Bonjour,
Une nouvelle pépite rock qui déménage sur mon système.
Des graves amples et francs avec la voix du chanteur qui nous subjugue...
"The New Abnormal
The Strokes
![[Image: AD_4nXcgndUzdXB1nMYyxxFrLgxiBXAGu6XJaqcm...4Ruy0RcNkw]](https://lh7-rt.googleusercontent.com/docsz/AD_4nXcgndUzdXB1nMYyxxFrLgxiBXAGu6XJaqcmB5HfeSDtPjda3tPAWoFlrHxdpH74WAh26RjIOSxDqHef4yiZEST_2FmuYXClJm00Pu2DcB_hyCdJQOmpe5i7gq1M9hWUMuzVMDItvkOBwKYaGkdPHVWXTA?key=XEL9gHbQbvuI4Ruy0RcNkw)
7 ans ! Il aura fallu attendre 7 ans pour que les Strokes donne une suite à leur Comedown Machine un poil décevante mais, vraiment, le jeu en valait la chandelle.
Parce que c'est un Strokes à la fois reconnaissable et transformé qui propose un 6ème album qui, pour la première fois et bien qu'il sonne tout à fait différemment, rivalise avec leur inaugural tour de force, le toujours très recommandé Is This It.
Ici, les différentes expérimentations par lesquelles le groupe est passé ainsi que les projets que chacun des membres à mené de son côté viennent enrichir une musique où, évidemment, la patte de Julian Casablancas, Albert Hammond Jr. et compagnie est bien présente mais qui prend, émotionnellement et stylistiquement, de vraies belles libertés avec le format habituel du quintet.
Par exemple, s'il y a toujours eu un élan mélancolique sur chaque album passé, il est ici omniprésent plutôt que d'être relégué sur la ballade de service. En l'occurrence, c'est probablement l'âge et l'expérience qui parle (enfin, chante et joue) mais, à l'écoute du résultat, on ne regrette pas que, la quarantaine arrivée, ces musiciens aient grandi. Du coup, on se dit que le titre de la première chanson du présent exercice, The Adults Are Talking, n'est pas un pied de nez de sales gosses mais bel et bien un état de fait, un auto-constat du temps qui passe et des préoccupations qui changent et que ces garçons électriques issus de la néo-bourgeoisie new-yorkaise (on rappellera au passage que Casablancas est le fils du fondateur de l'agence de mannequinat Elite), sont désormais des hommes et même des pères de famille pour trois d'entre-eux.
Tout ceci a forcément un impact sur la musique, et probablement sur le temps qu'il aura fallu aux Strokes pour enregistrer un nouvel album. Tiens, si je devais décrire ce New Abnormal par une analogie cinématographique je dirais que c'est comme un film pour enfant, ou au moins familial, réussi. En apparence, quand la note n'est pas ouvertement à la mélancolie (ce que le groupe fait mieux que jamais ici d'ailleurs), c'est fun, catchy, il y a des trouvailles sonores comme jamais avant chez les Strokes, des mélodies qui vous trottent dans la tête longtemps après l'écoute et une production qui met tout ça en valeur, un blockbuster, quoi. Mais grattez un peu ce vernis de perfection pop et vous tombez sur la substance, sur une certaine gravité et, certainement, sur une quête de sens. Alors, oui, il y a des références "pop culture" comme l'emprunt au Dancing with Myself de Billy Idol sur Bad Decisions (le faux-blond est d'ailleurs crédité), et, oui, il y a une apparente désinvolture confinant à l'adulescence, comme sur le funk stonien Eternal Summer, mais tellement plus aussi. Il y a, surtout !, un groupe qui se réinvente sans essayer de "faire jeune", qui joue avec son cœur et avec ses tripes sans faire dans le pathos ou le démonstratif, il y a de l'intelligence, de la conscience sociale, de vrais sentiments et du bon goût, ce qui n'est pas si courant.
Vous aimiez les Strokes avant ? Vous aimiez ces guitares malines mais pas prise de tête, ces mélodies qui n'en font pas trop mais visent juste ? Ici, vous avez tout ça dans un album de rock adulte (ce n'est pas un gros mot) qui, c'est sûr, tournera longtemps sur les platines.
The New Abnormal ou quand un retour très attendu non seulement ne déçoit pas mais dépasse les espérances et, sans contestation aucune, le plus bel album des Strokes depuis Is This It... Courez-y !
1. The Adults Are Talking 5:09
2. Selfless 3:42
3. Brooklyn Bridge to Chorus 3:55
4. Bad Decisions 4:53
5. Eternal Summer 6:15
6. At the Door 5:10
7. Why Are Sundays So Depressing 4:35
8. Not the Same Anymore 5:37
9. Ode to the Mets 5:51
Julian Casablancas: Vocals
Albert Hammond Jr.: Guitar
Nick Valensi: Guitar
Nikolai Fraiture: Bass
Fabrizio Moretti: Drums "
![[Image: AD_4nXcidoqEO35khb9QySlis1MfP8xKVfAsk9oE...4Ruy0RcNkw]](https://lh7-rt.googleusercontent.com/docsz/AD_4nXcidoqEO35khb9QySlis1MfP8xKVfAsk9oEQeiyX6xZyAIMG540M_9E0mkhsjkqQVN4ktFheLIuJ3aAMNooB9eiBuaSJhc2sPgY4hoYtKm6YD0jsoNZ-xAbjNG-lpOtfFhS8IiqqzESeUnJpPYso7zZb24?key=XEL9gHbQbvuI4Ruy0RcNkw)
![[Image: AD_4nXfDSAXc8cDish9c6J-byqjVOzq30E9-2o-C...4Ruy0RcNkw]](https://lh7-rt.googleusercontent.com/docsz/AD_4nXfDSAXc8cDish9c6J-byqjVOzq30E9-2o-CYAI7aMAkJe2B73uv-Cc7LxU8LGGwt2GYDUw2iiMjph7wmiu24eMQFtMSh16bATi7AMfyrgj-xLr4zaTra9y3ubxmLc1-Rkg5rkeoE8VmNL_PZ4gXA2uFV6w?key=XEL9gHbQbvuI4Ruy0RcNkw)
![[Image: AD_4nXf-w9DJnJBH33mBPz1qxpHCdjBJRuk3_jjd...4Ruy0RcNkw]](https://lh7-rt.googleusercontent.com/docsz/AD_4nXf-w9DJnJBH33mBPz1qxpHCdjBJRuk3_jjdCDxIoOjDcK2JXSXD-yfr4uuh36VTEI3cAuOuUAHoBleQlWmTeo2xuPRqdsL1Awsh44DIGcrkI3MDDIEQjWAyRslhbSvDP1v6vzqXHfFHH0AyQlj9-4WCmRc?key=XEL9gHbQbvuI4Ruy0RcNkw)
Bonne journée,
Christophe.
Une nouvelle pépite rock qui déménage sur mon système.
Des graves amples et francs avec la voix du chanteur qui nous subjugue...
"The New Abnormal
The Strokes
7 ans ! Il aura fallu attendre 7 ans pour que les Strokes donne une suite à leur Comedown Machine un poil décevante mais, vraiment, le jeu en valait la chandelle.
Parce que c'est un Strokes à la fois reconnaissable et transformé qui propose un 6ème album qui, pour la première fois et bien qu'il sonne tout à fait différemment, rivalise avec leur inaugural tour de force, le toujours très recommandé Is This It.
Ici, les différentes expérimentations par lesquelles le groupe est passé ainsi que les projets que chacun des membres à mené de son côté viennent enrichir une musique où, évidemment, la patte de Julian Casablancas, Albert Hammond Jr. et compagnie est bien présente mais qui prend, émotionnellement et stylistiquement, de vraies belles libertés avec le format habituel du quintet.
Par exemple, s'il y a toujours eu un élan mélancolique sur chaque album passé, il est ici omniprésent plutôt que d'être relégué sur la ballade de service. En l'occurrence, c'est probablement l'âge et l'expérience qui parle (enfin, chante et joue) mais, à l'écoute du résultat, on ne regrette pas que, la quarantaine arrivée, ces musiciens aient grandi. Du coup, on se dit que le titre de la première chanson du présent exercice, The Adults Are Talking, n'est pas un pied de nez de sales gosses mais bel et bien un état de fait, un auto-constat du temps qui passe et des préoccupations qui changent et que ces garçons électriques issus de la néo-bourgeoisie new-yorkaise (on rappellera au passage que Casablancas est le fils du fondateur de l'agence de mannequinat Elite), sont désormais des hommes et même des pères de famille pour trois d'entre-eux.
Tout ceci a forcément un impact sur la musique, et probablement sur le temps qu'il aura fallu aux Strokes pour enregistrer un nouvel album. Tiens, si je devais décrire ce New Abnormal par une analogie cinématographique je dirais que c'est comme un film pour enfant, ou au moins familial, réussi. En apparence, quand la note n'est pas ouvertement à la mélancolie (ce que le groupe fait mieux que jamais ici d'ailleurs), c'est fun, catchy, il y a des trouvailles sonores comme jamais avant chez les Strokes, des mélodies qui vous trottent dans la tête longtemps après l'écoute et une production qui met tout ça en valeur, un blockbuster, quoi. Mais grattez un peu ce vernis de perfection pop et vous tombez sur la substance, sur une certaine gravité et, certainement, sur une quête de sens. Alors, oui, il y a des références "pop culture" comme l'emprunt au Dancing with Myself de Billy Idol sur Bad Decisions (le faux-blond est d'ailleurs crédité), et, oui, il y a une apparente désinvolture confinant à l'adulescence, comme sur le funk stonien Eternal Summer, mais tellement plus aussi. Il y a, surtout !, un groupe qui se réinvente sans essayer de "faire jeune", qui joue avec son cœur et avec ses tripes sans faire dans le pathos ou le démonstratif, il y a de l'intelligence, de la conscience sociale, de vrais sentiments et du bon goût, ce qui n'est pas si courant.
Vous aimiez les Strokes avant ? Vous aimiez ces guitares malines mais pas prise de tête, ces mélodies qui n'en font pas trop mais visent juste ? Ici, vous avez tout ça dans un album de rock adulte (ce n'est pas un gros mot) qui, c'est sûr, tournera longtemps sur les platines.
The New Abnormal ou quand un retour très attendu non seulement ne déçoit pas mais dépasse les espérances et, sans contestation aucune, le plus bel album des Strokes depuis Is This It... Courez-y !
1. The Adults Are Talking 5:09
2. Selfless 3:42
3. Brooklyn Bridge to Chorus 3:55
4. Bad Decisions 4:53
5. Eternal Summer 6:15
6. At the Door 5:10
7. Why Are Sundays So Depressing 4:35
8. Not the Same Anymore 5:37
9. Ode to the Mets 5:51
Julian Casablancas: Vocals
Albert Hammond Jr.: Guitar
Nick Valensi: Guitar
Nikolai Fraiture: Bass
Fabrizio Moretti: Drums "
Bonne journée,
Christophe.
"Le danger ne vient pas de ce que nous ignorons mais de ce que nous tenons pour vrai et qui ne l'est pas". Mark Twain.
Préampli Advance Paris X-P700 + T-Racks 408 + trois K209+ Grand Floyd + Ampli Nad 208 THX
Voice Of the Theatre (Altec 515 8G + JBL 2482 membrane radian 1282 Pav JMLC Hypex 250 + TAD ET-703) + Baffle infini avec deux 3184 Altec
Filtrage Duelund Synkron
Préampli Advance Paris X-P700 + T-Racks 408 + trois K209+ Grand Floyd + Ampli Nad 208 THX
Voice Of the Theatre (Altec 515 8G + JBL 2482 membrane radian 1282 Pav JMLC Hypex 250 + TAD ET-703) + Baffle infini avec deux 3184 Altec
Filtrage Duelund Synkron
