de l'utilité de charge pavillonnaire ?
#31
RE: de l'utilité de charge pavillonnaire ?
oui, et si possible une bouche rectangulaire de 80 cm maxi
Romain 
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#32
RE: de l'utilité de charge pavillonnaire ?
La surface de bouche minimum :

Une règle acoustique dit que la circonférence de la bouche doit être égale à la longueur d'onde de la fréquence la plus basse à reproduire.
Pour 80 Hz, nous sommes à 1.213 x 1.213 m pour un pavillon complètement dégagé, N=1.

Si nous tenons compte du sol, avec une réalisation qui respecte la règle de la présence du sol, la surface de la bouche peut être réduite par 2.
Pour 80 Hz, nous sommes à 0.858 x 0.858 m pour un pavillon posé au sol, N=2.

Pour 0.800 x 0.800, la surface est de 6400 cm2 avec N=2, et donc de 12800 cm2 avec N=1.
Cela correspond à un diamètre de 127.66 cm, une circonférence de 401.06 cm, une fréquence de calcul de 85.7 Hz.

85.7 Hz au lieu de 80 Hz vous convient-il ?

J'ai calculé le pavillon avec votre nouvelle demande, bouche calculée à 85.7 Hz, expansion calculée à la fréquence de 32.82 Hz, gorge de 784 cm2, bouche de 0.800x0.800 à 175 cm de la gorge.
Si la simulation sous HornResp vous convient, on y va !

[Image: 416-1.png]
[Image: 416-2.png]
[Image: 416-3.png]
[Image: 416-4.png]
[Image: 416-5.png]
[Image: 416-6.png]
[Image: 416-7.png]
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#33
RE: de l'utilité de charge pavillonnaire ?
Une 2e version, avec une bouche de 80x80 cm, une gorge de 784 cm2, une longueur de 175 cm.
La ligne neutre est sur un arc de cercle.
Le HP est placé horizontalement.
Le profil extérieur est horizontal sur la sortie entre les deux dernières sections.
L'axe de sortie perpendiculaire à la dernière section est incliné à 10.6°
Si on prolonge cette ligne pour des oreilles placée à 900 mm du sol, on est à 2480 mm du pavillon.

[Image: pav-416-2.png]

Si l'esquisse convient, je vais pouvoir passer au dessin de chaque planches.
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#34
RE: de l'utilité de charge pavillonnaire ?
Si je prends une planche du profil extérieur, elle peut être définie comme ci-dessous.
Une 2e vue définira la longueur et les angles en bout, puisque rien n'est "droit" dans ce type de pavillon.
548.3 et 571.8 mm, du côté opposé à la droite de longueur 92.3 mm. Cotation au 1/10e de mm.
25 dessins pour le profil intérieur, 25 dessins pour le profil extérieur.

[Image: pav-416-3.png]

Joker à ce stade pour les côtés, j'ai bien une idée pour tracer ces planches "gauches", mais tant que je ne l'ai pas fait en pratique je ne m'engage pas.
Et j'essayais de faire des faces droite et gauche plate, avec une retouche dans l'autre plan, le profil que j'ai tracé ?
A la réalisation, ce serait beaucoup plus simple !
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#35
RE: de l'utilité de charge pavillonnaire ?
(04/10/2025-17:45:12)calculette a écrit :
(01/08/2025-09:48:00)astrom a écrit : bonjour à tous,

 je me pose la question de l'utilité de la charge pavillonnaire dans nos interieurs pour reproduire le bas médium jusqu'à environ 300 hertz voire moins.

outre le rendement gagné, un rayonnement direct n'est il pas plus souhaitable (bande passante, et emcombrement).

merci de rester dans le sujet sans polémique, ce n'est QUE DE LA HIFI !

Bonjour,

C'est une bonne question !
 En effet en hifi domestique ce n'est pas pour augmenter le rendement qu'on met des pavillons (les amplis sont aussi bons à 3 watts qu'à 0,3 watts)
Mais alors c'est pourquoi faire ?
Il y même Cyrille qui te dit à juste titre qu'un hp à cône fera moins de distorsion ( à la mesure) qu'un truc pavillonné.
Y a-t-il autre chose que la distorsion ? car l'oreille ne fait pas réellement de différence entre peu de distorsion (sous le seuil audible) et très peu de distorsion.
Alors qu'est-ce qui fait une différence entre un son qui vient d'un pavillon  et un son qui vient d'un hp à cône ?
Mon expérience est la suivante:
Avec mon gros système pavillonné (grand IWATA motorisé par un hp MOCA) et mes grande Onken 360 l Altec 416 je pouvais reproduire un orchestre symphonique grandeur réelle sans mettre très fort et c'était grand et crédible par contre pour une Harpe, une mandoline , une guitare sèche c'était moins précis qu'avec des enceintes plus petites.
Ce que je pense aujourd'hui c'est que le côté grand du son n'est pas sur le disque .
Il n'est tout simplement pas enregistré, les microphones de prise de son qui ne savent pas le faire,!
(il suffit d'aller écouter un grand orgue pour comprendre qu'on peut pas mettre ce son dans le fichier audio avec quelques petits microphones ). 
Je pense donc qu'il faut recréer le grand son d'un philharmonique avec le système et non reproduire exactement ce qui est enregistré sur le disque .
Ça ne va pas plaire aux audiophiles qui veulent reproduire exactement le signal enregistré sur le disque parce que cela consiste à apporter quelque chose qui n'est pas dans sur le disque ce n'est pas une coloration mais plutôt un certain relief.
Peut-être que cet  ajout les pavillons l'apportent davantage que les hps à cône.
A un moment j'avais fait une expérience qui m'avait d'abord étonnée :
J'avais fait une prise de son de ma chaine avec du symphonique aussi bien avec le gros système qu'avec de petites enceintes:
Sur l'enregistrement du gros système tout le coté "monumental" était absent sur la prise de son et finalement les petites enceintes donnaient un son plus propre ce qui montre bien que le coté grand du son n'est pas enregistrable.
C'est le problème des microphones versus les oreilles qui ne captent pas les mêmes choses.
 
Denis,

Ps: Il vaut mieux que les IGs du son utilisent des monitors précis qui ne donnent pas de grandeur au son car ça ne servirait à rien ce serait même le contreproductif,  c'est au niveau de l'auditeur final que cela doit être fait.
Bonjour,
Tel que je le perçois c’est techniquement un mélange de trois facteurs principaux:
- la directivité des pavillons qui focalise l’émission vers la zone d’écoute,
- le gain en rendement qui élargit la plage dynamique, à condition de linéarité transducteurs en signaux faibles et dans les limites de linéarité de l’air comprimé dans la gorge, pas un problème en domestique,
- l’impédance acoustique - le facteur de couplage à l’air de la salle, qui décroît régulièrement avec la fréquence et privilégie les (très) grandes membranes dans le grave, ou les pavillons de large bouche, les pavillons étant des adaptateurs d’impédance avant tout.

Et je trouve que la combinaison de ces facteurs explique ton ressenti, que je partage, particulièrement sur les messages orchestraux, complexes et correspondant à une sacrée surface émissive combinée côté source.

Pour revenir au sujet du fil je pense que la présence d’une charge pavillonnaire même courte jusqu’au haut grave est exactement la raison pour laquelle une VoTT A7 ou A5 est souvent plus cohérente musicalement qu’une « équivalente sans pavillons » comme certaines charges Onken, qui sont performantes mais pointues à homogénéiser.

Cordialement,
CD
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#36
RE: de l'utilité de charge pavillonnaire ?
(04/10/2025-17:45:12)calculette a écrit : ...

Ps: Il vaut mieux que les IGs du son utilisent des monitors précis qui ne donnent pas de grandeur au son car ça ne servirait à rien ce serait même le contreproductif,  c'est au niveau de l'auditeur final que cela doit être fait.

Bonjour,

Ça m'avait échappé. Je vais essayer de m'en rappeler ton conseil ... pour ne pas le suivre.
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#37
RE: de l'utilité de charge pavillonnaire ?
Continuons sur ce pavillon de haut-grave.
Si ce n'est pas le chapitre idéal, il suffit au modérateur de déplacer ce qui doit l'être...

Sur l'esquisse j'ai ajouté trois droite perpendiculaire, deux de même longueur côté bouche, et une côté gorge.
Les deux droites côté bouche sont dans le même plan vertical.

[Image: pav-416-4.png]

Par 3 points, on fait passer un plan.
Il est rigoureusement perpendiculaire au sol.

[Image: pav-416-5.png]

J'ai construit un volume entre les deux plans en biais et le profil du pavillon.
La CAO permet de mesurer directement les surfaces, et de comparer la valeur mesurée avec celle calculée.

[Image: pav-416-6.png]
[Image: pav-416-7.png]

Il suffit de revenir dans le profil du pavillon pour modifier les côtes, et de faire le nombre d'itérations nécessaire à une bonne précision.
0.01 mm sur le profil des dernières sections, c'est 1 mm2 environ sur la section.
Si vous tenez le mm à la réalisation, ce sera très bien !
J'ai corrigé les 4 dernières sections, la première section est bonne.

[Image: pav-416-8.png]

J'avais tracé un certain nombre de chose, dont les 50 planches du profil courbe.
Intérêt de la CAO, je change l'esquisse du profil, tout le reste se reconstruit tout seul (normalement !)

[Image: pav-416-9.png]

Il reste une question, on reste avec des faces droites et gauche planes et une réalisation simple, ou vous voulez des faces "gauches" que j'arriverai à tracer, mais je ne sais pas comment pour allez les réaliser ?
Le sujet du jour : Une face droite peut-elle être gauche ? Vous avez 4 heures.
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#38
RE: de l'utilité de charge pavillonnaire ?
Je suis passé à côté d'un point :
Mes surfaces ne sont plus carrées mais trapézoidales.
Le centre de gravité n'est plus au milieu de la surface.
La réalisation sera plus simple, le tracé du pavillon "un peu moins"...
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#39
RE: de l'utilité de charge pavillonnaire ?
J'abandonne les côtés plan.
S'ils peuvent convenir pour un pavillon à 90°, ils ne conviennent pas pour les autres à 180° comme le SATO, ou plus comme le W22A ou similaire.

J'ai tracé hier, sans grande difficulté, un côté avec la face "gauche", avec un assemblage de 50 triangles pour 25 sections calculées.
Je finalise aujourd'hui pour mettre des images. (avec l'adresse du site Dôme acoustique, parce que je sens que je vais me les faire piquer...)
J'ai réfléchi à la réalisation pratique, et à la cotation sur le plan.
L'exemple est pour le pavillon à 90°, mais s'il fallait faire un pavillon à 360° je n'aurai pas plus de problème.
Cet aspect des choses est intéressant, la méthode de tracé s'adapte à tout.

Dans une étude, il faut parfois commencer à tracer plusieurs idées, pour n'en garder qu'une à la fin.
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#40
RE: de l'utilité de charge pavillonnaire ?
Esquisse en 2D.

[Image: gauche4.png]

Esquisse en 3D, de l'épaisseur en plus.

[Image: gauche5.png]

Planche, dans le même plan que l'esquisse 2D

[Image: gauche1.png]

Dans deux autres plans perpendiculaires, c'est là que l'on voit que la pièce est gauche.

[Image: gauche2.png]

[Image: gauche3.png]

Réalisation : Une coupe à la scie circulaire sur une partie de la profondeur de la planche a chaque trait de chaque triangle.
Cotation : Un tableau, avec 3 valeurs, pour chacun des 50 triangles. Eventuellement, l'angle entre deux triangles consécutifs.

Comment j'ai fait en pratique ? Je le garde pour moi.
Ce dont je suis sûr, c'est qu'un pavillon qui s'enroule sur 360° se tracera "aussi facilement".
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