13/11/2017-14:53:17
RE: Renardson MJR7-MK5
forr a écrit :On trouve dans l'Audiophile une magnifique étude de Gérard Perrot (Héphaïstos) portant sur diverses structures de circuits à transistors destinés à combattre les causes des distorsions qu'il dénonce dans son article de LED. L'analyse par Perrot de la linéarité de toutes ces structures est loin de négliger les mesures de distorsion harmonique :
http://www.asrr.org/biblioteca/Revue%20A...NTREE.html
http://www.asrr.org/biblioteca/Revue%20A...NTREE.html
Le circuit retenu au final par l'auteur fait l'objet d'un brevet. Il consiste en un différentiel de paires Sziklai en cascode flottant et dont la résistance de charge du premier transistor est remplacée par une source de courant constant. Ce transistor qui contrôle la boucle de contre-réaction locale propre à la structure Sziklai ne subit que d'infimes variations de courant et de tension collecteur-émetteur et donc de puissance dissipée.
L'ensemble utilisé comme étage d'entrée d'un amplificateur est remarquablement linéaire comme le montre la courbe de distorsion harmonique publiée. Il sera utilisé dans les amplificateurs Lavardin, copié pour les Halcro et par certains passionnés (je me demande ce qu'il en est pour les Benchmark, champions de la plus basse distorsion harmonique) :
https://www.stereophile.com/content/halc...nts-part-2
http://www.theabsolutesound.com/articles...amplifier/
Ces amplis exempts des distorsions redoutées ont tous des taux de contre-réaction très élevés et des performances en distorsions harmonique et d'intermodulation exceptionnels.
Perrot a par ailleurs remis en cause la façon dont était appliquée la contre-réaction en continu. Elle l'est habituellement sur le premier étage, ce faisant, elle crée un offset qui modifie, voire module, les conditions de polarisation de l'étage d'entrée.
L'astuce qu'a trouvée Perrot est d'appliquer la contre-réaction en continu plus en aval du circuit, là où elle ne perturbera l'étage d'entrée en aucune manière. Mais l'est-il vraiment avec la configuration universellement employée ? Sur le circuit de Schlotzaur montré avant hier, je me suis livré à l'introduction volontaire d'un offset en continu. De mémoire, c'est au delà de 50 mV qu'apparaissent des variations du spectre de distorsion harmonique à 1 kHz.
Maintenant, quelles différences, toute procedure étant autorisée, peut-on mesurer entre un ampli construit selon les préceptes de Perrot et un ampli archi-conventionnel mais optimisé (sans composants spéciaux) comme le Blameless de Dougals Self, ou ceux de Groner, ou encore celui de Cordell qui a inspiré le Halcro, ou... le Renardson ?
Question subsidiaire : les distorsions d'intermodulation apportent-elles des distinctions nettes entre tous les amplis nommés ?
Pour les amplis que je bidouille et les Lavardin, les performances aux mesures de distorsions sont la conséquence de la recherche de stabilité des points de fonctionnement de l'étage d'entrée et non une simple recherche de diminution de la distorsion. Ne connaissant pas les autres amplis je ne sais dire.
C'est là qu'est toute la différence..
L'astuce de ne pas reboucler le continu dans l'étage d'entrée est un pansement pour pallier à l'insuffisance de linéarité de l'étage d'entrée malgré les précautions déjà prises. La structure qu'il utilise est un premier pas, malheureusement il n'a pas eu le temps d'aller plus avant. Dans mes bidouilles tout est rebouclé sur le premier étage et en plus le gain de boucle est boosté en continu par un "super servo" contre l'offset de sortie. Le super servo c'est pratique et c'est un bon test. Actif ou inactif pas de différence à l'écoute alors que les gains de boucles cumulés avoisinent les 360dB pour le continu.
Tu poses la question des différences mesurables entre une réalisation de ce genre et une conventionnelle genre Blameless, a mon avis il n'y en a pas ou trop peu pour êtres mesurables. Les 2 sont très linéaires. Peut être mes bidouilles avec 280dB de contre réaction le sont un peu plus.
Par contre les différences à l'écoute!!!
Joël
