03/09/2025-16:04:46
RE: L' IA c'est vachement bien!
(03/09/2025-06:39:36)Ha-Re a écrit : Bonjour,
pour une bonne partie des utilisateurs amateurs à questions, l'IA n'est qu'un agrégateur d'informations diverses sur le sujet questionné. Elle la synthétise, la lie, la priorise, l'articule en une réponse organisée, structurée, formelle de façon assez impressionnante il faut l'avouer, mais de mon point de vue sans grande intelligence, c'est mécanique. Le niveau de détails, d'arborescence, de développement du sujet choisi dépend du questionnement/suite de l'utilisateur jusqu'à "épuisement" de sa base de données sur le sujet, et une IA cela sait broder, répéter... recracher de la connaissance ou des mots.
Ce qui est plus complexe et encore une fois impressionnant dans sa structuration claire, accessible, c'est de demander des explications, des démonstrations, pourquoi, comment... et là le développement montre bien de l'intelligence dans la mécanique, dans la sélection de la connaissance, une forme de culture.
Bien sûr, il y a des incohérences, des erreurs grossières, voir très grossière... mais même là, la correction d'elle-même (par notre intermédiaire) est facile, peut-on dire aussi intelligemment.
Il y a tout ce qui est assistant de travail "spécialisé" et l'aide est bien intelligente, voire rend intelligent.
Ce qui est tout de même épatant c'est tout ce qui singe l'humain, le vivant, soit notre monde, que ce soit sa connaissance, que ce soit ses actions, que ce soit sa culture, que ce soit son art, que ce soit sa représentation (sonore, visuelle, ses expressions vivantes), que ce soit sa façon d'évoluer et inventer en copiant ou mélageant.
Que nous reste-t-il, le génie, le hasard, le singulier... l'erreur, à ben non l'IA sait faire.
Avons-nous déjà perdu la reconnaissance d'un autre à distance, les mots, la parole et le langage, une partie de l'échange, de l'écoute...
Dans 28 minutes ce soir sur Arte, petit sujet sur l'IA, un écrivain s'interrogeait sur la nouvelle frontière du réel... prédite perdue en 2030 (c'est proche) par les gourous mercantiles de l'IA (avec tous ces prédicateurs et les risques au moins, on s'interroge sur l'avenir... un peu toujours trop tard et sans moyen ni solution).
Son bouquin fait déjà état de groupes vivants hors du réel, les jeunes japonais emblématiques qui ne peuvent sortir de chez eux, des groupes d'autohypnoses se racontant/vivant des histoires d'amour/liaison avec le méchant de Harry Potter (non mais des fois ces jeunes, quoi!)... bon en bien plus terre à terre, les égocentriques, les fabulateurs, les spectateurs, les forumeurs, les réseauteurs, les joueurs, les mondes virtuels, les maisons de retraites, certains politiques ou privilégiés... c'est déjà bcp et j'en oublis pleins.
Je ne crois même pas qu'un coup de chaud ou qu'une "bonne" guerre entre cons et imposteurs nous ramène à une réalité ou valeur quelconque (désolé je suis rarement pessimiste jusqu'au-boutiste).
Bon pour me rattraper, le truc récent qui m'a émerveillé c'est des images animées vidéos de Woodstock inédites... inédites forcément vu qu'elle sont générées par IA à partir de photos d'époque.
Je vous laisse apprécier l'intelligence de l'IA pour nous singer... serions-nous si mécaniques, prévisibles, impersonnels ?
Je vous laisse faire des pauses sur les photos pour analyser l'info originelle contenue/limitée et apprécier toute l'info nouvelle, le hors cadre, imaginée, ®apportée par l'IA et l'intelligence de situation, de vie.
Je vous laisse apprécier le surplus de réalisme de ces vidéos sur les photos d'origines (figées, illustratives, contemplatives pour imaginaire) alors que tout est faux... va falloir l'encaisser ce paradoxe !
et c'est juste UN plan (hallucinant de vie, de nouveauté inventé, de richesse imaginée), sans son/bruitage (déjà possible)... en cours les séquences scénarisées, prochainement les films, les docs, les journaux...
Je vous mets aussi quelques stars vues et connues en images pour le comparatif hallucinant (bon la bouche de Mick Jagger c'est compliqué à singer ses grimaces mais Hendrix, Beatles trop facile...)
Une photo extraite de Taxi Driver et l'IA en fait un plan plus que crédite, probablement indiscernable, en tout cas pour la majorité.
Il y a encore des bugs de doigts, le sourire et salut à la caméra assez générique, les danses non temporalisées... mais vu tout ce qui est juste, réaliste, le réalisme supplémentaire, les singularités de situations, de personnages, d'expressions conservées et augmentées... les bugs sont ridiculement minimes.
Je m'excuse pour cette chaîne vroom vroom et gonzesse, mais pas le choix c'est là qu'est ce contenu et Woodstock c'est mieux que les photos de guerres et de nazis réanimés... l'IA pour ça ! Sommes-nous nous-même intelligents ?
Et merde je suis pas comme un con après vous avoir partagé tous ces détails, toutes les vidéos ont été supprimées (Youtube a fait un sacré ménage derniérement), je vous en ai trouvé un petit bout sur une autre chaîne mais il y en avait des heures et sur différents festivals d'époque, des collections de stars... et presque plus rien, c'est trop con l'IA des droits et ménage. Si cela reviens (et vu la qualité je n'en doute pas et peut-être déjà sur d'autres plateformes), je les reposterais, mais déjà vous pourrais constater la qualité de la manip.
C'était sous l'appellation "Woodstock brought to life" et sous "brought to life" vous trouverez bien d'autres illustrations mais plus Woodstock et autres, dégouté.
il n'y a que ce petit extrait retrouvé qui correspond vraiment à ce que je souhaitais vous partager avec des vues expressives en mouvement (peu) et de grands ensembles complexes, pas le meiux que j'ai pu voir et bcp de N&B mais vous verrez le truc
https://www.youtube.com/watch?v=SL-BTZQ8dpU
sur la chaîne vroom vroom, Fusion Kidd plus rien, il ne reste que des shorts "gros plan" déjà très bateau et pas top, déjà vu par IA du genre
https://www.youtube.com/shorts/5TuxFqdfkbo
Bravo Greg, je suis tout à fait d'accord avec ton analyse.
Mais le progrès est inéluctable. J'ai bien aimé "Woodstock made in IA", il illustre parfaitement cette idée.
Cela m'a immédiatement rappelé le roman de Barjavel, Ravage (1943), qui, en son temps, avait déjà compris les enjeux de ce sujet.
Bonne soirée,
Christophe
