xnwrx a écrit :Théoriquement, mathématiquement, numériquement... en analogique, il n'y a pas de fonction "porte" que l'on puisse appliquer pour isoler un cycle d'un sinus sans "fioriture" déformant le signal et se répercutant par l'apparition d'harmoniques.forr a écrit :Il faut bien voir que ces cycles séparés par un signal d'amplitude nulle ne sont pas des sinus. On les synthétise assez bien en électronique mais si on y regarde bien, on s'aperçoit que le démarrage de leur courbe après un silence est toujours déformé. C'est un histoire de vitesse.
Aux points 0 des "vraies" courbes sinus, la vitesse de la tension pour un générateur de signaux comme celle de la bobine mobile pour un haut-parleur est maximale.
Pour qu'un cycle solitaire ait exactement la forme d'une portion d'un signal sinus, il faudrait que la vitesse passe instantanément de 0 à cette vitesse maximale. Ce n'est pas possible, on n'imagine pas une voiture à l'arrêt passant instantanément, sans transition, à 80 km/h.
D'où "l'infidélité" des amplificateurs comme des haut-parleurs aux signaux de test connaissant des ruptures comme les cycles sur la figure proposée par Jean-Marc.
Ignorer cet aspect des choses a conduit certains à des raisonnements aux conclusions hallucinantes.
Que nenni. Il faut raisonner système linéaire, bande passante...et donc réponse impulsionnelle.
La période sinus à phase nulle répétée périodiquement existe bien théoriquement. Sa représentation fréquentielle se déduit aisément avec quelques règles simples : une unique période sinus est le résultat d'un sinus temporellement infini multiplié par une fonction "porte" de durée la période du sinus T1.
Pratiquement, physiquement, il y a toujours une limite temporelle à la variation d'un phénomène. En électronique des signaux analogiques c'est la vitesse de montée (slew-rate en anglais) maximale qui introduit la déformation d'un cycle sinus isolé.
Déformation qui ne peut pas ne pas exister, elle est observable avec les instruments adéquats mais fort peu détectable par nous-mêmes en utilisation audio habituelle pour maintes raisons dont celle des filtres mécaniques de notre ouïe mais aussi celle du traitement du signal par notre cerveau.
Au sein d'un circuit électronique, la vitesse de montée est limitée par le courant maximal qu'il peut fournir à une capacité, cela ne se traduit pas par un comportement assimilable à celui d'un filtre. La distorsion d'un filtre est linéaire (niveau non constant avec la fréquence), la distorsion due une insuffisante vitesse de montée maximale est non linéaire (harmonique).
Prévoyant encore quelques avanies de la part de mes habituels commentateurs bilieux, je précise que rien ne m'est personnel dans les énoncés précédents. On les retrouve en ce moment chez une sympathique horde de solides électroniciens qui essaient vainement de faire entendre raison à un membre russe de DiyAudio, dans une discussion dont j'ai déjà donné le lien :
https://www.diyaudio.com/forums/solid-st...ost6420343
Tout est difficile avant d'être simple. Thomas Fuller


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