Bonjour,
je n'ai pas dû être assez clair pour partager quelques notions profondes des informations contenu dans la réverbe même en mono, certains fonctionnements de l'audition et ses reconstructions représentatives/crédibles, car je suis plutôt nuancé sur les commentaires qui font suite.
Si l'on dit que le mono n'a pas de latéralisation ou de notion de gauche/droite ou que c'est seulement la variation d'intensité qui joue en un point, alors pour la stéréo, on pourrait dire qu'elle n'est, son émission, que sur un plan horizontal, située à peu près à la hauteur des tweeters. Pour imager, les sons en stéréo sont émis sur un "disque aplati" horizontal d'une largeur à peine plus grande que l'écartement des enceintes, allant un peu vers l'avant (l'auditeur) mais bien plus ovale en profondeur... vous avez l'image... hors on perçoit une "sphère"/bulle sonore à 3 dimensions (par le contenu de la réverbe/réflexions principalement, enregistrée ou artificielle)
2 points (capteurs ou émetteurs) serait un "plan sonore"... hors ce n'est pas ce que nous percevons avec la stéréo, nous percevons une "demi 3D devant" (volume, largeur, hauteur, profondeur... réaliste)... c'est oublier les notions de volumes (espaces sonores), les réflexions qui participent aux placements (en 3D), les décroissances et équilibres timbrales qui par leurs caractéristiques fréquentielles par exemple permettent l'azimut/l'élévation liés à la forme des pavillons de l'oreille...
Tout cela est bien plus complexe car en plus des intensités et phase pour la stéréo... il y a leur ÉVOLUTION ET INTERACTION dans un lieu... il y a les décroissances, les timbres et leur évolution, les réflexions... tout cela contenu dans ce qu'on peut nommer en gros réverbe... ET notre cerveau/sens qui "s'oblige" à rendre cela crédible ou construit s'il le peut.
Cela c'est avec 2 oreilles devant 2 sources, stéréophonie (fonctionnement binaural, HRTF, ITD, ILD, Hass...) mais c'est à peu prés semblable pour 2 oreilles devant 1 source mono... =idem 1 son (mono) dans la vraie vie dans un lieu.
On pourrait dire aussi, un son + une/sa réflexion = 2 sources... et comme en stéréo, à peu prés tout le tridimentionnel est capté même en mono, mais mélangé/unifié (dans "1 dimension"/capteur unique) mais possiblement "décortiquable" (les réflexions multiaxes sont enregistrées).
1 source, 1 captation mono, comprend énormément d'informations d'espaces et distances (aussi pour largeur), de déphasages de réflexions (placement), de réponse fréquentielles caractéristiques (placement, élévation)... tout cela dans la réverbe (décroissances, réflexions) captée en mono.
On pourrait se dire que 1 seul capteur ne peut distinguer une notion de gauche/droite vu qu'elle est interchangeable (droite/gauche) vu du capteur unique, c'est pourquoi je parle de notion, de "mélangé" sur l'enregistrement mais
- c'est oublié que le lieu capté est réel donc son espace sonore a une gauche et une droite (réflexions différentes enregistrées)
- que le cerveau va vouloir reconstruire cet espace pour le rendre crédible par l'info "réverbe" extraite possible ou par mémoire ou arbitraire
- c'est oublié que le micro capte des distances entre sons émis dans un lieu et des différences de réflexions murales... notion de largeur, de placement en largeur donc
(- qu'un micro n'est pas parfaitement omni, ça peut éventuellement aider à la distinction de la gauche et la droite)
à cela s'ajoute les différences entre nos 2 oreilles G/D, les différences de réflexions G/D du lieu d'écoute et effectivement des soucis de temporalité du diffuseur mono qui peut influer/"balader" sur la perception G/D (du contenu enregistré, de la réverbe/réflexions "phasées" ou mélangées).
J'espére avoir fait passer ces nuances de la quantité d'informations de la réverbe/des réflexions, qui je suis sûr ne vous sont pas inconnues particulièrement en stéréo, et qui sont presque semblables à l'écoute de mono mais plus mélangés par le capteur unique d'un espace sonore tridimensionnel (des sons émis dans un lieu).
Je vous rejoins effectivement, le cerveau reconstruit au mieux un volume et sa largeur avec des informations mélangés sur l'enregistrement, d'où notion de gauche/droite ou largeur plus ou moins fidèle voir arbitraire et moindre, et c'est en général des pollutions ou déséquilibres divers de la diffusion qui font les vrais effets appuyés gauche/droite à l'écoute de mono.
J'espère avoir éclairé au mieux (ce coup-ci

) mon "désaccord" sur le tout centré du mono (en plus je suis sûr qu'on partage les mêmes connaissances sur ces points).
L'écoute du mouvement dans les pièces de théâtre radiophoniques mono d'époque illustre bien notre reconstruction d'espace perçu/crédible à partir d'infos mélangées, de l'espace sonore capté d'un point unique en mono, et cela plus ou moins fidélement.