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(premier essai de) captation de l'orgue de Plaisance-du-Gers
#21
RE: (premier essai de) captation de l'orgue de Plaisance-du-Gers
Raoul a écrit :Je partage avec vous le retour que j'ai reçu de Daniel Birouste.
Citation :Dans l'ensemble ce n'est pas trop mal mais on a par moment trop de réverbération de l'église et pas assez de définition de l'orgue. Il me semble que cela confirme la nécessité de mettre la perche plus près de l'orgue, sans doute au revers de l'autel, à l'emplacement du célébrant. Cela devrait améliorer également l'équilibre général de la prise de son, et notamment pour les graves qui sont effectivement relativement déséquilibrés dans la prise de son par rapport au ressenti dans l'église. En effet,si la perche fait bien 4,40m de haut, il faut considérer qu'on était posés dans la nef, soit trois marches au-dessous du niveau de l'orgue, d'où environ 0,55m de perte de hauteur. Or les tuyaux graves, dans l'orgue de Plaisance, sont au-dessus de l'entablement (les 6 premiers du Principal 16' en façade dans les deux tourelles extérieures) mais toute la suite des notes graves (suite du Principal 16' et jeu complet de Soubasse 16') sont au-dessus de l'entablement (entablement = le niveau des tuyaux horizontaux de chamade), ces tuyaux graves occupent toute la tourelle gauche. Les fréquences graves étant enrobantes, on a dans l'église une bonne présence car ces fréquences sont conduites par le mur latéral gauche du choeur et bien reprises dans la nef dont la largeur correspond à la largeur du choeur. Il me semble que ce qui explique l'absence relative de graves dans ta prise de son, c'est que les micros sont éloignés des parois latérales du choeur et relativement bas par rapport au niveau d'émission des tuyaux graves dans l'orgue. Je ne suis pas qualifié pour savoir comment compenser cette situation qui est inhérente à la différence de perception que l'on a dans l'église et au bout de la perche. Sans doute que le fait de se rapprocher de l'orgue en mettant la perche à l'emplacement du célébrant, nous rapprochera également des murs pleins du choeur, alors que là où la prise de son a été faite, on est déjà dans le début de la nef avec peut-être des effets disperseurs dus aux bas côtés.
Il me semble qu'on n'est pas loin du but et que tout cela incite à renouveler et améliorer l'expérience. Je ne sais pas trop quand en ce qui me concerne mais ma présence n'est pas indispensable si je te montre comment faire fonctionner la borne automatique et si l'on mobilise un assistant pour t'aider dans les manipulations de la perche.
Autre enseignement: faire la prise de son aux beaux jours, quand l'orgue retrouve sa température de référence pour l'accord, car là c'est assez pénible, mais compréhensible eu égard aux différences de hauteur des plans sonores dans l'instrument qui souffrent d'un différentiel de température notoire entrainant un différentiel d'accord des jeux! Mais dans la phase actuelle de recherche des bons positionnements, ce n'est pas un handicap.

Bonjour Raoul

Il est clair que la prise de son est un peu loin, pas lointaine. Il faut donc refaire des essais en se rapprochant..... mètre par mètre. Sur le grave, Daniel connait son instrument, il n'est que de l'écouter pour voir que l'harmonisation est très réussie ce qui signifie aussi qu'il connait bien la propagation dans l'église.

Sur la température, il est indéniable qu'il faut se rapprocher de celle mesurée à l'harmonisation et à l'accord général. La température est souvent un poison surtout pour les jeux de anches - trompette clairon basson cromorne et autres. Pour les jeux de fonds parfois, également, ça bouge tellement qu'on a l'impression que le tremblant est tiré alors que non mais en règle générale c'est plus stable. Je me souviens d'un enregistrement à Landerneau en 1985 avec Michel Bouvard où ça bougeait tout le temps, on avait fini par accorder les notes dont on avait besoin et laissé tomber le reste.. et c'était en fin d'été.

A Quimper Jacques Nonnet était resté avec nous, c'était mieux comme ça. On peut en effet remarquer le nombre de CD ou de vinyles enregistrés sur des orgues qui sont faux et rien d'autres.

Tout ceci pour dire que, ce que tu as fait en premier jet, c'est plutôt bien et l'orgue est très réussi.

Sur les fréquences d'échantillonnages, parfois j'allais à 196khz mais ça prend de la place et ensuite en gravant le CD on tombait à 44khz mais en bio. Finalement c'est ce qui compte.

Pour la prochaine fois, tu fais sonner le tutti pour mettre ton enregistreur au niveau -6 - 3dB. Ensuite tu mets la sesquialtera à la main droite avec un fond de 8 - Le principal de 8 GO main gauche en ramenant le principal de 16 pieds du clavier "chamade" au pédalier. Tout ceci sur un choral de BACH. Si tu es au point où la sesquial est lumineuse, tu as gagné. En se déplaçant dans l'église ce point s'entend bien. Tu pars de 8 mètres en te rapprochant de l'orgue puis tu recules à nouveau et ainsi de suite. Tu vas trouver ce point. Ensuite, il faut refaire le niveau -6 -3 dB.

Bien cordialement
René
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RE: (premier essai de) captation de l'orgue de Plaisance-du-Gers - par RCGV - 09/01/2017-07:48:08

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