20/02/2026-21:34:14
RE: Même en Classique...
(20/02/2026-15:21:11)vendin a écrit :(20/02/2026-11:46:04)lamouette a écrit : Bonjour Vendin
J'ai déjà entendu quelques 78tours et le matériel était un peu rustre , on ne peut pas dire que la qualité soit extraordinaire mais c'est vrai j'ai ressenti sur quelques disques une certaine dose de naturel sortant du pavillon qui m'a surpris .
Ton message m'a fait pensé aux enregistrements et techniques de prises de sons car je pratique un peu.
J'ai eu l'occasion d'entendre chez un ami un claveçin Ruckers des années 1600 , complètement d'origine et recordé à neuf , jamais je n'ai entendu aussi beau, clair , sans impression de distorsion comme ça arrive souvent , un son qui remplit la pièce d'une beauté et d'une fluidité incroyable.
J'ai voulu l'enregistrer au plus près de ce que nous entendions dans la pièce et après des heures d'essais de positionnement de mes 2 micros , à hauteur différente l'un de l'autre avec des angles et des distances bien précis nous y sommes arrivés. La lecture et l'enregistrement se faisant en numérique , ça n'a pas posé de problème particulier pour restituer le naturel.
Je n'ai jamais entendu un tel enregistrement sur un CD , ce qui me fait dire que le support n'est pas la cause , la stéréo non plus , c'est le parti pris à l'enregistrement suivi des interventions ultérieures.
La multiplication des micros pour enregistrer les pianos est un problème aussi , ça cause des problèmes de dimensionnement dans la scène sonore , piano trop long, trop large, dissocié.....
Avec du temps et beaucoup d'essais avec un ou deux micros ça peut marcher avec un naturel supérieur.
Ici 8 micros sans compter ceux qui sont en dessous , un vrai bazar pour retrouver une phase stéréo cohérente et réaliste:
Bien sûr qu’il y a des prises de son bien faites qui sont naturelles sur des supports plus « modernes », mais ce que je dis c’est qu’en 78t c’est une constante globalement et il me semble que c’est du au mode de gravure intraficable. En stéréo il y a de superbes prises de son dans les années cinquante dont les Charlin avec une tête stéréo à deux micros.
Pour moi ce serait d'une part dû à l'analogique ce qui évite les problèmes potentiels qui en découlent à la restitution et d'autre part qu'à ces époques il y avait peu de micros à l'enregistrement , ce qui simplifie la prise de son et la rend plus naturelle .
