(11/02/2023-08:40:45)escartefigue33 a écrit : Le numérique circule dans tous les sens sur la planète par des câbles ou par radio, et même au-delà, sans produire d'erreur.
Pourquoi pensez vous qu'il en soit autrement pour l'audio, vu que les composants sont les mêmes ?
L'audio ne constitue pas un monde à part, elle obéit aux lois de l'électricité tout simplement...
La religion n'est elle pas une croyance sans preuves ?
Cdt,
Gerard
bien sûr que les transmissions numériques peuvent rencontrer des erreurs, même celles qui circulent dans tous les sens sur la planète et au delà! C'est pour cela que sont implantés des mécanismes de détection et éventuellement de corrections des erreurs. L'audio n'y échappe pas le protocole SPDIF intègre un contrôle d'intégrité par un bit de parité dans chaque sous trames. Dans ce cas pas de correction possible la détection d'erreur permet seulement de limiter les dégâts en évitant des gros bruits numériques dans les oreilles.
Les erreurs de transmissions n'expliquent pas les différences de rendu sonore entre câbles mais ce n'est pas pour autant qu'il n'y en a pas. Un gros parasite électrique peut perturber le récepteur, une prise peut être oxydée, un câble écrasé, mordu par un chat, rongé par un rongeur,...,. Tout peut arriver!
Bien sûr que l'audio obéit aux lois de l’électricité!
Regardes plutôt du coté de l'audition qui est bien plus complexe et fine que le modèle établi, la perception auditive n'est pas un micro suivi d'un analyseur de spectre! Un gros progrès serait de d'améliorer ce modèle en incluant les constations issues d'écoutes audiophiles. mais c'est un gros travail qui demande de gros moyen financier et n’intéresse pas grand monde...
Percevoir des différences de rendu sonore entre deux amplis est ce une croyance ou bien as tu des preuves?
joël
(11/02/2023-10:40:33)xnwrx a écrit : Il existe bien ce bit de parité. Mais qu'importe, un bit de parité n'est pas un mécanisme de correction d'erreurs mais juste de détection d'erreur.
De toute façon pourquoi voulez vous que la transmission des datas sur ce petit câble soit erronée ? D'une manière générale quel que soit le câble SPDIF utilisé il n'y aura jamais aucune erreur de transmission sauf à avoir de très longs câbles et d'impédance non respectée.
Ce qui va compter comme ça a pu être indiqué, c'est le circuit d'entrée du récepteur et son mécanisme de régénération de l'horloge. Le SPDI utilise un encodage Biphase-M qui est performant pour véhiculer l'horloge et permet en outre une détection des bits très facilement. Le récepteur n'a aucun soucis à reconstituer le flux binaire et l'horloge. Mais alors pourquoi un simple câble, s'il est correctement adapté, pourrait il avoir une influence si tous les bits et l'horloge sont bien là ? Peut-être simplement par la liaison de masse crée par ce câble entre l'émetteur et le récepteur ? Vous constatez la même différence entre différents câbles Toslink ?
La reconstruction de l'horloge n'est pas si simple à cause des limitations de bande passante par le haut et par le bas. La valeur moyenne du signal SPDIF n'est pas constante, elle varie au rythme de la musique ce qui à cause de la limitation de bande par le bas module le seuil de détection du récepteur. De l'autre coté la limitation de bande passante par le haut impose une limitation de vitesse aux fronts du signal et la réunion de ces deux limites introduit du jitter dont l'amplitude et le contenu fréquentiel est vaguement corrélé avec la musique.
Dans le cadre de l'audio il est difficile de se défaire complet de ce jitter sauf à passer par une mise en tampon de plusieurs secondes.
Mais il est facile d'éviter les méfaits de ce jitter en synchronisant la source sur l’horloge du récepteur. Et même dans ce cas les différences entre câbles et fibres optiques sont toujours là!
Ni les erreurs de transmission ni le jitter apporté par la transmission ne peuvent expliquer les différences de rendu sonore. Il faut encore chercher ailleurs...
joël
(11/02/2023-14:17:07)christian24 a écrit : Les paquets ne sont jamais renvoyés, la communication est de l'émetteur vers le récepteur. Si un échantillon est défectueux, il est remplacé (cas du lecteur CD) la plupart du temps par l'interpolation du précédent et du suivant.
Concernant la correction des erreurs de transmissions numériques, je me souviens d'un test effectué dans les années 90 par un magazine (hi fi stéréo je crois) qui consistait à coller un scotch noir de très faible épaisseur et de 2mm de large sur le rayon d'un disque CD. L'auditeur ne percevait rien à l'écoute sur un bon lecteur de CD.
si je me souviens bien l'interpolation est faite par un calcul polynomial sur 8 échantillons tant que cela est possible puis maintien du dernier échantillon valide pendant un temps et coupure du son au delà.
Le cas du CD est un très bon exemple, dans les années 90 tout le monde faisait la chasse aux erreurs de lecture en luttant contre les vibrations, contre les réflexions lumineuses,... Et tout le monde entendait clairement les bénéfices de ces réductions d'erreurs de lecture.
Puis sont arrivées les premières cartes son d'ordinateurs équipées d'entrées SPDIF permettant de mesurer et quantifier ces erreurs de lecture. Comme beaucoup j'ai cherché longtemps, et comme tous les autres jamais vu une seule! Bien sûr sauf à les provoquer volontairement. Mais en fonctionnement normal aucune erreur...
Et plus de 20 ans après toujours pas d'explication sur les phénomènes en jeu dans la relation entre vibrations et rendu sonore!
joël