11/09/2026-18:41:19
Tout est dit ... contre le vinyle
(11/09/2026-09:42:57)Indien29 a écrit : On peut dire sans aucun doute que le vinyle est un format lossy avec perte donc
Quelques chiffres :
Rapport Signal bruit d’environ 60 à 70dB dans le meilleur des cas, contre 96dB pour un CD 16 bits et 120dB+ en 24 bits. Donc souffle audible, craquements.
On a -70dB de bruit de surface en neuf, ça tombe à -40dB après 20 écoutes.
Le Rumble génèré par le bruit du moteur et roulement remonte entre 5 et 30Hz.
Sans filtre subsonic le HP fait des va-et-vient de 5mm sans faire de son
Pour la bande passante, le grave est coupé à 30Hz en stéréo, sinon le sillon saute. En mono ca peut descendre, mais en stéréo ils mettent un filtre à 30Hz à -6dB + sommation mono en dessous de 150Hz.
L’aigu monte à 20kHz sur un pressage neuf avec une cellule neuve, mais à -3 / -6dB et avec une disto qui explose. Au bout de 10 passages, au delà de 12kHz y plus rien à cause de l'usure.
Mais bon tout ça comparée à 2 à 3% de THD en fin de face interne, contre 0,001% en numérique.
Plus on se rapproche de l’axe, plus ça distord (vitesse linéaire plus faible). Et disto de phase énorme à cause de la correction RIAA.
Pour moi c'est trop de dégradation pour une écoute concentré de précision avec un SPL élevé
Par contre en écoute d’ambiance ça pourrait passer et je comprends tout à fait le plaisir du support, la pochette, le côté authentique et les souvenirs qui vont avec le vrai album au format authentique
Le numérique a cassé ce lien hélas
Bonjour Jean-Marc,
Merci pour ce récapitulatif chiffré ultra-factuel : difficile de contredire la physique et les mesures !
Tes chiffres illustrent parfaitement la réalité technique :
- La perte d'aigus liée à l'usure mécanique et à la vitesse linéaire qui chute en fin de face.
- Les contraintes de gravure (filtre subsonique, sommation mono dans le grave pour éviter le saut de sillon, correction RIAA).
- Les taux de distorsion (THD) et le bruit de fond qui n'ont absolument rien à voir avec la transparence du numérique.
Là où nous nous rejoignons tous, c'est que le vinyle ne relève pas de la haute fidélité au sens strict, mais d'un compromis psychoacoustique. Cette distorsion harmonique et cette bande passante rabotée agissent presque comme un traitement sonore qui "adoucit" l'écoute.
Et comme tu le soulignes très bien à la fin, il y a toute la dimension affective : le rituel, le bel objet et la nostalgie. Le numérique a apporté la perfection technique, mais il a un peu déshumanisé le rapport physique qu'on avait avec la musique.
Au plaisir !
Christophe
