
