Le controle de la directivité des grands pavillons, un avantage certain?
RE: Le controle de la directivité des grands pavillons, un avantage certain?
Pour illustrer, voila ce que cela donne en pinçant très franchement la petite enceinte afin de favoriser la place d'écoute la plus éloignée :
   
Cela amoindri un peu l'écart perçu G / D

Si par contre je ne pince pas du tout, éloignement et directivité (pourtant faible) se combine ici pour creuser l'écart G / D :
   

... CQFI
"Un groupe de loups, c'est une horde. Un groupe de vaches, c'est un troupeau. Un groupe d'hommes, c'est souvent une bande de ..."

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RE: Le controle de la directivité des grands pavillons, un avantage certain?
Bonjour à tous, n'étant pas passé depuis un moment sur Mélaudia, je n'avais pas vu les derniers posts.

Je pense qu'il y a un sujet qui est occulté dans la volonté d'augmenter la taille du sweet spot, pour moi, il n'y a pas de solution, avec 2 sources émissives, il est fatalement réduit à une position stricte correspondante à l'équidistance entre les 2 enceintes :

Il y a pour moi 3 sujets distincts :

Je reprends des échanges précédents très intéressants sur ce sujet il y a qqs temps avec JIM.

Sujet 1 sur la fenetre d'écoute (cumul des moyenne des réponses hors axe dans la fenetre d'écoute "listening window")

La listening windows correspond a un angle d'ouverture considéré comme suffisant pour balayer une zone d'écoute stéréo, soit 60° sur la largeur et 10° en hauteur.
La courbe listening windows correspond à la moyenne des réponses dans cette fenêtre.

Cela veut dire qu'avec des enceintes dirigées vers la zone d'écoute, toute position entre les enceintes permettra de conserver un timbre identique.


Sujet 2, c'est là ou ça ne colle pas...
Le centre en stéréo, ce qui au mixage est à 50% sur l'enceinte droite, 50% sur l'enceinte gauche, donc MONO, seule la position unique est possible, sans rapport avec la largeur de la "listening window" :


Si on n'écoute pas dans l'axe, les sons sommés en phase des canaux droite et gauche arriveront avec des écarts temporel qui détruisent la stéréo (phase, effet haas).
Sans respect du domaine temporel, plus de centre, plus d'image stéréo et de placement centraux des objets dans l'espace.

La directivité ne peut juste qu'augmenter l'écart de SPL dans la zone d'écoute si on voit une listening windows bien inférieure à la réponse dans l'axe, mais ne regle pas les problèmes d'écarts temporels.


Sujet 3, la Distance critique :
Si la pièce est peu traitée, que l'enceinte est très peu directive, l'écoute aura lieu au dela de la distance critique dans la plage des fréquences humainement sensible (500 / 3kHz), on perçoit plus les réflexions de la pièce que le son des enceintes, donc, moins de variation de niveau et l'aspect temporel n'existe plus vraiment (stéréo) car on baigne dans le champ diffus.

On peut dans ce cas, considérer que le sweet spot est plus important ou qu'il n'existe pas dans ces conditions, plus de centre, plus de perception des objets dans l'espace virtuellement créé par un parfait calage temporel au sweet spot...

Pour augmenter la taille du sweet spot, il faudrait sommer tout ce qui est en phase entre le signal droite et gauche, et le balancer sur une enceinte centrale, puis séparer ce signal de l'enceinte droite et gauche, là ça marche sur une zone assez vaste, avec un centre physique stable et une stéréo / déplacement d'objets crédibles sur un sweet spot large.
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RE: Le controle de la directivité des grands pavillons, un avantage certain?
Tu abordes là différent points, au risque de brouiller un peu le message ...
1/ Largeur de la fenêtre d'écoute : comme indiqué par calcul et illustré par mesure, cette fenêtre de niveau sonore égale ne peut être obtenue qu’en se servant de la directivité de l'enceinte, pour compenser les différences de distance.
Ainsi Dans la pratique ce n'est pas en orientant l'enceinte vers le point central d'écoute mais vers la place d'écoute la plus éloigné que cela fonctionne le mieux, d’où cette mise en place "croisée" devant le point centrale d'écoute.
2/ D'un point de vue temporel, on ne peut luter c'est clair, cela n'enlève rien cependant a l’intérêt supérieur de résoudre le problème de l'intensité sonore.
3/ Pour ce qui est du rapport direct / diffus, question de gout, mais il est clair que passé une certaine limite, cela devient de l'ambiant et non plus de l'"image stéréo".

Je ne pense pas nécessaire la voie centrale pour écouter sa musique dans un canapé. Elle ajoute au contraire des complications.
Regardes le schéma et les mesures faite avec mes pavillons, l'écart de niveau est très faible selon la place occupée dans le canapé, une paire d'enceinte optimisée sur ce principe est donc bien suffisante, une fois admis qu'il ne suffi pas "d'arroser large" mais "d'arroser juste".
Partir de l’objectif permet de définir le moyen.
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RE: Le controle de la directivité des grands pavillons, un avantage certain?
Salut Greg,

Pour moi, l'écoute en Stéréo n'est possible qu'en un seul point précis, c'est donc mono auditeur en largeur, dans toute les salles, et avec tout type d'enceinte, pour la seule raison que du point de vu temporel, toute position non équidistante des enceintes ne permet plus la réception en phase des sons mono du mix qui placent le CENTRE.

Le moindre décalage entraine des écarts temporel qui détruisent la stéréo et decale le centre (phase, effet haas) jusqu'à ce qu'il soit perdu si on s'éloigne de trop (15 à 20cm suffisent)

En dehors du centre, on est plus en condition optimale d'écoute, la largeur de la listening window n'améliorant que la planéité de la réponse perçue sur une zone d'écoute plus vaste, mais ne règlera en rien le problème temporel du au décalage.

Se reculer par rapport à la distance critique améliore un peu le "perçu" car les défauts générées par le décalage temporel son proportionnellement masqués par le diffu que l'on s'éloigne de DC.

L'écoute en stéréo sur 2 enceintes est une écoute égoiste, elle ne peut s'effectuer avec précision qu'en un point unique et précis à équidistance des sources D et G, idéalement à distance critique.

D'autres places sont possibles, dans l'axe, en avant et en arrière de DC (écoute à la queue leu leu)

En dehors de cette zone, ce n'est plus une écoute stéréo (plus de centre stable, plus de placement d'objet et de scène 3D) et si on est bien à DC, c'est assez mauvais.

Mieux vaut se reculer largement, c'est le cas de très nombreux auditeurs qui, en radiation directe, écoutent dans le diffu, avec une stéréo floue et un centre masqué, qui donne l'impression d'une zone d'écoute plus vaste, à titre perso, je n'apprécie pas ce type d'écoute (les gouts et les couleurs comme tu le précises très justement)

C'est mon interpretation de ma compréhension sur ce sujet.
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RE: Le controle de la directivité des grands pavillons, un avantage certain?
Bonjour, au détour d'un autre sujet, Jean-Louis P a posté un lien sur des articles de Earl Geddes.
L'un est très a propo, il concerne l’intérêt que voit l'auteur a la directivité des enceintes dans un local de petit volume (soit pile le sujet ici).
L'article en question
A lire pour ceux que le sujet intéresse.

Pour le moment, je l'ai juste survolé.
J'ai eu "la banane" en y voyant un schéma illustrant la même chose que celui que je propose, schéma très critiqué mais qui a du sens visiblement pour d'autres comme Geddes :
   

Je me sent moins seul en cette période de confinement!
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RE: Le controle de la directivité des grands pavillons, un avantage certain?
Je joins deux articles parus en 1971 et 1979, signés Ted Jordan et dont l'approche a peut-être inspiré Geddes. J'ai construit et utilisé le système, décrit dans le second article. avec quatre haut-parleurs Jordan en ligne (c'est une amie qui voyageant en Angleterre qui est allée les chercher pour moi...). Résultat stéréo honorable à quatre mètres de distance minimum, pas moins.

Indien29 a écrit :Pour moi, l'écoute en Stéréo n'est possible qu'en un seul point précis, c'est donc mono auditeur en largeur, dans toute les salles, et avec tout type d'enceinte, pour la seule raison que du point de vu temporel, toute position non équidistante des enceintes ne permet plus la réception en phase des sons mono du mix qui placent le CENTRE.
Le moindre décalage entraine des écarts temporel qui détruisent la stéréo et decale le centre (phase, effet haas) jusqu'à ce qu'il soit perdu si on s'éloigne de trop (15 à 20cm suffisent)
En dehors du centre, on est plus en condition optimale d'écoute, la largeur de la listening window n'améliorant que la planéité de la réponse perçue sur une zone d'écoute plus vaste, mais ne règlera en rien le problème temporel du au décalage.
La stéréophonie telle que mise au point par Blumlein est dite d'intensité et non de phase. Dans la vie courante une petit changement latéral de la place de l'auditeur ne bouleverse pas sa perception de la position de la source d'un son. J'ai axé tous mes systèmes avec l'idée d'une certaine indépendance de la position de l'auditeur par rapport aux enceintes.


Pièces jointes
.pdf   Jordan_Spkr stereo techniques 1971-02_WW.pdf (Taille : 915,67 Ko / Téléchargements : 287)
.pdf   Jordan_Hexagonal 1979-04_HFN.pdf (Taille : 7,61 Mo / Téléchargements : 242)
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RE: Le controle de la directivité des grands pavillons, un avantage certain?
Concernant le deuxième article, l'analyse suivante me semble très juste :
   
Dans un même ordre d'idée, on voit beaucoup de réalisation avec tweet sur guide d'onde, cela offre l'avantage d'un meilleur raccord certes, mais aussi et surtout un resserrement de la directivité plus bas dans l'absolu.
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RE: Le controle de la directivité des grands pavillons, un avantage certain?
Greg Lagarrigue a écrit :Je me sent moins seul en cette période de confinement!
Je suis avec ma femme que j'adore, 2 pièces avec 2 install, un nouvel Open DRC sur mes petites colonne, 4 petites paires d'enceints DIY en test, je ne vais pas m'ennuyer pendant ce confinement !

Pour moi, comme j'écrivais plus haut, l'aspect temporel est ce qui défini la stéréo.

Dès que l'on quitte le centre, la dégradation de la perception temporelle est dégradée et l'image 3D s'effondre, on est plus dans la condition optimale d'écoute, la seule qui m'intéresse.

Je te rejoins sur un autre principe qui consiste à améliorer hors axe si, pour une raison ou une autre, l'écoute dans l'axe n'est plus possible, l'étude que tu montres améliore sans doute le résultat, mais ça ne sera jamais une pure écoute stéréo, ça restera possible pour écouter d'une oreille, en faisant autre chose (ce qui nous arrive tous de faire évidement, en musique d'ambiance.)

A titre perso (je sais que ce n'est pas le cas de tout le monde), ma position d'écoute est optimisée pour une position précise d'écoute au centre, c'est donc stricte en terme de placement, mais c'est sans compromis.

Fermer l'angle des enceintes, dont la pointe du triangle croise devant l'auditeur veut dire que l'écoute s'effectue sur la limite de la fenêtre extérieur d'écoute de l'enceinte, la réponse hors axe à intérêt d'être au point !

Elle reste égalisable au point d'écoute, mais il y une différence d'énergie importante hors axe, ce qui veut dire que le champ réverbéré reçoit plus de pression acoustique, ce qui modifie la distance critique et force l'auditeur à se rapprocher des enceintes.

Un défaut de directivité sera donc plus audible, la réponse des murs étant plus impactés par le surplus d'énergie diffusé dans l'axe, sans que cette énergie ne soit dirigé vers l'auditeur.

Comme la réponse hors axe parfaite est compliquée à obtenir, surtout aux raccords entres voies et pire encore avec des pentes de filtrages raides, l'écoute en milieu de fenêtre (au centre) me parait plus certaine.

Il n'y a pour moi, pas d'autre issu que d'écouter au centre, c'est sans compromis, mais au moins on est sur d'avoir en cette position, le mieux qu'il soit en terme d'écoute en fonction de la salle, des enceintes, du placement et de l'EQ générale.

Avis perso donc par principe, je comprends très bien que des compromis soient fait pour avoir plus de latitude au point d'écoute !!!
C'est une autre façon, une forme de compromis, tout à fait respectable !
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RE: Le controle de la directivité des grands pavillons, un avantage certain?
forr a écrit :La stéréophonie telle que mise au point par Blumlein est dite d'intensité et non de phase. Dans la vie courante une petit changement latéral de la place de l'auditeur ne bouleverse pas sa perception de la position de la source d'un son. J'ai axé tous mes systèmes avec l'idée d'une certaine indépendance de la position de l'auditeur par rapport aux enceintes.
Bonjour Forr,
J'ai survolé rapidement, mais cette question me semble toujours tourner toujours autour de 2 grands axes, dont on peut régler les curseurs.

Si on recule par rapport à la distance critique, le centre (composé des signaux mono diffusés simultanément sur le canal droit et le canal gauche) se fond dans le champ réverbéré au fur et à mesure que l'on s'éloigne de la position idéale (théoriquement 50% de champ direct et 50% de champ réverbéré sur les fréquences sensibles perçues par les oreilles)

En arrière de la distance critique, avec un centre un peu noyé dans le diffu, les défauts d'un centre mal placé se font moins sentir, avec la sensation de plus de latitude au point d'écoute.
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RE: Le controle de la directivité des grands pavillons, un avantage certain?
Greg Lagarrigue a écrit :on voit beaucoup de réalisation avec tweet sur guide d'onde, cela offre l'avantage d'un meilleur raccord certes, mais aussi et surtout un resserrement de la directivité plus bas dans l'absolu.
Le guide d'onde ou le pavillon linéarise aussi la réponse hors axe en fonction du profil (le CD serait même théoriquement capable de tenir une réponse hors axe constante)

Ca aide beaucoup au raccord, ou un HP, de façon naturelle et compte tenu du fait de l'accroissement de sa directivité monte au fur et à mesure que la longueur d'onde diminue devant la taille de la surface émissive.

Concentrer cette énergie sur un angle fermé linéarise la réponse hors axe, c'est tout bénéfice.

C'est net sur le tweeter au raccord avec le médium.
Sans le guide d'onde, la mesure montre une différence de directivité au raccord qui créé un accident hors axe.
La seule solution restant de filtrer avec une zone de couverture très large pour lisser l'accident hors axe, avec la création de peignes qui en résulte.

Le guide d'onde permet donc un filtrage à pente plus raide car la directivité à Fc est proche (il faut idéalement bien mesurer hors axe pour trouver l'équivalence d'angle du raccord, un critère aussi important que la plage d'utilisation du HP dans sa plage d'utilisation utile en fonction de profil de disto du HP)

Je dis ça mais je sais que c'est archi connus... un peu dans le vide donc... surtout pour toi Greg...
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