Dominique-Tanguy a écrit :Ils fois qu'ils auront mesurė la distorsion, la rėponse impulsionnelle, la phase, la rėponse en frėquencePratiquer ces quelques mesures, c'est déjà pas mal, combien de personnes le font ?
Citation :combien d'autres milliers de paramètres seraient encore à mesurer pour expliquer notre impression d'ėcoute ?Les mesures tentent d'expliquer quantitativiment certaines choses en quelques chiffres; la psycho-acoustique, la psychologie, la philosophie, qualitativement beaucoup plus, à l'aide de littérature.
Citation :On peut partir de deux configurations diffėrentes avec des mesures objectives identiques. A partir de là, si vous entendez des diffėrences, c'est que votre échantillon de mesures n'est pas suffisamment discréminant pour expliquer les diffėrences observées à l'ėcoute.Il y a quelques années, ce forum a été à l'origine d'une réunion où ont été comparés deux composants. La majorité des participants ont entendu une nette différence. Mais, suite à une erreur de configuration, c'était toujours le même composant qui avait été écouté. L'ouïe est donc capable de ressentir des différences qui n'existent pas. Il y a de multiples raisons pour l'expliquer. Il suffit de se référer aux illusions d'optique pour se rendre comprendre que ce type d'erreurs est tout à fait commun.
Autre anecdote de la même époque. Un gars met au point à l'oreille le courant de repos d'un étage de puissance à transistors de configuration classique. La valeur qu'il préfère est 1 mA. On se doute de la tête que prend alors un sinus sur un oscillo. Je conçois parfaitement cette préférence, la distorsion de croisement, "enrichissant" le son par l'apparition d'harmoniques, peut "bluffer" la perception. Mais il devient alors difficile de parler de haute fidélité.
Cette historiette remet un peu en cause le tout à l'oreille qui tourne un peu en boucle.
