xnwrx a écrit :Joël, j'avais déjà indiqué que l'effet de l'augmentation de résistivité du câble aux fréquences aigues amenaient à 2 à 3 dB de perte. Là je répondais aux pertes dans le câble dues à l'effet de peau, pour conclure qu'il n'y en avait pas plus que dans le bas du spectre.
Quel effet augmente la résistance en haute fréquence autre que l'effet de peau?
Citation :Concernant l'horloge en numérique, que pensez vous qu'un jitter puisse provoquer sur le signal restitué ? La modélisation mathématique existe. On a une modulation de la fréquence d'échantillonnage par un bruit à spectre étroit autour de celle-ci, qui provoque une modulation du signal restitué, de quelques ppm. On reste dans le plus que négligeable.
Là ou ça peut clocher c'est lorsque quelque part dans la chaîne de restitution, un des éléments n'est pas en esclave sur l'horloge source, et donc jette ou duplique des échantillons pour s'adapter au débit binaire d'entrée.
Pas facile de décider ce qui peut être négligé ou pas. A trop négliger on jette le bébé avec l'eau du bain!
Actuellement j'utilise une horloge de haute qualité un OCXO issu du monde de la métrologie à très faible bruit de phase du genre:
https://www.morion-us.com/catalog_pdf/mv89.pdf
Pour voir j'en ai acheté plusieurs et il se trouve qu'à l'écoute certaines sont meilleures que d'autres.
La mesure du bruit de phase à ces niveaux si faible n'est pas des plus aisé mais j'ai fini par réussir à bidouiller de quoi mesurer.
Et les mesures ultérieures confirment entièrement les résultats d'écoute!
L'image montre les mesures de 2 de ces horloges, une bonne et une moins bonne à l'écoute:
L'axe Y est gradué en dBc, je ne garanti pas complètement l'étalonnage j'ai fait du mieux que j'ai pu mais possible qu'il y ait quelques dB d'erreur absolue. Cependant les valeurs mesurées sont bien dans l'ordre de grandeurs des données du fabricant des oscillateurs.
On peut voir que la différence entre les 2 horloges n'existe que dans les basses fréquences au dessous de 20Hz et qu'elle atteint 10dBc à 0.1Hz.
Pour sûr que le bon sens dicterait de négliger la différence et le bruit de phase en lui même tellement il est faible surtout une fois convertit mathématiquement en "bruit et distorsions" en sortie du convertisseur...
Et pourtant l'oreille le détecte facile!
Le bruit de phase n'est qu'un exemple, j'ai aussi fait des mesures autour des composants passifs. Il apparaît rapidement que les effets qui importent sont masqués à la mesure par d'autres bruits qui eux sont visiblement sans effets sur l'écoute. D'ou la difficulté et les limites de l'approche métrologique.
Par exemple j'ai fini par remarquer que le "temps de chauffe" pendant lequel le son d'un appareil s'améliore est principalement dû aux condensateurs des alimentations particulièrement les chimiques.
Pourtant sur une alimentation la tension est continue, elle ne varie pas ou (très) peu. Des mesures de distorsion ont étés faites sur des condensateurs, voir les articles Cyril Bateman, mais avec une tension continue la distorsion n'a pas bien de sens! Donc ne reste que le bruit mais le bruit dans un condensateur est très faible, trop faible pour pouvoir être mesuré.
Et pourtant en régulant l'alimentation avec un régulateur à très faible impédance de sortie, genre quelques µΩ ce ou ces bruit(s) sont absorbés par le régulateur, le son est meilleur de suite et n'est plus affecté par le "temps de chauffe". Donc il y a bien un effet électrique en jeu dans l'histoire prenant probablement source au sein du diélectrique.
Joël