Dominique-Tanguy a écrit :Le document de Jean-Michel Le Cleach nous permet de comparer entre autre les taux de distorsions de compressions bien connues des audiophiles, comme les TAD, les Altec mais aussi des plus rares comme la Yamaha. Dommage qu'il n'est pas eu une Onken sous la main...
http://unepassionaudiophile.fr/wp-conten...010d-1.pdf
Si je ne retiens que les compressions ayant les taux de distorsion les plus bas, je ne vois pas bien comment les ėcarts mesurės pourraient être corrélés à une impression d'ėcoute... C'est très compliqué.
Depuis, Pascal (PVRX) a fait de nombreuses mesures sur des compressions modernes. Ce serait intėressant de les comparer avec celles de JMLC.
Bonjour,
je rejoins Dominique et Dominique.
Concernant la THD, il suffit de commencer par écouter un sinus qui par essence n'a pas d'harmoniques. Avec 1% de H2 ou 1% de H3 (-40 dB) on perçoit très nettement à l'écoute la différence avec le même sinus sans distorsion. Donc 1% de H2 ou H3 est parfaitement audible sur un sinus. On n'a d'ailleurs pas besoin de comparer avec et sans distorsion : la simple écoute d'un sinus avec ce pourcent de H2 nous fait dire que ce n'est pas un sinus pur.
Si on refait l'expérience avec cette fois-ci 0,1% de H2 ou 0,1% de H3 (-60dB), une oreille même entrainée ne fait plus aucune différence à l'écoute entre avec et sans distorsion (évidemment pour pouvoir faire la différence entre avec et sans distorsion, il faudra monter le niveau d'écoute lors du test à 0,1% afin que les -60 dB restent au dessus du niveau de bruit ambiant). Le seuil d'audibilité de ces non linéarités se situe donc entre 0,1% et 1%, certainement plus proche des 0,2 à 0,3% (je n'ai pas testé de valeurs intermédiaires!).
Ces mêmes 1% de H2 ou H3 sur un message musical réel ne sont plus "directement" perceptibles comme c'était le cas sur un signal sinusoïdal puisque le message audio contient lui même tout un tas de fondamentaux et d'harmoniques à toutes fréquences et qu'on ne sait identifier (on n'a plus de référence d'un signal pur). Différencier ce qui est lié à des harmoniques de non linéarité de ce qui est originellement présent dans le message original est tout bonnement impossible. En écoute comparative (avec puis sans non linéarité), on percevra certainement une différence subtile (puisque le contenu fréquentiel est bien différent), mais il sera impossible de dire lequel est avec et lequel est sans non linéarités tout comme il sera impossible de dire lequel est conforme à l'original.
On peut même presque affirmer que très souvent l'oreille préfèrera la version avec les distorsions (si elles restent raisonnables) du fait de sa "richesse" plus importante. Pourtant au final, la plus fidèle reste et restera le message sans distorsions.
La fidélité ne se juge pas à l'oreille, excepté pour des signaux dont l'oreille maîtrise parfaitement la texture. Pour le commun des mortels comme moi (et encore pas tous), seul le sinus permet de juger d'une part (je dis une part car il n'y a pas que la distorsion qui caractérise un système de reproduction) de la fidélité à l'oreille. Pour des oreilles très exercées, d'autres signaux ou instruments de musique peuvent être utilisés, mais c'est réservé à quelques personnes.
La distorsion est en conséquence pour moi un critère primordial et je n'achèterais pas un HP sans connaître ses non linéarités fournies à divers niveaux sonores et dans toute la bande (HIFICompass et audioxpress sont des référencse pour ces aides précieuses), et les constructeurs ne jouent quasiment jamais jamais le jeu sur ce sujet, le plus souvent en ne fournissant aucune donnée de distorsion harmonique, et parfois en fournissant ces données sans indiquer dans quelles conditions (et niveau sonore) elles ont été faites.
Tout ce que je viens d'écrire est tout autant valable pour la distorsion IMD qui participe de la même manière à la fidélité, et là les constructeurs sont muets.
Enfin, lorsqu'on parle de mesures, c'est un ensemble encore plus vaste qui caractérise la fidélité, intégrant évidemment la courbe de réponse, dans l'axe, hors axe, l'amortissement, le step, l'extinction, le spectrogramme, la phase, l'impédance..., le tout réalisé en conditions anéchoïque et documenté sur les conditions de mesures.
Je me répète : la mesure permet de caractériser la fidélité si elle est complète, réalisée dans des conditions maîtrisées et documentée ; l'oreille ne caractérise que le plaisir ressenti à l'écoute (hors quelques oreilles d'or).
Advance X-UNI, mini-DSP OpenDRC DA-8, Monitor Actives Accuton AS250-4-552, ATC SM75-150S, Monacor DT-25N + deux Sub Monacor SPH450TC