04/11/2015-14:48:48
RE: Mise au point d'un système multiamplifié
Bonjour à tous
Ca fait bien longtemps que je n'utilise plus le BSS, je suis passé à Najda, et j'y suis encore, malgré mes vicissitudes de début d'année.
J'ai en mémoire un tas de fichiers de réglages, mais je ne suis pas sûr de celui que j'ai utilisé en dernier. Probablement celui que je joins, mais pas sûr. Ce fichier s'ouvre avec London Architect.
Le raccord entre médium et aigu est en JMLC vers 730 Hz.
Je n'ai jamais utilisé l'assistant d'alignement du BSS, je ne peux donc en parler.
Olivier, concernant le paramétrage de REW et ARTA, que souhaites-tu savoir exactement ? Aujourd'hui, j'utilise presque exclusivement REW, qui fait tout mieux qu'ARTA, notamment les overlays. ARTA n'a pour moi que deux avantages : les mesures de directivité, et la présentation du burst decay.
A l'époque, Marco était venu prêter ses oreilles, et nous avons comparé un BW18 "classique", le BW18 JMLC ci-joint, et un LR24, les trois configurations ayant été égalisées pour produire la même réponse à l'emplacement d'écoute.
Le résultat d'écoute a été jugé excellent dans les trois cas, mais d'un commun accord nous avons quand même classé le BW18 classique en dernier. Les deux autres réglages ont donné des résultats d'écoute totalement indiscernables.
Ce test a d'ailleurs été pour moi une confirmation supplémentaire : le profil de la courbe de réponse à l'emplacement d'écoute est d'une importance première, les paramètres d'alignement en ont largement moins.
Quel que soit l'alignement retenu, il est essentiel de soigner la réponse dans la zone de raccordement.
Sébastien, je te souhaite d'abord bon courage pour tes travaux d'optimisation.
Dans mon cas, il s'agissait en particulier d'optimiser le raccordement entre une TD2001 équipée d'un pavillon Le Dauphin et un 12" de PHL Audio.
Concernant l'optimisation d'un système comportant des grands pavillons, et en intérieur dans des salles de dimensions domestiques qui plus est, c'est l'arrachage de cheveux assuré si l'on cherche à appliquer des méthodes académiques.
Il vaut mieux compter sur le bon sens et respecter les lois de la physique.
Au fil des années, j'ai acquis quelques convictions, les voici :
1. La mesure en fréquence pure ou en sweep ne peut être utilisée que pour la caractérisation individuelle d'un transducteur à cône ou à pavillon non sectoriel en champ proche, la mesure de distorsion, et pour les travaux d'alignement temporel.
Pour s'en convaincre, il suffit de mesurer un sectoriel pour divers emplacements du micro.
2. A l'emplacement d'écoute, le champ révérbéré est largement dominant par rapport au rayonnement direct des HP, et ce champ révérbéré est largement tributaire de la géométrie de la pièce d'écoute et du caractère absorbant de ses parois. REW donne le RT de la pièce en fonction de la fréquence, c'est souvent utile, au moins pour comprendre.
La réponse à l'emplacement d'écoute dépend ainsi pour une petite part de ce que produisent les HP, et pour une grande part de ce que "produit" la pièce. C'est donc à l'emplacement d'écoute qu'on doit effectuer les réglages d'égalisation et la correction des quelques résonances qui le nécessitent.
3. Pour cela, il faut impérativement utiliser le bruit rose, et se contenter d'une analyse en tiers d'octave, en faisant un moyennage spatial. Ca consiste à balayer avec le micro une zone d'écoute (le canapé par exemple) pendant que le logiciel fait sa moyenne, on arrête le balayage quand la courbe est stabilisée sur l'écran, ce qui prend quelques secondes à peine.
Si l'on veut optimiser pour une zone d'écoute plus importante, on peut faire la même chose en plusieurs endroits et utiliser la fonction "average the responses" de REW.
4. Pour l'alignement temporel, on utilise le sinus glissant en plaçant le micro sur un axe qui va du centre acoustique des HP (d'où la difficulté pour un grand sectoriel) à l'oreille. Distance de mesure : la plus grande possible, on ne veut pas régler la courbe de réponse, on veut aligner. 1 mètre est un minimum, si on veut échapper aux incertitudes de parallaxe.
5. Pour des raisons physiques évidentes, on aligne les pieds d'impulsion et non les pics. A ma connaissance, les harmoniques quittent l'instrument en même temps que la fondamentale.
J'ai proposé pour cela une méthode simplissime : elle consiste à reculer délibérément l'aigu par rapport à son optimum "théorique", à mesurer directement le décalage sur la réponse impulsionnelle, puis à effectuer la correction correspondante soit par déplacement du HP, soit par paramétrage du delay sur le processeur, soit les deux.
Pascal
Réglages du 22 juillet 2014.zip (Taille : 195,91 Ko / Téléchargements : 353)
Ca fait bien longtemps que je n'utilise plus le BSS, je suis passé à Najda, et j'y suis encore, malgré mes vicissitudes de début d'année.
J'ai en mémoire un tas de fichiers de réglages, mais je ne suis pas sûr de celui que j'ai utilisé en dernier. Probablement celui que je joins, mais pas sûr. Ce fichier s'ouvre avec London Architect.
Le raccord entre médium et aigu est en JMLC vers 730 Hz.
Je n'ai jamais utilisé l'assistant d'alignement du BSS, je ne peux donc en parler.
Olivier, concernant le paramétrage de REW et ARTA, que souhaites-tu savoir exactement ? Aujourd'hui, j'utilise presque exclusivement REW, qui fait tout mieux qu'ARTA, notamment les overlays. ARTA n'a pour moi que deux avantages : les mesures de directivité, et la présentation du burst decay.
A l'époque, Marco était venu prêter ses oreilles, et nous avons comparé un BW18 "classique", le BW18 JMLC ci-joint, et un LR24, les trois configurations ayant été égalisées pour produire la même réponse à l'emplacement d'écoute.
Le résultat d'écoute a été jugé excellent dans les trois cas, mais d'un commun accord nous avons quand même classé le BW18 classique en dernier. Les deux autres réglages ont donné des résultats d'écoute totalement indiscernables.
Ce test a d'ailleurs été pour moi une confirmation supplémentaire : le profil de la courbe de réponse à l'emplacement d'écoute est d'une importance première, les paramètres d'alignement en ont largement moins.
Quel que soit l'alignement retenu, il est essentiel de soigner la réponse dans la zone de raccordement.
Sébastien, je te souhaite d'abord bon courage pour tes travaux d'optimisation.
Dans mon cas, il s'agissait en particulier d'optimiser le raccordement entre une TD2001 équipée d'un pavillon Le Dauphin et un 12" de PHL Audio.
Concernant l'optimisation d'un système comportant des grands pavillons, et en intérieur dans des salles de dimensions domestiques qui plus est, c'est l'arrachage de cheveux assuré si l'on cherche à appliquer des méthodes académiques.
Il vaut mieux compter sur le bon sens et respecter les lois de la physique.
Au fil des années, j'ai acquis quelques convictions, les voici :
1. La mesure en fréquence pure ou en sweep ne peut être utilisée que pour la caractérisation individuelle d'un transducteur à cône ou à pavillon non sectoriel en champ proche, la mesure de distorsion, et pour les travaux d'alignement temporel.
Pour s'en convaincre, il suffit de mesurer un sectoriel pour divers emplacements du micro.
2. A l'emplacement d'écoute, le champ révérbéré est largement dominant par rapport au rayonnement direct des HP, et ce champ révérbéré est largement tributaire de la géométrie de la pièce d'écoute et du caractère absorbant de ses parois. REW donne le RT de la pièce en fonction de la fréquence, c'est souvent utile, au moins pour comprendre.
La réponse à l'emplacement d'écoute dépend ainsi pour une petite part de ce que produisent les HP, et pour une grande part de ce que "produit" la pièce. C'est donc à l'emplacement d'écoute qu'on doit effectuer les réglages d'égalisation et la correction des quelques résonances qui le nécessitent.
3. Pour cela, il faut impérativement utiliser le bruit rose, et se contenter d'une analyse en tiers d'octave, en faisant un moyennage spatial. Ca consiste à balayer avec le micro une zone d'écoute (le canapé par exemple) pendant que le logiciel fait sa moyenne, on arrête le balayage quand la courbe est stabilisée sur l'écran, ce qui prend quelques secondes à peine.
Si l'on veut optimiser pour une zone d'écoute plus importante, on peut faire la même chose en plusieurs endroits et utiliser la fonction "average the responses" de REW.
4. Pour l'alignement temporel, on utilise le sinus glissant en plaçant le micro sur un axe qui va du centre acoustique des HP (d'où la difficulté pour un grand sectoriel) à l'oreille. Distance de mesure : la plus grande possible, on ne veut pas régler la courbe de réponse, on veut aligner. 1 mètre est un minimum, si on veut échapper aux incertitudes de parallaxe.
5. Pour des raisons physiques évidentes, on aligne les pieds d'impulsion et non les pics. A ma connaissance, les harmoniques quittent l'instrument en même temps que la fondamentale.
J'ai proposé pour cela une méthode simplissime : elle consiste à reculer délibérément l'aigu par rapport à son optimum "théorique", à mesurer directement le décalage sur la réponse impulsionnelle, puis à effectuer la correction correspondante soit par déplacement du HP, soit par paramétrage du delay sur le processeur, soit les deux.
Pascal
Réglages du 22 juillet 2014.zip (Taille : 195,91 Ko / Téléchargements : 353)
