03/03/2014-16:42:16
RE: Influence de l'état des parois internes des pavillons
jaimilson a écrit :N'y a-t-il pas un rayon de courbure minimal, en-deça duquel le pavillon ne guide plus bien (écoulement devenu turbulent), et dépendant de l'état de surface ?
L'expansion d'un pavillon de medium aigu est assez rapide, mais on n'y connaît pas de régime d'écoulement, donc le problème ne se pose pas.
Pour l'extrême grave, c'est sans doute différent. Tous ceux qui se sont amusés à envoyer du niveau dans un bass reflex à une fréquence proche de l'accord de l'évent ont entendu avec horreur des bruits d'écoulement désagréables, qui correspondent à une vélocité importante. D'ailleurs, le logiciel WinIsd, par exemple, donne cette information, et la présente en rouge lorsque ces vitesses sont trop élevées, invitant à reconsidérer la section de cet évent.
Pour un pavillon de grave, de section très importante, la question ne se pose plus. Mais dans ces deux cas, la taille du grain de surface se situe de toute façon trois ou quatre ordres de grandeur en dessous des longueurs d'onde concernées (3,40 m à 100 Hz), et le point est également hors sujet.
Mais on pourrait aussi s'intéresser au vol silencieux de la chouette. Le silence de vol de ce volatile est total, c'est impressionnant. Il semblerait que ce soit dû à l'existence de rémiges très "duveteuses" en bout d'aile, qui font disparaître les turbulences provoquées par le vol. Peut-être faut-il s'en inspirer, si l'on cherche la petite bête, précisément...
Cordialement
Pascal
