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RE: Onken W en quatre voies - Sébastien - 25/10/2025 (24/10/2025-10:36:19)RM8Kinoshita a écrit : Quand tu construis ton support multi-voies, n'isole pas le TW tout en haut de la pile et à ras du plafond, ... pense à un design plus ramassé et compact. Bonjour RM8Kinoshita, Tout à fait, c'est ce que je souhaite faire. (24/10/2025-15:03:44)Le Relais Sonore a écrit : Bonjour à tous, Bonjour Rémy, Sages paroles. (24/10/2025-18:34:19)Ha-Re a écrit : "ces 2 façons d'écouter et d'apprécier la musique ne s'opposent pas, bien au contraire !" Bonjour Ha-Re, Il m'arrive de ressentir cette usure et de trouver cela malaisant. Sébastien RE: Onken W en quatre voies - jefourcade - 25/10/2025 (24/10/2025-15:03:44)Le Relais Sonore a écrit : Bonjour à tous, Il y a bien deux mondes, ceux qui écoutent au delà de la DC et ceux qui écoutent en deçà. Au-delà de la DC la distorsion de phase est peu perceptible parce que le champ diffus est prépondérant et ce dernier a perdu la phase. Ce n'est pas le cas en deçà de la DC où cette différence est significative. Ce qu'il faut bien comprendre — et je crois l'avoir signalé — est que la correction de phase nécessite des filtres non causaux. On peut en effet montrer qu'un filtre à phase linéaire a nécessairement une réponse impulsionnelle symétrique. Il faut donc connaître l'avenir du signal pour filtrer un signal à phase linéaire. Cela ne peut donc que se faire avec un filtrage FIR et un temps de retard. Je me permets de remettre une présentation de Jean-Michel Le Cléach'h réalisée en mars 2005 à Mélaudia dont le titre est : "L'audiophile et la distorsion de phase" :
distorsion_de_phase.pdf (Taille : 7,02 Mo / Téléchargements : 79)
C'était il y a 20 ans. Voici sa dernière planche en guise de conclusion : Nous y sommes. Maintenant, encore une fois, Chacun fait (c'qui lui plaît, plaît, plaît)... RE: Onken W en quatre voies - RM8Kinoshita - 25/10/2025 Bonjour à tous, bonjour Jean, (25/10/2025-10:58:16)jefourcade a écrit :(24/10/2025-15:03:44)Le Relais Sonore a écrit : Bonjour à tous, Chez tout un chacun, je crois qu'il peut y avoir des variations acoustiques importantes, suivant l'importance du traitement et la distance d'écoute. Donc une multitude de mondes Pour développer, je pense que même en étant au delà de la DC idéale, l'écoute peut quand même bénéficier d'un système 'correctement mis en phase' car ce qui part en hors-axe est aussi récupéré au PE, et si la caractéristique émissive hors-axe est proche de celle dans l'axe, subjectivement ça se passe déjà mieux. (25/10/2025-10:58:16)jefourcade a écrit : Ce qu'il faut bien comprendre — et je crois l'avoir signalé — est que la correction de phase nécessite des filtres non causaux. On peut en effet montrer qu'un filtre à phase linéaire a nécessairement une réponse impulsionnelle symétrique. Il faut donc connaître l'avenir du signal pour filtrer un signal à phase linéaire. Cela ne peut donc que se faire avec un filtrage FIR et un temps de retard. On peut aussi parfaitement utiliser des filtres causaux choisis (IIR), calculer et/ou mesurer la distorsion de phase de ce filtre (idéalement en phases acoustiques synchrones) (excess phase) et la pré-corriger ensuite précisément avec une correction FIR (rePhase) et un DSP. Cela sonne peut-être comme un refrain ringard, mais fonctionne très bien à partir du moment où les limites de mise en œuvre du dispositif ont été clairement évaluées. Jimbee a été un pionnier à ce sujet pour expliquer une méthode complètement convaincante, techniquement et y compris à l'écoute pour ceux qui ont réussi à l'appliquer entièrement (25/10/2025-10:58:16)jefourcade a écrit : Je me permets de remettre une présentation de Jean-Michel Le Cléach'h réalisée en mars 2005 à Mélaudia dont le titre est : "L'audiophile et la distorsion de phase" : Absolument Cependant, travailler avec des filtrages FIR demande aussi une très grande précision de mise en œuvre et d'alignement. Étape maîtrise des mesures, indispensable. Peut-être pas à la porte de tous, ... Avant de passer au FIR, il semble mandataire de comprendre et bien maîtriser le filtrage IIR ainsi que le IIR "FIR-isé", si je puis m’exprimer ainsi crdt. RE: Onken W en quatre voies - jsilvestre - 25/10/2025 (24/10/2025-09:04:27)jefourcade a écrit : La solution adoptée par Tanaka est obsolète et présente de nombreux défauts. On peut ne pas vouloir user de DSP (chacun fait ce qu'il lui plait) mais c'est une erreur. Bonjour Jean, sur le principe il est clair que les DSP et traitements numériques ont des avantages et des possibilités inaccessibles autrement mais il reste encore des problèmes à résoudre dans leur utilisation en audio pour audiophile. Reste à comprendre pourquoi une résolution équivalente à 13 bits suffit en analogique, c'est ce que font les toutes meilleures machines analogiques dans le meilleur des cas mais est notoirement insuffisante en numérique... Les formats actuels "Haute Définition" sont souvent perçus comme une amélioration par rapport au 16 bits du format originel mais d'après les fondements du traitement numérique cela ne devrait pas être le cas. 16 bits c'est déjà 18dB de mieux que les meilleures machine analogiques et dépasse de loin les capacités de l'audition humaine! Des phénomènes échappent encore à nos connaissances dans le domaine de la perception auditive... Clairement en audio le numérique peut apporter beaucoup mais il faut d'abord gérer les dommages collatéraux sur l'audition. Sinon c'est un compromis entre les dommages du numérique et les limitations de l'analogique et comme tout compromis il incombe à l’utilisateur d'en définir les contours. joël RE: Onken W en quatre voies - gillesni - 25/10/2025 (24/10/2025-15:24:15)mastro a écrit :(24/10/2025-14:21:54)gillesni a écrit : En ce qui me concerne, comme dit plus haut, j'ai utilisé des filtres numériques sur des système quadri-amplifiés pendant plus de 15 ans, avant que certaines raisons me poussent à décider de me passer de ce type de filtrage. Ca ne remet pas en question leurs qualités, et d'ailleurs, certains de ces filtres sont de vraies merveilles, et je le répète, j'y reviendrai très probablement un jour. Il se trouve que j'ai été de multiples fois chez le regretté Marcel, et j'ai aussi écouté plusieurs fois le système de Dan, dans plusieurs de ses versions, et bien d'autres... Sache juste que vers les années 2015, j'en étais déjà à ma troisième génération de filtres numériques. J’avais eu d’abord un BSS par canal, puis le London Blue, puis le Dolby Lake LP4D12 en 2008 que je faisais fonctionner en FIR (Brickwall à phase linéaire), le tout sur un système qui était en 4 voies multi-amplifiées depuis la fin des années 80. Je ne sais évidemment pas tout, mais enfin, je pense pouvoir affirmer que j’ai une certaine expérience de ce type d’installation. Quant aux mesures, j’ai commencé à m’en préoccuper en 1988, grâce à un banc complet de mesure B&K... C'est donc venu petit à petit à partir de 2015, et j’ai finalement décidé de revenir à un filtrage analogique en 6 dB, avec de très bonnes raisons. On en a d’ailleurs déjà parlé ici, et puis il se trouve que de l’avis de beaucoup, ce système n’a jamais aussi bien fonctionné qu'aujourd'hui, sans filtre numérique, sauf sur le grave et le sub. Tu veux en discuter et me donner des conseils, pourquoi pas, mais viens d’abord l’écouter afin de savoir ce qu’il est capable de faire. Ça me semble pourtant un préalable essentiel plutôt que de penser qu’il suffit de regarder quelques courbes et d'avoir quelques idées plus préconçues que théoriques pour le savoir. D'ailleurs, si c’était le cas, tu peux me croire, j’aurais été plus vite pour finaliser sa dernière mise au point. RE: Onken W en quatre voies - Sébastien - 26/10/2025 Une invitation au subjectif. Sébastien RE: Onken W en quatre voies - mastro - 26/10/2025 (25/10/2025-19:12:33)gillesni a écrit : Tu veux en discuter et me donner des conseils, pourquoi pas, mais viens d’abord l’écouter afin de savoir ce qu’il est capable de faire. Ça me semble pourtant un préalable essentiel plutôt que de penser qu’il suffit de regarder quelques courbes et d'avoir quelques idées plus préconçues que théoriques pour le savoir. merci pour l'invitation :-) je ne partage toujours pas ton avis , car l'alignement de chaque voies est un prérequis indispensable pour pouvoir passer à l'étape suivante afin de pouvoir réaliser un filtrage correct , en plus il est flagrant que tes mesures suffisent amplement pour comprendre que ton filtrage ne correspond pas du tout à celui de ta description . il est indéniable que tes résultats objectifs confirmés en pratique par tes mesures , sont beaucoup trop éloignés de ceux d'un filtrage théorique à pente acoustique de 6db /octave . voici par exemple une mesure (au Pe 2.5m) d'une petite 3 voies (3A Auditorat phase plus) alignées physiquement et filtrée en passif sans aucune correction qui se rapproche assez bien de la théorie d'un filtrage 6db/octave . les très bonnes mesures de phase de cette petite enceinte sont en corrélation avec de très bonnes qualités d'écoute subjectives partagées par tous ceux qui l'ont écoutée chez moi . la premier graphe montre que le filtrage est à phase minimale car la phase se superpose assez bien avec la courbe de phase minimale calculée par Rew (le calage en phase minimale est réalisé proche du pied d'impulsion par la fonction Estimate Irdelay) la second graphe est encore plus proche de la théorie car il correspond à un calage au sommet de l'impulsion (phase lin ) courbe Rouge : SPL courbe verte : phase courbe grise : phase minimale courbe noire : excess phase RE: Onken W en quatre voies - jefourcade - 26/10/2025 Bonjour à tous, (25/10/2025-17:05:18)RM8Kinoshita a écrit : Chez tout un chacun, je crois qu'il peut y avoir des variations acoustiques importantes, suivant l'importance du traitement et la distance d'écoute. Je dirais plutôt qu'il y a une frange entre les deux mondes dont j'ai parlé. Mais, donnons des chiffres pour fixer les idées. Prenons le cas d'un système de HP à rayonnement direct placé dans un séjour non traité acoustiquement. Nous prendrons un médium de diamètre 0,19 cm comme le Audax 17 HR 37 qui équipait le système Onken - Mahul de la maison de l'audiophile. Nous supposerons que le temps de réverbération est de 0.6 s, que le volume de la salle est de 100 m3 et que la distance d'écoute est de 3,5 m. Calculons la directivité du HP à 1 khz. La formule est : On obtient Q=4. Le fichier Excel joint permet de calculer la distance critique et le ratio champ direct / champ réverbéré au point d'écoute (PE). On obtient DC=1,46 m, ratio = -7,5 db. L'auditeur n'entend que le champ réverbéré. Prenons maintenant le cas d'un pavillon de directivité 90°x40° avec une salle acoustiquement traitée donnant un temps de réverbération de 0.15 s. Les calculs donnent maintenant : DC=5,22 m, ratio = +3,5 db. L'auditeur est placé dans le champ direct. Il y a vraiment deux mondes à l'écoute de ces deux systèmes. Le second révélera tous les détails de l'enregistrement, les percussions seront franche et nette, l'image stéréo précise... On entend dire qu'il faut placer l'auditeur à la distance critique. Mais, il n'y a aucun raisonnement qui justifie ce choix. Le champ réverbéré de la pièce d'écoute se superpose à celui de la pièce avec laquelle a eu lieu l'enregistrement. Pour que ce premier ne masque pas ce deuxième, il faut qu'il lui soit inférieur et que le niveau du champ direct soit supérieur au niveau du champ réverbéré. Les vrais critères pour placer le PE sont donc un ratio positif (une valeur de +3 dB est un bon choix), ce qui conduit à se placer à 0.7 fois DC et un temps de réverbération inférieur à 200 ms. (25/10/2025-18:44:07)jsilvestre a écrit : Reste à comprendre pourquoi une résolution équivalente à 13 bits suffit en analogique, c'est ce que font les toutes meilleures machines analogiques dans le meilleur des cas mais est notoirement insuffisante en numérique... Le calcul que tu fais se base sur l'évaluation du rapport signal sur bruit SNR. Il se calcule en fonction du nombre de bit par la formule : SNR ≈ 6,02 × n + 1,76 dB
En prenant un signal analogique de SNR 80 dB, on trouve 13 bits (ton calcul). Le CD avec 16 bits donne 100 dB. Une explication de cet écart peut venir du fait que les saturations analogiques sont progressives, ce qui n'est pas le cas du numérique. En numérique, un dépassement du 0 dBFS provoque un écrêtage brutal et très audible. Personnellement, je ne crois pas à la supériorité de l'analogique sur le numérique. (25/10/2025-19:12:33)gillesni a écrit : Tu veux en discuter et me donner des conseils, pourquoi pas, mais viens d’abord l’écouter afin de savoir ce qu’il est capable de faire. Ça me semble pourtant un préalable essentiel plutôt que de penser qu’il suffit de regarder quelques courbes et d'avoir quelques idées plus préconçues que théoriques pour le savoir. Bien sûr qu'on peut déterminer la qualité d'un système à partir de mesures. On ne peut pas déterminer si un système est bon ou très bon, mais on peut déterminer s'il est moins bon ! Le critère que j'ai donné ci-dessus se mesure très facilement. Je connais ton système pour l'avoir écouté deux fois (probablement pas dans sa dernière mouture) et l'environnement dans lequel tu écoutes. Tu te situes dans la frange dont j'ai parlé ci-dessus puisque tu as une pièce avec un traitement acoustique léger et des pavillons directifs. En prenant un temps de réverbération de 0,4 s (hypothèse) ton ratio champ direct / champ réverbéré serait de -0.8 dB Tu gagnerais surement en traitant plus ton local et en évitant les réflexions parasites dues au décalage des voies. Encore une fois, je précise que les choix d'écoute de chacun ne sont pas discutables. Ceux qui préfèrent écouter dans une salle domestique, utiliser des HP vintages, reproduire les configurations qu'avaient adoptées les audiophiles japonais des années 60 sont des choix respectables. Mais, ce qui l'est moins est d'affirmer que ces choix conduisent à la meilleure écoute alors qu'ils ne respectent pas les critères qui justement définissent cette meilleure écoute. Cordialement Jean RE: Onken W en quatre voies - gillesni - 26/10/2025 (26/10/2025-09:41:36)jefourcade a écrit : Bonjour à tous, Jean, Je ne compare rien et je n'affirme pas que mes choix sont les bons pour tous les systèmes, et je n'affirme même pas qu'il n'existe pas de façon de faire qui permettrait à mon propre système d'aller plus loin. Et d'ailleurs, les audiophiles étant ainsi fait, j'espère bien qu'il a encore une marge de progression... Quelques précision, le temps de réverbération de ma pièce que j'ai remesuré très récemment se situe autour de 0.3s à partir de 125 Hz. Depuis ta venue, le traitement acoustique de la pièce n'est plus tout à fait le même, avec en particulier une plus grande absorption dans la zone des 1ères réflexions conjuguée à une orientation et un positionnement différents des caissons et pavillons, et puis la distance d'écoute, le filtrage ainsi que quelques haut-parleurs, entre autres, ont été changés. Donc, ce n'est plus vraiment le même système. Et puis autre chose de très important, outre le fait de faire de la musique, j'ai surtout la chance de pouvoir assister à de très nombreux concerts, de tous genres, généralement avec des très bonnes places, et ce qui permet à l'oreille de s'habituer à ce qu'elle entend, d'avoir des références, et ensuite, cela permet de savoir vers quoi il faut aller. Pour moi, avec les mesures, ce sont les deux piliers indispensables permettant de savoir ce que l'on doit attendre d'un système de reproduction, et s'il manque un des deux, on avance avec la moitié des informations. Je dirais qu'on imagine. Je ne suis sans doute pas le seul à avoir cette chance, mais ça m'a paru important de le le signaler. Ce que je dis, et il n'y a pas que moi qui le dit, c'est qu'aujourd'hui, ce système fonctionne excellemment, et ça ne préjuge en rien des qualités que peuvent avoir d'autres systèmes réglés avec des principes différents. Ce avec quoi je ne suis pas d'accord, c'est de penser que grâce aux mesures, sans rien avoir écouté, on pourrait savoir ( ou plutôt imaginer) comment fonctionne un système, un peu comme le médecin qui ferait son diagnostique à distance, avec ses toutes ses analyses, mais sans jamais avoir consulté son patient. Heureusement, mon système n'est pas malade! C'est déjà ça. RE: Onken W en quatre voies - jsilvestre - 26/10/2025 (26/10/2025-09:41:36)jefourcade a écrit : Une explication de cet écart peut venir du fait que les saturations analogiques sont progressives, ce qui n'est pas le cas du numérique. En numérique, un dépassement du 0 dBFS provoque un écrêtage brutal et très audible. A mon avis cela n'explique pas grand chose, pas bien difficile d'éviter les saturations avec 20dB de marge supplémentaire par rapport aux machines analogiques. On peut voir aussi que les saturations ne sont pas si terribles que ça, les "mastering" et "remastering 24 bits HD" à la mode d'aujourd'hui en raffolent et en abusent... Saturations qui n'existaient pas à l'époque du 16 bits. Le problème avec le numérique est que d'après la théorie du signal 13 bits devraient largement suffire à une utilisation domestique et que l'oreille ne devrait pas être capable de discerner de différences entre des résolutions supérieures à ces 13 bits. La pratique montre que ce n'est pas le cas, il y a divergence entre théorie et pratique et ce dès la base. Difficile alors d'appuyer des affirmations sur cette base branlante... joël |