chacun verra évidemment midi à sa porte et préférera tel ou tel support selon son rapport à la musique, son usage et pour beaucoup d'entre nous aux "objets musicaux" qui nous rassemblent ici.
Le choix des armes est partiellement résolu pour les productions actuelles, même si la persistance du support et le marketing des majors propose à nouveau des pressages vinyl, des rééditions collector, des inédits de certains artistes, dans des formats et packagings qui savent créer le désir auprès des fétichistes du genre. Aucune ironie ici, étant moi même victime de cette coupable addiction et le Disquaire Day s'en régale chaque année. Il fut un temps où je mettais un point d'honneur a ne PAS acheter de vinyle ce jour là, d'abord parce que j'en achetais tous les autres jours ou presque ( j'exagère un peu) mais surtout en résistance à l'obscénité évidente de l'operation marketing et de la spéculation qui en découle, l'édition exclu numérotée étant rapidement raflée en nombre par des petits malins qui en feront commerce online lorsque la demande dépassera loffre tôt ou tard. Pourquoi pas d'ailleurs. On aurait beau jeu de vouloir jouir et profiter d'un système marchand dérégulé a outrance sans accepter d'en subir les effets collatéraux. Et puis las, comment résister à un 3xLP live inédit de Joe Henderson live at the Jazz Showcase? Mais je m'égare...Tout comme le mastering des années 60 pouvait être spécifique à la diffusion des titres en radio, celui des pressages spéciales club des mix 12" ( et remixes) à partir des années 70, il ne serait pas impossible qu'il en soit de même pour l'exploitation quasi exclusive en format demat', qui nourrit les divers abonnements en ligne, fussent-ils audiophiles ou non.
Lorsqu'il m'arrive d'écouter un système dématérialisé et qu'on me propose de choisir la musique, l'hôte cherche sur sa tablette et tend à s'arrêter sur la première version venue. Tout le monde n'est pas comme Dechab et sa noble manie ? de chercher " sa" meilleure version... En règle générale, de quel support, master ou remaster s'agit il? il sera notifié l'année de sortie de l'album et le label, guère mieux. Donc, pour rester cohérent avec mon propos antérieur, si on choisit Muddy Waters/Folk singer, on ne risque pas une grande déception, tant la prise de son est bonne et les affres du mastering acceptables. Le pressage original mono, lu avec une bonne cellule mono sur un système adéquat ( idealement mono lui aussi) ira plus loin, idem avec une des nombreuses rééditions audiophiles stereo- notamment celles pressées en 45 rpm avec une dynamique supérieure (plus de place sur le vinyle) mais a priori, ce sera plus la mise en œuvre du matériel et l'acoustique de la pièce qui en feront une écoute hors du commun ou juste ok. Et l'attelage en vinyle mono une démarche hors norme peu répandue. Le cas échéant, il en restera le plaisir simple de la musique qui est évidemment l'essentiel.
Pour d'autres musiques, on tombera parfois sur des versions dématérialisées peu convaincantes et là encore, c'est le maillon faible du système qui peut en être la cause, pas le format numérique en soi.
Ce qui est clair cest que l'attachement à l'objet disque comme à celui de l'objet matériel hifi, reste fort et un peu mysterieux selon la motivation ou démarche culturelle de chacun, et surtout indépendante du clivage mieux/moins bien.
Et pour certaines musiques et je pense ici à certains artistes de jazz japonais des années 90/2000, le débat n'existe pas. Le seul format officiel et enregistré, masterisé ad hoc étant le cd, point. Beaucoup sont quasi introuvables tant en cd ( rares, chers et japan market only,) qu'en demat'.
Le choix des armes est partiellement résolu pour les productions actuelles, même si la persistance du support et le marketing des majors propose à nouveau des pressages vinyl, des rééditions collector, des inédits de certains artistes, dans des formats et packagings qui savent créer le désir auprès des fétichistes du genre. Aucune ironie ici, étant moi même victime de cette coupable addiction et le Disquaire Day s'en régale chaque année. Il fut un temps où je mettais un point d'honneur a ne PAS acheter de vinyle ce jour là, d'abord parce que j'en achetais tous les autres jours ou presque ( j'exagère un peu) mais surtout en résistance à l'obscénité évidente de l'operation marketing et de la spéculation qui en découle, l'édition exclu numérotée étant rapidement raflée en nombre par des petits malins qui en feront commerce online lorsque la demande dépassera loffre tôt ou tard. Pourquoi pas d'ailleurs. On aurait beau jeu de vouloir jouir et profiter d'un système marchand dérégulé a outrance sans accepter d'en subir les effets collatéraux. Et puis las, comment résister à un 3xLP live inédit de Joe Henderson live at the Jazz Showcase? Mais je m'égare...Tout comme le mastering des années 60 pouvait être spécifique à la diffusion des titres en radio, celui des pressages spéciales club des mix 12" ( et remixes) à partir des années 70, il ne serait pas impossible qu'il en soit de même pour l'exploitation quasi exclusive en format demat', qui nourrit les divers abonnements en ligne, fussent-ils audiophiles ou non.
Lorsqu'il m'arrive d'écouter un système dématérialisé et qu'on me propose de choisir la musique, l'hôte cherche sur sa tablette et tend à s'arrêter sur la première version venue. Tout le monde n'est pas comme Dechab et sa noble manie ? de chercher " sa" meilleure version... En règle générale, de quel support, master ou remaster s'agit il? il sera notifié l'année de sortie de l'album et le label, guère mieux. Donc, pour rester cohérent avec mon propos antérieur, si on choisit Muddy Waters/Folk singer, on ne risque pas une grande déception, tant la prise de son est bonne et les affres du mastering acceptables. Le pressage original mono, lu avec une bonne cellule mono sur un système adéquat ( idealement mono lui aussi) ira plus loin, idem avec une des nombreuses rééditions audiophiles stereo- notamment celles pressées en 45 rpm avec une dynamique supérieure (plus de place sur le vinyle) mais a priori, ce sera plus la mise en œuvre du matériel et l'acoustique de la pièce qui en feront une écoute hors du commun ou juste ok. Et l'attelage en vinyle mono une démarche hors norme peu répandue. Le cas échéant, il en restera le plaisir simple de la musique qui est évidemment l'essentiel.
Pour d'autres musiques, on tombera parfois sur des versions dématérialisées peu convaincantes et là encore, c'est le maillon faible du système qui peut en être la cause, pas le format numérique en soi.
Ce qui est clair cest que l'attachement à l'objet disque comme à celui de l'objet matériel hifi, reste fort et un peu mysterieux selon la motivation ou démarche culturelle de chacun, et surtout indépendante du clivage mieux/moins bien.
Et pour certaines musiques et je pense ici à certains artistes de jazz japonais des années 90/2000, le débat n'existe pas. Le seul format officiel et enregistré, masterisé ad hoc étant le cd, point. Beaucoup sont quasi introuvables tant en cd ( rares, chers et japan market only,) qu'en demat'.
“I spent a lot of money on booze, birds, and fast cars. The rest I just squandered.”
_George Best
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