Pourquoi on peut s'autoriser à préférer le vinyle au numérique
#31
RE: Pourquoi on peut s'autoriser à préférer le vinyle au numérique
RCGV a écrit :...Donc à dans mille ans.

RCGV

Mille ans, tu es optimiste, au train où vont les choses, l’humanité sera morte de faim ou de soif ou d’un empoisonnement ou d’un virus ou d’une catastrophe nucléaire ou d’une combinaison de tout ça bien avant

Ce qui devrait nous faire relativiser les comparaisons entre vinyl et cd ?
Répondre
#32
RE: Pourquoi on peut s'autoriser à préférer le vinyle au numérique
_


Répondre
#33
RE: Pourquoi on peut s'autoriser à préférer le vinyle au numérique
Ragnarsson a écrit :C'est simple. Comme le son issus d'une platine vynile ne peut pas être meilleur que le son issu d'un système de reproduction plus moderne et plus performant techniquement...

Effectivement, vu comme ça, c'est simple. Et donc ceux qui disent le contraire, disent n'importe quoi. C'est bien le sens de tes explications?
Alors inutile que tu viennes chez moi faire la comparaison, tu serais obligé de te déjuger.
Cordialement
Gilles

Mon système : de la musique, et quelques bricoles pour l'écouter...
Répondre
#34
RE: Pourquoi on peut s'autoriser à préférer le vinyle au numérique
Bonsoir,

marcj a écrit :Comme il existe beaucoup de très mauvais disques vinyle ou CD, je me demande pourquoi les ingénieurs du son ne s'en sont pas aperçus. (budget trop serré ou conditions d'écoute trop différente du produit final)
Dans l'explication que je donne, que j'ai pris la peine de détailler, il faut comprendre que la chaîne de responsabilité peut être assez longue. Ne pas généraliser en parlant des seuls "ingénieurs du son" comme une communauté responsable solidairement.

xn a écrit :Et toi tu as compris quoi Raoul ? Parce que finalement tu n'as pas exprimé ta compréhension des choses.
Poses des questions précises, parce que je ne vais pas tout réécrire.

tonipe a écrit :Quels sont les éléments concrets qui permettent de dire que le vinyle utilise un autre master que le CD ?
Ma pratique sur le terrain depuis deux ans que je fréquente le cours de Techniques du son au Conservatoire de Tarbes.
Mes échanges avec d'autres praticiens de la prise de son.
Mes échanges avec un gars qui installe une usine de pressage de vinyle dans mon voisinage.

xn a écrit :Si tu enregistres sur le Vinyle et sur un CD le même signal électrique ...
Si tu m'as bien lu, ce n'est pas le même master, donc pas le même signal.

Etmo a écrit :Pour votre information je vous redonne un lien qui explique au moins pour Spotify comme le problème du loudness est géré sur leur base. Plutôt de raconter des conneries prenez au moins le temps de lire les liens deja fournis.

Cela vous évitera de traités les autres d'imbéciles.

https://artists.spotify.com/faq/mastering-and-loudness
Je ne m'étais jamais intéressé à Spotify et je découvre le contenu de ce lien.
Ils appliquent une correction avant diffusion, ce qui est une étape de traitement supplémentaire à la déjà longue chaîne que j'ai exposée. Ça n'est pas le sujet.

Etmo a écrit :http://aesfrance.info/le-loudness-ou-sonie
Que l'AES veuille normaliser une pratique du monde de cet industrie, c'est louable mais ça n'enlève rien à ce que j'ai exposé et c'est même in début de hors sujet.

a+mitiés raoul
Répondre
#35
RE: Pourquoi on peut s'autoriser à préférer le vinyle au numérique
rliyung a écrit :Bonsoir,

Personnellement, jusqu'il y a peu, je ne connaissais pas suffisamment le cheminement emprunté par la musique depuis la captation initiale jusqu'au support final pour encore entretenir quelques idées fausses. Aujourd'hui que je suis un peu moins ignorant, je vous invite à suivre la description des étapes de fabrication ci-après. On parle d'enregistrement principalement acoustique.

1. La captation
Les enjeux sont le positionnement des artistes dans l'espace puis la disposition des micros.
Dans notre cours, on va disposer un couple principal qui va capter la globalité du message ainsi que l'ambiance générale et des micros d'appoint pour capter les instruments au plus près avec le maximum de détail. A la console on va se contenter d'enregistrer au naturel, sans appliquer aucun effet.

2. Le mixage
La captation a donné un ensemble de pistes enregistrées séparément, il s'agit d'utiliser ces pistes en les intégrant (ou pas) et à doses contrôlées (niveau relatif entre les pistes, application des effets comme la réverb, le panoramique pour le placement dans l'espace et bien d'autres). Dans le même temps, on procède au montage qui consiste à copier-coller des bouts de prises différentes pour assembler les meilleurs passages. On réalise les fondus entre les morceaux.
Idéalement ce travail est effectué avec la participation des artistes.

A ce stade, on obtient le master studio, dans lequel les artistes se retrouvent, reflet du savoir-faire de l'équipe technique.

On serait dans un monde idéal qu'on graverait les disques à partir de ce master studio.

Malheureusement, on a des visées commerciales, le disque doit se vendre.
On aborde une autre étape de mastering, destiné à adapter le master studio au(x) public(s) visé(s).
3. Le master numérique.
Pour passer sur les médias à faible capacité dynamique, la dynamique de la musique va être écrasée, un peu ... un peu plus ... beaucoup plus ...
Si on vise les écoutes via des médias anémiques (youtube, smartphone, enceintes de PC), on écrasera beaucoup la dynamique. Le CD pressé à partir de ce même master numérique donnera un son pourri pour l'audiophile.

4. Le master vinyle
Supposons qu'on veut aussi presser des vinyles.
La gravure de vinyle nécessite un traitement particulier, pour tenir compte des contraintes mécaniques que n'a pas le numérique. Il nécessite un mastering spécifique.
Si on est un peu malin, on ne part pas du master numérique puisque qu'on n'a pas besoin d'en intégrer les contraintes.
On va donc partir du master studio, pour intégrer les seules contraintes du vinyle, avec toutes les chances de mieux préserver la dynamique que dans la filière numérique.

---

Pour revenir au master numérique, on pourrait sortir un master CD/HR pour l'audiophile, un master plus pauvre pour le public moins exigeant. Si vous avez les noms des labels qui procèdent ainsi, il faut nous donner les noms.
Par contre, dans le domaine de la pub, on prend soin de sortir des masters différents pour la radio, la télé, le cinéma. Eh oui, là c'est le commerce qui commande.

Avant de brandir ses idées reçues, l'audiophile devrait se demander s'il se branle bien le bon neurone.

a+mitiés raoul

Salut chef,
C'est exactement pour ces raisons que du temps du 33t, j'avais des "petits fournisseurs" passionnés dont les disques étaient à de rares exceptions près très bien enregistrés et mastérisés proprement, parfois c'était le pressage qui n'était pas terrible... Ce sont des boutiques qui ont failli fermer à l'avènement du CD. Du style Astrée, Accent, Occora... Et puis il y avait l'oiseau lyre, Erato..
Tout ça a été touillé dans d'énormes boites :
Pleins de petits éditeurs passionnés à la Charlin, dont les maisons ont été englouties dans les fonds de tiroirs de multinationales dont le but c'est de noyer la planète d'eau tiède à travers leurs propres tuyaux pour mettre de la pub autour.
Ce qu'ils proposent est à la musique ce que le KFC est à la bouffe.
Tu streames, c'est pas bon, tu vomis et t'essayes autre chose qui est aussi mauvais.

Je suis en train de m'intéresser à Folkways et au catalogue du Smithonian, pour les mêmes raisons : enregistrements honnêtes, mastering limité, résultats parfois "brut de coffrage"...
J'ai jeté un œil sur BandCamp, mais pas suffisamment pour y trouver des choses qui m'intéresse.

De mon point de vue, l'idéal serait que se montent des projets participatifs :
tu payes ta part et tu reçois la musique (sous la forme qui convient).

Ben toi, par exemple, quand tu auras ton nième diplôme, ça te tenterait pas de te lancer là-dedans ?
Melodia Gersovia : pas mal non !

Très franchement, en regroupant quelques personnes du forum et d'autres, ça ne me semble pas si déconnant comme idée.
Y a plein de musiciens qui crèvent la dalle, surtout avec le Covid, et de l'autre côté, pas mal de consommateurs de musiques qui ne sont pas content de la qualité qu'on leur fourgue :
il y a un (petit) marché intéressant.

Comme épargner pour ses vieux jours c'est encore plus hasardeux que le tiercé, autant dépenser tout de suite !!!

Faut en parler avec PP et Gillesni plus JMW, à tous les 4, vous nous faites un catalogue d'enfer !

Hop au boulot !
Il n'est pire sourd que moi
Yves
Répondre
#36
RE: Pourquoi on peut s'autoriser à préférer le vinyle au numérique
YvesA a écrit :...
De mon point de vue, l'idéal serait que se montent des projets participatifs :
tu payes ta part et tu reçois la musique (sous la forme qui convient).

Ben toi, par exemple, quand tu auras ton nième diplôme, ça te tenterait pas de te lancer là-dedans ?
Melodia Gersovia : pas mal non !

Très franchement, en regroupant quelques personnes du forum et d'autres, ça ne me semble pas si déconnant comme idée.
Y a plein de musiciens qui crèvent la dalle, surtout avec le Covid, et de l'autre côté, pas mal de consommateurs de musiques qui ne sont pas content de la qualité qu'on leur fourgue :
il y a un (petit) marché intéressant.

Comme épargner pour ses vieux jours c'est encore plus hasardeux que le tiercé, autant dépenser tout de suite !!!

Faut en parler avec PP et Gillesni plus JMW, à tous les 4, vous nous faites un catalogue d'enfer !

Hop au boulot !

Bonjour Yves,

Tu es fou ! moi aussi un peu ...

Figures-toi que j'ai communiqué mes résultats d'écoute aux musiciens et à mes congénères de l'équipe-son. J'ai inséré à la fin ce texte :
Citation :La suite, je vais la faire un peu comme une fable.

Il était une fois un mélomane doublé d'un audiophile (l'inverse marche aussi).
Il lui tombe entre les oreilles la version studio d'un CD proposé sur les canaux commerciaux. La différence de restitution lui saute immédiatement aux oreilles et il en fait part à ses congénères.
Quelque temps après, les artistes autorisent la circulation limitée d'un extrait du master studio auprès d'un panel d'amateurs de belle restitution.
Le retour enthousiaste recueilli encourage les artistes à tenter l'aventure d'une diffusion vinyle couplée à la version numérique qualité studio (le master 24/48 original).
Une souscription est lancée avec l'objectif de trouver 100/300 amateurs.

Fin de la fable.

Pour ceux qui n'ont pas suivi, il est question de l'enregistrement du Duo Cirla-Trolonge :
https://forums.melaudia.net/showthread.php?tid=9097

a+mitiés raoul
Répondre
#37
RE: Pourquoi on peut s'autoriser à préférer le vinyle au numérique
rliyung a écrit :Il était une fois un mélomane doublé d'un audiophile (l'inverse marche aussi).
Il lui tombe entre les oreilles la version studio d'un CD proposé sur les canaux commerciaux. La différence de restitution lui saute immédiatement aux oreilles et il en fait part à ses congénères.
Quelque temps après, les artistes autorisent la circulation limitée d'un extrait du master studio auprès d'un panel d'amateurs de belle restitution.
Le retour enthousiaste recueilli encourage les artistes à tenter l'aventure d'une diffusion vinyle couplée à la version numérique qualité studio (le master 24/48 original).
Une souscription est lancée avec l'objectif de trouver 100/300 amateurs.

Fin de la fable.

Pour ceux qui n'ont pas suivi, il est question de l'enregistrement du Duo Cirla-Trolonge :
https://forums.melaudia.net/showthread.php?tid=9097

a+mitiés raoul
[/quote]

Ca doit être le début de l'Histoire, pas une fable !
Si on s'y met à plusieurs, le risque financier n'est pas élevé, même s'il n'y a pas de JYK dans boucle et c'est sans doute mieux...
Je me mets sur la liste des souscripteurs pour le prochain. Si ça ne sort qu'en vinyle ça limitera les risques de piratage.
ça existe déjà mais sans les critères qui sont les nôtres :

https://tousnosprojets.bpifrance.fr/crow...ts-musique
Il n'est pire sourd que moi
Yves
Répondre
#38
RE: Pourquoi on peut s'autoriser à préférer le vinyle au numérique
Bonjour

Citation :Ne pas généraliser en parlant des seuls "ingénieurs du son" comme une communauté responsable solidairement.

Il y a quelques années, j'avais critiqué les ingénieurs du son dans un chapitre de mon site. C'était dans le contexte des émissions de télé.
J'ai reçu la réponse suivante :

Citation :Le nom de l'ingénieur du son, qui signe ce qui suis, ne figure pas à sa demande écrite. C'est compréhensible...

Bonjour, Je m'appelle ../.. et je suis ingénieur du son depuis 25 ans... Pardon, je suis un "bidouilleur du son" comme vous aimez visiblement nous définir. Je me suis longuement baladé sur votre site qui est très intéressant, très riche en informations et qui, même si elle n'est pas au goût du jour, offre une présentation claire et très accessible. Bravo pour ce travail.

Malheureusement, je suis tombé sur cette page : http://petoindominique.fr/php/musique_tele.php. Et là, je suis un petit peu déçu par les propos que vous tenez à l'égard des ingénieurs du son. Il me semble nécessaire de rétablir la vérité: Vous vous êtes trompé de cible. Le problème de la dynamique du son n'est pas du fait des ingénieurs du son, mais plutôt des diffuseurs qui n'ont qu'une chose en tête: avoir le plus de volume sonore possible.

Pour cela, ils utilisent des traitement sonores très complexes avant d'attaquer la tête de diffusion. La composition de ses traitements est un secret gardé jalousement. Ces traitements sont essentiellement dynamiques (Compression multi bandes, leveler avec une intégration du volume dans le temps, générateur d'harmoniques pour "rafraîchir" le haut médium et les aigus).

En tant qu'ingénieur du son du 21ème siècle, notre travail consiste dans une première phase à essayer de sauver les meubles en nettoyant, en réparant ou en 'bidouillant' la prise de son du tournage. Si tant est que l'on puisse appeler cela une prise de son étant donné qu'en dehors des émissions en plateau, il n'y a plus que très peu de production qui travaillent avec un preneur de son. Je tiens d'ailleurs à rappeler que dans ce type de tournage, tout les niveaux audio sont laissés au bon plaisir des automatismes de la caméra et que toutes les prises de son sont généralement effectuées sans filtre coupe bas inséré avant le CAG de la dite caméra. Cela donne une idée du niveau des aigus au moindre souffle de vent ou du pompage inévitable dès qu'une voiture passe dans la rue ou que quelque chose tombe par terre...

Une fois ce travail effectué du mieux que l'on peut, on passe au vrai travail de mixage. Celui que l'on aime faire. Malheureusement les 3/4 du temps avec une matière première de piètre qualité. On a tout bonnement oublié que la qualité d'un son se construit à 90 % lors de la prise de son. Les 10% qui nous restent en studio, sont un peu de nettoyage pour intégrer ce son particulier dans un ensemble d'autre sons de manière homogène. Une fois que ce mixage est fait, il nous faut alors nous assurer que nous respectons bien les normes PAD ( Prêt A Diffuser ) demandés par le diffuseur et en général correspondant au normes établis par l'EBU. Normes qui définissent les niveaux de références ainsi que la plage dynamique sur l'intégralité du programme. En général, on demande un niveau 0 dBvu à 1Khz correspondant a -18 dBfs et un niveau crête maximal de -9 dBfs. Selon les diffuseurs et la nature du programme, certains dépassements de crête sont autorisés de manière très exceptionnelle et très courte jusqu'à -4 dBfs. On nous demande aussi de tenir la dynamique des dialogues et de la voix-off dans une plage de 20 dB. L'expérience montre que 10 dB c'est encore mieux. Si vous ne respectez pas ces limites, et bien on vous renvoie à votre console avec un relevé timecodé des erreurs, édité par un laboratoire de duplication qui valide, ou pas, votre mix pour le compte du diffuseur.

Ensuite, vous n'êtes plus maître de rien concernant le devenir de votre mix. Et très honnêtement,il m'est arrivé d'avoir honte d'un mixage diffusé sur une grande chaîne nationale. Mixage qui n'avait plus rien à voir avec ce qui était sorti du studio. Complètement tassé vers le haut. Un haut médium proéminent et agressif et un mixage qui avait perdu tout ces effets d'attaque et de mordant. Et je ne parlerai pas du contenu la zone du spectre situé en dessous de 250 Hz.

Tous les ingénieurs du son que je connais ou que je croise régulièrement dans ce milieu sont des gens qui ont la passion du son chevillée aux tripes. Et on ne peut pas durer dans ce métier sans cela. Vous vous êtes tout bonnement trompé de cible. Oui, nous sommes des 'bidouilleurs du son' et fier de l'être. Si vous avez un jour l'occasion d'assister à une séance de bruitage en studio, allez-y toutes affaires cessantes et alors vous comprendrez l'essence de ce métier, et pourquoi nous en sommes fiers.

Cordialement,

Depuis je critique les producteurs, ceux qui font faire le boulot aux ingénieurs du son avec un cahier des charges qui n'est pas celui que nous souhaitons.

Cordialement, Dominique
Répondre
#39
RE: Pourquoi on peut s'autoriser à préférer le vinyle au numérique
tonipe a écrit :Depuis je critique les [...]
Les trois petits points représentent beaucoup de monde.
Mais vous, en retour, la moindre critique que l'on vous adresse... bonjour !
Tout est difficile avant d'être simple. Thomas Fuller
Répondre
#40
RE: Pourquoi on peut s'autoriser à préférer le vinyle au numérique
Ca me va parfaitement Raoul car c'est très juste.
PS : Etienne n'est pas XavierBig Grin
Advance X-UNI, mini-DSP OpenDRC DA-8, Monitor Actives Accuton AS250-4-552, ATC SM75-150S, Monacor DT-25N + deux Sub Monacor SPH450TC
Répondre


Atteindre :


Utilisateur(s) parcourant ce sujet : 1 visiteur(s)