(20/07/2024-11:47:05)jsilvestre a écrit : (14/07/2024-22:37:05)begwanch a écrit : C’est vrai pour ce signal particulier. Maintenant prenons comme signal, le bruit du ressac sur une plage… là, ce type de signal (exemple - le début de la plage Follow Me Home de l’album Dire Straits - Communiqué) sera bcp plus difficile à extraire du bruit analogique de bande.
Le numérique reprend alors un avantage relatif vu le spectre différent du bruit de quantification, qui n’est pas blanc mais directement corrélé au signal, et pour cause ! Tout ceci correspond bien à la notion que j’évoque plus haut dans ce fil de RSB utile, nombre de décibels entre le signal le plus fort et le plus faible qu’on peut « utiliser » çàd extraire du bruit.
Pour le rendu c’est autre chose, convenons-en, et il est parfaitement licite de préférer un petit bruit de fond uniforme et dé corrélé du signal. C’est quelque chose qu’on peut d’ailleurs aussi moduler en rééchantillonnage numérique par le choix de l’opérateur de dither. Le logiciel HQplayer Desktop notamment, permet de comparer facilement différents dithers, qui influent sur la texture du bruit.
Cordialement
Christian
Bonjour Christian,
ces affaires de perception des effets du ou plutôt des bruits sont bien compliquées! Mais dans le cas présent elles n'expliquent pas tout une modification même mineure du flux numérique dégrade le son. C'est le concept de "bit perfect" qui n'a pas grande signification mais qui résume bien la situation. Un filtrage ou égalisation numérique va casser le "bit perfect" et une dégradation sera ou pourra être perçue alors que la perte de résolution ou l'augmentation du bruit est minime.
En faisant croire au dac que le flux est "bit perfect" ces dégradations perçues n'ont plus lieu même en triturant (très) fortement le flux numérique alors que les bruits et pertes de résolutions engendrées par les traitements numériques sont toujours là ce qui éloigne l'influence de la résolution et des bruits.
C'est de l'audio, c'est pas simple!
joël
Bonjour Joël,
Le concept de « bit perfect » est je crois source d’incompréhensions multiples car il tendrait à faire peser tout le poids de la qualité audio sur la partie numérique.
Alors que la transmission des flux numériques entre drive et DAC est un signal physique susceptible de diverses dégradations (plus ou moins problématiques suivant son formattage) et que surtout, les considérations de RSB et de précision finale (analogique et non pas numérique) au niveau de la conversion elle-même, ne sont pas exempts des subtilités liées à la pollution par l’alimentation, les lignes de masse ou par le rayonnement… de toute partie numérique à proximité. Et ce d’autant plus qu’elle est physiquement proche et complexe.
Pour moi c’est le double intérêt des outils comme HQplayer :
- en utilisant des algorithmes exacts ou solidement approximatifs, des filtres longs avec apodisation, des algorithmes de dither bien calibrés et bien choisis,
- en déportant cette partie numérique lourde hors du DAC ou du lecteur, on minimise les influences par rayonnement.
Évidemment, tout ceci n’a de sens que si ce faisant on n’introduit pas d’erreurs de synchronisation, particulièrement entre les canaux. Pour cela, une attention particulière doit être portée à l’architecture algorithmique afin que la transmission finale soit optimale.
On voit bien que le concept de « bit perfect » ne permet pas d’appréhender ces aspects.
Cordialement,
Christian