(Il y a 10 heures)Grand_Floyd a écrit : J'avais discuté du problème de compression avec un musicien qui devait jouer à la Roque d'Anthéron. Je lui avais demandé de se renseigner auprés des preneurs de son du pourquoi il y a un forte compression sur les enregistrements de France Musiques, qui faisait qu'on entendait fortement les cigalles pendant les silences, celles-ci disparaissant au premier coup de piano. Il m'avait répondu que le problème était bien connu : il fallait que ça passe bien sur les autoradios car beaucoup de gens écoutent la musique surtout quand ils sont dans leur voiture.
C’est un exemple parfait, Christian ! Ce que tu décris avec les cigales de la Roque d’Anthéron, c’est l’effet typique d'un compresseur/limiteur de diffusion (souvent du matériel de type Orban ou Omnia utilisé en radio).
Techniquement, voici ce qu'il se passe : le processeur de la station cherche à maintenir un niveau sonore constant. Quand le pianiste s'arrête, le compresseur 'remonte' tout ce qui reste — dans ce cas, les cigales — pour boucher le silence. Dès que le piano attaque, le compresseur 'écrase' le signal pour ne pas saturer. C'est ce qu'on appelle l'effet de pompage.
C'est désolant pour un festival d'une telle qualité, mais cela confirme ce que nous disions : on sacrifie la fidélité du lieu et de l'œuvre pour le confort de l'automobiliste sur l'autoroute. On traite la musique classique comme un produit de consommation courante. C'est d'autant plus frustrant que, sur nos systèmes, ce pompage devient une caricature d'interprétation.
Cela prouve bien que le maillon faible n'est pas la captation (les preneurs de son de Radio France sont excellents), mais le traitement appliqué en bout de chaîne pour plaire à la majorité.
Bonne journée,
Christophe.
PS : j'utilise ce même procédé pour protéger mes HP sur mon système avec mon DSP
