Tout est dit...
#71
RE: Tout est dit...
chacun verra évidemment midi à sa porte et préférera tel ou tel support selon son rapport à la musique, son usage et pour beaucoup d'entre nous aux "objets musicaux" qui nous rassemblent ici.
Le choix des armes est partiellement résolu pour les productions actuelles, même si la persistance du support et le marketing des majors propose à nouveau des pressages vinyl, des rééditions collector, des inédits de certains artistes, dans des formats et packagings qui savent créer le désir auprès des fétichistes du genre. Aucune ironie ici, étant moi même victime de cette coupable addiction et le Disquaire Day s'en régale chaque année. Il fut un temps où je mettais un point d'honneur a ne PAS acheter de vinyle ce jour là, d'abord parce que j'en achetais tous les autres jours ou presque ( j'exagère un peu) mais surtout en résistance à l'obscénité évidente de l'operation marketing et de la spéculation qui en découle, l'édition exclu numérotée étant rapidement raflée en nombre par des petits malins qui en feront commerce online lorsque la demande dépassera loffre tôt ou tard. Pourquoi pas d'ailleurs. On aurait beau jeu de vouloir jouir et profiter d'un système marchand dérégulé a outrance sans accepter d'en subir les effets collatéraux. Et puis las, comment résister à un 3xLP live inédit de Joe Henderson live at the Jazz Showcase? Mais je m'égare...Tout comme le mastering des années 60 pouvait être spécifique à la diffusion des titres en radio, celui des pressages spéciales club des mix 12" ( et remixes) à partir des années 70, il ne serait pas impossible qu'il en soit de même pour l'exploitation quasi exclusive en format demat', qui nourrit les divers abonnements en ligne, fussent-ils audiophiles ou non.

Lorsqu'il m'arrive d'écouter un système dématérialisé et qu'on me propose de choisir la musique, l'hôte cherche sur sa tablette et tend à s'arrêter sur la première version venue. Tout le monde n'est pas comme Dechab et sa noble manie ? de chercher " sa" meilleure version... En règle générale, de quel support, master ou remaster s'agit il? il sera notifié l'année de sortie de l'album et le label, guère mieux. Donc, pour rester cohérent avec mon propos antérieur, si on choisit Muddy Waters/Folk singer, on ne risque pas une grande déception, tant la prise de son est bonne et les affres du mastering acceptables. Le pressage original mono, lu avec une bonne cellule mono sur un système adéquat ( idealement mono lui aussi) ira plus loin, idem avec une des nombreuses rééditions audiophiles stereo- notamment celles pressées en 45 rpm avec une dynamique supérieure (plus de place sur le vinyle) mais a priori, ce sera plus la mise en œuvre du matériel et l'acoustique de la pièce qui en feront une écoute hors du commun ou juste ok. Et l'attelage en vinyle mono une démarche hors norme peu répandue. Le cas échéant, il en restera le plaisir simple de la musique qui est évidemment l'essentiel.

Pour d'autres musiques, on tombera parfois sur des versions dématérialisées peu convaincantes et là encore, c'est le maillon faible du système qui peut en être la cause, pas le format numérique en soi.
Ce qui est clair cest que l'attachement à l'objet disque comme à celui de l'objet matériel hifi, reste fort et un peu mysterieux selon la motivation ou démarche culturelle de chacun, et surtout indépendante du clivage mieux/moins bien.

Et pour certaines musiques et je pense ici à certains artistes de jazz japonais des années 90/2000, le débat n'existe pas. Le seul format officiel et enregistré, masterisé ad hoc étant le cd, point. Beaucoup sont quasi introuvables tant en cd ( rares, chers et japan market only,) qu'en demat'.
“I spent a lot of money on booze, birds, and fast cars. The rest I just squandered.”

_George Best
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#72
RE: Tout est dit...
Salut Christophe,

(14/05/2026-10:09:29)xtof a écrit : En conclusion, si le vinyle peut offrir une expérience d’écoute hautement qualitative, il semble aujourd'hui indissociable d'un paradoxe technique et financier.
Pour atteindre, voire dépasser, la précision d'un système numérique bien mis en œuvre, l'investissement nécessaire en lecture analogique devient exponentiel. L’installation impressionnante de Gilles en est le parfait exemple : pour que le vinyle "respire" sur du haut rendement, chaque maillon (cellule, bras, préampli phono) doit être d'une exigence absolue.
Pourtant, le débat reste vif pour plusieurs raisons :
Les points forts qui sauvent le vinyle :
  • Le mastering différencié : C’est le point crucial soulevé par Jean-François. À cause de la "Loudness War", les versions CD/Streaming sont souvent compressées dynamiquement pour sonner fort partout. Le vinyle, par ses contraintes physiques (risque de saut de sillon), impose souvent un mastering plus aéré et respectueux de la dynamique originale.
  • Le rapport à l’objet : Le rituel de la manipulation, la lecture d’une pochette grand format et l’écoute intégrale d’une œuvre sans "zapping" favorisent une attention que la dématérialisation a parfois tendance à diluer.
Les points faibles face à la réalité moderne :
  • Le coût et la fragilité : Outre le prix du matériel de lecture, le coût d'une "galette de plastique" devient extravagant, sans oublier sa vulnérabilité à la poussière et à l'usure.
  • La source originelle : Comme le souligne Florent Garcia, l'ironie est que nous écoutons souvent une conversion numérique pressée sur du plastique. Si la source est numérique, pourquoi multiplier les conversions et les risques d'artefacts mécaniques ?
  • L’accès à la musique : Le catalogue disponible en vinyle ne représentera jamais la profondeur quasi infinie des bibliothèques numériques actuelles.
En définitive, je dirais oui au vinyle, mais uniquement pour ceux qui acceptent d'y mettre les moyens et d'en faire une démarche esthétique globale. Pour celui qui recherche la fidélité pure et la transparence au meilleur rapport qualité/prix, un baladeur haut de gamme associé à un bon DAC et un casque performant offrira, dans la majorité des cas, une restitution bien plus rigoureuse et immersive.

Qu'en pensez-vous ? Est-ce la nostalgie du mastering "à l'ancienne" qui nous fait préférer le vinyle, ou le support a-t-il encore une supériorité technique réelle sur nos systèmes HR ?

Bonne journée,
Christophe.
J'aime bien ta conclusion, je souhaiterais l'augmenter de quelques points mineurs possiblement di/convergents  Wink

Citation :si le vinyle peut offrir une expérience d’écoute hautement qualitative, il semble aujourd'hui indissociable d'un paradoxe technique et financier.
Pour atteindre, voire dépasser, la précision d'un système numérique bien mis en œuvre, l'investissement nécessaire en lecture analogique devient exponentiel. L’installation impressionnante de Gilles en est le parfait exemple : pour que le vinyle "respire" sur du haut rendement, chaque maillon (cellule, bras, préampli phono) doit être d'une exigence absolue.

J'ai ici sous la main le parfait contre-exemple : table de lecture Technics de dernière génération (enfin, presque) à prix abordable (et donc, décriée à tort en ces lieux car PACMF) mécanique précise et fluide, silencieuse, procurant d'excellents résultats.
La cellule, sa qualité et son montage sont par contre des points d'investissement/temps non-négligeables, mais le budget total lecture ne dépasse pas les 1500 (j'avais eu un prix Japon sur la OC9XSL et depuis, sur une nouvelle acquisition la XML que je n'ai pas encore mise en service (solution de rangement porte-cellules AT en cours)).

Pour le pré-ampli phono ce n'est pas forcément excessif non plus, pour bien exploiter une MC nul besoin de se ruiner en topologies à tubes ou même à base de transfos step-up. J'ai trouvé une solution qualitative mixte 2SB737/AOP qui se comporte de manière irréprochable (même si elle a été boudée avec acharnement à sa présentation, à tort car cela n'a heureusement pas influencé d'un iota mes propres évaluations et compte-rendus qualitatifs à propos de ses performances).

Citation :Le coût et la fragilité : Outre le prix du matériel de lecture, le coût d'une "galette de plastique" devient extravagant, sans oublier sa vulnérabilité à la poussière et à l'usure.

Effectivement, ça s'use. 
Il suffit d'avoir acheté un pressage neuf et l'écouter une petite dizaine de fois : s'il était parfaitement silencieux au départ, se rajoutent à la longue des défauts et des craquements supplémentaires, usure, manipulation.
Cela plaide pour une dématérialisation des vinyles (a minima ceux que l'on souhaite écouter très souvent) afin de pouvoir lire leur copie à l'infini sans user davantage le support physique d'origine.

Citation :L’accès à la musique : Le catalogue disponible en vinyle ne représentera jamais la profondeur quasi infinie des bibliothèques numériques actuelles.

La disponibilité de musique en vinyles d'époque, non-totalement répertoriée, est réellement impressionnante, au point qu'il est difficile de savoir tout ce qui a été gravé depuis les débuts de la norme RIAA par exemple ... Et cette immensité de disques ne sera jamais disponible en version numérisée en ligne pour la très grande majorité ...

C'est complètement ce qui a motivé ma propre démarche et mon achat/équipement lecture vinyles actuel, être équipé pour pouvoir lire ces témoignages du passé tirés de brocantes ou reventes avec une qualité de type archiving ou broadcast, sans fantasmes illusoires rajoutés. Seconde motivation, pouvoir lire les vinyles de musiques actuelles afin de pouvoir comparer les versions numériques et analogiques des mêmes albums.
Sur le plan mécanique, du matériel neuf et non de seconde main (éventuellement bidouillé ou mal révisé) m'ont paru importants pour une base saine.
Alors je n'ai que la norme RIAA à ma disposition à la lecture, je ne dispose pas des autres types de corrections utilisées par le passé. C'est cependant suffisant pour mon usage personnel (et je pense pour pas mal d'autres participants)

Citation :Qu'en pensez-vous ? Est-ce la nostalgie du mastering "à l'ancienne" qui nous fait préférer le vinyle, ou le support a-t-il encore une supériorité technique réelle sur nos systèmes HR ?

Je ne pense pas que ce support soit supérieur sur le plan technique et ni à l'écoute à ce qu'on peut faire aujourd'hui en tout numérique. 
Les défauts techniques ajoutés, de nos jours tous bien connus et identifiés, répertoriés, ainsi que leur incidence sur l'écoute (on peut aussi choisir de les ignorer pas de souci) 
font certainement le charme ou la détestation de cette dernière suivant l'expérience utilisateur (laquelle est possiblement très différente même en lisant le même pressage).

Il y a évidemment la nostalgie, le geste et le rituel qui restent inséparables de l'humain, cela n'étant pas je pense une mauvaise chose.

Cependant quand on est "djeuns" on n'a pas forcément ce rituel ancré, en revanche on se constitue plus simplement différentes playlists nettement plus conviviales à organiser en dématérialisé. Mais ce n'est pas pour autant que l'on apporte moins d'importance à la qualité d'écoute !  Blush

crdt.
" Liberty is an effort of the mind, rather than the arms."

Édouard René Lefèbvre de Laboulaye, 1876
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#73
RE: Tout est dit...
On pourrait toujours rentrer dans des détails, mais quelque soit la qualité relative des différents supports que je trouve finalement pas si différents sur un système comme le mien, j'avoue avoir un peu passé l'age de vouloir absolument convaincre un tel ou un tel, autant sur la validité de mes choix que sur les mérites respectifs des différents supports...

Même si j'essaye toujours de saisir les oportunités  afin de faire progresser mon système, aujourd'hui, ce qui compte vraiment pour moi, c'est surtout la musique que je veux écouter et c'est ça qui détermine le support que je vais utiliser, uniquement en fonction de là où elle se trouve, donc soit sur des vinyles, soit des CD, soit du dématerialisé local, et le tout fait déjà un choix énorme.
Et si je ne trouve pas ce que je veux, je streame...
(du bien connu verbe streamer)
Cordialement
Gilles

Mon système : de la musique, et quelques bricoles pour l'écouter...
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#74
RE: Tout est dit...
(14/05/2026-23:50:29)gillesni a écrit : On pourrait toujours rentrer dans des détails, mais quelque soit la qualité relative des différents supports que je trouve finalement pas si différents sur un système comme le mien, j'avoue avoir un peu passé l'age de vouloir absolument convaincre un tel ou un tel, autant sur la validité de mes choix que sur les mérites respectifs des différents supports...

Même si j'essaye toujours de saisir les oportunités  afin de faire progresser mon système, aujourd'hui, ce qui compte vraiment pour moi, c'est surtout la musique que je veux écouter et c'est ça qui détermine le support que je vais utiliser, uniquement en fonction de là où elle se trouve, donc soit sur des vinyles, soit des CD, soit du dématerialisé local, et le tout fait déjà un choix énorme.
Et si je ne trouve pas ce que je veux, je streame...
(du bien connu verbe streamer)

Bonjour Gilles,

Je ne peux qu'abonder dans ton sens. Je me retrouve totalement dans ton approche : avec le temps, la quête de la 'vérité absolue' sur les supports s'efface devant le simple plaisir de la musique.

L'important n'est plus l'outil, mais l'œuvre. Comme toi, je privilégie désormais l'opportunité et la disponibilité du contenu plutôt que le débat technique. 

Profiter de ce que l'on a, sur le support où cela se trouve, est sans doute la plus belle progression que l'on puisse faire pour son système.

Bien amicalement,
Christophe.
Répondre
#75
RE: Tout est dit...
(14/05/2026-13:49:58)lamouette a écrit :
(14/05/2026-12:04:09)xtof a écrit :
(14/05/2026-10:55:27)lamouette a écrit : conclusion façon IA ,clichés et aprioris se suivent.
"un baladeur haut de gamme associé à un bon DAC et un casque performant offrira, dans la majorité des cas, une restitution bien plus rigoureuse et immersive."
C'est du n'importe quoi , déjà un casque est incapable de rendre une scène sonore rigoureuse et juste , ça n'est donc que faussement immersif..
Oui le vinyle nécessite une importante mise en oeuvre, mais le numérique aussi. A partir de là il n'y aura pas de différence fondamentale de restitution , les contraintes de fragilité et de praticité du vinyle sont bien plus importantes , il est là le point faible.

Bonjour à tous,
Pour répondre à La Mouette "Rieuse ?": ceci est ma conclusion, issue de mes propres réflexions sur l'équilibre entre contraintes techniques et plaisir d'écoute.
Tu affirmes qu’un casque est incapable de rendre une scène sonore 'rigoureuse et juste' et que l'immersion n'y est que factice. C’est un point de vue tranché qui mérite d'être étayé : quels modèles de casques (et quels amplis dédiés) as-tu testés pour arriver à cette conclusion aussi définitive ?
Que mets-tu exactement derrière l'expression 'faussement immersif' ? Est-ce l'absence de perception physique des ondes (l'impact sur le corps) ou un problème de reconstruction de la phase ?
Et pour pousser le raisonnement plus loin : as-tu eu l'occasion d'écouter les derniers systèmes Dolby Atmos (ou les démos de chez Dolby) ? Si l'on suit ta logique, ces systèmes multicanaux sont-ils, eux aussi, 'faussement immersifs' parce qu'ils s'éloignent de la pureté de la stéréophonie traditionnelle ?
Je te rejoins sur un point crucial : le numérique, tout comme le vinyle, exige une mise en œuvre rigoureuse pour exceller. Mais une fois le sommet de la pyramide atteint, là où la restitution devient comparable, le vinyle garde pour lui ses handicaps majeurs : une fragilité excessive et une ergonomie d'un autre âge. C'est là, pour moi, son véritable point de rupture aujourd'hui.

Bonne journée,
Christophe.

Ce n'est pas un point de vue , c'est un constat acoustique , l'oreille ne peut pas récréer l'illusion de la stéréophonie avec l'étagement en profondeur des plans avec un casque.
Immersif pour moi c'est avoir l'impression d'être dans la pièce , le lieu qui est suggéré par l'enregistrement. Ca doit être réaliste, hors avec un casque on n'entend pas la scène en profondeur devant soi , on l'a plutôt derrière.
"Je te rejoins sur un point crucial : le numérique, tout comme le vinyle, exige une mise en œuvre rigoureuse pour exceller. Mais une fois le sommet de la pyramide atteint, là où la restitution devient comparable, le vinyle garde pour lui ses handicaps majeurs : une fragilité excessive et une ergonomie d'un autre âge. C'est là, pour moi, son véritable point de rupture aujourd'hui."

Peut être mais dire ça reste dans le théorique car qui atteint ces conditions ultimes ? Très peu de personnes. Donc ta généralisation tombe à l'eau , on ne peut pas conclure comme tu le fais.
Pas de soucis avec le Dolby Atmos , on a des enceintes dans une pièce , tout est possible.

Bonjour,

Je regrette que tu aies pris mes remarques au premier degré ; mon intention n'était pas d'être péremptoire, mais de discuter avec un peu de légèreté. Il faut dire que Raoul a déplacé le sujet dans la rubrique « Tout et n'importe quoi », ce qui m'a sans doute poussé à une décontraction que tu as interprétée comme une généralisation théorique.
Sur le fond, nous avons simplement des approches différentes. Tu considères que le casque ne peut pas recréer d'illusion spatiale réaliste, pourtant, une grande partie des masterings se finalise aujourd'hui au casque. Si les ingénieurs du son l'utilisent pour valider leurs équilibres, c'est que l'outil permet d'aller très loin dans la perception du message.

Quant au débat sur le vinyle et le numérique, peu importe qui atteint les « conditions ultimes » : c'est justement la fragilité et les contraintes logistiques du disque noir qui, à mes yeux, marquent une rupture avec les usages actuels, quelle que soit la qualité du système.
L'essentiel reste le plaisir de l'écoute, peu importe le chemin pour y arriver.

Bien cordialement,

Christophe.
Répondre
#76
RE: Tout est dit...
(14/05/2026-17:20:15)RM8Kinoshita a écrit : Salut Christophe,

(14/05/2026-10:09:29)xtof a écrit : En conclusion, si le vinyle peut offrir une expérience d’écoute hautement qualitative, il semble aujourd'hui indissociable d'un paradoxe technique et financier.
Pour atteindre, voire dépasser, la précision d'un système numérique bien mis en œuvre, l'investissement nécessaire en lecture analogique devient exponentiel. L’installation impressionnante de Gilles en est le parfait exemple : pour que le vinyle "respire" sur du haut rendement, chaque maillon (cellule, bras, préampli phono) doit être d'une exigence absolue.
Pourtant, le débat reste vif pour plusieurs raisons :
Les points forts qui sauvent le vinyle :
  • Le mastering différencié : C’est le point crucial soulevé par Jean-François. À cause de la "Loudness War", les versions CD/Streaming sont souvent compressées dynamiquement pour sonner fort partout. Le vinyle, par ses contraintes physiques (risque de saut de sillon), impose souvent un mastering plus aéré et respectueux de la dynamique originale.
  • Le rapport à l’objet : Le rituel de la manipulation, la lecture d’une pochette grand format et l’écoute intégrale d’une œuvre sans "zapping" favorisent une attention que la dématérialisation a parfois tendance à diluer.
Les points faibles face à la réalité moderne :
  • Le coût et la fragilité : Outre le prix du matériel de lecture, le coût d'une "galette de plastique" devient extravagant, sans oublier sa vulnérabilité à la poussière et à l'usure.
  • La source originelle : Comme le souligne Florent Garcia, l'ironie est que nous écoutons souvent une conversion numérique pressée sur du plastique. Si la source est numérique, pourquoi multiplier les conversions et les risques d'artefacts mécaniques ?
  • L’accès à la musique : Le catalogue disponible en vinyle ne représentera jamais la profondeur quasi infinie des bibliothèques numériques actuelles.
En définitive, je dirais oui au vinyle, mais uniquement pour ceux qui acceptent d'y mettre les moyens et d'en faire une démarche esthétique globale. Pour celui qui recherche la fidélité pure et la transparence au meilleur rapport qualité/prix, un baladeur haut de gamme associé à un bon DAC et un casque performant offrira, dans la majorité des cas, une restitution bien plus rigoureuse et immersive.

Qu'en pensez-vous ? Est-ce la nostalgie du mastering "à l'ancienne" qui nous fait préférer le vinyle, ou le support a-t-il encore une supériorité technique réelle sur nos systèmes HR ?

Bonne journée,
Christophe.
J'aime bien ta conclusion, je souhaiterais l'augmenter de quelques points mineurs possiblement di/convergents  Wink

Citation :si le vinyle peut offrir une expérience d’écoute hautement qualitative, il semble aujourd'hui indissociable d'un paradoxe technique et financier.
Pour atteindre, voire dépasser, la précision d'un système numérique bien mis en œuvre, l'investissement nécessaire en lecture analogique devient exponentiel. L’installation impressionnante de Gilles en est le parfait exemple : pour que le vinyle "respire" sur du haut rendement, chaque maillon (cellule, bras, préampli phono) doit être d'une exigence absolue.

J'ai ici sous la main le parfait contre-exemple : table de lecture Technics de dernière génération (enfin, presque) à prix abordable (et donc, décriée à tort en ces lieux car PACMF) mécanique précise et fluide, silencieuse, procurant d'excellents résultats.
La cellule, sa qualité et son montage sont par contre des points d'investissement/temps non-négligeables, mais le budget total lecture ne dépasse pas les 1500 (j'avais eu un prix Japon sur la OC9XSL et depuis, sur une nouvelle acquisition la XML que je n'ai pas encore mise en service (solution de rangement porte-cellules AT en cours)).

Pour le pré-ampli phono ce n'est pas forcément excessif non plus, pour bien exploiter une MC nul besoin de se ruiner en topologies à tubes ou même à base de transfos step-up. J'ai trouvé une solution qualitative mixte 2SB737/AOP qui se comporte de manière irréprochable (même si elle a été boudée avec acharnement à sa présentation, à tort car cela n'a heureusement pas influencé d'un iota mes propres évaluations et compte-rendus qualitatifs à propos de ses performances).

Citation :Le coût et la fragilité : Outre le prix du matériel de lecture, le coût d'une "galette de plastique" devient extravagant, sans oublier sa vulnérabilité à la poussière et à l'usure.

Effectivement, ça s'use. 
Il suffit d'avoir acheté un pressage neuf et l'écouter une petite dizaine de fois : s'il était parfaitement silencieux au départ, se rajoutent à la longue des défauts et des craquements supplémentaires, usure, manipulation.
Cela plaide pour une dématérialisation des vinyles (a minima ceux que l'on souhaite écouter très souvent) afin de pouvoir lire leur copie à l'infini sans user davantage le support physique d'origine.

Citation :L’accès à la musique : Le catalogue disponible en vinyle ne représentera jamais la profondeur quasi infinie des bibliothèques numériques actuelles.

La disponibilité de musique en vinyles d'époque, non-totalement répertoriée, est réellement impressionnante, au point qu'il est difficile de savoir tout ce qui a été gravé depuis les débuts de la norme RIAA par exemple ... Et cette immensité de disques ne sera jamais disponible en version numérisée en ligne pour la très grande majorité ...

C'est complètement ce qui a motivé ma propre démarche et mon achat/équipement lecture vinyles actuel, être équipé pour pouvoir lire ces témoignages du passé tirés de brocantes ou reventes avec une qualité de type archiving ou broadcast, sans fantasmes illusoires rajoutés. Seconde motivation, pouvoir lire les vinyles de musiques actuelles afin de pouvoir comparer les versions numériques et analogiques des mêmes albums.
Sur le plan mécanique, du matériel neuf et non de seconde main (éventuellement bidouillé ou mal révisé) m'ont paru importants pour une base saine.
Alors je n'ai que la norme RIAA à ma disposition à la lecture, je ne dispose pas des autres types de corrections utilisées par le passé. C'est cependant suffisant pour mon usage personnel (et je pense pour pas mal d'autres participants)

Citation :Qu'en pensez-vous ? Est-ce la nostalgie du mastering "à l'ancienne" qui nous fait préférer le vinyle, ou le support a-t-il encore une supériorité technique réelle sur nos systèmes HR ?

Je ne pense pas que ce support soit supérieur sur le plan technique et ni à l'écoute à ce qu'on peut faire aujourd'hui en tout numérique. 
Les défauts techniques ajoutés, de nos jours tous bien connus et identifiés, répertoriés, ainsi que leur incidence sur l'écoute (on peut aussi choisir de les ignorer pas de souci) 
font certainement le charme ou la détestation de cette dernière suivant l'expérience utilisateur (laquelle est possiblement très différente même en lisant le même pressage).

Il y a évidemment la nostalgie, le geste et le rituel qui restent inséparables de l'humain, cela n'étant pas je pense une mauvaise chose.

Cependant quand on est "djeuns" on n'a pas forcément ce rituel ancré, en revanche on se constitue plus simplement différentes playlists nettement plus conviviales à organiser en dématérialisé. Mais ce n'est pas pour autant que l'on apporte moins d'importance à la qualité d'écoute !  Blush

crdt.

Salut Anaël,

Merci pour ce complément très pertinent, je te rejoins sur toute la ligne.

Tu as raison de nuancer sur le budget : une approche pragmatique (comme ta Technics associée à une bonne cellule et un pré-phono bien conçu) prouve qu'on peut obtenir une excellente lecture sans forcément sombrer dans l'ésotérisme financier.

C'est aussi un excellent point concernant les archives : le vinyle reste le seul accès à des pans entiers de l'histoire musicale jamais numérisés. Ta démarche d'équipement type « archiving » pour préserver ces témoignages du passé fait sens et complète parfaitement ma vision plus focalisée sur les nouveaux supports.
On est bien d'accord : le charme du rituel et la nostalgie n'empêchent en rien une exigence technique réelle, même si le numérique a pris le lead sur la fidélité pure.

Christophe.
Répondre
#77
RE: Tout est dit...
c'est quoi "pertinent", "bon", "excellent", "ésotérisme"?
Par contre je connais le sens de "brosse à reluire " , "banalités" "généralités" Smile
Je connais aussi la forme d'expression des IA.
Répondre
#78
RE: Tout est dit...
La richesse des idées de ce fil m'a donné envie de revenir sur certains points, de façon non exhaustive, et j'ajouterai aussi des infos supplémentaires de ci de là. 

Les différences entre les supports numériques ou analogiques font entrer des facteurs :
Techniques, historiques, économiques, culturels, sociologiques, conceptuels, affectifs... et pire, je dirais "presque idéologiques"  Big Grin .

Pour alimenter la réflexion, prenons cet exemple :
Deutsche Grammophon propose en 2023 des rééditions d'enregistrements anciens, en support vinyle AAA, chaine analogique garantie non rompue et pressage de qualité.
https://store.deutschegrammophon.com/en-...IxNjM3NDAw

Cet "évènement commercial" est significatif; DG le fait car il y a une demande, donc une offre est proposée :

Les raisons purement techniques sont justifiables : AAA signifie que sera proposé le meilleur d'une certaine technologie de production éprouvée... mais limitée :
Il y aurait pu aussi avoir en fin de chaine analogique un report numérique 24/192 ce qui pour moi eut été ultime car la production analogique/ enregistrement/ mixage a des avantages pour "faire" le son, > ex la compression dynamique est mieux absorbée pas les bandes magnétiques qui "encaissent" le 0db sans broncher, chose que ne fait pas le numérique, d'où une autre gestion de la compression assez "paranoïaque". (Mes premiers enregistrement en numérique m'ont "secoué" tant il s'agit là d'une toute autre gestion des volumes sonores qu'avec la routine de l'analogique et de la bande magnétique qui absorbe les pointes de volume "sans broncher")

Mais pour moi le support numérique en a d'autres pour médiatiser le son / je pense que le support numérique est neutre, il ne s'entend pas si tout est ok, et n'est limité théoriquement que par la référence à un standart ancien normé à la naissance du CD au début des années 1980 (or le 24/192 dispo en sreaming par ex le dépasse maintenant)
Entre aussi le coté culturel, réédition d'enregistrements historiques, de référence, voir "cultes".

Idem pour certains entrera un coté fétichiste, bel objet, qui se respecte, se manipule avec soin, quitte à le préserver en le copiant sur bande, ou en numérique pour le préserver et ne l'écouter religieusement qu'une fois de temps en temps, comme on déguste un grand millésime entre amis. Un de mes oncles (né en 1900) avait par ex. l'intégrales des 78 tours de Marcelle Meyer et les avait copiés sur un magnéto à bande pour les écouter au qotidien) À sa mort ces 78 tours étaient neufs/ immaculés. (je ne les ai pas réccupérés)

Je me suis attardé sur cet exemple, mais on pourrait le faire pour chaque autre type d'engrenage AAA AAD ADD DDD.

AAD (Analogique-Analogique-Digital) : utilisation d'un magnétophone analogique pendant les séances d'enregistrement, le mixage ou le montage, et numérique pour la gravure. On trouve aussi la mention « AAD masterisé » dans le cas d'anciens enregistrements analogiques « digitalisés », en transformant le signal analogique en un signal numérique en « dents de scie » (en principe meilleur, car formé de bits 0 ou 1, donc ôtant les signaux ou bruits de surface parasites notamment)[évasif] ;
ADD (Analogique-Digital-Digital) : utilisation d'un magnétophone analogique pendant les séances d'enregistrement, puis numérique pour le mixage ou le montage, puis la gravure ;
DDD (Digital-Digital-Digital) : utilisation d'un magnétophone numérique pendant les séances d'enregistrement, le mixage ou le montage, puis la gravure. (Wiki)

On peut imaginer de nombreuses possibilités : enregistrer en numérique et mixer en analogique, ou inversement, puis masteriser analogique, ou numérique, et reporter le "master" sur support analogique, magnétique, vinylique, ou en numérique, selon tel format, CD ou 24/192...

Dans une production ou le numérique a été employé (enregistrement, mixage, mastering DDD) on pourrait croire que d'accoucher une chaine toute numérique sur un support numérique est logique et qualitatf. 
Mais... le vice se cache sous cette belle affirmation.
Car la destinée commerciale est liée à l'offre / demande. 
Et même si DG peut le faire, ce label ne proposera pas forcément une version AAD de sa réédition AAA > car cela n'a pas d'intérêt commercial... Tant de travail de réédition pour ne rapporter que très peu en n'étant diffusé qu'en streaming ? 
Alors que la vente des vinyles rapportera plus car cela s'adresse à une élite audiophile fortunée, n'est-il pas ?  Big Grin

Je voudrais revenir sur cette idée plusieurs fois énoncée à juste titre : peu importe le support, il n'est pas déterminant, l'essentiel est la musique, le contenu, et tant mieux si on a le choix, cela donne plus de richesse à l'offre, ex. les anciennes gravures non dispos en numérique.
Je résumerais cela en "Qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse" : Musset
Et c'est aussi mon avis, je suis ouvert à toute proposition, sur tous supports, des gravures directes de 78 tours aux DDD en 24/192, mais mes limites sont :
1/ financière :
Idéalement je voudrais fonder un "musée de la conservation des oeuvres musicale enregistrées" et racheter les enregistrements "bruts" au plus proche des prises de son, et retravailler ce matériel pour le diffuser créer dans un espace audiophile avec pavillons géants, "et tout le tsoin tsoin" que je vous laisse deviner...
2/ Pour moi l'autre problème est la traçabilité/ préservation à l'accès/ des oeuvres, et la garantie que leurs natures ne soient pas modifiées pour des raison commerciales déguisées sous un habillage pseudo technique qui valide un massacre en bonne et due forme.
Et j'aurais des preuves, par ex j'ai mis à la poubelle "direct" une version de remastérisée de la 3ème symphonie de Beethoven car totalement inécoutable à cause d'un débruiteur intempestif qui s'entend paradoxalement plus que la musique elle même... Je pense qu'à ce stade on peut parler de faute professionnelle. Ne me demandez pas le lien pour écouter ça : je refuserais déontologiquement parlant que vous ne cliquiez dessus pour enrichir ces escrocs.
Petit MP pour (il se reconaîtra) : Ce genre de massacre est rare, mais dans de moindres gravités encore assez courant... même en jazz ou en blues, et j'ai de quoi le prouver sur Qobuz ou dans ma discothèque CD si on se voit bientôt.

Vous allez peut être penser que c'est une douce folie... heu... je vous rétorquerais que c'est un "tout tout petit peu" ce que je fais chez moi, sauf que je n'ai que quelques très rares bandes master, que je n'ai pas le matos pour retravailler des enregistrements que de toutes façon je n'ai pas, et que je dispose de beaux systèmes de reproduction, mais qu'il y a encore beaucoup mieux.
Amitiés, Denis  Smile
système à 6 voies : filtre actif analogique RANE AC23 24db/oct modifié (2x 3 voies + 2 sorties large bande / sorties boosté amplis op 3 alims de course) > sub/ 20 à 40Hz > caisson JBL avec 2x 46cm en sommation mono, grave/ 40 à 125Hz > caissons clos avec 38cm Eminence PF-400, bas-médium/ 125 à 400Hz > pavillons Sato sur moteur BMS 4599ND,  médium/ 400 à 900Hz + filtre passif 6db/oct à partir de 900Hz > pavillons mini WE66 DIY sur moteur BMS 4599HE, haut médium/ 0.9 à 10kHz > pavillons BMS 2250 sur moteur Radian 950PB, extrême aigu/ 10 à 20kHz > JBL 2405. Avec divers amplis tubes DIY "triodes SE sans contre réaction" (sauf ampli sub à transistors). + d'autres systèmes moyens et petits...
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#79
RE: Tout est dit...
Ne pourrait on pas insister sur les connaissances et l'expérience que nécessite la mise au point des platines vinyles, les réglages, la connaissance des bras, des cellules , les différents préamplis, le câblage ?
Ne pourrait on pas non plus en faire autant pour la chaîne numérique vers analogique?
Là on a l'impression qu'on prend la 1ere platine et préampli qui nous tombe sous la main , qu'on décide que c'est excellent et que ça nous permet de tirer des conclusions.
Les généralités, les conclusions pour conclure c'est bon pour le journalisme ou les IA.
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#80
RE: Tout est dit...
(15/05/2026-09:05:16)xtof a écrit :
(14/05/2026-13:49:58)lamouette a écrit :
(14/05/2026-12:04:09)xtof a écrit :
(14/05/2026-10:55:27)lamouette a écrit : conclusion façon IA ,clichés et aprioris se suivent.
"un baladeur haut de gamme associé à un bon DAC et un casque performant offrira, dans la majorité des cas, une restitution bien plus rigoureuse et immersive."
C'est du n'importe quoi , déjà un casque est incapable de rendre une scène sonore rigoureuse et juste , ça n'est donc que faussement immersif..
Oui le vinyle nécessite une importante mise en oeuvre, mais le numérique aussi. A partir de là il n'y aura pas de différence fondamentale de restitution , les contraintes de fragilité et de praticité du vinyle sont bien plus importantes , il est là le point faible.

Bonjour à tous,
Pour répondre à La Mouette "Rieuse ?": ceci est ma conclusion, issue de mes propres réflexions sur l'équilibre entre contraintes techniques et plaisir d'écoute.
Tu affirmes qu’un casque est incapable de rendre une scène sonore 'rigoureuse et juste' et que l'immersion n'y est que factice. C’est un point de vue tranché qui mérite d'être étayé : quels modèles de casques (et quels amplis dédiés) as-tu testés pour arriver à cette conclusion aussi définitive ?
Que mets-tu exactement derrière l'expression 'faussement immersif' ? Est-ce l'absence de perception physique des ondes (l'impact sur le corps) ou un problème de reconstruction de la phase ?
Et pour pousser le raisonnement plus loin : as-tu eu l'occasion d'écouter les derniers systèmes Dolby Atmos (ou les démos de chez Dolby) ? Si l'on suit ta logique, ces systèmes multicanaux sont-ils, eux aussi, 'faussement immersifs' parce qu'ils s'éloignent de la pureté de la stéréophonie traditionnelle ?
Je te rejoins sur un point crucial : le numérique, tout comme le vinyle, exige une mise en œuvre rigoureuse pour exceller. Mais une fois le sommet de la pyramide atteint, là où la restitution devient comparable, le vinyle garde pour lui ses handicaps majeurs : une fragilité excessive et une ergonomie d'un autre âge. C'est là, pour moi, son véritable point de rupture aujourd'hui.

Bonne journée,
Christophe.

Ce n'est pas un point de vue , c'est un constat acoustique , l'oreille ne peut pas récréer l'illusion de la stéréophonie avec l'étagement en profondeur des plans avec un casque.
Immersif pour moi c'est avoir l'impression d'être dans la pièce , le lieu qui est suggéré par l'enregistrement. Ca doit être réaliste, hors avec un casque on n'entend pas la scène en profondeur devant soi , on l'a plutôt derrière.
"Je te rejoins sur un point crucial : le numérique, tout comme le vinyle, exige une mise en œuvre rigoureuse pour exceller. Mais une fois le sommet de la pyramide atteint, là où la restitution devient comparable, le vinyle garde pour lui ses handicaps majeurs : une fragilité excessive et une ergonomie d'un autre âge. C'est là, pour moi, son véritable point de rupture aujourd'hui."

Peut être mais dire ça reste dans le théorique car qui atteint ces conditions ultimes ? Très peu de personnes. Donc ta généralisation tombe à l'eau , on ne peut pas conclure comme tu le fais.
Pas de soucis avec le Dolby Atmos , on a des enceintes dans une pièce , tout est possible.

Bonjour,

Je regrette que tu aies pris mes remarques au premier degré ; mon intention n'était pas d'être péremptoire, mais de discuter avec un peu de légèreté. Il faut dire que Raoul a déplacé le sujet dans la rubrique « Tout et n'importe quoi », ce qui m'a sans doute poussé à une décontraction que tu as interprétée comme une généralisation théorique.
Sur le fond, nous avons simplement des approches différentes. Tu considères que le casque ne peut pas recréer d'illusion spatiale réaliste, pourtant, une grande partie des masterings se finalise aujourd'hui au casque. Si les ingénieurs du son l'utilisent pour valider leurs équilibres, c'est que l'outil permet d'aller très loin dans la perception du message.

Quant au débat sur le vinyle et le numérique, peu importe qui atteint les « conditions ultimes » : c'est justement la fragilité et les contraintes logistiques du disque noir qui, à mes yeux, marquent une rupture avec les usages actuels, quelle que soit la qualité du système.
L'essentiel reste le plaisir de l'écoute, peu importe le chemin pour y arriver.

Bien cordialement,

Christophe.

Non, finaliser avec un casque au mastering c'est simplement de l'amateurisme que même un simple amateur de home studio ne devrait pas commettre.
J'aurais préféré que tu insistes sur cette mode ultra commerciale du retour du vinyle qui elle est effectivement à condamner car non centrée sur la qualité , plutôt que d'essayer de décrédibiliser le vinyle en général.
Je ne suis même pas adepte pratiquant du vinyle, j'ai rangé ma platine depuis longtemps , c'est juste que je respecte les nombreux adeptes dont beaucoup ont réussi à obtenir un très bon niveau de restitution.
Je ne comprend même pas l'utilité de tenter de classifier , de mettre dans des cases, ceux qui pratiquent le vinyle savent déjà qu'il faut faire attention à la fragilité , ceux qui savent mettre au point le numérique/analogique savent déjà qu'un dac courant ne permet pas d'obtenir une restitution de haut niveau. Certains pratiquent les deux.
A quoi , à qui va servir de faire de telles généralités , à des débutants? Même pas car ça va leur donner une fausse image.
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