Salon du Disque de Marciac 14 & 15 novembre 2026 - deuxième édition
partage des ressources documentaires de l'association

Hauteur de l'image sonore
#41
RE: Hauteur de l'image sonore
JL,

il serait intéressant de savoir pour quelle raison les voix sont en retrait avec 24 db de pente. Pour moi c'est une anomalie.
Est-ce dû à une perte de puissance de la voie centrale par rapport au bas et au haut ?

Personnellement, pour moi la voie centrale est la pièce maitrise du système, après en fonction de celle-ci il faut régler les autres niveaux par rapport au 66.

Pour les panneaux de 1 mètre de long, il me semble qu'il y en a quatre, cela ferait deux carrés ou rectangles en sortie des 66. Ce serait parfait.

Surtout effectuer les modifications lentement pour que le cerveau les intègre et puisse juger leur moins value ou plus value. Quitte à revenir en arrière et recommencer car le cerveau a évolué dans son jugement.

Dominique
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#42
RE: Hauteur de l'image sonore
Le pincement est crucial pour localiser et centrer les voix et ça se fait parfois au mm.
Mais des modifications d'ordres électroniques peuvent modifier la valeur de pincement idéal.
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#43
RE: Hauteur de l'image sonore
Quand du parle de centrale tu veux dire W66 ou 15A dans ton cas , je vais voir (écouter) si en augmentant le niveaux de cette voies ce que cela donne ( sur le coup la centrale ma perturber , je me suis dit la centrale est sur mon système HR)
Les voix sont bien centrée pas de pb (que ce soit en passif ou en actif), elles était un peux basse , c'est maintenant plus haut .
Pour les panneaux au plafond je vais suivent tes recommandations je vais en rajouter deux a cotée des autres, de toute façon j'en suis rendu au point ou il faut absolument que je travail mon acoustique.
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#44
RE: Hauteur de l'image sonore
(31/10/2026-19:36:08)foecouter a écrit : ...
il serait intéressant de savoir pour quelle raison les voix sont en retrait avec 24 db de pente. Pour moi c'est une anomalie.
Est-ce dû à une perte de puissance de la voie centrale par rapport au bas et au haut ?

Appliquer des pentes 24 dB avec un filtre actif (donc ordres de filtrage électriques) provoque des pentes acoustiques finales d'ordre plus élevé, difficilement prédictibles, gommant la symétrie acoustique nécessaire aux pentes pour bien se complémenter, car les voies n'ont jamais des réponses linéaires à proximité de leurs coupures, et ont toutes un comportement possiblement dissemblable

De plus les voies ne sont pas alignées physiquement, ce qui est normalement le pré-requis attendu (l'alignement) pour que les voies se complètent harmonieusement en passe-haut et passe-bas bien complémentaires, quand elles ont déjà bien leurs gabarits acoustiques attendus (on a déjà vu au premier point pourquoi ce n'était pas le cas). Les temps de trajets différents (voie x,y,z ... -> PE) achèvent donc de brouiller toute la cohérence attendue, en modifiant encore davantage les caractères des sommations entre voies (phases acoustiques contrariées au lieu de bien se complémenter)

En modifiant au hasard les Fc choisies sans bouger les pentes, sur la base de ce qui est installé physiquement précédemment, on se balade en fait dans la dissimilarité des directivités entre éléments, ce qui modifie au pifomètre la réponse des hors-axe au niveau des raccords, déjà qu'on n'était pas sûr que les sommations dans l'axe soient bonnes en premier lieu

Dernier problème pratique : sans mesure, très difficile de vérifier la bonne polarité de tous les transducteurs filtrés. Alors qu'avec une "banale" mesure, on voit tout de suite si l'impulse est dans le sens attendu ou pas (le STEP est le juge de paix quand l'impulse est difficilement interprétable, c.a.d que sa forme s'éloigne des formes théoriques et "académiques" des bons éléments performants dans la pratique, suivant la théorie)

Il y a donc tous ces problèmes interdépendants qui ne peuvent être résolus qu'en effectuant les différentes étapes :

- Mesures des directivités de transducteurs (si elles sont connues, par exemple des assemblages réputés chez les pros qui ont accès à ce type de mesure, ça facilite la tâche)
- Choix des Fc aux fréquences les plus favorables de ce point de vue, si les mesures de disto montrent que les composants sont capables de les accepter
- Établissement des réponses individuelles module/phase et des temps de trajets réels entre sources et PE (avec aide du loopback)
- Vu qu'on a créé des fichiers de mesure exploitables, export de REW vers VituixCad ou Xsim, simulation tenant compte de tous ces paramètres pour aboutir au meilleur compromis technique : où les différentes voies vont causer ensemble de manière propre, 
sans overlap fâcheux; observation des Fc, types de filtre et pentes de filtrage, délais additionnels requis pour aboutir à une réponse de linéarité correcte

- Après programmation du filtre actif, re-mesure des composants filtrés de manière individuelle, vérification de la réponse temporelle correcte (allure de l'impulse au PE), 
de la linéarité approximative de la réponse globale, puis travail sur l'ajustement fin des niveaux de chaque voie en se basant sur un panel important d'enregistrements connus

Et ça prend du temps et des efforts, mais ça en vaut la peine avec du bon matériel aux composants bien associés  Angel

crdt.
Bon, c'est pas tout, mais là je retourne bosser mon Donizetti ...
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#45
RE: Hauteur de l'image sonore
Que de FIRconvolutions, là c'est du Diafoirus tout cru  Big Grin chais pas, si on , peut-être que, faudrait envisager ... reste plus que casser la baraque .. et faire des mesures , de quoi d'ailleurs ?
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#46
RE: Hauteur de l'image sonore
si ma tante en avait et des parfaitement symétriques .....
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#47
RE: Hauteur de l'image sonore
Bonjour Jean-Louis,
beau système et belle salle, je te partage mon point de vue en complément des conseils exprimés.

Déjà pour moi aussi les 817 ne sont pas à remettre en cause, surtout pour un problème de hauteur de scène, qui dépend en très grande partie des voies médium et aigu + implantation et association + acoustique salle.

En préambule encore, je m'interroge pourquoi ce choix d'implanter le système dans un coin de ta salle Idea , même si tu as un peu expliqué... est-ce le bon choix ou le fruit peut-être pas très adéquate de recherches qui nous égarent parfois. Toute ta salle tend par habitudes et certaines logiques à ta première implantation en longueur.

Tu gagnes 1,5m de distance d'écoute supplémentaire (nécessaire ?) et du niveau grave (1 coin) avec ton implantation actuelle, mais tu récupères tous les soucis que tu as exprimé :
- dissymétrie acoustique/implantation importante, c'est ce qui est le plus difficile techniquement à maitriser, à corriger, en se rappelant qu'on écoute de la STEREO avec 2 OREILLES (pas symétriques mais compensées/intégrées par le cerveau). Nous ne sommes jamais en symétrie, mais plus la dissymétrie est importantes, plus les soucis sont importants, plus les corrections/équilibres sont difficiles, voire impossibles.
- mur arrière à 60 cm du PE avec tous les soucis/réflexions liées (qui ne seront pas résolus par un petit panneau, même de 25cm de profond)
... POURQUOI cette implantation, qui intègre 2 des principales difficultés en hifi : la dissymétrie importante et la réponse en peigne de mur arrière proche ? (pourquoi ces contraintes alors que tu as la chance d'avoir une salle qui ne t'y oblige pas, contrairement à bcp d'autres qui les subissent et révéraient de s’affranchir de ces problèmes limitants, DIFFICILES.

Effectivement travailler sur le RT60, sur le traitement de ta salle, t'apportera beaucoup, il faut de la surface et du volume pour que cela soit efficace.
Le petit panneau au plafond au dessus des W66 doit pas faire grand chose, essaie au moins 2 panneaux de 3 ou 4 m2 au minimum
(dans un salon un seul grand panneau, nuage/acoustic cloud, c'est souvent plus esthétique)
(vu les surfaces et coûts, à savoir que 10 cm d'absorbant c'est assez similaire à 5 cm d'absorbant + 5 cm de plenum).

Un peu long le préambule mais j’espère que cela te sera utile, AVANT d'envisager "l'optimiel, le miraculus, le sauveur, le FIRmament"... le filtre numérique... qui corrige tout, même les propriétés propres de systèmes mécaniques et résonnants (quel miracle)... que sont des hp ou des murs réfléchissants (acoustique). A ben mince il parait que ça marche pas trop bien et c'est limité pour l'acoustique, mais pour les HP, le consensus dit que ça fonctionne et pour certains c'est même parfait... comment pour l'un et pas l'autre ! Big Grin

En gros, un HP, un mur, c'est similaire, c'est un système émissif avec ses propriétés propres (mécanique, résonnant). La correction numérique c'est sur le signal, pas le système émetteur lui-même, qui doit DONC toujours être choyé. Le système ciblé, ses comportements, ses propriétés (et ses interactions) NE peuvent être modifiés, donc encore moins corrigés, mince, c'est portant bien admis en acoustique... mais pour le HP c'est le miracle... le miracle du signal intégrant l'inverse (convolution) du comportement du système particulier ciblé... c'est le résultat qui est modifié, pas le système qui conserve ses propriétés (donc ses défauts NON corrigés Angel ).

Bon, pour répondre à ta question de hauteur... enfin.
La première chose que j'essaierai (le premier responsable implicite) serait la hauteur de ton aigu, as-tu essayé de le mettre dans le pav W66. La hauteur de l'aigu, en dessous, intérieur ou au-dessus modifiera grandement tous les équilibres, donc la scène, donc les hauteurs.
(idem modifier le pincement ou l'écartement du système change tous les équilibres...)

De plus, la position de ton pav aigu à l'intérieur de ton W66 te permettra de le reculer ou l'avancer librement pour le "phaser" et le sommer avec le W66 que ce soit en actif ou en passif. En passif on cherche à l'oreille les profondeurs "phasées" possibles (tu peux t'aider en regardant les changements sur la magnitude du chevauchement au raccord, micro au PE), les bons phasages s'entendent isolément. De plus en modifiant ces alignements tu joues sur les sommations, donc la scène, donc les hauteurs.
Vu que tu as une config en actif, il est facile de modifier ces alignement, ces sommations. Essaie d'augmenter ou réduire progressivement un peu le delay sur ton pav aigu, pour entendre les modifications sur les hauteurs, cela devrait te permettre de moduler la perception de hauteur par phasage affiné ou choisi (entre les voies hautes).

La hauteur/azimut EN STEREO c'est des formes tonales spécifiques liées à notre audition (pavillon des oreilles entre autres), d'où l'importance de la sommation, de la réponse fréquentielle du système... ce n'est pas vraiment un histoire de temporel la hauteur, mais vu que le temporel/phasage détermine la sommation/réponse, la phase est encore dans le coup.

Parfois ces affinages d'alignements ne résolvent pas le/ton problème car les déséquilibres et pollutions tonales sont ailleurs, acoustique souvent, des réflexions détruisant l'équilibre tonal, donc les spécifications de hauteurs, voire pouvant "écraser un système".
(tu écoutes à bonne distance, mur arrière proche, dissymétrie... toutes ces difficultés déjà sur le tonal/réponse avant même d'envisager l'influence du phasage du système sur sa réponse en fréquence.

Dans cette recherche, j'essaierai d'identifier d'où cela vient.
1/ écoute du système en 2 voies sans la voie aigu afin d'être sûr que c'est pas l'association grave/w66 qui réduit la hauteur... pour vérif, et si besoin petite modif de cet alignement (très bon conseil la recherche de l'inclinaison du W66, des mesures fenêtrées au PE te montreront facilement les variations de réponses suivant l'inclinaison)
(attention ne pas exagérer sur l'inclinaison vu ton souhait actuel, si tu augmentes les réflexions au plafond, tu auras une sensation plus haute, plus grande, mais pas la bonne)

2/ en actif, légèrement bouger le delay de l'aigu  voir si la perception de hauteur est modifiée. Si c'est le cas tu as le responsable et les solutions ci-dessus

3/ si pas le cas, ben tout le reste, l'acoustique, l’implantation... et le filtrage qui a déjà été abordé par d'autres (de façon toujours bien dogmatique donc je ne m'en mêle pas)

Bonne recherche, j’espère ne pas t'avoir trop bousculé avec le système en coin, qui semble déjà très bien fonctionner. On cherche, on cherche, on essaie et parfois on se créer de nouvelles difficultés ou on se focalise sur une particularité... LA phase, LA phase... il y a bien d'autres choix à faire en amont et bien plus impactants.

Petite info en rab, le traitement de ta salle avec l'implantation en longueur sera bien plus facile, efficace et moins cher, vu les distances bien plus importantes à certains murs :
peu ou pas de traitement des réflexions primaires des murs de côtés et pas de traitement nécessaire du mur arrière
juste un grand nuage au plafond sur ta zone d'écoute et c'est "réglé"/amélioré Wink (hors soucis particuliers de ta pièce), restera plus que des bass traps pour la suite.
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#48
RE: Hauteur de l'image sonore
(31/10/2026-22:52:32)RM8Kinoshita a écrit :
(31/10/2026-19:36:08)foecouter a écrit : ...
il serait intéressant de savoir pour quelle raison les voix sont en retrait avec 24 db de pente. Pour moi c'est une anomalie.
Est-ce dû à une perte de puissance de la voie centrale par rapport au bas et au haut ?

Appliquer des pentes 24 dB avec un filtre actif (donc ordres de filtrage électriques) provoque des pentes acoustiques finales d'ordre plus élevé, difficilement prédictibles, gommant la symétrie acoustique nécessaire aux pentes pour bien se complémenter, car les voies n'ont jamais des réponses linéaires à proximité de leurs coupures, et ont toutes un comportement possiblement dissemblable

De plus les voies ne sont pas alignées physiquement, ce qui est normalement le pré-requis attendu (l'alignement) pour que les voies se complètent harmonieusement en passe-haut et passe-bas bien complémentaires, quand elles ont déjà bien leurs gabarits acoustiques attendus (on a déjà vu au premier point pourquoi ce n'était pas le cas). Les temps de trajets différents (voie x,y,z ... -> PE) achèvent donc de brouiller toute la cohérence attendue, en modifiant encore davantage les caractères des sommations entre voies (phases acoustiques contrariées au lieu de bien se complémenter)

En modifiant au hasard les Fc choisies sans bouger les pentes, sur la base de ce qui est installé physiquement précédemment, on se balade en fait dans la dissimilarité des directivités entre éléments, ce qui modifie au pifomètre la réponse des hors-axe au niveau des raccords, déjà qu'on n'était pas sûr que les sommations dans l'axe soient bonnes en premier lieu

Dernier problème pratique : sans mesure, très difficile de vérifier la bonne polarité de tous les transducteurs filtrés. Alors qu'avec une "banale" mesure, on voit tout de suite si l'impulse est dans le sens attendu ou pas (le STEP est le juge de paix quand l'impulse est difficilement interprétable, c.a.d que sa forme s'éloigne des formes théoriques et "académiques" des bons éléments performants dans la pratique, suivant la théorie)

Il y a donc tous ces problèmes interdépendants qui ne peuvent être résolus qu'en effectuant les différentes étapes :

- Mesures des directivités de transducteurs (si elles sont connues, par exemple des assemblages réputés chez les pros qui ont accès à ce type de mesure, ça facilite la tâche)
- Choix des Fc aux fréquences les plus favorables de ce point de vue, si les mesures de disto montrent que les composants sont capables de les accepter
- Établissement des réponses individuelles module/phase et des temps de trajets réels entre sources et PE (avec aide du loopback)
- Vu qu'on a créé des fichiers de mesure exploitables, export de REW vers VituixCad ou Xsim, simulation tenant compte de tous ces paramètres pour aboutir au meilleur compromis technique : où les différentes voies vont causer ensemble de manière propre, 
sans overlap fâcheux; observation des Fc, types de filtre et pentes de filtrage, délais additionnels requis pour aboutir à une réponse de linéarité correcte

- Après programmation du filtre actif, re-mesure des composants filtrés de manière individuelle, vérification de la réponse temporelle correcte (allure de l'impulse au PE), 
de la linéarité approximative de la réponse globale, puis travail sur l'ajustement fin des niveaux de chaque voie en se basant sur un panel important d'enregistrements connus

Et ça prend du temps et des efforts, mais ça en vaut la peine avec du bon matériel aux composants bien associés  Angel

crdt.

c'est une très bonne analyse des prérequis indispensables qui permettent d'éviter de tourner en rond en se posant des questions sur des défauts "d'images sonores " qui sont logiquement résolus dans l' objectif d'obtenir des mesures temporelles correctes  (amplitudes et phases) , qui ne peuvent être obtenues que dans une acoustique correcte , avec une disposition optimale du point d'écoute et de tous les transducteurs et un filtrage correct , en complément de l'oreille qui détecte très facilement des défauts d'images .

tout ce travail de mise au point encore plus difficile d'une très grosse enceinte multivoies  , prend effectivement  énormément de temps et d' efforts, mais ça en vaut la peine avec du bon matériel aux composants bien associés ..

;-)
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#49
RE: Hauteur de l'image sonore
La hauteur pour la perception n'est pas liée à la sommation. La sommation c'est le latéral .
La hauteur pour la perception c'est une question d'équilibre fréquentiel et de réflexions , sol, plafond , épaules, différentes cavités du pavillon de l'oreille faisant office de résonateurs de Helmotz accordés à des fréquences différentes selon haut et bas , le cerveau filtre et distingue. Naturellement ce qui est un plus aigu est en haut et inversement .
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#50
RE: Hauteur de l'image sonore
(01/11/2026-09:35:51)lamouette a écrit : J'ai une réponse, quelqu'un à une question ? 

Big Grin Big Grin Big Grin
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