Tout est dit...
#21
RE: Tout est dit...
(Aujourd’hui-10:00:47)gillesni a écrit : Quelques remarques:

- Personne ne conteste sérieusement que le numérique d'une bande master est d'une grande qualité. Seulement, il y a un petit problème, la majorité des gens ne peuvent pas accéder à cette bande master. Sa grande qualité nous fait donc une belle jambe...
En contrepartie, à l'époque des mobilités, le numérique dans ses versions dégradées offre des possibilités que n'aurait pas pu proposer le vinyle, ce qui est loin d'être suffisant pour prouver que son principe est obsolète.

- Pour le vinyle, pour les plus anciens enregistrés en analogique, il arrive qu'ils donnent des résultats exceptionnels, et j'en ai de nombreux ici qui le prouvent. Cela prouve aussi autre chose, c'est que ce n'est pas le principe du vinyle qui limite le plus sa qualité de restitution, mais plutôt son utilisation à la fois au travers d'enregistrements très divers dans leur principes (AAA, ADD, DDD, etc) ou dans leur qualité de réalisation, et aussi de systèmes de lecture de qualités très variables.

- Après, on peut toujours se poser la question de l'opportunité de continuer à faire des vinyles à l'ère des enregistrements numériques, mais on voit bien que la réponse n'est pas simple puisque à la fois le support vinyle et le support numérique, qu'il soit sur CD ou dématérialisé, permettent d'arriver à des niveaux de restitutions appréciables pour peu qu'on y mette les moyens. 
Cependant, je dois bien constater que malgré un système numérique vraiment au top, c'est bien la lecture du vinyle qui procure généralement chez moi les meilleures écoutes.
C'est pour ça que j'affirme qu'avant de tirer des conclusions défintives, encore faut-il avoir à disposition des installations qui permettent de tirer des conclusions valides.

- Enfin, si Sony et Philips n'avait pas quasiment tué le vinyle pour commercialiser trop rapidement un CD balbutiant et initialement entaché d'énormes défauts de conception, on en serait pas là car sans doute que le principe de la lecture vinyle aurait encore pu bénéficier de notables améliorations accessibles au plus grand nombre, à l'inverse de ce qui se passe aujourd'hui où les systèmes de lectures vinyles élaborés sont devenus des produits pour bobos ou millionnaires, ce qui fait que la plupart d'entre nous ne savent pas de quoi est capable ce principe, et l'auteur de la vidéo initiale semble en faire partie.

bonjour Gilles ,

C'est très bien analysé (pour moi )

claude
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#22
RE: Tout est dit...
Bonjour

Depuis le CD il y a quand même eu le SACD et le BluRay audio, qui malgré la qualité et la sélection des contenus n'ont pas eu un grand succès commercial.
Est ce que l'arbitrage du grand public serait celui d'un bon système audio plutôt que des vacances en Parc d'Attraction ou le dernier Suv à la mode ?
Vive le vent....
Cdt

AleX
Sony PS8750 & Ortofon SPU Gold & AT1000T / Mitchell Gyro SE 2 & Grace704 & AT 540ml / Lenovo T495 & Ubuntu studio /  Nakamichi DAC101 /  Pré CJ Motif MC8 / DSP Nuoxun LM 848 RTS  / 2x Fosi Monos / 3x Hiraga Le Monstre 45w ab régul lt1083 / Paire de [ 2x JBL 2205A - TAD 1201H & Biradial FishScale - JBL2450J & Chinoiserie Alu & Biradial Aart Audio - Bms 4540 nd16 & Arai 2K ] / Monitor PcOcc (spdif) - Audioquest Sky - Isoda ha08psr - DIY argent coton carbone dbs72v
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#23
RE: Tout est dit...
(Aujourd’hui-10:00:47)gillesni a écrit : Quelques remarques:

- Personne ne conteste sérieusement que le numérique d'une bande master est d'une grande qualité. Seulement, il y a un petit problème, la majorité des gens ne peuvent pas accéder à cette bande master. Sa grande qualité nous fait donc une belle jambe...
En contrepartie, à l'époque des mobilités, le numérique dans ses versions dégradées offre des possibilités que n'aurait pas pu proposer le vinyle, ce qui est loin d'être suffisant pour prouver que son principe est obsolète.

- Pour le vinyle, pour les plus anciens enregistrés en analogique, il arrive qu'ils donnent des résultats exceptionnels, et j'en ai de nombreux ici qui le prouvent. Cela prouve aussi autre chose, c'est que ce n'est pas le principe du vinyle qui limite le plus sa qualité de restitution, mais plutôt son utilisation à la fois au travers d'enregistrements très divers dans leur principes (AAA, ADD, DDD, etc) ou dans leur qualité de réalisation, et aussi de systèmes de lecture de qualités très variables.

- Après, on peut toujours se poser la question de l'opportunité de continuer à faire des vinyles à l'ère des enregistrements numériques, mais on voit bien que la réponse n'est pas simple puisque à la fois le support vinyle et le support numérique, qu'il soit sur CD ou dématérialisé, permettent d'arriver à des niveaux de restitutions appréciables pour peu qu'on y mette les moyens. 
Cependant, je dois bien constater que malgré un système numérique vraiment au top, c'est bien la lecture du vinyle qui procure généralement chez moi les meilleures écoutes.
C'est pour ça que j'affirme qu'avant de tirer des conclusions défintives, encore faut-il avoir à disposition des installations qui permettent de tirer des conclusions valides.

- Enfin, si Sony et Philips n'avait pas quasiment tué le vinyle pour commercialiser trop rapidement un CD balbutiant et initialement entaché d'énormes défauts de conception, on en serait pas là car sans doute que le principe de la lecture vinyle aurait encore pu bénéficier de notables améliorations accessibles au plus grand nombre, à l'inverse de ce qui se passe aujourd'hui où les systèmes de lectures vinyles élaborés sont devenus des produits pour bobos ou millionnaires, ce qui fait que la plupart d'entre nous ne savent pas de quoi est capable ce principe, et l'auteur de la vidéo initiale semble en faire partie.

- Personne ne conteste sérieusement que le numérique d'une bande master est d'une grande qualité. Seulement, il y a un petit problème, la majorité des gens ne peuvent pas accéder à cette bande master. Sa grande qualité nous fait donc une belle jambe...

J'ai des enregistrements de musiciens très connus (qui savent jouer, en place rythmiquement, dynamiquement, avec des compos/ jeu instrumentaux/ qui n'empiètent pas sur les tessitures les uns des autres) en qualité bande master. (Mix en sortie de console pour sonoriser la scène dans des lieux intimistes, boites de jazz, restaurants, etc.)
Je ne peux pas les partager car je n'ai pas les droits de diffusion.

L'écoute est sidérante de naturel, au delà de la musique, c'est tout le paysage sonore qui est captivant, l'air qui envahit l'espace 3D, le mondre bruit parasite dans la salle est localisé, identifié, un couteau qui tape dans une assiette, des cliquetis de verres, des toussotements, des bruits genre chaussures qui crissent au sol, ou même le curieux sentiment de ressentir les fluctuations d'air ambiant du lieu, comme si quelqu'un passe à proximité du micro et créerait une dépression d'air, ça s'entend, c'est limite exprimable avec des mots.

Et quand les musiciens jouent, c'est un festival de timbres réels, de dynamiques franches et sans cassures de timbres (un compresseur limiteur dénature le son, par ex en rabotant l'attaque des notes pendant une fraction de seconde pour éviter de franchir le 0db qui ferait un bruit numérique, ça castre par ex les sons fulgurants de l'instant; harmoniques, transitoires, sont écrasées, et perdent brillance et liberté de jaillir et leur intégrité de tessiture) 

Un copain avait eu accès à l'écoute de bandes master d'Édith Piaf... sa voix en tremble encore quand il en parle... 
Tout ça c'est foutu, quand bien même certains auraient de quoi reproduire cette magie... c'est tué dans l'oeuf... stérilisé pour être vendu en grande surface.
La musique est là pour générer des profits, et ceux qui sont pas contents n'ont qu'à fermer leurs g. !

Ceux qui veulent écouter ces exemples de "bandes master" chez moi sont les bienvenus.
Amitiés, Denis  Smile
système à 6 voies : filtre actif analogique RANE AC23 24db/oct modifié (2x 3 voies + 2 sorties large bande / sorties boosté amplis op 3 alims de course) > sub/ 20 à 40Hz > caisson JBL avec 2x 46cm en sommation mono, grave/ 40 à 125Hz > caissons clos avec 38cm Eminence PF-400, bas-médium/ 125 à 400Hz > pavillons Sato sur moteur BMS 4599ND,  médium/ 400 à 900Hz + filtre passif 6db/oct à partir de 900Hz > pavillons mini WE66 DIY sur moteur BMS 4599HE, haut médium/ 0.9 à 10kHz > pavillons BMS 2250 sur moteur Radian 950PB, extrême aigu/ 10 à 20kHz > JBL 2405. Avec divers amplis tubes DIY "triodes SE sans contre réaction" (sauf ampli sub à transistors). + d'autres systèmes moyens et petits...
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#24
RE: Tout est dit...
(Il y a 11 heures)claude m4 a écrit :
(Aujourd’hui-10:00:47)gillesni a écrit : Quelques remarques:

- Personne ne conteste sérieusement que le numérique d'une bande master est d'une grande qualité. Seulement, il y a un petit problème, la majorité des gens ne peuvent pas accéder à cette bande master. Sa grande qualité nous fait donc une belle jambe...
En contrepartie, à l'époque des mobilités, le numérique dans ses versions dégradées offre des possibilités que n'aurait pas pu proposer le vinyle, ce qui est loin d'être suffisant pour prouver que son principe est obsolète.

- Pour le vinyle, pour les plus anciens enregistrés en analogique, il arrive qu'ils donnent des résultats exceptionnels, et j'en ai de nombreux ici qui le prouvent. Cela prouve aussi autre chose, c'est que ce n'est pas le principe du vinyle qui limite le plus sa qualité de restitution, mais plutôt son utilisation à la fois au travers d'enregistrements très divers dans leur principes (AAA, ADD, DDD, etc) ou dans leur qualité de réalisation, et aussi de systèmes de lecture de qualités très variables.

- Après, on peut toujours se poser la question de l'opportunité de continuer à faire des vinyles à l'ère des enregistrements numériques, mais on voit bien que la réponse n'est pas simple puisque à la fois le support vinyle et le support numérique, qu'il soit sur CD ou dématérialisé, permettent d'arriver à des niveaux de restitutions appréciables pour peu qu'on y mette les moyens. 
Cependant, je dois bien constater que malgré un système numérique vraiment au top, c'est bien la lecture du vinyle qui procure généralement chez moi les meilleures écoutes.
C'est pour ça que j'affirme qu'avant de tirer des conclusions défintives, encore faut-il avoir à disposition des installations qui permettent de tirer des conclusions valides.

- Enfin, si Sony et Philips n'avait pas quasiment tué le vinyle pour commercialiser trop rapidement un CD balbutiant et initialement entaché d'énormes défauts de conception, on en serait pas là car sans doute que le principe de la lecture vinyle aurait encore pu bénéficier de notables améliorations accessibles au plus grand nombre, à l'inverse de ce qui se passe aujourd'hui où les systèmes de lectures vinyles élaborés sont devenus des produits pour bobos ou millionnaires, ce qui fait que la plupart d'entre nous ne savent pas de quoi est capable ce principe, et l'auteur de la vidéo initiale semble en faire partie.

bonjour Gilles ,

C'est très bien analysé (pour moi )

claude

Je suis du même avis, là on peut penser que "tout est dit" Smile
D'accord aussi avec Dechab 58 , très souvent il y a un gros écart entre ce qui a été capté et ce qu'on nous livre commercialement.
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#25
RE: Tout est dit...
(Il y a 10 heures)2539hal75 a écrit : Bonjour

Depuis le CD il y a quand même eu le SACD et le BluRay audio, qui malgré la qualité et la sélection des contenus n'ont pas eu un grand succès commercial.
Est ce que l'arbitrage du grand public serait celui d'un bon système audio plutôt que des vacances en Parc d'Attraction ou le dernier Suv à la mode ?
Vive le vent....
Cdt

AleX

Le problème n'est pas vraiment une question de performance technique du support , le CD était déjà qualitatif . C'est plus une question de ce qui est mis dessus mais aussi la façon de l'exploiter.
Combien de dacs sont capables d'exploiter avec grande acuité le simple  format CD ? Pour moi très très peu , au point qu'un dac bien fait va surpasser en format CD un dac ordinaire en SACD ou en DSD.
En ce qui concerne l'évolution technologique ,la suite logique et facile aurait été de généraliser rapidement le DVD audio et donc diffuser la HD pour tous , les mécaniques étaient déjà et produites en grande série.
Nous avons depuis longtemps la technologie, les disques durs d'énorme capacité , les SSD etc.  Ce n'est pas pour ça que le marché de l'audio cherche à améliorer la qualité audio du contenu.
Denis a raison, c'est mort dans l'oeuf car il n'y a pas de volonté derrière et aucun consensus.
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#26
RE: Tout est dit...
(Aujourd’hui-10:00:47)gillesni a écrit : Quelques remarques:

- Personne ne conteste sérieusement que le numérique d'une bande master est d'une grande qualité. Seulement, il y a un petit problème, la majorité des gens ne peuvent pas accéder à cette bande master. Sa grande qualité nous fait donc une belle jambe...
En contrepartie, à l'époque des mobilités, le numérique dans ses versions dégradées offre des possibilités que n'aurait pas pu proposer le vinyle, ce qui est loin d'être suffisant pour prouver que son principe est obsolète.

- Pour le vinyle, pour les plus anciens enregistrés en analogique, il arrive qu'ils donnent des résultats exceptionnels, et j'en ai de nombreux ici qui le prouvent. Cela prouve aussi autre chose, c'est que ce n'est pas le principe du vinyle qui limite le plus sa qualité de restitution, mais plutôt son utilisation à la fois au travers d'enregistrements très divers dans leur principes (AAA, ADD, DDD, etc) ou dans leur qualité de réalisation, et aussi de systèmes de lecture de qualités très variables.

- Après, on peut toujours se poser la question de l'opportunité de continuer à faire des vinyles à l'ère des enregistrements numériques, mais on voit bien que la réponse n'est pas simple puisque à la fois le support vinyle et le support numérique, qu'il soit sur CD ou dématérialisé, permettent d'arriver à des niveaux de restitutions appréciables pour peu qu'on y mette les moyens. 
Cependant, je dois bien constater que malgré un système numérique vraiment au top, c'est bien la lecture du vinyle qui procure généralement chez moi les meilleures écoutes.
C'est pour ça que j'affirme qu'avant de tirer des conclusions défintives, encore faut-il avoir à disposition des installations qui permettent de tirer des conclusions valides.

- Enfin, si Sony et Philips n'avait pas quasiment tué le vinyle pour commercialiser trop rapidement un CD balbutiant et initialement entaché d'énormes défauts de conception, on en serait pas là car sans doute que le principe de la lecture vinyle aurait encore pu bénéficier de notables améliorations accessibles au plus grand nombre, à l'inverse de ce qui se passe aujourd'hui où les systèmes de lectures vinyles élaborés sont devenus des produits pour bobos ou millionnaires, ce qui fait que la plupart d'entre nous ne savent pas de quoi est capable ce principe, et l'auteur de la vidéo initiale semble en faire partie.

Bonjour Gilles,
Ton analyse est très juste, surtout quand tu recentres le débat sur la mise en œuvre. On discute souvent des limites théoriques des supports, mais comme tu le dis, c'est la qualité de l'installation qui valide (ou non) les conclusions.
Je te rejoins sur plusieurs points :
  1. L'accessibilité du Master : C'est tout le cœur de mon "problème". Le numérique a le potentiel d'être parfait, mais si l'industrie nous en livre une version "autoradio", cette supériorité technique ne sert à rien. Le vinyle, par ses contraintes de gravure, nous livre paradoxalement une version plus proche de la dynamique du master original.
  2. Le "péché originel" du CD : Tu as raison de rappeler que Sony et Philips ont imposé le CD (et son échantillonnage à $44.1\text{ kHz}$) avec des convertisseurs initiaux assez médiocres, là où le vinyle arrivait à sa pleine maturité technique. On a sacrifié une technologie aboutie pour une technologie pratique mais encore balbutiante à l'époque.
  3. L'expérience d'écoute : Le fait que le vinyle l'emporte chez toi malgré un système numérique 'au top' prouve que l'oreille humaine est sensible à des paramètres que les mesures de distorsion harmonique classiques ne capturent pas toujours bien : la fluidité, le respect des transitoires non rabotées par un limiteur, ou peut-être simplement une absence de fatigue numérique.
Au final, on ne discute pas pour rien : on essaie de comprendre pourquoi, en 2026, un disque de plastique pressé avec une technologie du siècle dernier arrive encore à bousculer des fichiers haute résolution. Pour moi, la réponse de Denis sur le 'PPDC' et la tienne sur la qualité des installations se complètent : le support ne fait pas tout, c'est l'exigence de celui qui traite le signal (au mastering) et de celui qui le restitue (chez soi) qui fait la différence.
Bonne journée,
Christophe.
Répondre
#27
RE: Tout est dit...
(Aujourd’hui-10:15:58)dechab58 a écrit : Une vidéo exemplaire, Gene Krupa et la chanteuse Carolyn Grey (qui ressemble à Peggy Lee)
On voit la gravure directe se faire en studio, les musiciens qui font le mixage en se déplaçant devant le micro ou en se levant aux pupitres, et Gene Krupa qui dose ses interventions pour accompagner ou se mettre en devant.
Je ne vois qu'un seul micro...
Je suppose que l'écoute de cette gravure directe en mono sur nos systèmes favoris serait toucher un peu au graal... Même si c'est limité, mono, etc...
https://youtu.be/G-oii_m2zLA?si=GtmXQVWL2AknletW
impossible d'insérer la vidéo direct dans la page...

C’est une archive extraordinaire, Denis. Merci pour le partage !
Ce que l'on voit là, c'est l'âge d'or de la cohérence de phase. Avec un seul micro (souvent des modèles légendaires comme le RCA 44-BX ou un Western Electric), il n'y a aucun problème d'annulation de fréquences ou de décalage temporel entre plusieurs pistes. Le 'mixage' se faisait physiquement dans l'espace du studio : c'est l'équilibre naturel des instruments qui créait le son, et non un égaliseur ou un compresseur en régie.
Tu as raison, l'écoute d'une telle gravure directe est souvent une expérience saisissante pour plusieurs raisons :
  1. L'absence de bande magnétique : On passe directement de la vibration de l'air au burin de gravure. On élimine le souffle, la saturation et le pleurage liés au magnétophone.
  2. La dynamique réelle : Comme on ne pouvait pas 'retoucher' le son après coup, les musiciens devaient maîtriser leur propre dynamique. Le contraste que l'on entend est celui de l'orchestre, pas celui d'un automate.
  3. La présence : paradoxalement, une excellente prise mono bien centrée sur un système comme le nôtre offre une profondeur et une incarnation que beaucoup de mixages stéréo artificiels perdent en route.
C’est le 'Graal' car c’est une photographie acoustique instantanée et honnête. C'est tout l'inverse du brickwall moderne : ici, si Gene Krupa frappe fort, le burin grave profond, et c'est tout.
D'ailleurs, pour ceux qui ne peuvent pas voir la vidéo directement, voici le titre exact : 'Gene’s Boogie' (1948). C’est une leçon magistrale de prise de son.

Bonne écoute à tous et bonne journée,
Christophe.
Répondre
#28
RE: Tout est dit...
Pardon Christophe mais tu fais aussi dans la répétition de clichés qui sont diffusés dans la vidéo :
"Le vinyle, par ses contraintes de gravure, nous livre paradoxalement une version plus proche de la dynamique du master original."
Non c'est faux , il n'y a aucune généralité à tirer là dessus, tout et son contraire existe en numérique comme en vinyle.

"Le "péché originel" du CD : Tu as raison de rappeler que Sony et Philips ont imposé le CD (et son échantillonnage à $44.1\text{ kHz}$) avec des convertisseurs initiaux assez médiocres, là où le vinyle arrivait à sa pleine maturité technique. On a sacrifié une technologie aboutie pour une technologie pratique mais encore balbutiante à l'époque."

Cliché encore , depuis des lustres se côtoient bonne qualité et mauvaise qualité autant en restitution vinyle qu'en CD.

Par contre ta conclusion me convient mieux.
Répondre
#29
RE: Tout est dit...
(Il y a 10 heures)xtof a écrit :
(Aujourd’hui-10:15:58)dechab58 a écrit : Une vidéo exemplaire, Gene Krupa et la chanteuse Carolyn Grey (qui ressemble à Peggy Lee)
On voit la gravure directe se faire en studio, les musiciens qui font le mixage en se déplaçant devant le micro ou en se levant aux pupitres, et Gene Krupa qui dose ses interventions pour accompagner ou se mettre en devant.
Je ne vois qu'un seul micro...
Je suppose que l'écoute de cette gravure directe en mono sur nos systèmes favoris serait toucher un peu au graal... Même si c'est limité, mono, etc...
https://youtu.be/G-oii_m2zLA?si=GtmXQVWL2AknletW
impossible d'insérer la vidéo direct dans la page...

C’est une archive extraordinaire, Denis. Merci pour le partage !
Ce que l'on voit là, c'est l'âge d'or de la cohérence de phase. Avec un seul micro (souvent des modèles légendaires comme le RCA 44-BX ou un Western Electric), il n'y a aucun problème d'annulation de fréquences ou de décalage temporel entre plusieurs pistes. Le 'mixage' se faisait physiquement dans l'espace du studio : c'est l'équilibre naturel des instruments qui créait le son, et non un égaliseur ou un compresseur en régie.
Tu as raison, l'écoute d'une telle gravure directe est souvent une expérience saisissante pour plusieurs raisons :
  1. L'absence de bande magnétique : On passe directement de la vibration de l'air au burin de gravure. On élimine le souffle, la saturation et le pleurage liés au magnétophone.
  2. La dynamique réelle : Comme on ne pouvait pas 'retoucher' le son après coup, les musiciens devaient maîtriser leur propre dynamique. Le contraste que l'on entend est celui de l'orchestre, pas celui d'un automate.
  3. La présence : paradoxalement, une excellente prise mono bien centrée sur un système comme le nôtre offre une profondeur et une incarnation que beaucoup de mixages stéréo artificiels perdent en route.
C’est le 'Graal' car c’est une photographie acoustique instantanée et honnête. C'est tout l'inverse du brickwall moderne : ici, si Gene Krupa frappe fort, le burin grave profond, et c'est tout.
D'ailleurs, pour ceux qui ne peuvent pas voir la vidéo directement, voici le titre exact : 'Gene’s Boogie' (1948). C’est une leçon magistrale de prise de son.

Bonne écoute à tous et bonne journée,
Christophe.

Merci, je me sens moins seul dans mon extrèmisme aigris et souvent incompris  Confused

J'écoute pas mal de jazz ancien, et l'épaisseur, la matière du son sur ces monos anciens, même transférés en numérique pour passer sur YouTube ou Qobuz me ferait penser à comparer Teddy Riner et Stan Laurel en termes de présences ressenties (par rapport à la stéréo actuelle).   Big Grin
Dans l'exemple de Gene Krupa, on sens bien le potentiel mais c'est quand même pas top...

Mieux transféré/ même époque/ début années 40/ Doris Day et l'orchestre de Les Brown ---> quelle matière (plein comme un oeuf) dans les bas médiums / médiums/ et l'étagement des plans : les arrières plans étant naturellement plus réverbérés de par leurs positions respectives au micro, ce qui s'entend parfaitement en mono car la phase ne triche pas (volume sonore + égalisations naturelles + ratio "son direct/ son diffus" variant selon les distances au micro)
Idem, la lisibilité de la voix de Doris Day parfaitement aérée/ détachée/ dans le mix acoustique, dans une belle tessiture intègre même si un peu rognée dans les extrêmes/ mais ça passe si bien... : 

Are You Still In Love With Me?
>
https://youtu.be/0ZLhiDxViLY?si=Ddbxq6KQnDaMZvr-

Après j'adore aussi la stéréo... (il en existe plusieurs types, phase, intensité, etc.) mais bien sûr > que si la qualité est au rendez vous là aussi !
Amitiés, Denis  Smile
système à 6 voies : filtre actif analogique RANE AC23 24db/oct modifié (2x 3 voies + 2 sorties large bande / sorties boosté amplis op 3 alims de course) > sub/ 20 à 40Hz > caisson JBL avec 2x 46cm en sommation mono, grave/ 40 à 125Hz > caissons clos avec 38cm Eminence PF-400, bas-médium/ 125 à 400Hz > pavillons Sato sur moteur BMS 4599ND,  médium/ 400 à 900Hz + filtre passif 6db/oct à partir de 900Hz > pavillons mini WE66 DIY sur moteur BMS 4599HE, haut médium/ 0.9 à 10kHz > pavillons BMS 2250 sur moteur Radian 950PB, extrême aigu/ 10 à 20kHz > JBL 2405. Avec divers amplis tubes DIY "triodes SE sans contre réaction" (sauf ampli sub à transistors). + d'autres systèmes moyens et petits...
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#30
RE: Tout est dit...
(Hier-20:53:43)xtof a écrit : Cool 

Bonjour à tous, 
Je viens de visionner la dernière vidéo de Florent Garcia (bien connu pour ses analyses pédagogiques) intitulée "Pourquoi tout le monde adore le vinyle alors que c'est objectivement nul ?"

https://www.youtube.com/watch?v=9Shl6XXU7rE

Au-delà du titre provocateur, il soulève un point fondamental qui mérite que l'on s'y attarde : le numérique est aujourd'hui la base technique incontournable de la quasi-totalité de la production vinyle.

Voici les arguments qui montrent que le vinyle moderne est, par nature, un produit du numérique :
  1. La chaîne de production (DDA/DDT) : De l'enregistrement au mixage, 99 % des productions actuelles sont réalisées sous station de travail numérique (DAW). Même pour les rééditions, le passage par un transfert numérique haute résolution est devenu la norme pour restaurer les bandes et préparer le master de gravure.
  2. La gravure assistée par ordinateur : Lors de la gravure sur laque, les tours (lathes) modernes utilisent souvent des lignes de retard numériques (Digital Delay Lines). Cela permet d'analyser le signal quelques millisecondes avant que le burin ne touche la laque pour ajuster l'espacement des sillons en fonction de l'amplitude (surtout dans le grave).
  3. Le mastering correctif : Les limitations physiques du vinyle (distorsion de fin de disque, gestion des basses en mono via des "Elliptical EQ", gestion des sifflantes avec des de-essers) sont aujourd'hui traitées avec une précision chirurgicale grâce aux outils numériques de mastering avant même que le signal n'atteigne la tête de gravure.
  4. Le cas des fichiers Hi-Res comme source : Les maisons de pressage reçoivent généralement des fichiers 24 bits / 96 kHz ou 192 kHz. Le vinyle devient alors, techniquement, un convertisseur numérique-analogique passif en plastique.
Le travail de Jean-François Wiorek sur son site MagicVinylDigital est à ce titre exemplaire. Ses analyses techniques (spectrogrammes, mesures de Dynamic Range - DR) montrent un paradoxe fascinant : le vinyle "sonne" souvent mieux parce qu'il impose une contrainte technique salutaire.


Disons plutôt que les ingés-son devaient se contraindre à penser "pour le support", avec la notion de gêne que cela peut évoquer en termes de créativité.

On ne peut pas envoyer le son qu'on souhaiterait, puissant, avec des basses à niveau élevé par exemple, sauf exceptions 
(mastering vinyle spécifiquement pensé pour, par exemple ceux que j'ai de Kiasmos où les sillons sont extra-larges avec un niveau de gravure important, 
mais sans distorsion audible en bas ou cross-talk entre spires car les sillons sont vraiment très espacés, bien plus que sur les vinyles courants.)

Il ne faut pas oublier que sur le disque du chanteur XXX, il n'y a pas que sa "gueule" sur la pochette et sa voix prise avec un gros micro ... Tout le groupe qui joue avec lui est "mis en ondes" d'une certaine manière, son son a une "identité" qui est façonnée bien évidemment par les ingés-son en termes de présentation. Cette présentation est très différente de groupe à groupe, et même bien sûr (et surtout) en changeant d'époque. Donc, à mon avis, pour favoriser l'émergence musicale de styles et sonorités très variées, possiblement adaptées aux musiques d'aujourd'hui, la créativité à ce niveau ne devrait en principe être bridée en aucune manière.

https://www.youtube.com/watch?v=9Shl6XXU7rE 

Je suis en train de visionner. C'est effectivement  en mode "raccourci grand public", mais pour le moment je n'ai pas vu d'erreur ou de "niaiserie" qui serait dite par Florent Garcia.

Avant d'être un influenceur, c'est un musicien (c'est tout du moins ce que sa chaine YT laisse suggérer).

crdt.

[Image: Chaine-Garcia.png]
" Liberty is an effort of the mind, rather than the arms."

Édouard René Lefèbvre de Laboulaye, 1876
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