La sortie symétrique du DAC delivre deux variations de courants de polarité inverse par rapport à un courant de respos fixe (IoutL+ et IoutL- pour le canal gauche).
Supposons que ce dernier est de 1 mA.
Si IoutL+ augmente de 0.1 mA, à 1.1 mA,
IoutL- diminue de 0.1 mA, à 0.9 mA.
Ces deux courants fournis sous une impédance très importante attaquent les émetteurs de deux transistors PNP en base commune qui présentent une impédance d'entrée très basse.
Le rôle des deux PNP en base commune polarisée par -0.6 Vdc est de fixer les entrées (sur leurs émetteurs) à une tension continue proche de 0 V.
On retrouve quasiment les mêmes courants IoutL+ et IoutL- sur les collecteurs de ces transistors.
IoutL+ est alors "reflété" par deux miroirs successifs (un NPN puis un PNP) alors que IouL- ne l'est que par un seul (un NPN).
Pour rappel, un miroir de courant est un circuit qui reproduit en sortie le courant qui y rentre (I2 = I1) :
![[Image: TRmiroir.gif]](http://www.autourdupc.com/Materiel/Cours/Transistor/Images/TRmiroir.gif)
En reprenant les valeurs ci-dessus :
sans signal, soit IoutL+ = IoutL- = 1 mA, il circule dans l'étage de sortie de ce circuit Kaneda un courant de repos de 1 mA débité par le PNP du haut et absorbé par le NPN du bas, selon le sens conventionnel du courant.
Quand IoutL+ passe à 1.1 mA, le PNP du haut débite ce courant.
En même temps, IoutL- passe à 0.9 mA et le NPN du bas absorbe ce courant.
Par rapport au courant de repos, il y a une différence de 0.1 mA dans chacun de ces transistors, c'est la valeur de ce courant qui circule dans la résistance entre curseur et masse du potentiomètre de 10 kOhm et qui est convertie en tension selon la loi d'Ohm.
Si la tension obtenue est trop forte, essayer un potentiomètre de valeur plus faible, 2.2 kOhm par exemple
A noter que ce n'est jamais qu'une résistance qui assure la conversion du courant en tension, le reste du circuit assurant une translation des courants.
Comme la sortie du DAC utilisé se fait en courant, l'idée qui peut venir à l'esprit est de ne se servir que d'une simple résistance comme charge pour assurer cette conversion.
Jipihorn indique dans sa dernière vidéo en date que ce n'est pas heureux, les circuits du DAC n'étant pas prévus pour cela car ils voient alors une tension variable sur leur sortie et que le rapport entre l'excursion en tension sur la résistance à la valeur de la tension d'alimentation est faible, ce qui est défavorable quant à la linéarité.
Ce circuit Kaneda assure la même fonction que le circuit conventionnel avec ampli-op (comme ci-dessous) mais s'en distingue par deux aspects :
absence de contre-réaction globale en n'utilisant que de contre-réactions locales sur les émetteurs, et une impédance de sortie déterminée par la résistance de charge, bien plus élevée que celle d'un ampli-op :
![[Image: 815_06.gif]](http://michel.hubin.pagesperso-orange.fr/physique/elec/815_06.gif)
On rencontre un troisième type de circuit pour assurer les conversions courant-tension à base de convoyeurs de courant. Pas très éloigné dans l'esprit du circuit Kaneda, on le trouvait chez Wadia, il y a trente ans. Aujourd'hui, c'est chez Devialet.
