(03/07/2023-17:28:52)Dominique-Tanguy a écrit : Pour alimenter la discussion, un petit compte-rendu de l’écoute des PSI A23 et A25 que j’ai pu faire récemment.
http://unepassionaudiophile.fr/comparais...-et-a25-m/
Il y a deux sujets dans nos discussions, les qualités intrinsèques de ces moniteurs, et les tenants d’une écoute à très faible distance, privilégiant le son direct , et ceux qui comme moi préfèrent une ėcoute plus diffuse.
Cela semble correspondre aussi à l’écoute de musiques différentes. J’ėcoute principalement du classique, et je ne cherche pas à localiser les pupitres.
Indépendamment du type d’ėcoute, il est évident que ces moniteurs sont très bien conçus…
Bonjour à tous,
Que permet l'écoute diffuse ?
Elle permet d'écouter la musique sans être scotché au "Hot Point", elle est agréable car on peut se déplacer dans le volume d'écoute sans couper les neurones en quatre. C'est aussi une façon de partager un plaisir d'écoute en famille car cette diffusion ne rend pas esclave. Bien entendu les effets vous lors du mixage ne sont pas ou peu perçu. L'essentiel étant la cohérence globale de la restitution. On peut être debout , assis, dans l'axe, hors axe ce n'est pas important la musique remplit l'espace de façon presque homogène, les différences entendues en se déplaçant n'ont que peu d'importance. L'écoute se fait à 7 mètres.
Que permet l'écoute monitoring ?
Elle permet d'écouter la musique en étant scotché au "Hot Point", c'est une écoute de grande qualité qui ne peut être partagée. En effet, si tout est correctement mis en oeuvre l'image sonore qui est en trois, voire quatre dimensions, voulues au mixage apportent énormément de précision dans le relief sonore qui est enregistré sur le support. C'est assez bluffant.
Par contre il n'y a qu'une seule personne qui puisse bénéficier de la restitution. C'est une écoute hyper égoïste, car la famille qui ne peut être au bon endroit, entendra des trucs très différents. Le relief sonore n'est plus présent et il y a une perte d'informations qui est assez conséquente. Idem pour la cohérence sonore entendue. Ecoute à 2,5 mètres impérative avec les enceintes au milieu de la pièce ..... sinon on perd énormément les informations voulues lors du mixage. J'arrive à avoir une image sonore aussi grande qu'avec les 15A mais pas du tout avec les mêmes placements des instruments ou voix. ..... Etonnant.
Pour moi, qui ai actuellement ces deux types de diffusion sonore, je pense que les deux approches sont à découvrir. Après, il faut choisir ce qui correspond le mieux au mode de vie de chacun.
En effet:
- avec les 15A, j'ai un truc à diffusion très large avec plein de profondeur qui masque le travail de certains mixages. Tous les genres ne passent pas bien. Des enregistrements des années 80 tel les Queens, c'est bof. Sur du Jazz et sur du classique (bien enregistré et bien mixé) c'est très souvent extras. De plus, jusqu'à présent, l'utilisation d'amplis single-end apportent une profondeur d'image et une dynamique qui me semble plus cohérente qu'avec un push-pull qui me bouffe des infos.
- avec les ATC, j'ai un truc qui apporte un relief sonore dans le sens de la hauteur qui n'est que peu présent sur les 15A. Les enregistrements des années 80 sont bien mieux retranscrit, c'est plus jouissif. Par contre, pour moi, lors d'écoutes prolongées c'est bien plus stressant et assez déplaisant de ne pas pouvoir bouger. De plus, il est quasi impossible d'utiliser les ATC sans un ampli assez musclé si l'on veut se rapprocher voire dépasser l'image sonore restituée par les 15A.
Après pour le bas, le 15A doit impérativement être épaulé.
Ce qui n'est pas le cas des ATC qui malgré une coupure assez haute peuvent se passer d'un Sub. Le manque n'est pas immédiat.
Dominique