10/11/2017-23:32:07
RE: Renardson MJR7-MK5
jys a écrit :L'idée est de savoir s'il est possible (pas évident à mon avis) de différencier (montrer de façon claire) par des analyses la distorsion des électroniques en régime musical.L'amplification est une processus instantané qui ne fait pas de discrimination entre des signaux à caractère musical et les signaux issus d'un générateur, lesquels signaux peuvent être aussi bien des sinus (l'amplificateur n'en a aucune "conscience" et ne se prépare pas à l'avance ce qu'il va avoir à traiter) que des signaux tordus voire vicieux pouvant dépasser tant en amplitude qu'en contenu spectral les premiers cités.
Si le contenu du signal musical en vient à affecter les points de fonctionnement d'un amplificateur, le même phénomène peut être obtenu de façon répétitive avec des signaux de mesure ou un extrait du signal musical afin qu'il soit mieux observé.
On pense bien évidemment à la distorsion thermique. Son concept a certes donné naissance à des circuits sophisitiqués très linéaires (mais un poil plus bruyants que les traditionnels) mais est-elle significative pour autant ? Non seulement elle est fort peu prouvée mais quand elle l'est (on en trouve des traces dans les amplis-op de puissance en circuit intégré) est-elle perceptible ?
Citation :Pourquoi et comment la classe A (stabilité du point de repos, régime thermique établi) est elle différente de la classe D (modulation/commutation).Les mesures ont de quoi les distinguer. Quand on lit l'engouement pour une série d'amplifcateurs classe D à très bas prix (100 € environ), on peut mettre en doute la crédibilité de l'ouïe comme ultime outil de mesure.
Citation :Que l'écoute soit plus discriminante que la mesure traditionnelle est pour le moins gênante...Ce qui est gênant c'est l'aplomb incroyable avec lequel est assénée cette affirmation, et de plus par un docteur ès sciences, secteur dont la première exigence quant aux faits est l'existence de preuves réitérées.
Dans les conditions satisfaisant à cette exigence, il faut des performances objectives largement différentes pour arriver à distinguer deux amplificateurs à l'écoute.
Où s'arrête la mesure traditionnelle, où, ou plutôt quand, va-ton commencer à faire de le "mesure novatrice" ? En espérant trouver quoi ?
Les laboratoires ont commencé à disposer d'instruments aptes à pousser très loin les investigations sur les circuits amplificateurs dès les années 70. Aujourd'hui, du matériel très pointu est à la portée de tout électronicien passionné. Nul doute que plus d'un a fait des expériences poussées pour traquer des phénomènes passés inaperçus jusqu'alors. Et à ce jour, personne n'a jamais ramené quoi que ce soit que l'on ignorait avec la méthode traditionnelle.
