Bonjour Raoul,
pour faire suite à ton développement, je m'aperçois que toi aussi en tant que producteur, tu as une certaine colère sur le processus et sa suite, désir de maîtrise de l'ensemble créatif et de son futur, plus ou moins lié, parfois perdu, voire plus ou moins réapproprié par "l'industrie" tout autant que les "auditeurs"... et plus ou moins un retour (pour vous acteurs) d'appréciation de votre création (dont son processus)... qui avec beaucoup de hasard peut être soit glorifiant (et pas forcément où attendu) soit désolant (idem).
Dans ces ensembles créatifs à plusieurs, il y a aussi les intervenants de "l'ombre" ponctuels ou dirigeants qui n'ont pas de désir particulier, à part celui de participer, de faciliter ou servir, même en ayant parfois beaucoup les commandes (ce qui peut être le cas d'un ingé mastering et autres) avec une satisfaction toute personnelle de servir un abstrait/création d'un autre, sans véritable/propre attachement et peu de reconnaissance (même s'il y a toujours un peu des 2)... servir et laisser vivre le "bébé" peut-être une satisfaction en soi... sans colère (même si ces métiers sont plus ou moins difficiles).
Une bonne part de compréhension de mon vécu, une certaine "sagesse, non maîtrise, non-attachement" lié à ma participation à de nombreux projets, plus ou moins longs, parfois juste journalière, voire bien ponctuelle/1 heure (ex concerts)... et parfois par ce service "détaché" aller à l'encontre de mes convictions, créatives ou musicales, mais utile à la création de l'autre... et possiblement parfois non souhaité, en tout cas, on évite ou on explique... soit mettre les contraintes en lumière, les services pouvant rester dans l'ombre.
Dans le créatif ou le biz, c'est malheureusement un peu trop souvent l'inverse, les attitudes sont souvent bien vite identifiées et se côtoient pour la situation, pour la création.
Dans ces ensembles créatifs à plusieurs, pour un disque, l'attachement est plus long avec choix et directions, mais même à ta position "dirigeante" de l'ensemble, toi aussi, tu dois accepter/subir/laisser la création vivre dans ces aléas et incertitudes de conception (acteurs, techniques, étapes et autres) et dans ces aléas de transmission (idem + industrie, diffuseurs, auditeurs)... tout en faisant des choix qui te sont plus ou moins personnels, et de préférences partagées au minimum avec le créateur initial.
Tout cela est difficile, le "partage" créatif, il peut y avoir beaucoup de colère, de passionS, d'incompréhesionS, de directionS... même en minimisant celle, la plus commune, de son rôle possessif/passionné d'acteur partagé, ayant des difficultés avec la suite, ayant des difficultés avec le processus... alors que l'on a été soit même une étape (et "obligé" de s'accomoder de l'amont sans colére), un "décideur, influenceur ou serviteur" peut souvent transparent (aux autres acteurs) et heureusement. (cela même dans l'ombre).
Bon après un peu de ma psycho/philo de comptoir, passons à la technique "créative/de processus", c'est encore bien pareil sur "l'attachement/partage" et les "étapes différentes/enchainées/complétées".
Je vais essayer de répondre un peu à ta colère vis-à-vis du mastering, que je peux comprendre dans de nombreux cas "industriels ET artistiques", même si elle me semble peu juste vis-à-vis de cette chaîne créative "belle, impliquante, embellissante ou de transmission" normalement, aussi à cette étape elle-même, son rôle/utilité/but, ses propres choix de mastering.
Tu fais ton propre choix de mastering, ne pas en faire/"annuler" cette étape, ce qui équivaut à le faire à l'étape précédente (mixage, qui conformera et choisira) ET l'étape suivante (gravure, qui conformera aussi)... tu ne peux pas t'extraire de cette étape/choix/lien (de chaîne, de processus) seulement la diluer... vu que le mastering devrait être subtil, en continuité du mix, juste une finition de ce même ensemble et sous la contrainte (espérées faibles ou anticipées) de gravure... tu peux diluer ce lien/étape (souhaité faible, bien que bien réel/fort/nécessaire... c'est des souhaits finaux (souvent pris dés le départ du projet) + le support ET les auditeurs/buts) dans les étapes l'entourant avec des choix de buts/cibles déjà fait (choix d'intervenants, de graveur, de diffuseur, de public ciblé ou souhaits).
Tu peux aussi tout faire en même temps, les étapes/choix habituels, soit enregistrement, mixage, mastering et gravure en 1 mouvement comme la gravure directe. Tous les choix multiples et tous les souhaits/risques/contraintes sont ici anticipés (ceux de mastering "finition, support, souhait/cible" inclus).
Il faut nécessairement un lien formé ("conformé", réfléchi, partagé) entre une volonté créative (entrée) et une transmission créative (sortie)... sur le plan technique, des processus, le mastering est une étape (de choix propres, bien que diluables), et dans ce gros zoom du processus complet, je dirai même une partie forte... de but, de finition, de souhaits, de cadre, d'intervenants, de choix, de transmission... rien que ça et proche du final, le support (l'œuvre enregistrée) transmis.
Si tous ces choix tu les as consolidés, partagés, choisis au départ (en pensant à la sortie), le mastering (ou pas), son intervenant (ou pas), ses choix propres (anticipés) tout cela est une broutille, plutôt qu'un probléme vrai dans ce cas (pas besoin de le "cacher" dans d'autres étapes... c'est un choix concerté). Peut-être que c'est l'intervenant "mastering" te correspondant ou à tes productions (pouvent éventuellement t'apporter, aux projets ou aux oeuvres) que tu n'as pas encore trouvé plutôt que le confier à d'autres (dont toi compris) ?
(prod, réal, manageur, arrangeur, mastering, assistant... tous des métiers différents, parfois cumulables)
Je ne t'ai probablement (à nouveau) pas convaincu, je m'arrête là sur ce zoom pour échanger, peut-être ailleurs vu le HS.
pour faire suite à ton développement, je m'aperçois que toi aussi en tant que producteur, tu as une certaine colère sur le processus et sa suite, désir de maîtrise de l'ensemble créatif et de son futur, plus ou moins lié, parfois perdu, voire plus ou moins réapproprié par "l'industrie" tout autant que les "auditeurs"... et plus ou moins un retour (pour vous acteurs) d'appréciation de votre création (dont son processus)... qui avec beaucoup de hasard peut être soit glorifiant (et pas forcément où attendu) soit désolant (idem).
Dans ces ensembles créatifs à plusieurs, il y a aussi les intervenants de "l'ombre" ponctuels ou dirigeants qui n'ont pas de désir particulier, à part celui de participer, de faciliter ou servir, même en ayant parfois beaucoup les commandes (ce qui peut être le cas d'un ingé mastering et autres) avec une satisfaction toute personnelle de servir un abstrait/création d'un autre, sans véritable/propre attachement et peu de reconnaissance (même s'il y a toujours un peu des 2)... servir et laisser vivre le "bébé" peut-être une satisfaction en soi... sans colère (même si ces métiers sont plus ou moins difficiles).
Une bonne part de compréhension de mon vécu, une certaine "sagesse, non maîtrise, non-attachement" lié à ma participation à de nombreux projets, plus ou moins longs, parfois juste journalière, voire bien ponctuelle/1 heure (ex concerts)... et parfois par ce service "détaché" aller à l'encontre de mes convictions, créatives ou musicales, mais utile à la création de l'autre... et possiblement parfois non souhaité, en tout cas, on évite ou on explique... soit mettre les contraintes en lumière, les services pouvant rester dans l'ombre.
Dans le créatif ou le biz, c'est malheureusement un peu trop souvent l'inverse, les attitudes sont souvent bien vite identifiées et se côtoient pour la situation, pour la création.
Dans ces ensembles créatifs à plusieurs, pour un disque, l'attachement est plus long avec choix et directions, mais même à ta position "dirigeante" de l'ensemble, toi aussi, tu dois accepter/subir/laisser la création vivre dans ces aléas et incertitudes de conception (acteurs, techniques, étapes et autres) et dans ces aléas de transmission (idem + industrie, diffuseurs, auditeurs)... tout en faisant des choix qui te sont plus ou moins personnels, et de préférences partagées au minimum avec le créateur initial.
Tout cela est difficile, le "partage" créatif, il peut y avoir beaucoup de colère, de passionS, d'incompréhesionS, de directionS... même en minimisant celle, la plus commune, de son rôle possessif/passionné d'acteur partagé, ayant des difficultés avec la suite, ayant des difficultés avec le processus... alors que l'on a été soit même une étape (et "obligé" de s'accomoder de l'amont sans colére), un "décideur, influenceur ou serviteur" peut souvent transparent (aux autres acteurs) et heureusement. (cela même dans l'ombre).
Bon après un peu de ma psycho/philo de comptoir, passons à la technique "créative/de processus", c'est encore bien pareil sur "l'attachement/partage" et les "étapes différentes/enchainées/complétées".
Je vais essayer de répondre un peu à ta colère vis-à-vis du mastering, que je peux comprendre dans de nombreux cas "industriels ET artistiques", même si elle me semble peu juste vis-à-vis de cette chaîne créative "belle, impliquante, embellissante ou de transmission" normalement, aussi à cette étape elle-même, son rôle/utilité/but, ses propres choix de mastering.
Tu fais ton propre choix de mastering, ne pas en faire/"annuler" cette étape, ce qui équivaut à le faire à l'étape précédente (mixage, qui conformera et choisira) ET l'étape suivante (gravure, qui conformera aussi)... tu ne peux pas t'extraire de cette étape/choix/lien (de chaîne, de processus) seulement la diluer... vu que le mastering devrait être subtil, en continuité du mix, juste une finition de ce même ensemble et sous la contrainte (espérées faibles ou anticipées) de gravure... tu peux diluer ce lien/étape (souhaité faible, bien que bien réel/fort/nécessaire... c'est des souhaits finaux (souvent pris dés le départ du projet) + le support ET les auditeurs/buts) dans les étapes l'entourant avec des choix de buts/cibles déjà fait (choix d'intervenants, de graveur, de diffuseur, de public ciblé ou souhaits).
Tu peux aussi tout faire en même temps, les étapes/choix habituels, soit enregistrement, mixage, mastering et gravure en 1 mouvement comme la gravure directe. Tous les choix multiples et tous les souhaits/risques/contraintes sont ici anticipés (ceux de mastering "finition, support, souhait/cible" inclus).
Il faut nécessairement un lien formé ("conformé", réfléchi, partagé) entre une volonté créative (entrée) et une transmission créative (sortie)... sur le plan technique, des processus, le mastering est une étape (de choix propres, bien que diluables), et dans ce gros zoom du processus complet, je dirai même une partie forte... de but, de finition, de souhaits, de cadre, d'intervenants, de choix, de transmission... rien que ça et proche du final, le support (l'œuvre enregistrée) transmis.
Si tous ces choix tu les as consolidés, partagés, choisis au départ (en pensant à la sortie), le mastering (ou pas), son intervenant (ou pas), ses choix propres (anticipés) tout cela est une broutille, plutôt qu'un probléme vrai dans ce cas (pas besoin de le "cacher" dans d'autres étapes... c'est un choix concerté). Peut-être que c'est l'intervenant "mastering" te correspondant ou à tes productions (pouvent éventuellement t'apporter, aux projets ou aux oeuvres) que tu n'as pas encore trouvé plutôt que le confier à d'autres (dont toi compris) ?
(prod, réal, manageur, arrangeur, mastering, assistant... tous des métiers différents, parfois cumulables)
Je ne t'ai probablement (à nouveau) pas convaincu, je m'arrête là sur ce zoom pour échanger, peut-être ailleurs vu le HS.
