Bonsoir Jean-Marc,
Je partage tout à fait ton point de vue.
Je me demande même si la distorsion d'intermodulation en deça du niveau où elle devient désagréble ne donne pas une sensation de mieux reproduire les détails en ajoutant des composantes spectrales inexistantes dans le message initial.
Cdt.
JM Plantefeve a écrit :Ah ! La distorsion d'intermodulation, merci de l'évoquer, je l'oubliais.Ca explique des préférences affirmées pour certains amplis ou haut-parleurs (surtout les large-bande).
Autant la distorsion harmonique peut sembler être une vertu audiophile quand le dégradé est "musical", autant la distorsion d'intermodulation peut causer des dégâts à faire grincer l'écoute. Le problème est qu'elles sont forcement liées puisque issues des mêmes non-linéarités aux transistors.
Voilà la FFT de la sortie quand on ajoute au signal d'entrée 400Hz précédent, un signal 8kHz de même amplitude :
Des produits d'intermodulation sont générés à [7600Hz; 8400Hz]:F1 ; [7200Hz; 8800Hz]:H2 ; [6800Hz; 9200Hz]:H3 ; ... mais aussi autour du rang 2 de distorsion du signal 8kHz ! Alors sur un programme musical complexe...
Les non-linéarités "musicales" le sont généralement sur des messages élémentaires (voix langoureuse, jeu à peu d'instruments, ...) mais quand le message se complique (orchestre pêchu), cela vrille et on baisse le volume en se disant que cela doit être l'enregistrement.
Je partage tout à fait ton point de vue.
Je me demande même si la distorsion d'intermodulation en deça du niveau où elle devient désagréble ne donne pas une sensation de mieux reproduire les détails en ajoutant des composantes spectrales inexistantes dans le message initial.
Cdt.
