(23/03/2026-00:15:27)6336A a écrit :Citation :MystèreYEn principe, c'est :
Température 125°C sur votre relevé, n'est-ce pas un peu sévère, au contraire ?
-40 à +85°C pour la norme industrielle
-55 à +125°C pour la norme militaire (sévère) J'ai adopté - 40 à +125°C donc un peu moins sévère.
-55 à +150°C pour le spatial (très sévère)
Citation :mastro
au delà d'un seuil de distorsion thermique minime , à mon avis , ca devient de l'obsession que de rechercher un niveau de perfection qui n'est effectivement plus détectable aux oreilles![]()
C'est pourtant la philosophie de Jupiter Self, la THD la plus basse possible. Il suffit de le lire : Dès qu'il n'y a pas 3 zéros après la virgule, il a une poussée d'urticaire :
C'est que c'est d'une grande utilité, d'afficher des taux de THD d'amplificateurs plus faibles que ceux des générateurs de fonction haut de gamme... d'une très grande utilité !
Citation :RM8Et oui, elle est gênante. Surtout derrière des compressions, et ce, pour des milliers d'audiophiles.
Oui Jacques, tu vois des choses sur ton simulateur mais cette "distorsion" est-elle auditivement gênante, repérable à l'écoute du circuit réel ... C'est là que nos avis subjectifs divergent car de mon côté rien à signaler à ce niveau, et visiblement idem pour mes visiteurs ...
Oui mais ce n'est pas la quantité de témoignages qui importe mais la qualité.
Prenons un exemple concret, un ampli génère au hasard 6,336 Veff
sur 8 Ohms, soit 5 Watts. (avec une compression ça gueule déjà bien)Imaginons un signal H3 (le grand méchant) que je fixe arbitrairement à 1500Hz.
DHT 10% = 0,6V
DHT 1% = 60mV
DHT 0,1%= 6mV
DHT 0,01%= 0,6 mV
DHT 0,001%= 60 microvolts
Je viens de brancher vite fait un générateur basse impédance de sortie sur une compression Altec 299 Mantaray 16 Ohms (fait pour fonctionner au dessus de 500Hz) c'est pour ça que j'ai pris 1500, j'entends à peine quelque chose avec 6mV eff (0,1%) .
Et ce sans aucun signal musical qui masquerait de toute façon totalement un signal aussi petit. C'est d'ailleurs la base de la compression de donnée, tenir compte de la perception auditive ce qui a fondé la psychoacoustique, à la base c'était surtout destiné aux télécoms. Dans les années 1930 il existait déjà des systèmes de multiplexage permettant de transmettre plusieurs voies téléphoniques sur un seul émetteur radio duplex.
Bref, c'est tellement évident que certains en sont à imaginer que des mesures statiques ne seraient pas pertinentes comparées à des mesures dynamiques, OK c'est possible, mais ça ne veut pas dire non plus que c'est un problème audible, on ne fait que repousser la question.
il y a plus de 30 ans j'ai fait un test par curiosité pour savoir à quel niveau j'entendais la distorsion harmonique. A l'époque je réglais du matériel radiocom, le réglage de l'attaque du filtre à quartz du récepteur (centrage du signal au milieu d'un filtre étroit) devait se faire au minimum de distorsions aux instruments. J'ai eu l'idée de relier le monitoring de mon banc de mesures Stabilock 4031 sur une chaine hifi et j'ai fait la moyenne sur 20 tests, je percevais du 2000Hz s'ajoutant au 1000Hz avec un niveau de 0,6%. Même si c'est assez empirique ça donne déjà une idée. Je me suis aperçu plus tard que c'était assez cohérent avec la norme DIN45500 de 1966 qui préconisait 1% à P max. Il est fort probable que les allemands aient déterminé cette valeur de manière expérimentale.
je me souviens d'un festival du son dans lequel des comparaisons étaient effectuées avec un ampli qui était ou pas ajouté en série avec un autre pour montrer qu'il n'altérait pas la qualité sonore, peut-être Quad avec le 405 ?
Parce qu'il existe tout de même un sacré juge de paix : le null test
on utilise un signal, bruit rose, musical, sinus, peu importe, ça marche avec n'importe quel signal.
on atténue ce qui sort de l'ampli pour avoir un gain de 1 (on fait le null max)
Puis on fait la mesure différentielle, le résidu est écouté sur un casque, un autre ampli, visualisé sur un scope.
Peter Baxandall aurait été le premier à décrire cette méthode dans Wireless World en novembre 1977.
David Hafler qui décrit la chose dans hifi News en 1986, écoute différentielle, il recommande un "null" de 70dB pour la bande médium, et un null de 60 pour le reste du spectre, ce qui correspond à des DHT de 0,1% selon lui inaudibles.
Il y a eu le challenge Bob Carver: Carver a nullé son amplificateur vendu 700 dollars comparé à un autre de plusieurs milliers de dollars.
La conclusion générale est que si l'ampli est bien étudié il n'existe rien d'audible.
La revue l'Audiophile n'a, a priori, jamais abordé la question du null test. Otala, Perrot etc beaucoup, et tout ce qui était susceptible d'expliquer de façon ad hoc le son supposé supérieur des tubes, c'est pour cela qu'il faut la lire avec prudence.
Multiplex
