Une suite un peu hors sujet à ce post de Jean-Marc
UN LR4 est constitué d'une cascade de deux Butterworth d'ordre 2 (BUT2)
Un BUT2 est une filtre d'ordre dont le coefficient de surtension est de 0.7071.
Pour une fréquence propre de 1 kHz, il s'obtient avec une capacité de 159.2 µF une inductance de 159.2 µH et d'une résistance de 0.7071 Ω (NB pour un LR2 de même fréquence propre, la résistance est de 1.0 Ω).
Cette valeur de 159.2 µ peut être arrondie à 160 µ. Pour passer à une autre fréquence, il suffit de la diviser par la fréquence désirée, exprimée en kHz. Par exemple 320µ pour 500 Hz et 80 µ pour 2 kHz.
Afin que la deuxième cellule constitutive du LR4 ne charge pas la première, un "buffer" ("tampon" en français) est inséré entre les deux. Il s'agit ici d'un ampli opérationnel "idéal" à gain unitaire, autrement dit, sa tension de sortie à impédance nulle est strictement égale à celle de son entrée non-inverseuse (notée "+") à impédance d'entrée infinie. Ce buffer est tellement idéal que son alimentation est supposée lui être interne, elle ne figure pas sur le schéma (note : ce concept de buffer idéalisé peut s'avérer un épouvantable piège en analyse sur le papier du fonctionnement réel des amplificateurs mais c'est une autre affaire...)
L'amplificateur opérationnel le plus à droite réalise la somme ("sum") des tensions présentes aux sorties des trois voies (VF1, VF2, VF3).
Le graphique présente les temps de propagation de groupe d'un LR4 et d'un DUELUND A4 aux mêmes fréquences de répartition. Ce dernier a un meilleur comportement de ce point de vue mais les pentes d'atténuation diffèrent trop pour que l'on puisse faire une comparaison équitable. Il est sûr que le DUELUND est astucieux, je ne l'avais pas étudié jusqu'à présent.
JM Plantefeve post#50 a écrit :J'ai pris l'habitude de ramener les impédances des haut-parleurs à 1 Ohm. Cela facilite énormément les calculs ultérieurs de changement de fréquence et d'impédance en cas de besoin.Le schéma joint montre la méthode que j'utilise en simulation. Ici c'est l'exemple d'un filtrage 3 voies Linkwitz-Riley d'ordre 4 (LR4) avec le croisement des courbes aux fréquences évoquées au post #50.
Didactiquement, faut-il présenter des fonctions de transfert qui se veulent cibles acoustiques, sous forme de schémas électriques, de plus calculés en fonction de l'impédance des haut-parleurs ?
Le joli synchronisme des voies se paie d'un temps de propagation de groupe beaucoup moins séduisant. Avec le A3, on a un recul apparent du point d'émission de 30 cm à 100Hz par rapport à celui à 10 kHz (écart du TPG de 900 µs).
Ce que tu as simulé ici est un aiguillage 3 voies, 380Hz et 2600Hz en croisement à -6dB. On ne peut le comparer en délai de groupe avec un aiguillage 2 voies à 1kHz (les exemples de ton pdf).
UN LR4 est constitué d'une cascade de deux Butterworth d'ordre 2 (BUT2)
Un BUT2 est une filtre d'ordre dont le coefficient de surtension est de 0.7071.
Pour une fréquence propre de 1 kHz, il s'obtient avec une capacité de 159.2 µF une inductance de 159.2 µH et d'une résistance de 0.7071 Ω (NB pour un LR2 de même fréquence propre, la résistance est de 1.0 Ω).
Cette valeur de 159.2 µ peut être arrondie à 160 µ. Pour passer à une autre fréquence, il suffit de la diviser par la fréquence désirée, exprimée en kHz. Par exemple 320µ pour 500 Hz et 80 µ pour 2 kHz.
Afin que la deuxième cellule constitutive du LR4 ne charge pas la première, un "buffer" ("tampon" en français) est inséré entre les deux. Il s'agit ici d'un ampli opérationnel "idéal" à gain unitaire, autrement dit, sa tension de sortie à impédance nulle est strictement égale à celle de son entrée non-inverseuse (notée "+") à impédance d'entrée infinie. Ce buffer est tellement idéal que son alimentation est supposée lui être interne, elle ne figure pas sur le schéma (note : ce concept de buffer idéalisé peut s'avérer un épouvantable piège en analyse sur le papier du fonctionnement réel des amplificateurs mais c'est une autre affaire...)
L'amplificateur opérationnel le plus à droite réalise la somme ("sum") des tensions présentes aux sorties des trois voies (VF1, VF2, VF3).
Le graphique présente les temps de propagation de groupe d'un LR4 et d'un DUELUND A4 aux mêmes fréquences de répartition. Ce dernier a un meilleur comportement de ce point de vue mais les pentes d'atténuation diffèrent trop pour que l'on puisse faire une comparaison équitable. Il est sûr que le DUELUND est astucieux, je ne l'avais pas étudié jusqu'à présent.
