Tout est dit...
#41
RE: Tout est dit...
(Hier-17:05:32)heavyP a écrit : toujours interessant de relite la prose d'un connaisseur historique, Dominique Blanc-Francard
https://www.espace-cubase.org/page.php?p...orique_dbf

Impressionnant ! Ce qui frappe dans le récit de DBF, c'est l'exigence physique et matérielle du studio de l'époque. On mesure mieux le fossé entre la "prose" d'un vrai connaisseur et la facilité actuelle. Arriver à une telle qualité avec les outils d'alors relevait du génie pur.
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#42
RE: Tout est dit...
(Hier-18:32:24)xtof a écrit :
(Hier-17:05:32)heavyP a écrit : toujours interessant de relite la prose d'un connaisseur historique, Dominique Blanc-Francard
https://www.espace-cubase.org/page.php?p...orique_dbf

Impressionnant ! Ce qui frappe dans le récit de DBF, c'est l'exigence physique et matérielle du studio de l'époque. On mesure mieux le fossé entre la "prose" d'un vrai connaisseur et la facilité actuelle. Arriver à une telle qualité avec les outils d'alors relevait du génie pur.

Ça relativise sur les horreurs supposées du mastering ... quand il est fait dans les règles par des techniciens maîtrisant leur art (ils suent à grosses gouttes mais ça passe comme une lettre à la poste). On peut en avoir une sainte horreur que ça ne fait pas avancer le schmilblick. 

Il y a de très bons disques, en vinyle comme en CD/démat, ils sont très bien masterisés voilà tout.

\m/ \m/ \m/
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" Liberty is an effort of the mind, rather than the arms."

Édouard René Lefèbvre de Laboulaye, 1876
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#43
RE: Tout est dit...
(Hier-17:05:32)heavyP a écrit : toujours interessant de relite la prose d'un connaisseur historique, Dominique Blanc-Francard
https://www.espace-cubase.org/page.php?p...orique_dbf

Respect pour le pro, (lui et son frère Patrice > Pop club de José Arthur, Pop 2, etc... que j'écoutais au tout début des années 1970, j'avais 12 ans et déjà... le virus du son...)  
Respect, mais écoeuré par ces traitements du son, par ce coté "liste de composants d'un produit alimentaire industriel" (10 lignes de trucs chimiques écrits en petit sur une étiquette)
C'est imbouffable tous ces "remèdes de cheval" pour que la musique passe comme une voix de pub dans une radio commerciale vulgaire...
Un peu comme une recette de "tout ce qu'il faut faire techniquement" pour qu'on continue à entendre la musique même en s'engueulant avec ses proches... 
Ou en bossant sur un chantier en faisant gueuler la radio à même le sol au milieu du vacarme des outils et des discussions entre artisans (j'ai connu ça...)
Ou en conduisant sa voiture au milieu des klaxons.

Mozart disait :
" Je mets ensemble les notes qui s'aiment" 
ou encore :
"La musique n'est pas dans les notes, mais dans le silence entre elles."
... là c'est parfois/ dans les pires cas/ du remplissage de poubelles.
Et comme on est dans la rubrique "tout et surtout n'importe quoi" et bien... j'en profite  Big Grin

Mais je salue aussi le bon boulot de mastering, ça existe aussi, merci et bravo. Par ex. pour ces 3 versions de la 3ème symphonie de Beethoven :
Même label, même chef, même orchestre... mais des différences...
La réédition remasterisée (image de doite) en 2016 de la version de 1994 (au centre) est plus aérée, libre, une de mes préférées de cette oeuvre...
Quand à la version de 2020 (nouvel enregistrement au sein d'une amorce d'intégrale/ image de gauche) ... elle est trop compressée à mon goût, nivellement des volumes qui rend moins de contraste au discours musical :
   

Jordi Savall à enregistré la même oeuvre, en 2 versions, sous le même label, avec le même orchestre, mais il y a en fait 3 propositions de sa part (dont un même enregistrement édité sous 2 masterings différents)
On peut suivre...
Mais...
Karajan à lui seul   Huh  ........... c'est 30, 40, 50 versions, avec "x" orchestres, sous "x" labels, et sur 80 ans de rééditions, officielles ou parfois pirates (à chercher ?), studio, live, diffusions radios , télés, vidéos YouTube, archives INA (j'ai pas cherché... ?), et selon toutes les techniques audios historiques confondues et parfois mixées (ex. possibles : repiquage de 78 tours ou de master monos, ou de 33 tours stéréo, remastrérisés en numérique, ou encore : masters/ remasters numériques d'enregistrement affichés d'origine en AAD, ADD, ou DDD, qui, comment, quoi, est fait...)
Faire le tri et comprendre ce qu'on écoute est un travail de moine bénédictin, si tant est qu'on ait accès aux infos.

Et pour cette oeuvre il y a 50, 100 chefs, et des fois le même chef avec 2 ou 3 (ou plus) orchestres différents, avec des labels qui reprennent le même document mais le présente et le masterise à leur sauce, avec des pochettes qui induisent en erreur sur le contenu parfois...

J'ai dénombré 280 versions de la 3ème symphonie de Beethoven sur Qobuz (et je pourrais en trouver d'autres en cherchant les occurrences adaptées au moteur de recherche assez capricieux parfois)
Je me demande, dans 50 ans...
Qobuz aura 10 fois plus de rééditions diverses, dans 100 ans... combien... ?
Et que choisir, qu'écouter ? (pour les générations futures...)
Et je ne parlais que d'une oeuvre parmis des centaines de milliers (?) ...

Manque plus que l'IA s'y mèle... et nous innonde de 100 fausses versions chaque jour...
On choisirait > tel chef, avec tel orchestre, violons cordes boyau ou métal, dans telle salle, acoustique naturelle ou traitée, avec des options, applaudissements ou pas, ou : réorchestré par "Mozart, Berlioz, Mahler, McCartney, ou DJmachin-truc" ou version à la guitare électrique...
Avec images de syntèse sur la Vienne de telle époque, ou version Baléares façon "la croisière s'amuse"... Venise engloutie, orchestre genré, musiciens en costumes d'époque, de quelle époque ? etc...

(Ouf, n'en jetez plus ! ... Y'a t-il encore des lecteurs... Ou bien l'overdose est-elle dépassée ?  Big Grin )
Je vous donne juste un avant goût de ce sera l'avenir. Préparez vous pour tenir le choc.

Perso je serais pour une obligation à ce qu'il y ait une traçabilité du document artistique et du degré de pureté par rapport l'enregistrement originel, comme on l'a parfois pour l'origine du poulet sur l'étal du commerçant.
Mais bon, je rêve... (volaille de Bresse en croûte de sel de chez Bocuse, hum...  Rolleyes )
Amitiés, Denis  Smile
système à 6 voies : filtre actif analogique RANE AC23 24db/oct modifié (2x 3 voies + 2 sorties large bande / sorties boosté amplis op 3 alims de course) > sub/ 20 à 40Hz > caisson JBL avec 2x 46cm en sommation mono, grave/ 40 à 125Hz > caissons clos avec 38cm Eminence PF-400, bas-médium/ 125 à 400Hz > pavillons Sato sur moteur BMS 4599ND,  médium/ 400 à 900Hz + filtre passif 6db/oct à partir de 900Hz > pavillons mini WE66 DIY sur moteur BMS 4599HE, haut médium/ 0.9 à 10kHz > pavillons BMS 2250 sur moteur Radian 950PB, extrême aigu/ 10 à 20kHz > JBL 2405. Avec divers amplis tubes DIY "triodes SE sans contre réaction" (sauf ampli sub à transistors). + d'autres systèmes moyens et petits...
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#44
RE: Tout est dit...
Le pire c'est qu'il faut tomber sur la bonne orchestration, la bonne acoustique et le bon enregistrement.
Avec Savall je suis plutôt bien servi car plutôt amateur de musique ancienne et baroque et là quasiment tout est bon de lui.
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#45
RE: Tout est dit...
(Hier-21:07:07)RM8Kinoshita a écrit :
(Hier-18:32:24)xtof a écrit :
(Hier-17:05:32)heavyP a écrit : toujours interessant de relite la prose d'un connaisseur historique, Dominique Blanc-Francard
https://www.espace-cubase.org/page.php?p...orique_dbf

Impressionnant ! Ce qui frappe dans le récit de DBF, c'est l'exigence physique et matérielle du studio de l'époque. On mesure mieux le fossé entre la "prose" d'un vrai connaisseur et la facilité actuelle. Arriver à une telle qualité avec les outils d'alors relevait du génie pur.

Ça relativise sur les horreurs supposées du mastering ... quand il est fait dans les règles par des techniciens maîtrisant leur art (ils suent à grosses gouttes mais ça passe comme une lettre à la poste). On peut en avoir une sainte horreur que ça ne fait pas avancer le schmilblick. 

Il y a de très bons disques, en vinyle comme en CD/démat, ils sont très bien masterisés voilà tout.

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Ils sont surtout bien enregistrés et mixés. Le mastering ce n'est pas ce qui doit donner une couleur , au contraire ça doit s'effacer le plus possible, bien masterisé ça veut dire ne donnant pas l'impression qu'il y a eu intervention.
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#46
RE: Tout est dit...
En conclusion, si le vinyle peut offrir une expérience d’écoute hautement qualitative, il semble aujourd'hui indissociable d'un paradoxe technique et financier.
Pour atteindre, voire dépasser, la précision d'un système numérique bien mis en œuvre, l'investissement nécessaire en lecture analogique devient exponentiel. L’installation impressionnante de Gilles en est le parfait exemple : pour que le vinyle "respire" sur du haut rendement, chaque maillon (cellule, bras, préampli phono) doit être d'une exigence absolue.

Pourtant, le débat reste vif pour plusieurs raisons :

Les points forts qui sauvent le vinyle :
  • Le mastering différencié : C’est le point crucial soulevé par Jean-François. À cause de la "Loudness War", les versions CD/Streaming sont souvent compressées dynamiquement. Le vinyle, par ses contraintes physiques, impose souvent un mastering plus aéré et respectueux de la dynamique originale.
  • Le rapport à l’objet : Le rituel de la manipulation, la lecture d’une pochette grand format et l’écoute intégrale d’une œuvre favorisent une attention que la dématérialisation a tendance à diluer.

Les points faibles face à la réalité moderne :
  • Les limites intrinsèques du support : Au-delà de la fragilité, la qualité même du plastique pose problème. Sa nature électrostatique en fait un véritable "aimant à poussière", provoquant ces craquements et bruits de surface qui viennent polluer le rapport signal/bruit, là où le numérique offre un silence absolu.
  • Le coût extravagant : Entre le prix des pressages de qualité et l'entretien nécessaire (machines à laver les disques, etc.), la facture s'alourdit rapidement pour un catalogue qui restera toujours plus limité que l'offre numérique.
  • La source originelle : Comme le souligne Florent Garcia, l'ironie est que nous écoutons souvent une conversion numérique pressée sur du plastique. Si la source est numérique, pourquoi multiplier les conversions et les risques d'artefacts mécaniques ?

En définitive, je dirais oui au vinyle, mais uniquement pour ceux qui acceptent d'y mettre les moyens et d'en faire une démarche esthétique globale. Pour celui qui recherche la fidélité pure et la transparence au meilleur rapport qualité/prix, un baladeur haut de gamme associé à un bon DAC et un casque performant offrira une restitution bien plus rigoureuse et immersive.

Qu'en pensez-vous ? Est-ce la nostalgie du mastering "à l'ancienne" qui nous fait préférer le vinyle, ou le support a-t-il encore une supériorité technique réelle sur nos systèmes ?

Bonne journée,
Christophe.
"Le danger ne vient pas de ce que nous ignorons mais de ce que nous tenons pour vrai et qui ne l'est pas". Mark Twain.
Préampli X-préamp + T-Racks 408 + trois K209+ Grand Floyd + Ampli Nad 208 THX 
Voice Of the Theatre  (Altec 515 8G + JBL 2482 membrane radian Pav JMLC Hypex 250 + TAD ET703) + Baffle infini avec deux 3184 Altec
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#47
RE: Tout est dit...
Pour la première fois chez un particulier, j'ai pu écouter un son correct sur un vynil, assez proche de la version numérique (disque neuf, 50 000 euros de platine et environnement)

Sinon pour moi c'est un format lourdement loosy.

Dans un univers Hifi ou certains revendiquent "la source first", démarrer avec un support aussi obsolète sur le plan technologique ce n'est pas partir du bon pied.

La perte est considérable par rapport au support original... et comment supporter ces craquements et ce grave tronqué ?

Evidement, cela se compare à matériel audio identique avant pressage, c'est plutôt là qu'est le souci tel que dit précédemment...

Après, le geste, la beauté du support, la nostalgie, tout ça se comprends parfaitement et je comprends parfaitement le choix de ce support pour ces seules raisons.
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#48
RE: Tout est dit...
Bonjour,

"et comment supporter ces craquements"

Des craquements ?

Quelle platine ? quel bras ? quelle cellule ?

"assez proche de la version numérique "

ça c'est rigolo ;-)

claude
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#49
RE: Tout est dit...
conclusion façon IA ,clichés et aprioris se suivent.
"un baladeur haut de gamme associé à un bon DAC et un casque performant offrira, dans la majorité des cas, une restitution bien plus rigoureuse et immersive."
C'est du n'importe quoi , déjà un casque est incapable de rendre une scène sonore rigoureuse et juste , ça n'est donc que faussement immersif..
Oui le vinyle nécessite une importante mise en oeuvre, mais le numérique aussi. A partir de là il n'y aura pas de différence fondamentale de restitution , les contraintes de fragilité et de praticité du vinyle sont bien plus importantes , il est là le point faible.
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#50
RE: Tout est dit...
Bonjour Christophe,

"Qu'en pensez-vous ? Est-ce la nostalgie du mastering "à l'ancienne" qui nous fait préférer le vinyle, ou le support a-t-il encore une supériorité technique réelle sur nos systèmes HR ?"

Je pense que tu est toi même capable de trouver la réponse en allant écouter des installations (de haut niveau)
bonne journée
claude
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