Il y a 2 heures
RE: Tout est dit...
(Il y a 3 heures)lamouette a écrit :(Il y a 4 heures)xtof a écrit :
- La source originelle : Comme le souligne Florent Garcia, l'ironie est que nous écoutons souvent une conversion numérique pressée sur du plastique. Si la source est numérique, pourquoi multiplier les conversions et les risques d'artefacts mécaniques ?
Ca peut paraitre étonnant mais ça peut être justifié si on a une très bonne mise en oeuvre en analogique vinyle.
Pourquoi?
Parce que l'analogique en question présent sur le vinyle peut être d'excellente qualité , tu restera en analogique . Alors qu'en numérique tu n'est pas sûr d'obtenir une conversion analogique de grande qualité sauf excellente mise en oeuvre.
Justement, c'est là que le bât blesse dans ton raisonnement.
Si l’on suit ta logique, pour presser ce vinyle à partir d'une source numérique, le studio utilise bien un convertisseur (DAC) pour attaquer le tour de gravure. Si ce DAC est d'une 'excellente mise en œuvre' (ce qu'on espère en studio pro), le signal qui en sort est alors un signal analogique de haute volée.
Dès lors, ma question demeure : quel est l'intérêt de prendre ce signal analogique quasi parfait et de lui infliger le 'parcours du combattant' suivant :
- La gravure (avec ses limitations physiques de dynamique et de réponse en fréquence).
- La galvanoplastie et le pressage (source de bruits de fond et d'impuretés).
- Le matériau (ce fameux PVC électrostatique dont nous parlions).
- La relecture mécanique (friction du diamant, inertie du bras, erreur de piste, distorsion de fin de face).
- La correction RIAA inverse (indispensable, mais qui rajoute encore un étage de traitement).
Au final, on se retrouve à dépenser des fortunes en mécanique de précision pour essayer de corriger les défauts d'un support que l'on a volontairement dégradé au départ. C'est un peu comme si on transférait une photo 4K sur une vieille pellicule argentique pour espérer retrouver du 'grain', alors qu'on a juste perdu en définition.
