Bonjour Hervé,
herve00fr a écrit :Bonjour Joël,
jsilvestre a écrit :Pour être sûr je l'ai mesuré sur l'ampli et retrouve bien les 20 et 60µA.Le rapport entre le courant moyen de retour du signal et le courant parasite n'est donc pas entre 10 et 100 mais 2 et 6.
C'est donc cohérent avec mes simulations (40µA).
Pour l'anecdote, mes amplis ont une impédance d'entrée de 2kOhm, ce qui donne un rapport 0,4 à 1,2.
Mais ça n'est pas important, ce qui compte c'est la tension générée par ce courant, une liaison de masse de qualité la rendra négligeable.
C'est sûr, dans ces conditions peu de risque d'entendre une ronflette!
Mais la ronflette n'est pas le seul méfait d'un courant parasite dans les masses, il peut aussi influer sur la qualité du son perçue, il est la cause de l'influence du sens de la prise secteur, de l'amélioration apportée par un secteur symétrique.
Lors des essais de tentatives d'annulation de ce courant j'ai constaté que quelques µA suffisent à faire une différence audible.
J'ai vu aussi qu'en gérant son trajet son influence disparaît. Il faut éviter de le faire passer par les masses des circuits imprimés.
Il parait logique d'imaginer qu'il aura plus d'influence dans les pistes de masses autour des circuits bas niveau comme par exemple les étages d'entrée d'un ampli où il va créer de l'intermodulation.
Les amplis et dacs utilisés pour ces essais sont fortement contre réactionnés. 280dB pour les amplis, un peu moins pour les dacs. La modulation des courants et tensions dans les éléments actifs de l'étage d'entrée est donc très faible, voire extrêmement faible, des nanovolts et femto ampères.
Il suffit alors de pas grand chose pour que les courants et tensions parasites soient plus importants que la modulation.
Ils et elles ne sont pas les seuls sources d'intermodulation, j'ai constaté à plusieurs reprises l'influence des bruits sur les polarisations de l'étage d'entrée.
Un exemple, une source de courant, une tension constante dans une résistance. Pour réduire le courant de bruit il faut augmenter la valeur de la résistance de conversion tension courant et comme I=U/R il faut augmenter la tension d'autant. Le bruit thermique ne dépend que de la valeur de la résistance et de la température. L'amélioration à l'écoute est sensible.
Mais il existe d'autres bruits appelés bruit en excès ou bruit en 1/f. Il dépend du matériau résistif, de la constitution de la résistance, de sa valeur ohmique et de la tension à ses bornes.
Donc augmenter la tension diminue le bruit d'origine thermique mais augmente le bruit en excès. Une parade consiste à fractionner la résistance en plusieurs de plus faible valeur montées en série. La tension aux bornes de chaque résistance est divisée par le nombre de résistance de la chaîne et donc la génération du bruit en excès.
Le bruit d'origine thermique reste inchangé et devient majoritaire, il masque les autres bruits dans la bande audio.
Et pourtant augmenter encore le fractionnement s'entend...
Pour être sûr j'ai vérifié par des mesures, le bruit en excès est bien masqué par le bruit thermique, augmenter le fractionnement est invisible à la mesure.
La résistance en question dans ces essais est une 330KΩ que j'ai fractionné en 10 x 33KΩ choisies pour leur faible bruit en excès. 10 c'est parce qu'il faut arrêter un jour! Le courant de bruit d'une 330K à 25°C c'est 230 femto ampères. Et pourtant à l'oreille...
Et ce n'est qu'un exemple parmi pleins d'autres!
Donc si les méfaits du passage d'un petit courant parasite dans les pistes de masse m'étonnent toujours autant ils ne me surprennent plus.
herve00fr a écrit :jsilvestre a écrit :Un moyen d'y parvenir est de symétriser le secteur par rapport à la terre. Plus de phase et neutre mais 2 phases en opposition:
Mais dans ce cas tu n'es pas protégé par ton disjoncteur différentiel en cas de fuite anormale après ton transfo symétriseur.
A plus,
Tout à fait, il faut remettre un différentiel après le transfo symétriseur. Comme d'ailleurs à chaque fois qu'un des pôles d'un transfo d'isolement est relié à la terre.
Joël