(Il y a 8 heures)heavyP a écrit : toujours interessant de relite la prose d'un connaisseur historique, Dominique Blanc-Francard
https://www.espace-cubase.org/page.php?p...orique_dbf
Respect pour le pro, (lui et son frère Patrice > Pop club de José Arthur, Pop 2, etc... que j'écoutais au tout début des années 1970, j'avais 12 ans et déjà... le virus du son...)
Respect, mais écoeuré par ces traitements du son, par ce coté "liste de composants d'un produit alimentaire industriel" (10 lignes de trucs chimiques écrits en petit sur une étiquette)
C'est imbouffable tous ces "remèdes de cheval" pour que la musique passe comme une voix de pub dans une radio commerciale vulgaire...
Un peu comme une recette de "tout ce qu'il faut faire techniquement" pour qu'on continue à entendre la musique même en s'engueulant avec ses proches...
Ou en bossant sur un chantier en faisant gueuler la radio au milieu du vacarme des outils et des discussions entre artisans (j'ai connu ça...)
Mozart disait :
" Je mets ensemble les notes qui s'aiment"
ou encore :
"La musique n'est pas dans les notes, mais dans le silence entre elles."
... là c'est plutôt du remplissage de poubelles.
Et comme on est dans la rubrique "tout et surtout n'importe quoi" et bien... j'en profite
Des fois je salue le bon boulot de mastering, par ex. ces 3 versions de la 3ème symphonie de Beethoven.
Même label, même chef, même orchestre... mais des différences...
La réédition remasterisée (image de doite) en 2016 de la version de 1994 (au centre) est plus aérée, libre.
Quand à la version de 2020 (nouvel enregistrement au sein d'une amorce d'intégrale/ image de gauche) ... elle est trop compressée à mon goût, nivellement des volumes qui rend moins de contraste au discours musical :
Jordi Savall à enregistré la même oeuvre, en 2 versions, sous le même label, avec le même orchestre, mais il y a en fait 3 propositions (dont un même enregistrement édité sous 2 masterings différents)
On peut suivre...
Mais...
Karajan à lui seul

........... c'est 30, 40, 50 versions, avec "x" orchestres, sous "x" labels, et sur 70 ans de rééditions... faire le tri est un travail de moine bénédictin.
Et il y a 50, 100 chefs, et des fois le même chef avec 2 ou 3 orchestres différents, avec des labels qui reprennent le même document mais le présente et le masterise à leur sauce, avec des pochettes qui induisent en erreur sur le contenu parfois...
J'ai dénombré 280 versions de la 3ème symphonie de Beethoven sur Qobuz (et je pourrais en trouver d'autres en cherchant les occurrences adaptées au moteur de recherche assez capricieux parfois)
Je me demande, dans 50 ans, Qobuz aura 10 fois plus de rééditions diverses, dans 100 ans... combien...
Et que choisir, qu'écouter ? (pour les générations futures...)
Perso je serais pour une obligation à ce qu'il y ait une traçabilité du document artistique et du degré de pureté par rapport l'enregistrement originel, comme on l'a parfois pour l'origine du poulet sur l'étal du commerçant.
Mais bon, je rêve...